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Note moyenne 3.65 /5 (sur 604 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Saint-Sébastien-de-Frontenac , le 12/11/1957
Biographie :

Andrée A. Michaud est une romancière québécoise, auteur de romans policiers.

Elle a obtenu un baccalauréat en philosophie, en cinéma et en linguistique de l'Université Laval et une maîtrise en études littéraires de l'Université du Québec à Montréal. Après ses études, elle entame une carrière de romancière.

"La Femme de Sath" (1987), son premier roman, est un suspense psychologique qui avait suscité les éloges de la critique. Mais elle est surtout connue pour ses romans policiers.

Pour deux d'entre eux, elle remporte le prix du Gouverneur général : en 2001 pour "Le Ravissement" (2001) et, en 2015, pour "Bondrée" (2013).

Ce dernier titre lui vaut également le prix Saint-Pacôme du roman policier 2014, le prix Arthur Ellis du roman policier en langue française 2015 et le Prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes en 2017. "Le Ravissement" reçoit également le Prix littéraire des collégiennes et des collégiens en 2001.

Andrée A. Michaud reçoit en 2007 le prix Ringuet pour "Mirror Lake" (2006), roman policier adapté au cinéma en 2013, par Érik Canuel, sous le titre "Lac Mystère". En 2019, Andrée A. Michaud devient la première Québécoise à remporter le prix SNCF du polar, pour "Bondrée".

En 1997, elle écrit une pièce de théâtre "Cette petite chose" montée par la compagnie théâtrale Recto-Verso de Québec.

Parallèlement à son travail d'écrivaine, elle exerce aussi le métier de réviseuse et de rédactrice.


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Rentrée Frissons pour ce premier Cercle polar de l'année 2020. Tempêtes, le nouveau roman de la Québécoise Andrée A. Michaud explore la montée de la peur et de la folie chez deux personnages prisonniers de la fureur de la montagne. le Français Patrice Gain plonge une famille dans la violence d'une rivière qu'ils tentent de descendre en raft. Quant à l'Américain T.E. Grau, c'est dans le chaos de l'esprit d'un soldat retour du Vietnam qu'il enferme le lecteur, façon Apocalypse now. Bonne année à tous ! "Tempêtes" d'Andrée A. Michaud, éd. Rivages/Noir "Le sourire du scorpion" de Patrice Gain, éd. le mot t le reste "Je suis le fleuve" de T.E. Grau, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard, éd. Sonatine

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Citations et extraits (314) Voir plus Ajouter une citation
nameless   29 septembre 2016
Bondrée de Andrée A. Michaud
Larue avait perçu dans ces yeux la détermination du gars qui ne baisserait jamais les bras, à moins de se les faire arracher, de celui qui se prenait l'absurdité de la vie en pleine face, mais continuait néanmoins d'avancer, tête haute, parce que le mouvement est moins désespérant que l'inertie.



Page 89
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nameless   01 octobre 2016
Bondrée de Andrée A. Michaud
Il ne voyait pas de meilleure façon de traverser cette vie que de continuer à poser un pied devant l'autre. En ce qui le concernait, l'illusion d'avancer remplaçait Dieu et il tenterait de maintenir cette illusion tant que ses jambes lui obéiraient.



Page 303
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tamara29   13 octobre 2018
Bondrée de Andrée A. Michaud
La mort de Zaza Mulligan, comme toute autre mort, ne parviendrait pas à étouffer éternellement le rire des survivants. La vie se réorganiserait autour de cette absence et tous, sauf les proches et les flics de son espèce [Michaud], incapables de repousser les fantômes, oublieraient que dans l'espace occupé par l'absence, se tenait autrefois une jeune fille. Il devait en être ainsi, le jeu n'autorisait pas la participation des disparus.
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marina53   28 octobre 2019
Rivière Tremblante de Andrée A. Michaud
On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres, ces histoires d'horreur. On compatit avec les parents éplorés quand on voit le visage d'un gamin ou d'une gamine reproduit dans le journal ou placardé sur un mur, mais on n'imagine pas que ce visage puisse un jour être celui de notre enfant. Si cette idée nous traverse l'esprit, on la repousse immédiatement en se disant que ça ne peut pas se produire, qu'on est là pour protéger le petit, la petite, que rien ne peut l'atteindre tant qu'on monte la garde. On plaint les pauvres types qui se promènent avec la photo de première communion de leur fillette (…). On plaint les femmes aux yeux cernés abruties par les somnifères, les antidépresseurs, le gros gin caché dans l'armoire de la cuisine (…) mais on n'arrive pas à s'associer réellement à leur détresse. Ce type de fatalité ne frappe que ceux dont le destin est programmé pour le malheur et on ne fait pas partie de ces gens. C'est ce qu'on croit.
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bilodoh   03 août 2015
Bondrée de Andrée A. Michaud
Le mal ne pouvait survenir d’un être isolé. Il venait toujours du nombre et du surnombre, de l’accumulation des haines avec le nombre, de la proximité de trop de destins orchestrant férocement leur accomplissement.



(p.161)

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marina53   20 août 2019
Bondrée de Andrée A. Michaud
Mon père avait posé une main sur mon épaule. Ça va, punaise ? Il me donnait ce surnom dans les moments graves, punaise. J'aurais pu m'en offusquer, mais je savais que la punaise qu'il voyait en moi n'avait rien à voir avec la bestiole. Il s'agissait d'une punaise pas vraiment punaise, qui ne sentait pas le diable et savait grimper aux arbres. Punaise n'était qu'un synonyme de la puce, pas tellement plus flatteur, si on y pense bien, qu'un mot gonflé d'affection, et rien ne me faisait plus plaisir que de l'entendre m'appeler ainsi. Tant qu'il m'appellerait punaise, je saurais qu'il m'aimait.
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manU17   05 avril 2018
Bondrée de Andrée A. Michaud
Je n'ai rien oublié des forêt de Bondrée, d'un vert à ce point pénétrant qu'il me semble aujourd'hui issu de la seule luminosité du rêve. Et pourtant, rien n'est plus réel que ces forêts où coule encore le sang des renards roux, rien n'est plus vrai que ces eaux douces dans lesquelles je me suis baignée longtemps après la mort de Pierre Landry, dont le passage au cœur des bois continuait de hanter les lieux.
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nameless   28 septembre 2016
Bondrée de Andrée A. Michaud
Comme des milliers d'autres jeunes Yankees, il avait gagné à la loterie de Roosevelt un aller simple pour l'Europe, enrôlé avec tous ceux que l'on considérait comme aptes à se battre sans s'interroger sur leur aptitude à mourir ou côtoyer la mort.



Page 32
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bilodoh   03 août 2015
Bondrée de Andrée A. Michaud
Il ... se demandait comment on vieillit, si on s’enlaidit lorsqu’on a personne à qui confier sa peur de mourir ou d’arrêter de bander, personne devant qui on peut cracher la bile qui vous bloque les mâchoires si elle reste dedans



(p. 132)

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iris29   28 janvier 2019
Rivière Tremblante de Andrée A. Michaud
Il faisait tournoyer au fond de son verre la petite goutte d'alcool qui avait échappé à notre cul sec, en suivant le sens de la rotation de la terre, puis il changeait de direction, prenait le temps à rebours et recommençait. Peut- être se disait- il que si le verre pivotait assez longtemps vers l'arrière, il pourrait remonter vers le passé et obliger la terre à replier ses nuits les unes après les autres. Il aurait pourtant dû savoir qu'il ne faut pas davantage plier la nuit que le jour, qu'il faut au contraire courir et retenir ses cris, que c' est l'unique façon de sauver sa peau.
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