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3.49/5 (sur 190 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saïgon , le 01/08/1955
Biographie :

Née au Vietnam, Anna Moï est retournée y vivre en 1992 après avoir séjourné à Paris, Tôkyô et Bangkok. Elle développe depuis 2001 une œuvre polyforme : nouvelles (L'Écho des rizières, Parfum de pagode), romans (Riz noir, Rapaces, Violon), essai (Esperanto, desesperanto), document (Vietnam) ou encore manifeste (collectif Pour une littérature-monde).

Son dernier roman, Le Venin du papillon (Gallimard, 2017), a obtenu le Prix littérature-monde, décerné lors du Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo.

Source : http://www.amazon.fr/Lann%C3%A9e-cochon-feu-Anna-Mo%C3%AF/dp/2268066274
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Migrations, exil, perte et reconstruction de soi : Seyhmus DAGTEKIN, Yamen MANAI, Anna MOÏ


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Je suis luthière. C'est un métier de peu de mots, presque un métier du silence.
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Le froid fait penser à une lame de verglas sur laquelle on glisse avec un sifflement de fermeture Éclair.
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Aujourd'hui, il me reste à récupérer mon âme errante. Si vous la rencontrez, dites-lui que mon corps est intact. quelques plaies suppurent encore, mais j'ai le temps.
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Ma mère aima tant le rouge qu'elle m'appela Garance.
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Les urbanistes français s’étaient fiés à la logique ; la première avenue devait relier la rivière (là où les bateaux accostaient) à la cathédrale. Puis, les rues parallèles à la rivière furent tracées. L’Opéra était situé sur l’axe principal église-rivière. La logique était impeccable mais quelqu’un aurait dû leur parler des ombres. Sous les tropiques, les ombres chassent les monstres dansants et bondissants. Si l’on n’est pas assez prudent, les lignes sont foutues.
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L'étroite sente aboutit à un terre-plein, longé par une rivière. Le jour a commencé à baisser. La fumée de l'incinération prolifère en torsades toujours plus épaisses et plus noires contre le ciel orangé.
Je me suis assise sur l'herbe, tournant le dos aux volutes tourbillonnantes. Les traînées sonores d'un gong frappé quelque part au loin percutent la surface de l'eau. Le bruit ricoche puis s'étale, suivit d'une autre secousse, et d'une autre encore. Un rappel, puis un autre rappel, et un rappel encore, de quelque chose d'essentiel, mais je ne sais pas de quoi. Je reste et j’attends.
La lumière défaille à chaque coup de gong, Puis elle cède par endroits à la pénombre. Un frémissement rompt à peine le silence. Plus qu'un bruit, une migration imperceptible dans le ciel. Je lève les yeux et je les aperçois, les oiseaux blancs déployés de toute leur envergure. A l'approche de l'eau, les oiseaux planent, leurs ailes immobiles jetant des ombres en forme d'origami sur l'eau calme. Des grues à tête rouge, Grus antigone, une espèce en voie de disparition. Les pointes de leurs ailes effleurent à peine mes épaules, avant de se rabattre, sur l'autre rive, lieu de leur halte nocturne. Indifférentes au gong, les grues affluent, reparties sur les deux branches imaginaires d'un "V".
Je reste en quête d'un message de délivrance, mais rien ne vient.
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Je n'aime que la poésie, comme Lê Quy Dôn, qui composait au XVIIIe siècle ses poèmes à la lumière d'un bocal de lucioles. (page 111).
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"Vous voyez les filles... Il faut toujours aller chercher la différence. Soyez différentes, ne vous conformez pas, méprisez le confucianisme, allez le plus loin possible".
Aucun homme n'est présent pour nous rappeler les dogmes de Confucius, le philosophe pour qui l'absence de talent, chez une femme, est synonyme de vertu. Personne à qui vouer le culte de l'obéissance et de la hiérarchie. Nous sommes trois femmes aussi maîtresses que possibles de notre existence.
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- J'arrête pas de te le répéter passe à la création tu es mûre.
- Un ami peintre de ma mère m'a dit "Créer c'est se jeter d'une falaise" tu vois ça comment ?
- Tu peux commencer par te jeter dans une piscine du plongeoir de trois mètres.
- Non, je veux des précipices mais il faut voir si j'y arriverai.
- Tu sais je crois qu'on ne sait jamais jusqu'au jour où on le fait.
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Quand je revois Tao, elle est ligotée sur une planche oblique, la tête en bas, ses pieds nus écorchés par la corde. Dans sa bouche est enfoncé un linge sale roulé en boule. J’ai reconnu d’abord la robe, et le jupon frémissant sous le ligotage. Elle m’a regardée et j’ai vu ses yeux très beaux et très vivants, couleur d’abîme.
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