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Note moyenne 2.97 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : Mexique
Biographie :

Alma Guillermoprieto est une journaliste mexicaine qui a beaucoup écrit sur l'Amérique latine pour la presse britannique et américaine. Ses écrits ont également été largement diffusés dans le monde hispanophone.

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Bibliographie de Alma Guillermoprieto   (2)Voir plus

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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
ErnestLONDON   03 mars 2018
La guerre des ombres de Alma Guillermoprieto
Pour les gens d'ici, l'image du combattant est étroitement liée à celle des "hommes de vérité", ou de "ceux qui parlent vrai".
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Le miroir est l’outil le plus précieux dont dispose le danseur – plus important encore, peut-être, que les plus grands maîtres. À partir de la voix du maître, on peut comprendre, en théorie, ce qu’il corrige : « Étire la jambe depuis l’intérieur de ta cuisse, pas depuis le genou » ; mais quand ce même instructeur nous tire sur la jambe d’une main, nous tapote le genou, nous malaxe ou pince le muscle qu’il veut que nous travaillions, tandis que de l’autre il nous maintient le dos droit, puis, parvenant au résultat qu’il souhaite, nous crie : « Regarde ! » et nous renvoie à notre image dans le miroir, une sorte d’engrenage se fait entre les yeux, le corps et la mémoire. Le miroir aide aussi beaucoup à l’adolescence, afin que quelqu’un puisse nous faire remarquer à quel point nous sommes ridicules quand nous nous donnons des airs de Galina Oulanova dans Le Lac des cygnes pour effectuer un sylvestre plié. Plus tard, il permet d’essayer différents effets dramatiques ou contrastes et de les fixer.
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Il y a un vers très connu du poète révolutionnaire Carlos Puebla – « Fini la rigolade ! Le commandant est arrivé et il a ordonné d’arrêter ! » – et une blague qu’on racontait jusqu’au Mexique, où Fidel, exaspéré par l’indolence lubrique de son peuple, lançait cette consigne du haut d’une tribune : « La rumba, c’est fini ! » Ravi et adorant comme toujours son commandant en chef, le peuple obéissant reprenait la consigne en chantant : « Que se acabe la rumba ! » (« Ça sonne bien. ») « Que se acabe la rumba ! » (« Encore. ») « Que se acabe la rumba… Aé ! » et se mettait à avancer dans l’avenue, frappant le sol de ses tongs au rythme de l’exhortation irrémédiablement transformée en conga.
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Je pouvais toujours demander un vieux lecteur-enregistreur, mais un cours avec lecteur est pire qu’un cours où on marque les temps en tapant des mains : aussi bien le professeur que les élèves deviennent des marionnettes. Ces jeunes étaient déjà habitués à ce qu’on leur donne le rythme avec les mains ou avec un petit tambourin, et c’est pour cela qu’ils avaient, me semblait-il, si peu de nuances dans leurs mouvements, alors qu’à leur âge, d’habitude, il faut plutôt débarrasser la plupart des danseurs de leur tendance à cet excès de nuances dit « affectation ».
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Je la voulais spontanée, primitive, voire un peu orgiaque. Tere éprouvait le plus grand mépris pour le show-business de la danse autochtone cubaine. À la fin de leurs études, les élèves qui le voulaient pourraient intégrer le Conjunto Folklórico Nacional, mais Teresa conservait l’espoir, disait-elle, que la technique qu’ils avaient acquise avec elle, ces lettres de l’alphabet du corps, permettrait aussi aux futurs danseurs et chorégraphes de forger une nouvelle danse ; moderne, certes, mais intégralement cubaine.
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Quand je pensais à Cuba, Manhattan me semblait de nouveau une île joyeuse et pleine de possibilités, et les embûches sur la route avaient l’air moins insurmontables. Mais dès que j’envisageais l’éventualité d’annuler ce voyage et de rester à New York, mon avenir s’assombrissait de nouveau. Pour qui pouvais-je danser, sinon pour Twyla ? Mais combien de temps supporterais-je encore de jouer les pis-aller ? Je me réconfortais en me disant que c’était bien de quitter la maison, de me mettre à l’épreuve ; que ce voyage me permettrait de découvrir la légendaire île de la révolution ; que je reviendrais en professeur déjà chevronné, qu’avec l’expérience acquise je pourrais commencer à gagner ma vie en donnant des cours. Et surtout, je me répétais que je ne m’absentais de New York que pour un an et qu’au retour je retrouverais tout exactement pareil. La seule différence serait qu’en un an j’aurais arrêté de souffrir à cause de Twyla et que je pourrais me remettre à rêver et me frayer d’autres chemins. Je pourrais recommencer ma vie d’avant, préparer un mole pour mes amis comme avant, reprendre des cours comme avant.
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Caractérielle et brillante, Martha était la chorégraphe la plus reconnue au monde pour avoir, depuis les années 1930, révolutionné non seulement la danse, mais le théâtre : son usage de la scénographie et des costumes avait chamboulé toutes les idées sur ce qu’il était possible de faire, et de transmettre, dans un théâtre. Sa recherche d’un langage corporel qui reflète les conflits les plus profonds de l’être humain, comme la façon dont elle a utilisé ces gestes et mouvements pour mettre en scène de grands mythes en les centrant sur l’univers intérieur d’une femme – Médée, Jeanne d’Arc, Ève : en fin de compte elle-même, chaque fois –, lui a valu des admirateurs et des disciples issus de toutes les branches artistiques. Elle fut, en outre, la première créatrice de danse moderne qui élabora une technique réellement universelle fondée sur les mouvements qu’elle concevait pour ses chorégraphies : la technique Graham. C’est dans cette discipline que je m’étais formée au Mexique, et il m’avait semblé naturel, en arrivant, d’aller au studio de Martha dans la 63e Rue aprofondir cette technique que j’avais apprise.
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LLebrown   11 décembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Si j'étais psychologue, ou travailleur social, ou curé, j'essaierais de le sauver, mais je suis révolutionnaire. C'est là qu'entre en ligne de compte le sujet du pardon dont tu parles : nous, nous ne sommes pas pacifistes. Nous avons déclaré la guerre à un système corrompu, exploiteur et assassin. Alors, un fils de pute que nous attrapons, c'est un fils de pute fusillé.
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Tu sais, dans les films hollywoodiens, Cuba était vendue comme un lieu de plaisir et de sexe. Alors les Yankees qui s’aventuraient par ici, ils venaient chercher de l’exotisme, et quand ils te disaient : “Oh, very exotic!”, tu savais que ce à quoi ils pensaient, c’était comment ils allaient se dégoter une métisse pour la mettre dans leur lit. »
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rkhettaoui   05 septembre 2020
La Révolution, la danse et moi de Alma Guillermoprieto
Je n’ai même pas envisagé la possibilité d’aller au Venezuela, peut-être parce que je ne savais rien de ce pays. En revanche, de Cuba, si. Quand j’avais commencé à danser au Mexique à 12 ans, la compagnie de danse moderne que j’avais intégrée venait de rentrer d’une tournée cubaine. Les danseurs parlaient constamment et avec nostalgie de ce voyage dans cette île récemment conquise par la révolution et je n’avais pas oublié leurs descriptions de La Havane ; la pleine lune luisant sur la mer le long du Malecón, la furtive romance qu’avait vécue l’une des danseuses avec un chauffeur routier, la rumba…
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