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Citations de André Velter (226)


André Velter
rabanne   20 mars 2021
André Velter
Dans le cadre du 23e Printemps des poètes (13-29 mars 2021 / Le désir) :

"Je prends à nouveau appui
sur ce que je suis,
sur mes amours, quelques amis,
la fine fleur de mes désirs,
le fin mot de mes errances."

(À contre-peur !, éd. Gallimard, 2021)
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Malaura   08 juin 2012
L'arbre-seul de André Velter
Il avait tatoué sur son cœur
Le nom intraduisible
D’une femme de néant : Nada

Nada, ma nuit de rien
Nada, mon ombre fauve
Nada, pour le rire et le non

Il psalmodiait avec ivresse
Ce mantra de carbone
En souvenir de l'or

Nada, ô ma sultane
Nada, ma déchirure
Nada, pour la fin des fins

Sous son masque de cendre
Il suivait du regard
Une sombre déesse

Nada, au goût d'orage
Nada, de corps et d'esprit
Nada, qui efface tout

Nada, portée à l'infini
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Piatka   16 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Il pleut sur Darjeeling, il pleut. Sur les chemins qui conduisent aux monastères, sur les grandes dalles des escaliers, sur les buissons bleu marine, il pleut sur les travailleuses du thé qui pincent la première feuille chaque jour, les stupas, les fidèles qui leur tournent autour dans le sens des aiguilles d'une montre en lançant de la main droite la rotation des moulins à prières, il pleut sur les fanions des temples et les buffles. L'instant d'après, l'averse cesse, les nuages, violemment, s'écartent et les grands pics neigeux apparaissent, rois du monde. Himalayas ! Le bleu du ciel suffoque de clarté.

DARJEELING
Catherine CLÉMENT - Les derniers jours de la déesse
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Piatka   15 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
J'ai aimé dès le début le mot Winnipeg. Les mots ont des ailes ou n'en ont pas. Les mots rugueux restent collés au papier, à la table, à la terre. Le mot Winnipeg est ailé. Je l'ai vu s'envoler pour la première fois sur le quai d'un embarcadère, près de Bordeaux.
Le Winnipeg était un beau vieux bateau, auquel les sept mers et le temps avaient donné sa dignité. On peut affirmer qu'il n'avait jamais transporté à bord plus de soixante-dix à quatre-vingts personnes. Le reste avait été constitué par des cargaisons de cacao, de coprah, de sacs de café, de riz, par des chargements de minerais. Cette fois pourtant un affrètement plus important l'attendait : l'espoir.

WINNIPEG
Pablo NERUDA - Né pour naître, Réflexions depuis l'Ile Noire
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André Velter
blanchenoir   01 février 2016
André Velter
Je cherche
L’autre monde sur terre
Et sur terre, mon écho.
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Piatka   22 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Imaginez que Paris, dans trente siècles, devienne un désert ; qu'il n'en subsiste plus rien que les ruines de quelques monuments et un petit village bâti avec de la terre. Trois mille ans se sont écoulés. Des voyageurs remontant la Seine comme nous remontons le Nil, vont à la recherche du Paris d'autrefois. Ils trouvent à leur gauche, sur la rive droite du fleuve, les vestiges du Louvre, les colonnes de la Bourse à demi enterrées sous les détritus de la cité antique ; puis, en aval, à quelque distance, une colonnade à moitié renversée, un temple dont le comble aura disparu, et en descendant plus loin, les piédroits, encore debout, de l'Arc de Triomphe. [...]
Voilà qui peut donner une idée de la situation géographique de l'ancienne Thèbes sur le Nil. À la place du Louvre, mettez Louqsor. À l'Arc de Triomphe serait Karnak.

LOUQSOR
Charles Blanc - Voyage de la Haute Égypte ( 1876 )
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Malaura   16 août 2012
Le septième sommet de André Velter
J'ai pour te bâtir un tombeau
des mots du soleil et des rêves,
rien qui appartienne au poids du monde
rien qui t'impose une mort enchaînée,
rien qui ralentisse ta course plus haut
que tous les sommets.

Tu vois je t'invente
un tombeau sans dorure,
sans marbre ni couronne, je t'élève
moins qu'une stèle perdue dans le désert,
je t'offre un souffle de sable et de vent,
tombeau d'oiseau migrateur,
tombeau de papillon bleu,
tombeau de cerf-volant.

Alors depuis les ténèbres où je suis,
moi le quasi-mécréant je te crie
que s'il est une autre Jérusalem,
tu es ma femme céleste..
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Lali   26 février 2011
L'amour extrême précédé de Le septième sommet et suivi de Une autre altitude : Poèmes pour Chantal Mauduit de André Velter
Où que tu sois, je t’aime

Pour te rejoindre
nul parcours sur la terre,
il y faut l’ascension
de la montagne immense
qui me déchire le cœur.

Là tout est vertical
de l’abîme du sang
aux mille soleils de l’âme,
une épée de lumière
et pas un seul sentier.

Est-ce mon amour
au souffle fragile,
à la fougue patiente
et légère, qui va ouvrir
la septième voie?

Amour sauvage que tu voudrais
libre du chasseur et de la proie,
amour qui inventait l’amour
sans un appui sans une corde,
amour absolu, tout à toi.
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lecteur84   14 octobre 2018
L'Amour extrême de André Velter
Les jours passent et rien ne passe
Mon amour mon amour mon amour
Je n’ai rien cédé au temps.
Viens que je t’emporte
Viens sans autre escorte
Que le feu de ma bouche
Ey un battement d’aile.
Ton corps n’a plus de frontière
Mon amour mon amour mon amour
Il est une errance fertile.
Viens à toutes forces
Détruire l’ordre qui veut
Eteindre nos secrets,
Défaire nos destinées.
Sur le qui-vive et sans peur
Mon amour mon amour mon amour
Notre chant durera autant que la lumière.
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André Velter
sabine59   22 mai 2017
André Velter
Par la seule magie de leurs noms
il est des villes perdues ou non
d'Aden à Zanzibar
qui chantent dans nos mémoires

Ô cette rumeur de l'inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même que d'y être ...

Le refrain qui a ouvert la route
parle au coeur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d'Antioche-sur-Oronte:

C'est à l'oreille aussi
qu'il faut courir le monde

( " Printemps des poètes 2006")
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Lali   26 février 2011
L'amour extrême précédé de Le septième sommet et suivi de Une autre altitude : Poèmes pour Chantal Mauduit de André Velter
Quelque tendresse que j’y mette, et même une fervente douceur, je me heurte sans cesse à ta présence désincarnée, à ta présence qui force les prodiges, déchaîne les images. multiplie les éclats.
Comment croire que tu me guettes, que tu m’escortes, que tu te joues d’un réel qui sans toi serait moins qu’une chimère? Comment céder à ce miracle de toi qui peuples les rues de tournesols, pose un papillon sur mon épaule et fait merveille à contre-mort?
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sabine59   18 février 2019
L'amour extrême précédé de Le septième sommet et suivi de Une autre altitude : Poèmes pour Chantal Mauduit de André Velter
Tu es celle
avec qui je vais
mot à mot enlacés
donner corps à notre chant,
prendre langue et mesurer
la démesure inaltérable
d'une magie mortelle
qui ne peut pas mourir.
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Piatka   19 décembre 2014
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Après trois jours de marche dans les solitudes arides, après avoir traversé une vallée surplombée de grottes et de sépultures, surgirent les ruines les plus étonnantes. Protégées par le désert qui les séparait du monde, et par la sécheresse, une multitude de colonnes dressées s'étendaient à perte de vue en files parallèles, telles des avenues. Ville fantôme qui venait du fond des temps. Des temples debout, d'autres encore à demi écroulés, de toutes parts des débris de corniches, de chapiteaux, de fûts, d'entablements, de pilastres, jonchaient le sol.
Le soleil se couchait dans un grand lit bordé de rouge, teintant de sang les abayas blanches, les pierres, les visages. Ils pénétrèrent dans l'enceinte d'un vaste édifice dédié jadis au Soleil, accueillis sur le parvis par des Bédouins sédentaires.

PALMYRE
Ghislaine SCHOELLER - Lady Jane
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lecteur84   03 octobre 2018
L'Amour extrême de André Velter
Là-haut, tu es. Là-haut quoi qu’il advienne,
Femme-soleil d’un miracle à jamais
Que rien ne sépare de la pure lumière
Ni du souffle ascendant de notre amour promis

A une autre altitude. Tu es là, hors d’atteinte,
Hors du monde où meurent les âmes et les corps.
Tu danses sur l’horizon que je porte en moi
Pour abolir l’espace et le temps. Tu vis à l’infini
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lecteur84   02 octobre 2018
L'Amour extrême de André Velter
Il y a
Des brassées d’étoiles dans nos bras
Des poignées de rêves dans nos poings
Des passages déroutés dans nos pas

De la poussière d’ange à tes paupières
Du rouge d’amante à tes joues
De la sueur de femme à tes hanches
Du ressac de bacchante entre tes cuisses

De l’imprévu toujours
De l’inconnu n’importe où
Des rendez-vous partout

Et puis encore le souffle au large
Et puis encore la fièvre au front
Et puis encore l’amour sans fin

Il y a
Ce qui est après ce qui n’est plus
Ce désir effréné
Cette famine de toi

L’ombre qui va où bon lui semble
Eteindre le midi des choses
La ténèbre qui creuse à sa guise
Jusqu’au fond de mes os

Je suis tendresse dépossédée
Je suis fureur en jachère
Je suis ce poète tout à toi

Et que tu n’entends pas
Et qui ne s’entend plus avec sa voix
Qui veut rendre gorge
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Piatka   03 janvier 2015
Le chant des villes : D'Aden à Zanzibar de André Velter
Voici la description de cette ville. Elle se trouve dans une vaste plaine et forme un carré de cent vingt stades de côté, ce qui fait une enceinte de quatre cent quatre-vingts stades au total. Telle est l'étendue de la cité de Babylone ; pour l'ordonnance, aucune des villes que nous connaissons ne pouvait lui être comparée. Elle est entourée, d'abord, d'un fossé profond, large et plein d'eau, puis d'un mur large de cinquante coudées royales et haut de deux cents. [...]
La ville elle-même comprend deux quartiers ; un fleuve la coupe en deux, l'Euphrate, un grand fleuve profond et rapide qui vient d'Arménie et se jette dans la mer Érythrée.

BABYLONE
HERODOTE - L'Enquête, Livre I
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André Velter
Cer45Rt   01 janvier 2020
André Velter
Et déjà la beauté avait toute la place.
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coco4649   17 octobre 2018
La vie en dansant de André Velter
Planisphères
À Jean-Christophe Victor


Extrait 3

Je fais tourner le globe et garde la tête chaude,
quel raid nous allons mener Gengis !
quelles merveilles nous allons conter Messire Polo !
quelle chimère nous allons forcer plus à l’Est Csoma !
partout nos courses à l’estime sont exactes
nous avons nos chamans, la science du vide au ras du sol
et ces zones sans fin où ranimer nos âmes mortes.

La route va où elle veut
et je ne déroute que moi par instinct ou caprice,
comme on prend le premier train qui part
le premier bus qui klaxonne au matin
le premier bateau qui frémit au bout de l’embarcadère,
comme on s’offre un nouveau destin sur le papier
et la chance d’être plus que soi, ailleurs.
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Lali   26 février 2011
L'amour extrême précédé de Le septième sommet et suivi de Une autre altitude : Poèmes pour Chantal Mauduit de André Velter
Amour et poésie

Tu es la voix
qui répond à ma voix,
sans elle aucun poème
ne peut fasciner l’écho
qui mêle la rumeur des amants
à la poussière des siècles.

Tu es celle
avec qui je vais
mot à mot enlacé
donner corps à notre chant,
prendre langue et mesurer
la démesure inaltérable
d’une magie mortelle
qui ne peut pas mourir.

Tu es pour moi
comtesse de Tripoli
autant que louve de Pennaurier
et je m’en vais pèlerin
par les chemins d’Antioche
ou ménestrel changé en loup
dans les pierres de Provence.

Tu es l’énigme
qui me voit venir de loin
mais se dévoile sans façon :
amour et poésie obligent…
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lecteur84   15 décembre 2016
L'Amour extrême de André Velter
Je donne ton sourire à une bouche d'or
je laisse tes cheveux résoudre l'infini,
j'attache à ton désir un désir absolu,
j'appelle de ton nom le chant des solitudes.

Il y a je le sais des traces sur le ide,
des blessures qui dessinent le chaos de mon coeur.
je suis au labyrinthe où je me suis perdu
en rêvant de me perdre sans retour avec toi.
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