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Note moyenne 3.82 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Blimea , 1981
Biographie :

Alfonso Zapico est un dessinateur et illustrateur espagnol.

Il a étudié l’illustration aux Beaux-Arts d’Oviedo.

Illustrateur freelance depuis 2004, il travaille pour l’édition jeunesse, la publicité et le Web, et réalise diverses commandes pour des organismes publics.

Sa première bande dessinée La Guerre du professeur Bertenev paraît en 2006 aux éditions Paquet.

Elle sera suivie en 2009 d’une édition espagnole chez Dolmen pour laquelle il a reçu le prix "Auteur révélation" lors de l’édition 2010 de FICOMIC-Salón del Cómic de Barcelona.

Il a écrit et dessiné Dublinés (2011), un roman graphique consacré à l’écrivain irlandais James Joyce, récompensé par le très prestigieux Premio Nacional del Cómic 2012 décerné par le Ministère de la Culture espagnol, édité en français aux éditions Futuropolis en 2013 sous le titre James Joyce, l’homme de Dublin.

En 2015, il reçoit le Prix Haxtur du meilleur scénario pour "La balada del norte" (tome 1).

site:
http://alfonsozapico.com/
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Source : citebd.org
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Vidéo de
En donnant rendez-vous à Irun à deux amis, l?artiste punk Firmin Muguruza et l?ancien député socialiste espagnol Eduardo Madina, Alfonso Zapico ignorait quelle forme allait prendre cette rencontre. Le premier, ex-chanteur de Kortatu et Negu Koriak était connu pour son soutien à l?indépendance du pays Basque. le second, député socialiste, appelé à un bel avenir, a perdu une jambe dans un attentat à la voiture piégée le visant. Il y a quelques années, ils ne se seraient peut-être pas parlé. Remontant aux origines de la guerre d?Espagne, puis de la création de l?ETA, l?auteur les interroge sur leurs parcours respectifs, leurs croyances et leurs doutes. Avant d?entamer avec eux un débat sur l?avenir de cette région.
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   13 septembre 2018
Café Budapest de Alfonso Zapico
[1947]

- Comment va ta mère* ?

- Mal. Elle est en train de se laisser mourir sans qu'on puisse rien y faire.

- Je comprends. Elle a terriblement souffert, d'une manière que nous autres ne pouvons même pas imaginer.

- Je voudrais juste qu'elle redevienne celle qu'elle était avant la guerre.

- Rien ne sera plus jamais comme avant. Ta mère est revenue d'entre les morts, mon petit. La couleur du ciel ou l'arôme du café ont complètement changé pour elle. Et tu n'y peux rien.

(p. 79)



[ * rescapée du camp d'Auschwitz-Birkenau ]
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Ziliz   10 septembre 2018
Café Budapest de Alfonso Zapico
[ Jérusalem, 1947 ]

- Uri, il est tard. Tu n'aurais pas dû venir.

- Ecoute-moi, ce ne sera pas long. Nous avons besoin de ton aide, la situation se complique.

- Sûrement pas, tu sais bien que j'ai laissé tomber la politique.

[...]

- Bien, il y a d'autres manières de soutenir la cause.

- Vous voulez de l'argent ? Incroyable ! Pour quoi faire ? Pour acheter des explosifs destinés à faire sauter une mosquée ? Tu crois vraiment que je vais financer la mort de tes ennemis ?

- Ce sont les ennemis d'Israël ! Nous sommes arrivés ensemble à Jérusalem, Yosef. Nous avons mangé à la même table, nous avons dormi sous le même toit pendant des années... et aujourd'hui, tu me trahis.

- Maudit fanatique ! J'ai aussi partagé mon toit et mes repas avec des Arabes, des Anglais, des Arméniens et des Turcs. Et je ne compte absolument pas lever la main sur eux aujourd'hui.

(p. 74-76)
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Ziliz   09 septembre 2018
Café Budapest de Alfonso Zapico
[ Budapest, 1947, un fils adulte à sa mère ]

- Oncle Yosef m'a envoyé un mandat postal qui couvre nos frais, et il y a un bateau qui part de Rijeka vers Tel-Aviv ce mois-ci. C'est une formidable opportunité. Il y a de l'espoir pour nous là-bas [en Isräel]. Mère...

- 'Keine Hoffnung für die Juden'. Voilà ce qu'ils nous disaient, mon fils. Jour après jour et nuit après nuit, nous avons entendu cette sombre litanie à travers les hauts-parleurs du camp [Birkenau]. Une litanie sans fin... Aucun espoir pour les Juifs. Aucun espoir pour les Juifs...

(p. 9-10)
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missmolko1   19 juin 2013
James Joyce, l'homme de Dublin de Alfonso Zapico
Rome seems to me like someone making money by showing off their grandmother's corpse.
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Ziliz   15 septembre 2018
Café Budapest de Alfonso Zapico
Après le départ des Anglais [1948], des miliciens armés reprennent leurs postes à Bevingrad, le quartier général fortifié de la ville [Jérusalem]. Ce sont les guérilleros juifs de la Haganah. Telle est l'absurdité de cette guerre : des étrangers qui viennent mourir pour défendre la terre des Juifs. Des Juifs qui abandonnent leur terre pour fuir la guerre. Et des Arabes qui s'enfuient avec des Juifs pour continuer à vivre leur vie loin de là.

Comme dit l'oncle Yosef, « Jérusalem est une ville sacrée dont tous les habitants sont maudits. »

(p. 144-145)
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deuxquatredeux   11 août 2016
Café Budapest de Alfonso Zapico
Un même printemps peut avoir beaucoup de couleurs.
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deuxquatredeux   10 août 2016
Café Budapest de Alfonso Zapico
- Mais...vous n'avez pas peur des Arabes ici ?

- Non, Jérusalem nous appartient à tous, juifs, musulmans, catholiques, orthodoxes,...

- Et aux Anglais aussi.

- Oh, les Anglais ne sont là que pour un temps. Cette ville est faite pour Dieu, pas pour les hommes. Elle a vu passer les Romains, les Byzantins, les Croisés, les Ottomans... mais ce ne sont que des ombres, tout comme le seront les Anglais lorsqu'ils partiront.
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deuxquatredeux   11 août 2016
Café Budapest de Alfonso Zapico
Le 9 mars 1948, les troupes britanniques abandonnent Jérusalem. Le Haut-Commissaire pour la Palestine, le Général Cunningham, observe pour la dernière fois la côte de Jaffa depuis le Prince Albert. Derrière lui, une flottille anglaise avance lentement. Sur un de ces bateaux voyage un professeur d’art de Cambridge. Sur un autre, un officier de marine canadien. Des cornemuseurs écossais jouent sur le pont d’un navire de guerre sous le regard de quelques enfants qui ne comprennent pas ce qui se prépare. La Grande Bretagne a été pour la Palestine un tuteur inapte, qui abandonne maintenant ses protégés au bord du gouffre. Après le départ des Anglais, des miliciens armés reprennent leurs postes à Bevingrad, le quartier générale fortifié de la ville. Ce sont les guérilleros juifs de la Haganah. Telle est l’absurdité de cette guerre : des étrangers qui viennent mourir pour défendre la terre des juifs, des juifs qui abandonnent leur terre pour fuir la guerre et des Arabes qui s’enfuient avec des Juifs pour continuer à vivre loin de là. Comme dit l’oncle Yosef, « Jérusalem est une ville sacrée dont tous les habitants sont maudits. »
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deuxquatredeux   09 août 2016
Café Budapest de Alfonso Zapico
Budapest, 1947



Yechezkel Damjanich a 23 ans. Yechezkel joue du violon. Mais les temps sont durs et la vie n'est pas facile pour un violoniste. Si le violoniste en question est juif, l'affaire se complique et si le violoniste juif vit seul avec sa mère dans la capitale hongroise, le futur s'annonce bien sombre. Cependant, le destin peut parfois nous surprendre et éclairer l'obscurité la plus totale.
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deuxquatredeux   10 août 2016
Café Budapest de Alfonso Zapico
- Mes amis juifs ne viennent plus par ici. Je suis musulman, vous le saviez ?

- Oui, je l'avais supposé.

- Je fais mes prières, je prends soin de ma famille, et je mène ma vie en accord avec les préceptes du Coran. Néanmoins, rien ne m'empêche de jouer du violoncelle avec vous ou vous inviter à boire le thé chez nous. Et donc, pourquoi tout cela est-il en train de se produire ?

- Vous voulez parler de la partition ?

- Une telle partition ne peut pas exister ! Imaginez deux frères qui vivent dans la même maison, ils choisissent chacun une chambre et ils continuent à vivre ensemble ; dans ce cas, oui, nous pouvons parler de partition. Mais s'ils vont de chambre en chambre, s'arrachant la peau à coups de dents et salissent les murs de sang, dans ce cas-là, ce n'est pas une partition. C'est de la barbarie ! J'ai été naïf de ne pas avoir vu venir ce qui nous attend.

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