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Note moyenne 4.2 /5 (sur 145 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Signy l’Abbaye (Ardennes) , le 01/02/1945
Biographie :

André Velter publie son premier livre Aisha , en compagnie de Serge Sautreau. Il partage son activité entre les voyages au long cours (Afghanistan, Inde, Tibet) et la mise en résonance des poésies du monde entier. Sur France Culture, il a créé Poésie sur Parole. Il a également animé Agora (de 1995 à 1998), Poésie Studio (de 1997 à 1999) et les Poétiques, enregistrées chaque mois en public au Théâtre du Rond-Point, avec Claude Guerre (de 1995 à 1999). Orphée Studio, poésie d'aujourd'hui à voix haute, livre-témoignage sur l'expérience des Poétiques a été publié dans la collection Poésie/Gallimard.

Ses chroniques littéraires dans Le Monde s'attachent surtout à l'Orient. Il dirige, chez Gallimard, la collection Poésie/Gallimard, l'arbalète, et la revue Caravanes aux éditions Phébus. Toute son oeuvre poétique est vouée au souffle, à la révolte, à l'amour sauvage, à la jubilation physique et mentale. Résolument attaché à la "voix haute", il tente d'inventer une oralité nouvelle, créant régulièrement avec comédiens et musiciens de vastes polyphonies. Il a reçu le "Goncourt / Poésie" en 1996.

Avec Zéno Bianu, il publie Prendre feu (Gallimard, 2013), un manifeste écrit à deux, mais qui, parlant d’une seule voix, renouvelle l’expérience initiale des années soixante, et garde intacte la volonté de changer et d’enchanter le monde.
En 2017, il publie Les Solitudes, éditions Gallimard.
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Source : www.printempsdespoetes.com
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Vidéo de

L’Arioste – Roland furieux : Présentation d’un chef-d’œuvre (France Culture, 2000) Émission « Poésie sur parole », par André Velter, diffusée le 21 octobre 2000 sur France Culture. Invité : Michel Orcel, auteur d’une traduction du 'Roland Furieux', en vers, bilingue, aux éditions du Seuil.

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Citations et extraits (150) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   08 juin 2012
L'arbre-seul de André Velter
Il avait tatoué sur son cœur

Le nom intraduisible

D’une femme de néant : Nada



Nada, ma nuit de rien

Nada, mon ombre fauve

Nada, pour le rire et le non



Il psalmodiait avec ivresse

Ce mantra de carbone

En souvenir de l'or



Nada, ô ma sultane

Nada, ma déchirure

Nada, pour la fin des fins



Sous son masque de cendre

Il suivait du regard

Une sombre déesse



Nada, au goût d'orage

Nada, de corps et d'esprit

Nada, qui efface tout



Nada, portée à l'infini

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Piatka   15 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
J'ai aimé dès le début le mot Winnipeg. Les mots ont des ailes ou n'en ont pas. Les mots rugueux restent collés au papier, à la table, à la terre. Le mot Winnipeg est ailé. Je l'ai vu s'envoler pour la première fois sur le quai d'un embarcadère, près de Bordeaux.

Le Winnipeg était un beau vieux bateau, auquel les sept mers et le temps avaient donné sa dignité. On peut affirmer qu'il n'avait jamais transporté à bord plus de soixante-dix à quatre-vingts personnes. Le reste avait été constitué par des cargaisons de cacao, de coprah, de sacs de café, de riz, par des chargements de minerais. Cette fois pourtant un affrètement plus important l'attendait : l'espoir.



WINNIPEG

Pablo NERUDA - Né pour naître, Réflexions depuis l'Ile Noire

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Piatka   16 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Il pleut sur Darjeeling, il pleut. Sur les chemins qui conduisent aux monastères, sur les grandes dalles des escaliers, sur les buissons bleu marine, il pleut sur les travailleuses du thé qui pincent la première feuille chaque jour, les stupas, les fidèles qui leur tournent autour dans le sens des aiguilles d'une montre en lançant de la main droite la rotation des moulins à prières, il pleut sur les fanions des temples et les buffles. L'instant d'après, l'averse cesse, les nuages, violemment, s'écartent et les grands pics neigeux apparaissent, rois du monde. Himalayas ! Le bleu du ciel suffoque de clarté.



DARJEELING

Catherine CLÉMENT - Les derniers jours de la déesse
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Piatka   22 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Imaginez que Paris, dans trente siècles, devienne un désert ; qu'il n'en subsiste plus rien que les ruines de quelques monuments et un petit village bâti avec de la terre. Trois mille ans se sont écoulés. Des voyageurs remontant la Seine comme nous remontons le Nil, vont à la recherche du Paris d'autrefois. Ils trouvent à leur gauche, sur la rive droite du fleuve, les vestiges du Louvre, les colonnes de la Bourse à demi enterrées sous les détritus de la cité antique ; puis, en aval, à quelque distance, une colonnade à moitié renversée, un temple dont le comble aura disparu, et en descendant plus loin, les piédroits, encore debout, de l'Arc de Triomphe. [...]

Voilà qui peut donner une idée de la situation géographique de l'ancienne Thèbes sur le Nil. À la place du Louvre, mettez Louqsor. À l'Arc de Triomphe serait Karnak.



LOUQSOR

Charles Blanc - Voyage de la Haute Égypte ( 1876 )
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Malaura   16 août 2012
Le septième sommet de André Velter
J'ai pour te bâtir un tombeau

des mots du soleil et des rêves,

rien qui appartienne au poids du monde

rien qui t'impose une mort enchaînée,

rien qui ralentisse ta course plus haut

que tous les sommets.



Tu vois je t'invente

un tombeau sans dorure,

sans marbre ni couronne, je t'élève

moins qu'une stèle perdue dans le désert,

je t'offre un souffle de sable et de vent,

tombeau d'oiseau migrateur,

tombeau de papillon bleu,

tombeau de cerf-volant.



Alors depuis les ténèbres où je suis,

moi le quasi-mécréant je te crie

que s'il est une autre Jérusalem,

tu es ma femme céleste..

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André Velter
blanchenoir   01 février 2016
André Velter
Je cherche

L’autre monde sur terre

Et sur terre, mon écho.
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zenzibar   16 novembre 2020
Le Haut-Pays : Suivi de La traversée du Tsangpo de André Velter
Le souffle est notre seule réalité

L'aile divine en nous

Qui lie le ciel et la terre

Dévoile le présent et se donne

Et le présent qui est



La vibration de l'air

Créé la musique du silence

Où le corps se dissout



L'halène dissous le mouvement des lèvres

Ouvre la porte du regard

Dès que le coeur s'apaise



(p. 178-179)
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Lali   26 février 2011
L'amour extrême précédé de Le septième sommet et suivi de Une autre altitude : Poèmes pour Chantal Mauduit de André Velter
Où que tu sois, je t’aime



Pour te rejoindre

nul parcours sur la terre,

il y faut l’ascension

de la montagne immense

qui me déchire le cœur.



Là tout est vertical

de l’abîme du sang

aux mille soleils de l’âme,

une épée de lumière

et pas un seul sentier.



Est-ce mon amour

au souffle fragile,

à la fougue patiente

et légère, qui va ouvrir

la septième voie?



Amour sauvage que tu voudrais

libre du chasseur et de la proie,

amour qui inventait l’amour

sans un appui sans une corde,

amour absolu, tout à toi.
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André Velter
sabine59   22 mai 2017
André Velter
Par la seule magie de leurs noms

il est des villes perdues ou non

d'Aden à Zanzibar

qui chantent dans nos mémoires



Ô cette rumeur de l'inconnu

au coin des rues de la terre

à Samarkand comme à Shanghaï

avant même que d'y être ...



Le refrain qui a ouvert la route

parle au coeur et aux songes

de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor

et d'Antioche-sur-Oronte:



C'est à l'oreille aussi

qu'il faut courir le monde



( " Printemps des poètes 2006")
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lecteur84   14 octobre 2018
L'Amour extrême de André Velter
Les jours passent et rien ne passe

Mon amour mon amour mon amour

Je n’ai rien cédé au temps.

Viens que je t’emporte

Viens sans autre escorte

Que le feu de ma bouche

Ey un battement d’aile.

Ton corps n’a plus de frontière

Mon amour mon amour mon amour

Il est une errance fertile.

Viens à toutes forces

Détruire l’ordre qui veut

Eteindre nos secrets,

Défaire nos destinées.

Sur le qui-vive et sans peur

Mon amour mon amour mon amour

Notre chant durera autant que la lumière.
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(Le Corbeau et le Renard) - Maître Corbeau, sur un arbre ......... , Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes ........ ! que vous me semblez ......... ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le ......... des hôtes de ces bois

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