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Note moyenne 3.63 /5 (sur 4 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 06/04/1901
Mort(e) à : Trieste , le 08/05/1982
Biographie :

Anita Pittoni est une femme de lettres italienne.

Styliste, écrivaine, éditrice, elle a un sens du travail et de la beauté qui explose dans chacune de ses activités. Dans le domaine de la mode, dans l'Italie des années 1950, elle dessine et compose une ligne de vêtements et surtout s'engage pour la défense de l'artisanat et contre la production de masse.

Après avoir créé son propre atelier de stylisme, Anita Pittoni confectionne vêtements et accessoires, tissus d’ameublement, tapisseries et tapis, faisant usage d’une grande variété de matériaux.

On lui doit, entre autres créations, celle des costumes de l’adaptation italienne (sous le titre "La veglia dei lestofanti") de "L’Opéra de quat’sous" de Bertolt Brecht (Milan, 1930, mise en scène d’Anton Giulio Bragaglia); ainsi que les tissus et panneaux d’ameublement du paquebot transatlantique Conte di Savoia.

Dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, sa trajectoire s’oriente dès 1950 vers la littérature quand elle publie son premier recueil de proses poétiques, "Les saisons" ("Le stagioni", 1950).

Amie des intellectuels triestins parmi lesquels Roberto Baslen (l'un des fondateurs de la célèbre maison d'édition Adelphi) et le poète Umberto Saba, elle tenait salon et a monté une maison d'édition, Lo Zimbaldone, en 1949, au catalogue remarquable (Italo Svevo, Umberto Saba, Giani Stuparich, Benedetto Croce...). Anita Pittoni mettra fin au cours des années 1970 à cette aventure littéraire.

De cette effervescence intellectuelle, elle tire ses écrits. Les récits plus tardifs de "Promenade sous les armes" ("Passeggiata armata", 1971) forment avec "Les saisons" la "Confession téméraire" (Éditions la Baconnière, 2019).

La découverte par le libraire-éditeur Simone Volpato de son "Journal 1944-1945" et de sa correspondance avec Roberto Bazlen a mis en pleine lumière la personnalité hors du commun et l’œuvre singulière et charnelle d’Anita Pittoni.

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Source : terresdefemmes.blogs.com
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Anita Pittoni
deuxquatredeux   20 janvier 2021
Anita Pittoni
Trieste : "la Philadelphie de l'Europe,

le port où tous les naufragés

trouvent un refuge",

tous avec en tête le rêve

d'un Robinson Crusoé :

édifier une cité.



L'Anima di Trieste, cité dans Alphabet Triestin de Samuel Brussell
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leplaisirdelire31   26 janvier 2021
Journal : 1944-1945 de Anita Pittoni
La guerre est toujours là. Personne ne sait quel destin attend notre ville, nous attend tous. Demain, cette nuit, d'ici quelques minutes, tout sera peut-être fini. Mais, même lorsqu'il n'y a pas de guerre, tout peut finir d'un instant à l'autre, puisque chacun d'entre nous peut s'éteindre subitement.
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armand7000   17 novembre 2020
Confession téméraire de Anita Pittoni
Alors Je me sens si vivante et si heureuse, et il me vient le désir impérieux de m'allonger dans une prairie immense et verdoyante, et de regarder le ciel et de sentir sous mes mains l'herbe et les fleurs, une caresse légère et émouvante, comme si je comprenais enfin tout pour la première fois.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 4



    Il n’y a qu’une mystification dont je n’ai pas été capable :

demander pardon, c’est là mon point faible, la preuve que je

ne suis pas un être mais une force. Ah ! si seulement j’éprou-

vais le besoin de demander pardon !  Alors là, oui, je serais

moi aussi un être mortel et je pourrais espérer le repos de la

mort.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 2



    Je m’active, je m’agite, je me démène et me cache derrière

des sentiments sublimes. Mais la vérité, c’est que je ne suis rien.

Je n’existe pas. Je n’ai aucune consistance. Je ne suis que le centre

d’un mouvement, un centre vital sans loi, sans morale, sans éduca-

tion, capable seulement de mystifier. Même si je mourais de dou-

leur, ce serait une mystification. En moi, rien n’est vrai, rien ne part

d’un sentiment profond, tout provient d’un désir obscur, contrai-

gnant, impérieux de mouvement. À chacun son mouvement, et si,

pour y parvenir, il faut que j’aie des sentiments, j’en ai, j’ai les sen-

timents qui sont nécessaires, et si, pour imprimer ce mouvement,

je devais mourir, je mourrais, j’irais jusqu’à mourir de douleur.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 1



    Je suis une femme dénuée de toute raison, incapable de

sentiments. Je ne sais pas nourrir de vrais sentiments, qui plus

est, j’ai d’autres défauts. Il suffit que je veuille bien me voir telle

que je suis, que j’aie le courage de reconnaître clairement le

jugement que l’on porte sur moi et sur mes mouvements pour

me sentir toute chamboulée. Franchement, je ne sais pas com-

ment j’ai eu la force de me supporter. Je compile les mauvaises

actions : la moindre de mes respirations, mon plus fugitif coup

d’œil, la plus douce et bonne parole qui sort d’entre mes lèvres,

tout n’est que mauvaise action. Et jamais, au grand jamais, ces

mauvaises actions ne sont dirigées contre moi-même. Elles sont

réservées aux êtres qui me sont les plus chers. Personne, jamais,

ne devrait  me croire,  quoi que je fasse,  et mon geste le plus

amoureux, mon geste le plus enchanteur et désintéressé, je vous

déconseille d’y croire.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 3



    Je ne suis pas un être, je suis simplement une force qui s’est

incarnée, qui s’est concrétisée dans un corps. D’ailleurs, je ne sens

pas mon corps physique, ou plutôt je le sens comme un accident

du moment. Donc, tout ce qui en dérive est aussi un accident du

moment. Voilà ce qu’est ma vie, dans cet accident qu’est la vie

que je subis à présent. Les songes aussi peuvent s’emparer de

moi, maintenant que je suis dans cette vie, mais quelle que soit

la profondeur avec laquelle je ressens les choses,  tout reste

superficiel, comme ma vie elle-même. Tel est mon tourment.
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