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Note moyenne 3.96 /5 (sur 190 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Metz , le 23/05/1928
Mort(e) à : Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) , le 30/09/2006
Biographie :

André Schwarz-Bart (né sous le nom d’Abraham Szwarcbart) est un écrivain français.

Il est Issu d' une famille juive polonaise dont trois des membres disparaissent après leur déportation au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Engagé dans la Résistance au cours de la guerre, puis, à son issue, ouvrier en usine, membre des jeunesses communistes, il passe son baccalauréat et obtient une bourse pour entreprendre des études à la Sorbonne.

André Schwarz-Bart est surtout connu comme l' auteur du Dernier des justes qui obtient le prix Goncourt en 1959.

Sept ans après ce prix, André Schwarz-Bart publie avec son épouse antillaise Simone Schwarz-Bart Un plat de porc aux bananes vertes, puis en 1972, La Mulâtresse solitude.

Il est le père de Jacques Schwarz-Bart, saxophoniste de jazz.


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Source : www.universalis.fr
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ClaireG   13 novembre 2015
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Les statistiques montrent que le pourcentage de suicides, parmi les Juifs d'Allemagne, fut pratiquement nul durant les années qui précédèrent la fin... Cependant, dès l'année 1934, c'est par dizaines et dizaines que les petits écoliers juifs d'Allemagne se portèrent candidats au suicide ; et par dizaines qu'ils y furent admis (p. 237).
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pit31   01 août 2019
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Mardochée Lévy (grand-père de notre ami Ernie, naquit dans une besogneuse famille de tailleurs de cristal. Jeune, il avait la tête étroite, l'œil vif et sec, et un grand nez busqué qui projetait son visage tout en avant. Mais sa vocation d'aventurier n'apparaissait pas encore clairement. Un jour que le traditionnel hareng des pauvres manquait à table, Mardochée déclara qu'il se proposerait le lendemain dans les fermes voisines. Ses frères le fixèrent avec stupeur et Mme Lévy jeta les hauts cris, jurant que les paysans polonais l'insulteraient, le battraient à mort et Dieu sait quoi.

Pour commencer, on lui refusa tout ouvrage : on n'engageait les bras juifs qu'à contrecœur et sous la pression des saisons. Après de longs jours de vaines recherches, il fut agréé pour le ramassage des pommes de terre, mais dans une métairie fort éloignée. Le régisseur lui avait dit : Juif, tu es grand comme arbre, toi, je te donne dix kilos de patates par journée. Seulement voilà, auras-tu le courage de te battre ? Mardochée fixa l'œil froid du régisseur, et ne répondit pas.
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cecille   06 décembre 2019
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Ainsi donc cette histoire ne s'achèvera pas sur quelque tombe à visiter en souvenir. Car la fumée qui sort des crématoires obéit tout comme une autre aux lois physiques : les particules s'assemblent et se dispersent au vent, qui les pousse. Le seul pèlerinage serait, estimable lecteur, de regarder parfois le ciel d'orage avec mélancolie.....
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Flodopas78   29 octobre 2012
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
- Tu pleures du sang, dit soudain Golda étonnée.

- On ne pleure pas du sang, voyons dit Ernie.

Et essuyant les larmes de sang qui sillonnaient ses joues, Ernie se détourna de la jeune fille afin de lui cacher la mort du peuple juif inscrite, il le savait, dans toute la chair de son visage.
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akhesa   01 avril 2017
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Sais-tu qui etait le Christ?Un simple juif comme ton pere,une sorte de Hasside.

-tu te moques de moi

-si,si,crois-moi,et je parie meme qu'il se serait bien entendu tous les deux,car c'etait vraiment un bon juif,dans le genre de Baal Chem Tov:un miséricordieux,un doux.Les chrétiens disent qu'ils l'aiment;mais moi je pense qu'ils le détestent sans le savoir;alors ils prennent la croix par l'autre bout,et ils font une epee,et ils nous frappent avec!Ils prennent la croix et ils la retournent,et ils la retournent.
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enkidu_   02 septembre 2017
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Les voix mouraient une à une le long du poème inachevé ; déjà, les enfants expirants plantaient leurs ongles dans les cuisses d’Ernie, en un suprême recours, et déjà l’étreinte de Golda se faisait plus molle, ses baisers s’estompaient, quand s’accrochant farouche au cou de l’aimé elle exhala en un souffle discordant :



– Je ne te reverrai donc plus jamais ? Plus jamais ?



Ernie parvint à rejeter l’aiguille de feu perçant sa gorge et cependant que le corps féminin s’affaissait contre lui, les yeux exorbités dans la nuit opaque, il criait tout contre l’oreille de Golda inanimée :



– Tout à l’heure, je te le jure !...



Puis il sut qu’il ne pouvait plus rien pour sa personne au monde, et dans l’éclair qui précéda son propre anéantissement, il se souvint avec bonheur de la légende de rabbi Chanina ben Teradion, telle que la rapportait joyeusement l’ancêtre : lorsque le doux rabbi, enveloppé dans le rouleau de la Thora, fut jeté par les Romains sur le bûcher pour avoir enseigné la Loi, et qu’on alluma les fagots aux branches vertes encore pour faire durer son supplice, les élèves lui dirent : Maître, que vois-tu ? Et rabbi Chanina répondit : – Je vois le parchemin qui brûle, mais les lettres s’envolent… Oh oui, sûrement, les lettres s’envolent, se répéta Ernie Lévy tandis que la flamme qui embrasait sa poitrine, d’un seul coup, envahit son cerveau. De ses bras moribonds, il étreignit le corps de Golda en un geste déjà inconscient de protection aimante, et c’est dans cette poste que les trouva une demi-heure plus tard l’équipe du Sonderkommando chargée de brûler les Juifs au four crématoire. Il en fut ainsi de millions, qui passèrent de l’état d Luftmensch à celui de Luft. Je ne traduirai pas. Ainsi donc, cette histoire ne s’achèvera pas sur quelque tombe à visiter en souvenir. Car la fumée qui sort des crématoires obéit tout comme une autre aux lois physiques : les particules s’assemblent et se dispersent au vent, qui les pousse ; le seul pèlerinage serait, estimable lecteur, de regarder parfois un ciel d’orage avec mélancolie. (pp. 424-425)
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LivreCirculation   19 août 2014
La mulâtresse Solitude de André Schwarz-Bart
À la naissance de Bayangumay, la grande ville des bords du fleuve, lieu d'ombre et de luxe, de tranquillité, portait encore le nom de Sigi qui signifie : Assieds-toi. Mais depuis qu'on y embarquait les esclaves, elle n'était plus connue que sous le nom de Sigi-Thyor : Assieds-toi et pleure. Et désormais, de proche en proche, des terres connues aux plus lointaines, qui vont au-delà du pays des Balantes, les peuples qui craignaient de devenir gibier se faisaient chasseurs, oubliant qu'une seule et même plaie s'ouvrait à leur flanc. (...) Une parole récente courait dans toute la région : Autrefois nous ne craignions que nos ennemis, aujourd'hui nous avons peur des amis et demain, nous lancerons la pique sur nos mères.
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Drych   24 octobre 2012
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Quel feu ancestral et sévère s'était donc allumé au sein des tièdes âmes juives de Stillenstadt, assoupies depuis cent ans en cette calme province rhénane, et qui brusquement découvraient, avec la persécution, le sens vertigineux de la condition juive?
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akhesa   04 avril 2017
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Le pauvre Jesuah,s'il revenait sur terre,et s'il voyait que les paiens ont fait de lui une epee contre ses freres et ses sœurs,il serait triste,mais triste a n'en plus finir.
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LivreCirculation   19 août 2014
La mulâtresse Solitude de André Schwarz-Bart
Euphrosine dit alors : Ah, ah, plaît-il... ? Et comme les regards se tournaient vers elle, la bonne femme parut toute gênée, rentra le cou dans ses grasses épaules, et s'étonna naïvement de ces nègres en uniforme qui monteraient demain à l'assaut de leurs frères, les nègres nus ci-présents. Il y eut des sourires, et le Moudongue lui répondit, en un sarcasme froid, à peine teinté de déférence : Chère femme, peut-être à force de ronger leurs courroies ces grandes bêtes noires y ont-elles pris goût, peut-être... ? Et puis l'homme ricana, haussa les épaules, secoua un front plein de mélancolie, soudain frappé au coeur par la flèche même qui s'était glissée dans ses paroles ; et, retrouvant le poids ancien des chaînes, l'emprise de certains regards, plusieurs marrons baissèrent la tête en un soupir, songeant que la race était perdue pour l'éternité... race tombée, oh race tombée je vous dis...
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