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3.8/5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1985
Biographie :

Anna Ayanoglou enseigne le français à Bruxelles et anime une émission sur la poésie sur les ondes de Radio Panik .

A reçu le prix Apollinaire découverte et le prix poésie de la SGDL (société des gens de lettres).

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Avec douze écrivains de l'Anthologie Avec Anne le Pape (violon) & Johanne Mathaly (violoncelle) Avec Anna Ayanoglou, Jean d'Amérique, Camille Bloomfield & Maïss Alrim Karfou, Cyril Dion, Pierre Guénard, Lisette Lombé, Antoine Mouton, Arthur Navellou, Suzanne Rault-Balet, Jacques Rebotier, Stéphanie Vovor, Laurence Vielle. Cette anthologie du Printemps des Poètes 2023 proposent 111 poètes contemporains et des textes pour la plupart inédits. La plus jeune a 20 ans à peine, le plus âgé était centenaire. Tous partagent notre quotidien autour de la thématique corrosive des frontières. Leurs écrits sont d'une diversité et d'une richesse stimulantes. Ils offrent un large panorama de la poésie de notre époque. Avec notamment des textes de Dominique Ané, Olivier Barbarant, Rim Battal, Tahar Ben Jelloun, Zéno Bianu, William Cliff, Cécile Coulon, Charlélie Couture, Jean D'amérique, Michel Deguy, Pauline Delabroy-Allard, Guy Goffette, Michelle Grangaud, Simon Johannin, Charles Juliet, Abdellatif Laâbi, Hervé le Tellier, Jean Portante, Jacques Roubaud, Eugène Savitzkaya, Laura Vazquez, Jean-Pierre Verheggen, Antoine Wauters… Mesure du temps La fenêtre qui donne sur les quais n'arrête pas le cours de l'eau pas plus que la lumière n'arrête la main qui ferme les rideaux Tout juste si parfois du mur un peu de plâtre se détache un pétale touche le guéridon Il arrive aussi qu'un homme laisse tomber son corps sans réveiller personne Guy Goffette – Ces mots traversent les frontières, 111 poètes d'aujourd'hui Lumière par Iris Feix, son par Lenny Szpira

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
L’IMPASSE
(suite)

Je suis prise, emmêlée
entre les allégeances
– celles que tout peuple attend
même en silence, de l’étranger
celles que mon esprit apeuré fabule –
tu ne fais rien pour t’intégrer
– pire, au lieu d’apprendre
je prends refuge
dans la langue de l’oppresseur passé
Sur un sol toujours plus dérobé
où chaque geste signale une fidélité
j’ai vu la gueule du loup, ouverte
et par un sens du devoir
rendu déraisonnable à force d’isolement
j’ai pris la peine de m’assaisonner
avant de m’y jeter.
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FLEURS SÉCHÉES

J’ai dormi une nuit dans ma chambre d’enfant
Une nuit de passage, dans le lit trop étroit

Sur les rayons des étagères
s’alignaient les tranchées du souvenir –

des babioles au vain aplomb de l’université

Entre deux classeurs j’ai trouvé un cahier

l’ai ouvert, sans soupçon –
il débordait de cursives heurtées

et au détour d’une page, un cri –

vous n’êtes que des cœurs secs
des culs serrés et des estomacs pleins

une rage, qui me rattrape.
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[…]
deux ans plus tôt en le sauvant
le traitement lui a pris sa fertilité
– elle reviendra – au téléphone
effarante, sa foi
– bien sûr j’y ai pensé
quand seuls enfin, la porte close
Il demande s’il met – non !
– un murmure
comme on jure allégeance – bien sûr
que j’ai pensé
il n’est plus ce jeune homme
plein de menaces d’enfants
il n’est plus que lui seul – et par seul
j’entends tout
– attends, attends
à ce certain élan et sans rien entre nous
j’ai perdu le sens du fini.
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PREMIER MOUVEMENT La dévoration



LA BASCULE
II

Dieu soit loué il m’est donné d’aimer encore
de vivre à perte contre le temps

de sentir le rêve et le feu rivaliser, à qui saura
ruer plus fort, entraîner l’autre plus avant ― l’espoir

n’est plus un vain secours, et son objet
approche ― j’entends ses pas, mes battements

j’attends que l’amour qui assaille
                  proclame son avènement.


p.9/10
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LE FIL DES TRAVERSEES

De ces années parfois en rêve
quelque chose me revient

Il y a toujours un départ
bercé d'incertitude et d'une étrange douceur

c'est l'aube, le crépuscule
toujours la fin et le début
mais je ne sais pas de quoi -

simplement que je dois
prendre place dans le bus qui s'en va
plein de passagers tièdes, ensommeillés -

que le bus, celui-là, trouvera mon chemin.
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La ville, souvent, n’était que ces quartiers
dont l’atmosphère disait : dernière rue
avant le vide
– et elle se poursuivait […]
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Il y a quelque part une photo – je ne l’ai plus
elle est dans ma mémoire
Je suis au pied d’une femme de granit
immense, aux traits à peine dessinés
un grand cône d’argent l’empoitraille –
troisième sein qui semble contenir son âme
– la protéger – la projeter
Elle ne trône pas – peu lui importe
elle ne guide pas – elle regarde
à travers les saisons
et je me souviens bien, posant pour la photo
serrant ses hanches j’ai prié
porte-moi.
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La danse

Les mauvais jours, tu penses: tout est écrit, déjà
dans tes liens aux racines - celles des terres lointaines
- des pièces d'un puzzle qui ne peuvent s'emboiter

mais ce n'est pas aussi figé, non ? ni aussi simple
ni aussi plat

- une danse, plutôt
oui, voilà: avec tes racines, tu danses

Vous vous toisez, vous tournez, en gestes lents
parfois tu fuis, et tu crois les avoir semées
- semées...
quand elles réapparaissent, juste devant
- et le mouvement reprend U

ne danse épuisante, suffisamment
sans la charge d'un public indiscret
des inconnus, ou non, qui en passant s'écrient :
"mais pas comme ça ", "tu devrais bien savoir, pourtant !"
- les importuns, voilà la poisse
qui s'immiscent, se massent et donnent le tempo
- le tempo ! mais il n'y en a pas

lorsque nous dansons avec nos racines
nous composons, perpétuellement.
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PREMIER MOUVEMENT La dévoration



DÉSORIGINE

Enfant, une sensation
une cicatrice inexpliquée
que les autres n’ont pas
― un peu douleur, un peu fierté

En grandissant, la conscience se précise
et avec elle le déchirement ― un camaïeu
si lent que si tu te rappelles son avancée
tu ne peux pas situer son commencement

― l’écartèlement
voilà
les bouts sont dispersés
enfouis, ou emportés

― ils l’ont été depuis la première heure
il te fallait la certitude
que rien ne se résout plus tard
pour que la conscience terrasse


p.17
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Page 28…
mais ce soir-là
dans les rues de Vilnius noyées sous le feuillage
les époques perlaient de partout, ce qui était resté
toutes les âmes, toutes les vies à plusieurs fonds.
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