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Note moyenne 3.69 /5 (sur 101 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Suresnes , le 01/01/1959
Biographie :

Alexis Salatko (Alexis Wladimir Marie Salatko-Petryszcze) est un écrivain français.

D'origine ukrainienne, petit-fils d'un pianiste russe virtuose, fils d'un médecin et d'une élève de Bachelard, il est tout d'abord co-scénariste avec Roman Polanski (il est son assistant sur des films comme "Tess" et "Pirates"), Gérard Brach ou Didier Decoin pour le cinéma et la télévision.

Au cours des années 80 et 90, il est journaliste et chroniqueur à Ouest France et La Presse de la Manche, tout en exerçant l'activité de directeur de la collection Rivages d'encre aux éditions Isoète.
Parallèlement, il publie des essais, des biographies romancées, et des romans.

Il est l’auteur d'une quinzaine de romans et de biographies salués par la critique et récompensés par de nombreux prix, notamment "Horowitz et mon père" (2005), prix Jean Freustié 2006, "Un fauteuil au bord du vide" (2006), prix François-Mauriac de l'Académie française 2007 ou "Céline's band" (Robert Laffont, 2011).
En 2013, il retrace la vie de Django Reinhardt avec le roman "Folles de Django".
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Source : www.radiofrance.fr
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Bande annonce du film Django (2017), adaptation du roman d'Alexis Salatko paru sous le titre Folles de Django.

Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
sofy74   27 janvier 2013
Le parieur de Alexis Salatko
Ayant pris possession du petit studio, j'ai disposé les livres contenus dans mes cartons de manière à former un rempart contre le monde extérieur. Chaque livre avait son histoire et brillait comme un phare. Chacun renvoyait à une époque et à un lieu, à des gens croisés et disparus, à des bonheurs éphémères et des chagrins inconsolés.
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Shan_Ze   18 avril 2017
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
Prévert, je l'avais croisé une ou deux fois, quai du Point-du-Jour. Un type un peu lourdaud, l'air toujours bougon, parlant sans arrêt en bouffant ses mégots. Il aimait les enfants et, lorsqu'il me voyait, son visage s'étirait soudain comme celui des clowns.
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gill   06 mai 2017
Rêves d'escales, escales de rêve ; suivi de Sur les rails, été 1921 de Alexis Salatko
A Cherbourg beurre-bure-bar-botte, sur 50.000 habitants il y a 50.000 innochents tout miel et tout sourire qu'il vente ou qu'il mouille ?

Que non ! Que nenni !

D'abord ne pas s'imaginer qu'un gros gras nuage gris soit en permanence ancré au dessus du port pour nous arroser vingt-quatre heures sur vingt-quatre ...
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Croquignolle   15 décembre 2014
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
La mer, je ne l'ai jamais vue. Mon père, qui passait ses vacances d'été en Crimée, l'appelait "La Noire". Mon premier face-à-face avec l'océan s'effectue de nuit et, en écoutant gronder ce géant indistinct, je comprends mieux l'attirance de Mitia pour cette "Noire" qui fabrique de la musique à partir du néant. La mer, on ne la voit pas, on l'entend. A peine débarqué en Amérique, papa vient de me donner ma première leçon de musique.
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Croquignolle   15 décembre 2014
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
Quand, tard le soir, papa, surmontant sa fatigue, nous régalait d'une sonate de Prokofiev ou d'un adagio de Chopin, la poussière et l'anxiété accumulées tout au long du jour se dissipaient pour faire place à un indicible bien-être. Nous étions tous les trois unis et heureux le temps d'un morceau. J'observais ma mère à la dérobée et je retrouvais un peu de sa fraîcheur d'antan derrière le masque effrayant que la maladie s'acharnait à lui dessiner. Et je suppliais mentalement mon père de ne pas s'interrompre, conscient qu'à peine le silence revenu maman replongerait dans des abimes de souffrance et redeviendrait cette créature décharnée, aux yeux cernés de noir, qui s'éloignait chaque jour davantage sans que nous puissions la retenir. "Joue. Je t'en prie. Ne t'arrête pas !" Et papa jouait, jouait, jouait, luttant de toutes ses forces contre l'ennemi implacable qui tenait serrée entre ses griffes son adorée, s'efforçant d'arrêter l'écoulement du temps, lui qui autrefois mettait un point d'honneur à remonter le carillon et repousser la grande aiguille sur l'heure exacte.
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gill   11 novembre 2017
Notre-Dame des Queens de Alexis Salatko
L'horloge des voyageurs indique minuit, minuit l'heure de l'exil, le paquebot Europa, empli à ras bord de futurs laveurs de gratte-ciel et de virtuels planteurs de tabac, attend pour lever l'ancre que les voyageurs de luxe, les nantis, les frivoles, les bienheureux croisiéristes aient procédé aux formalités douanières ...
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Croquignolle   15 décembre 2014
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
Dimitri n'en a plus pour longtemps. Le maître d'heure a perdu la boussole. Sa Longine est arrêtée sur sept heures du soir, qui est le moment où Violette nous a quittés Depuis lors, le pauvre vieux bat la banlieue. Il va s'asseoir sur la tombe de sa femme et lui parle des après-midi entiers en fumant Gauloise sur Gauloise. Il lui raconte que son fils va devenir un grand médecin, un micro-chirurgien qui s'établira en Californie et soignera les mains des vieux pianistes. Une clientèle en or. En rentrant du cimetière, il ne manque jamais de s'arrêter au bar du coin de l'avenue de la Princesse. Il reste là une heure, parfois deux. Puis il rejoint en titubant la maison, s'écroule dans l'Orient-Express et contemple l'album de photos cependant que la pénombre s'épaissit autour de lui.
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liliba   04 décembre 2011
Un fauteuil au bord du vide de Alexis Salatko
e regarde la grue d'où mon père est tombé. Suicide ? Accident ? J'ai voulu comprendre, enquêter. Je me suis pris pour le Marlowe du Cotentin. Mais on risque gros à jouer les détectives parmi ses propres souvenirs. Cherbourg, années 70. La ville brillait de mille hublots transatlantiques. Les chantiers navals où travaillait mon père tournaient encore à plein régime. Ma mère promenait en Jaguar sa beauté fragile de Russe en exil.



Mais le bonheur est un fauteuil au bord du vide qui a vite fait de basculer. J'avais beau me repasser le film en noir et blanc de nos plus belles années, je devais bien admettre que c'était fini. Jusqu'à ce que je comprenne : mon heure de gloire à moi, je ne l'avais même pas eue, et c'était peut-être à cause de ça que mon père s'était perdu."
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luocine   15 août 2009
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
Depuis l’âge de25 ans, il est persuadé qu’il est atteint d’un mal incurable, mais sa seule maladie est la frousse de perdre sa virtuosité et d’être envoyé dans un camp comme son père et des millions d’autres juifs.

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luocine   15 août 2009
Horowitz et mon père de Alexis Salatko
« Nous faire ça à nous ! » La voix de ma grand-mère me fendait les tympans, aussi tranchante que le scalpel en train d’inciser les cadavres d’école. Par ce « nous » outragé, elle désignait les Radzanov uniquement, transformant une défaite historique en offense personnelle.
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