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Note moyenne 3.56 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 06/04/1901
Mort(e) à : Trieste , le 08/05/1982
Biographie :

Anita Pittoni est une femme de lettres italienne.

Styliste, écrivaine, éditrice, elle a un sens du travail et de la beauté qui explose dans chacune de ses activités. Dans le domaine de la mode, dans l'Italie des années 1950, elle dessine et compose une ligne de vêtements et surtout s'engage pour la défense de l'artisanat et contre la production de masse.

Après avoir créé son propre atelier de stylisme, Anita Pittoni confectionne vêtements et accessoires, tissus d’ameublement, tapisseries et tapis, faisant usage d’une grande variété de matériaux.

On lui doit, entre autres créations, celle des costumes de l’adaptation italienne (sous le titre "La veglia dei lestofanti") de "L’Opéra de quat’sous" de Bertolt Brecht (Milan, 1930, mise en scène d’Anton Giulio Bragaglia); ainsi que les tissus et panneaux d’ameublement du paquebot transatlantique Conte di Savoia.

Dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, sa trajectoire s’oriente dès 1950 vers la littérature quand elle publie son premier recueil de proses poétiques, "Les saisons" ("Le stagioni", 1950).

Amie des intellectuels triestins parmi lesquels Roberto Baslen (l'un des fondateurs de la célèbre maison d'édition Adelphi) et le poète Umberto Saba, elle tenait salon et a monté une maison d'édition, Lo Zimbaldone, en 1949, au catalogue remarquable (Italo Svevo, Umberto Saba, Giani Stuparich, Benedetto Croce...). Anita Pittoni mettra fin au cours des années 1970 à cette aventure littéraire.

De cette effervescence intellectuelle, elle tire ses écrits. Les récits plus tardifs de "Promenade sous les armes" ("Passeggiata armata", 1971) forment avec "Les saisons" la "Confession téméraire" (Éditions la Baconnière, 2019).

La découverte par le libraire-éditeur Simone Volpato de son "Journal 1944-1945" et de sa correspondance avec Roberto Bazlen a mis en pleine lumière la personnalité hors du commun et l’œuvre singulière et charnelle d’Anita Pittoni.

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Source : terresdefemmes.blogs.com
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Bibliographie de Anita Pittoni   (2)Voir plus

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Anita Pittoni
deuxquatredeux   20 janvier 2021
Anita Pittoni
Trieste : "la Philadelphie de l'Europe,

le port où tous les naufragés

trouvent un refuge",

tous avec en tête le rêve

d'un Robinson Crusoé :

édifier une cité.



L'Anima di Trieste, cité dans Alphabet Triestin de Samuel Brussell
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Baldrico   02 avril 2021
Confession téméraire de Anita Pittoni
Et si c'était moi qui mourait la première? Il le saurait immédiatement, je crois, et il ne prendrait plus le chemin de chez moi, tout simplement. Pour lui je serais morte, bien morte, tant je suis physique. Mais au fond je sais que c'est lui qui me maintient en vie et je sais aussi que jamais il ne me laissera mourir.
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armand7000   30 janvier 2021
Journal : 1944-1945 de Anita Pittoni
C’est comme si je flottais sur une barque la nuit, sous un ciel étoilé, avec au fond de moi-même une mélancolie si profonde qu’elle n’est même plus de la mélancolie, cette mélancolie qui vous fait comprendre ce qu’est véritablement le bonheur, c’est plutôt une félicité intérieure entièrement tissée de mélancolie.
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Baldrico   27 mars 2021
Confession téméraire de Anita Pittoni
Quand j'aperçois la fenêtre, ce sont les espaces harmonieux qu'elle ceint de son contour qui viennent à ma rencontre. Je les pénètre et je regarde. Je vois la mer. Une mer immense, avec son eau irréelle; toute la mer que j'embrasse du regard depuis ces hauteurs garde la même couleur d'un vert-bleu intense, la même transparence au-dessus des abysses, la même pureté que ses eaux, ici, au-dessous de moi, où descend la pierre blanche du palais.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 2



    Je m’active, je m’agite, je me démène et me cache derrière

des sentiments sublimes. Mais la vérité, c’est que je ne suis rien.

Je n’existe pas. Je n’ai aucune consistance. Je ne suis que le centre

d’un mouvement, un centre vital sans loi, sans morale, sans éduca-

tion, capable seulement de mystifier. Même si je mourais de dou-

leur, ce serait une mystification. En moi, rien n’est vrai, rien ne part

d’un sentiment profond, tout provient d’un désir obscur, contrai-

gnant, impérieux de mouvement. À chacun son mouvement, et si,

pour y parvenir, il faut que j’aie des sentiments, j’en ai, j’ai les sen-

timents qui sont nécessaires, et si, pour imprimer ce mouvement,

je devais mourir, je mourrais, j’irais jusqu’à mourir de douleur.
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armand7000   17 novembre 2020
Confession téméraire de Anita Pittoni
Alors Je me sens si vivante et si heureuse, et il me vient le désir impérieux de m'allonger dans une prairie immense et verdoyante, et de regarder le ciel et de sentir sous mes mains l'herbe et les fleurs, une caresse légère et émouvante, comme si je comprenais enfin tout pour la première fois.
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coco4649   10 mai 2019
Confession téméraire de Anita Pittoni
CONFESSION TÉMÉRAIRE…





Extrait 4



    Il n’y a qu’une mystification dont je n’ai pas été capable :

demander pardon, c’est là mon point faible, la preuve que je

ne suis pas un être mais une force. Ah ! si seulement j’éprou-

vais le besoin de demander pardon !  Alors là, oui, je serais

moi aussi un être mortel et je pourrais espérer le repos de la

mort.
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book-en-stock   24 juillet 2021
Journal : 1944-1945 de Anita Pittoni
Pour moi, l'écriture se fabrique exactement comme un tissu, elle me ramène vraiment à mon humble travail artisanal et j'ai été ravie quand je me suis rendue compte de cette concordance; la meme loi me régit, me fait exécuter les memes mouvements , si bien que la matière et la structure du tissu, fait de mailles qui s'enchainent plutot que de fils tendus, suivent le fil de mes pensées.



p.32
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Baldrico   27 mars 2021
Confession téméraire de Anita Pittoni
Regarde: il y a chez moi, tel un maître, un chagrin profond qui se trouve là, muet, serein comme un chef de famille à sa place attribuée.
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Anita Pittoni
deuxquatredeux   03 février 2021
Anita Pittoni
La patrie, c’est la terre où l’on parle sa langue m, puis c’est la région où l’on est, puis c’est la ville où l’on est né, puis c’est la maison ou l’on vit, puis c’est la pièce où l’on travaille, qui est la plus grande de nos patries, que l’on transporte avec nous dans le monde entier, l’endroit où l’on élit sa patrie : la pièce la plus tranquille, où l’on travaille le mieux.



Cité dans Alphabet triestin de Samuel Brussels, p. 60
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