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Note moyenne 3.94 /5 (sur 71 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 12/06/1868
Mort(e) à : Saint Maur des Fossés , le 7/09/1948
Biographie :

André Suarès, poète, écrivain et essayiste français né à Marseille en 1868 et mort à Saint-Maur-des-Fossés (Seine) en 1948

Né à Marseille, d'un père juif et d'une mère catholique, Isaac-Félix Suarès perd sa mère à sept ans avant de voir son père sombrer dans une longue agonie. Lycéen aux qualités précoces, il obtient, à seize ans, le premier prix du Concours général de français ; il est alors remarqué par Anatole France, qui lui consacre une chronique dans son feuilleton du TempsReçu troisième à l'École normale supérieure, il devient, rue d'Ulm, le compagnon de thurne de Romain Rolland. Il échoue trois ans plus tard à l'agrégation d'histoire. Ruiné, sans ressources après la mort de son père, il vit en reclus à Marseille jusqu'en 1895
Il surmonte ce naufrage grâce à la sollicitude de son frère Jean, officier de marine, qui meurt accidentellement en 1903, de sa soeur Esther, de ses oncles maternels, les Cohen, et de Maurice Pottecher, fondateur du Théâtre du Peuple. Il entre alors dans une intense période de création et ne cesse de publier, en tout genre, parfois grâce à l'appui de mécènes fidèles, dont la comtesse Thérèse Murat, l'industriel Edouard Latil et le patron de la Samaritaine, Gabriel Cognacq
En 1893, André Suarès fait à pied un voyage en Italie, dont il tire la matière du Voyage du condottière, contenant entre autres, les descriptions de Venise, de Florence, de Sienne, mais aussi de Gênes ou de Sansepolcro, mais encore d'artistes comme Giotto, Dante, Piero della Francesca, Fra Angelico, Leonard de Vinci, Luca Signorelli, Botticelli, Michel-Ange, Véronèse, Monteverdi ou Titien.
Il est, à partir de 1912, l’un des quatre animateurs de La Nouvelle Revue française (NRF), avec André Gide, Paul Claudel et Paul Valéry.
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André Suarès : voyage du condottière
Olivier BARROT présente brièvement le livre "voyage du Condottiere".
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Citations et extraits (120) Voir plus Ajouter une citation
André Suarès
petitsoleil   04 juin 2017
André Suarès
Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l'homme libre.

Si l'homme tourne décidément à l'automate, s'il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d'un écran, ce termite finira par ne plus lire.

Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l'esprit par un système de visions parlantes. La couleur, le rythme, le relief, mille moyens de remplacer l'effort et l'attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche et de l'imagination particulières ; tout y sera, moins l'esprit.
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André Suarès
sabine59   03 décembre 2017
André Suarès
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.



(" Temple grecs, maisons des Dieux")
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gill   19 septembre 2019
Vers Venise Voyage du condottiere de André Suarès
Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage.

Quoi qu'on en pense, tant vaut l'homme, tant vaut l'objet ...
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André Suarès
dido600   24 novembre 2019
André Suarès
Toute définition est une limite .
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jmlire92   23 février 2017
Voici l'Homme de André Suarès
L'homme, le seul être qui se sente en sûreté dans la nature. Pour tous les autres, hormis les grands oiseaux de proie dans la solitude de la mer ou de l'Alpe, -- vivre, c'est avoir peur de perdre la vie. Tous les animaux meurent assassinés, guerre ou guet-apens. Quant à l'homme, faisant peau neuve de parchemin, il a mis la forêt primitive dans la cité, les mœurs, les préjugés et les lois.

Puis l'homme apprend, à son tour, qu'il est dans la nature un animal parmi les animaux. Et il lui faut perdre toute sûreté. Il a ses assassins, les infiniment petits ; et les maladies aiguës, ses grands fauves."
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THoniger   02 février 2014
Voyage du condottière de André Suarès
Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une oeuvre d'art.
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5Arabella   05 août 2016
Voyage du condottière de André Suarès
J'arrive. Et tout me déçoit. De tout ce que je cherche à Parme, ne trouvant rien, c'est à peine si je m'y retrouve.

J'erre en vain dans la chaleur sèche qui crie. Je tourne sous un soleil dur et fixe. Le jour est blanc comme l'acier. Le pavé brûle. - Où est la Chartreuse ? On me rit au nez : - Quelle Chartreuse ? On ne connaît pas de Chartreuse ; les ordres religieux sont dispersés. - Hé, il s'agit bien des moines ! Je sais que ma Chartreuse n'est point ici ; mais la Tour, où est la tour ? Il n'y a point de tour ; point de palais Contarini - Au diable ! il n'y a donc plus de Parme ? Via !

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NMTB   28 juillet 2018
Oeuvres d'André Suarès, tome 2 : Valeurs et autres écrits historiques, politiques et critiques (1923-1948) de André Suarès
La démarche de l'esprit allemand est profondément orientale, à la réflexion : plus on va dans le secret de l'Allemagne, plus on touche à l'Orient. De là leur manie des origines, leur invention de l'Arien, leur haine du Sémite, leur goût pour les Indes et la pensée védique. Par où ils ont conquis peu à peu l'Occident ; il repousse leurs armes et il cède à leur dialectique. Plus dans le vieil Orient que Goethe, Nietzsche est plus allemand.

Cette grande âme malheureuse voulait être impitoyable ; et elle appelle à présent toute pitié. La compassion l'eût indignée, sans doute. Il se fût irrité d'entendre Parsifal jusque dans son tombeau, et de le voir venir, seul vivant, sur les ruines tragiques des dieux, au crépuscule. Nietzsche s'est mépris : il a ignoré qu'une certaine compassion est pleine de révérence : il n'est point d'hommage à la douleur sans compassion : la plus pure est souvent la plus muette. Et quel amour ne trempe dans la pitié ? S'ils n'ont enfin pitié de lui, les hommes ne mettront pas de terme à la sublime misère de Prométhée : et ce héros de la grandeur, d'où tire-t-il sa puissance ? Nietzsche, ne vous irritez pas ; ne grondez point, comme l'ombre d'Achille : celui qui vous plaint, vous admire ; il comprend, à l'horreur de vos maux, la grandeur de votre tragédie. Une révérente compassion est le sourire même du coeur, jumelle de la sérénité, ce beau sourire de l'esprit. Là seulement la connaissance jouit de soi ; là, elle a son terme et se possède.
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ivredelivres   22 août 2010
Oeuvres d'André Suarès, tome 1 : Idées et visions (1897-1923) de André Suarès
Le bleu chante, d’une pureté absolue, dans le ciel et sur la mer. Un figuier déplie ses premières feuilles sur la nudité grise des branches. Et une prairie s’étale, pour le jeu des fées, un tapis dont la brise penche les laines les unes sur les autres et les mélange, des pierres fauves et des disques de soleil que couvre et découvre, comme la vague, un champ de marguerites et de boutons d’or
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NMTB   25 juin 2018
Oeuvres d'André Suarès, tome 1 : Idées et visions (1897-1923) de André Suarès
Alors, je croyais l'homme bon ! J'ai su, depuis, que la bonté est aussi une oeuvre, et qu'elle n'est point si naturelle à l'homme que la digue au castor. Je croyais à la joie. A quoi ne croyais-je pas ? J'avais tant de joie à tout ce qui compose la vie, que je parus douter de la vie seule. Ainsi, quand tous les moments sont d'or pur, le temps n'a plus de prix.

Mais j'ai vu que rien n'est bon que la puissance victorieuse de soi, qu'elle seule est amour, elle seule est force.

Tout ce qui me fit horreur, tout ce qui me fait mal et dégoût, je l'admets en soi-même, à présent. Ce n'est pas que je l'accepte. Mais le Destin n'a pas de plus intime confident. Je le réforme dans mon coeur ; au fond du coeur, je le broie, je le vaincs, je le fonds, je le coule. C'est là ma fatalité propre et ma mission.

Je vais vers la mort, comme tout. Et la vie est plus pleine que jamais, en moi. Je ne puis et ne veux la réduire. C'est l'âge fort. Il n'a point d'illusions, sinon celles qu'il crée.
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