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3.77/5 (sur 116 notes)

Nationalité : Australie
Biographie :

Anne a toujours aimé les histoires. Elle raconté déjà des histoire a ses animaux dans le bac à sable de son enfance. Une fois qu'elle a su lire, elle ne cessait plus de parcourir les livres, n'ayant pas la télévision.

Née en Australie, elle a vécu en Grèce, en Ecosse, en Malaisie... avant de revenir vivre à Melbourne, où elle réside actuellement.
Durant ses voyages, elle lisait Enid Blyton, Mary Grant, Rosemary Sutcliffe, Henry Treece, Georgette Heyer, Elyne Mitchell, Jane Austen, Dickens, Mary Stewart...

Elle a écrit son premier roman sur des ordinateurs provenant du Québec, d'Espagne, de Grèce ou encore d'Indonésie. Et puis elle a découvert la romance...

Siteweb : http://www.annegracie.com

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Citations et extraits (118) Voir plus Ajouter une citation
Jack suivait des yeux son petit manège. Dire qu’il n’avait tenu dans les moments les plus difficiles que par le souvenir de sa beauté et de sa grâce ! Là-bas, dans le feu, la poussière et le sang, il voyait comme dans un rêve cette jeune femme exquise, pleine de vitalité, qui l’attendait… Un rêve ? Allons donc ! Une chimère, rien de plus. La réalité, il la voyait là, devant lui : c’était une petite garce imbue d’elle-même. Splendide, certes, mais sans cœur.
— Regardons la réalité en face, Jack, dit-elle soudain en virevoltant pour venir se planter devant lui. Vous n’êtes plus l’homme à qui j’ai accordé ma main. Pouvez-vous encore m’offrir la vie que nous avions envisagée ? Non, bien sûr.
Elle fit un geste désinvolte.
— Je suis navrée, Jack, mais… si pénible que cela puisse être pour nous deux, cet accord n’est plus opportun, vous vous en rendez bien compte.
— Plus opportun ? Oh ! je vois, la railla-t-il. Dites-moi une chose, Julia. Qu’est-ce qui vous dérange le plus, au fond ? Est-ce la brusque disparition de ma fortune, la balafre qui me défigure, ou l’insupportable perspective de danser avec un éclopé et de devenir[…] 
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La vérité était trop laide pour que les jeunes filles, dans leur innocence, puissent l’envisager. Emmaline elle-même ne comprenait toujours pas comment cela avait pu arriver.
Mais c’était arrivé, et sa vie avait été détruite.
Non, pas détruite, se morigéna-t-elle. Elle était heureuse chez Mlle Mallard. Elle adorait enseigner, et les filles étaient merveilleuses.
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Son devoir, il l’avait accompli dans l’armée, et il s’était montré un bon soldat, même s’il haïssait les ravages causés par la guerre. Une fois la paix revenue, il avait découvert que travailler à démêler certaines affaires pour le compte de son pays lui convenait. Sous Napoléon, des frontières avaient été effacées et des alliances pulvérisées. Une nouvelle Europe prenait forme et les tractations, les intrigues et les menées secrètes étaient innombrables. Et fascinantes.
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On redoute beaucoup moins de vieillir lorsque l’on voit que même des vieilles biques peuvent encore flirter, et penser à… tu vois ce que je veux dire. Et peut-être même le faire, d’ailleurs.
Cal en resta coi. « Tu vois ce que je veux dire » ? « Le faire » ? Non, il ne l’interrogerait pas. Ce n’était pas le genre de conversation qu’il s’attendait à avoir avec sa vieille tante célibataire, pas plus qu’il ne le souhaitait.
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Elle lui jeta un regard dans lequel l’innocence le disputait à la gêne et à l’indignation. De la part d’une fille qui venait de se battre contre un ravisseur, et qui avait l’air d’avoir été traînée dans un tas de foin, puis jetée dans un enclos à cochons, l’effet était presque séduisant. Ce qui était ridicule. Ned répliqua avec irritation : — Eh bien, à moins que vous n’attendiez de moi que je reste dehors sous une pluie battante pendant que vous vous changez… Il indiqua le carreau fouetté par la pluie pour souligner son propos. — Oui, ici, dans la voiture. Et avant qu’elle ne réponde qu’elle préférerait le voir se mouiller, il attrapa une couverture de voyage doublée de fourrure. — Voilà, je vais tenir ceci en l’air pour épargner votre pudeur. Vous allez enfiler l’une de mes chemises – malheureusement, je n’ai pas de robe avec moi –, après quoi vous vous envelopperez dans cette couverture. Nous nous arrêterons dans la prochaine ville pour vous procurer une tenue plus adaptée. — Très bien. Elle dénoua le cordon de sa cape, l’enleva et la lui tendit. Il la laissa tomber sur le sol. Et sa bouche s’assécha soudain. La jeune femme portait une robe du soir à présent maculée de taches, mais il était évident qu’elle était à la fois coûteuse et à la dernière mode. Les épaisseurs de fine gaze rosée, rendues presque transparentes, lui collaient au corps telle une seconde peau, en soulignant les courbes voluptueuses. Si elle avait les mains et le visage salis de terre, ses seins, que dévoilait son décolleté, étaient ronds et laiteux. Il s’obligea à reporter les yeux sur son visage. Elle le regardait aussi, et ses yeux étaient aussi gris et liquides qu’une mer d’hiver. Ses cheveux sombres, et mouillés, dégringolaient en mèches épaisses sur ses épaules. On eût dit une sirène pulpeuse. Il déglutit lorsqu’il aperçut ses mamelons durs, d’un rose sombre, qui pointaient vers lui.
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Elle l’avait trouvé séduisant dès leur première rencontre. Elle avait été attirée par lui comme un papillon par une flamme, mais elle était restée à l’écart, consciente qu’un homme comme Ned Galbraith n’était absolument pas pour elle.
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— Arrêtez ! Laissez-moi ! Elle repoussa ses mains. Il ne résista pas et elle vacilla, heurta le bras d’un fauteuil et se rattrapa au dossier. Ses joues étaient en feu, ses lèvres gonflées et humides. Ses extraordinaires yeux gris scintillaient. Une femme en proie au désir. Après un seul petit baiser. À peine deux. — Vous êtes pleine de surprises, murmura-t-il, constatant avec satisfaction qu’il semblait très maître de lui. Ce qui était loin d’être le cas. Lady Georgiana s’essuya les lèvres du revers de la main, comme pour chasser le goût de son baiser. — Je ne sais pas ce que vous entendez par là. Sortez. Il ne bougea pas. — J’étais curieux. Je voulais savoir si vous détestiez les hommes, comme le prétend la rumeur. La rumeur était fausse. Il devait faire appel à toute sa volonté pour ne pas l’attirer à nouveau dans ses bras et reprendre là où il s’était arrêté. Ce n’était toutefois ni le lieu ni le moment. Il lui fallait s’éloigner pour réfléchir. Faire des plans. — J’éprouve de l’antipathie pour les hommes – pour vous en particulier ! — Sûrement pas, riposta-t-il avec un lent sourire. — Je ne vous supporte pas ! Je vous méprise et… Il la fit taire d’un baiser. Cette fois, quand il la relâcha, ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle se laissa tomber dans le fauteuil. L’espace d’une minute, elle garda les yeux fermés, étourdie, cherchant des paroles cinglantes à lui assener. Mais son cœur battait la chamade, elle était plongée dans une extrême confusion, et rien, absolument rien, ne lui vint à l’esprit. Quand elle rouvrit les yeux, il avait disparu.
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Pour en revenir à lady Georgiana… Il l’avait observée en restant dans l’ombre, alors que le visage de la jeune femme était éclairé par les lustres du théâtre. Elle n’avait manifesté aucun intérêt pour les jeunes gens de la loge voisine, ni pour le public élégant. Son attention était entièrement absorbée par la musique. Jusqu’à ce que Sinc la dérange avec ses remarques d’ivrogne. Sa colère avait paru authentique. Elle n’en demeurait pas moins une femme, et s’il se fiait à son expérience, les femmes avaient tendance à feindre et à jouer la comédie. Sa tante lui avait suggéré de la prendre pour épouse. Toutefois, si cette petite scène était destinée à provoquer son intérêt… Hart réfléchit. Non, ce n’était pas une tentative de marivaudage, elle pensait ce qu’elle disait. Qui était-elle en réalité ? Une écuyère déguisée en garçon ? Une passionnée d’opéra sincère ? Une mégère effrontée ? Et pourquoi ne l’avait-il encore jamais remarquée ? Son éventail se trouvait dans sa poche. Il n’aurait su dire pourquoi il l’avait ramassé, et gardé. C’était un objet absolument inutile. Il atteignit Mayfair et tourna dans Brook Street. Un rustre, vraiment ? Des pâquerettes avaient poussé sur le trottoir, entre les pavés, et scintillaient à la lumière des réverbères. Il les étêta d’un coup de canne et continua d’avancer à grands pas. Bon sang, il ne laisserait jamais une femme avoir le dernier mot. Il n’avait même pas eu l’occasion de lui proposer d’acheter son maudit cheval. Et par-dessus le marché, elle avait éveillé son désir.
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— Je suppose que vous aimez chasser ? — Vous supposez mal, rétorqua-t-elle sèchement en plongeant sa cuillère dans sa crème glacée. — Vous ne pratiquez pas la chasse à courre ? Vous ne savez pas ce que vous manquez… — La chasse au renard est une activité cruelle et méprisable. Je… — Fadaises ! C’est un sport. — Un sport ? s’exclama-t-elle en reposant bruyamment sa cuillère. Vous trouvez que c’est un sport ? Des douzaines d’hommes à cheval, accompagnés de leur meute, pourchassant un seul petit renard ? Et quand le pauvre animal épuisé et acculé abandonne la lutte, vous regardez les chiens le mettre en pièces ! C’est de la barbarie ! — Les renards sont des nuisibles qu’il faut empêcher de se multiplier, répliqua-t-il froidement. — Ce sont des créatures de Dieu, qui ont autant que nous le droit de vivre. Quand un enfant participe à la chasse pour la première fois de sa vie, vous coupez la fourrure du renard et vous essuyez le sang sur la joue du garçon en appelant cela un honneur ! Si ce n’est pas un geste barbare, je ne sais pas ce que c’est. Il y eut un court silence. George croqua un grain de raisin, et ajouta, au cas où il n’aurait pas compris : — Je déteste la chasse au renard et ceux qui la pratiquent. Le visage du duc était sculpté dans la pierre, son expression, impénétrable, ses yeux, aussi durs et froids que le silex.
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C’était comme s’il existait en elle deux Emmaline Westwood : l’une, pleine de bon sens, était capable de marcher, de parler et d’apparaître parfaitement sereine, tel l’un de ces automates qu’elle avait vus un jour dans une exposition scientifique.
L’autre, l’Emmaline sotte, romantique, crédule, restait chavirée par ce qu’elle savait pourtant n’être qu’un simple baiser.
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"Sous le Pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine..." Qui a écrit ce poème?

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