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3.59/5 (sur 64 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Fille d'institutrice, d'abord prof de gym, elle a été longtemps formatrice dans les écoles normales, notamment Nice et Draguignan, 40 ans en tout... sous le nom d'Annie Truchot. Varoise de longue date, et auteur d'une douzaine de romans, elle livre, avec « L'école des bienheureux », une apologie de la classe unique d'autrefois. Elle vit depuis plus de trente ans en pleine nature à Callian, hameau du haut Var (83), entourée de paysans dont elle s'inspire pour créer ses personnages. Elle a publié deux livres pédagogiques chez Nathan et a écrit six romans.


Source : http://www.pressesdelacite.com
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Annie Bruel
Annie Bruel, ancien professeur à Nice et à Draguignan, a longtemps vécu en pleine nature dans un hameau du haut Var. Après La Colline des contrebandiers, Le Mas des oliviers, Les Géants de pierre, Marie-Marseille et Jean du Casteloun, Les Amants de Malpasset est son sixième roman paru aux Presses de la Cité dans la collection Terres de France .
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Tout en traversant l’air doux de Provence, il avait eu le temps de voir au-delà de l’horizon l’aube à peine naissante alors que, sur le Malay, c’était encore la nuit. De si haut, un seul regard lui avait suffi pour contempler à la fois la montagne, les collines et la mer sous la lumière finissante des étoiles. Cela avait été sa plus belle traversée de ciel. Il avait été immédiatement fasciné par ce fantastique petit bout de terre.
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Nice n'était, à cette époque, qu'un petit bourg discret, enfoui entre son rocher, la mer et son fleuve, le Paillon caillouteux, qui ne devenait torrent impétueux qu'à la fonte des neiges. Dédale de ruelles étroites et sales dans lesquelles piaillait tout un peuple miséreux de pêcheurs, le Nice de ce temps-là n'était pas encore célèbre. Il n'était apprécié que de quelques aristocrates anglais fuyant les brumes londoniennes et dont les villas formaient une petite enclave très "britannique" dans le quartier de la Croix-de-Marbre. Le peuple niçois se tenait à l'écart de cette colonisation saisonnière.
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André, qu'on appelait Dédé , était un beau gaillard à l'intelligence destructrice, Gédéon, qu'on appelait Gégé, un gros poupon parfaitement niais. Cet après-midi là, après s'être observés puis affrontés corps à corps sur la terre sèche et pierreuse, ils se découvrirent tels qu'ils étaient, l'un tyran, l'autre soumis, et une singulière amitié, aussitôt, les rassembla. A l'école où ils s'assirent sur le même banc, Dédé passait son temps à tourmenter ses condisciples tandis que Gégé subissait béatement représailles et punitions.
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Il existe en Provence toute une multitude de village agrippés aux reins d'une roche et dont les maisons hautes et frêles se pressent le long de torrentueuses ruelles. Il en est d'autres nichés dans l'étroit contrefort d'un mamelon boisé, d'autres encore paisiblement enroulés autour d'un vieux château ou d'un clocher.
Mon village, lui, s'étale si langoureusement sur une cassure faite à la montagne qu'il semble, tel un chat, se prélasser au bord d'un vaste palier.
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Gasparine aimait à se souvenir. Assise à l'ombre du tilleul, elle babillait en souriant aux anges comme pour les remercier de ces moments d'abandon qui raccourcissaient de leur douce saveur ses longues journées de solitude.
J'aimais l'entendre à l'infini. Aucun livre ne serait assez long pour y consigner tout ce qu'elle m' appris. Trésor d'instants oubliés mais prestement réapparus dès qu'elle narrait de sa voix douce et chantante les multiples mésaventures qui, mises bout à bout, avaient fait l'histoire de sa vie.
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De mes calculs, je déduisis que j'avais une demi-heure devant moi. Je filai aussitôt dans la grange, à l'insu de tous - du moins me l'imaginais-je - avec un nouveau livre intitulé "Les Voyages de Gulliver".
Raisonnablement, je décidai d'en lire cinq pages, pas plus, juste pour avoir quelque chose de bon à sucer pendant que je soulèverais le fumier.
Enfoui dans la paille craquante, en dessous du fenestron qui donnait un peu de clarté, j'ouvris mon livre et, dès les premières lignes, je filai hors du temps pour me perdre dans l'espace.
Mais l'histoire traîtresse accumulait mille détours. Mon ami Gulliver, trop pointilleux dans son récit, tardait à mettre en train. Les pages tournaient toutes seules... Quand soudain le naufrage fut là, accablant, je ne trouvai plus un instant de repos. Quand mon malheureux ami échoua sur l'île de Lilliput, j'en fus tellement surpris que je décidai d'aller un peu plus en avant pour ne pas rester ignorant devant tant de mystère, un mot encore... une phrase... une page...
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Le jour qui suivit celui de ma communion, mon père décida que je n’irais plus à l’école. J’en fus désolée car j’aimais l’école. Pour le peu que j’y étais allée, j’avais beaucoup appris. En y allant le matin, dans les bois, j’apprenais mes leçons. Je regardais mon livre d’un œil et de l’autre le chemin. Quand j’arrivais, je savais tout par cœur et la bonne sœur m’en faisait souvent le compliment.

Chapitre 4
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Et voilà comment est né notre petit Camille. Sous le mûrier, entre deux bombes. Un rayon de soleil qui passait entre les feuilles a caressé sa tête juste quand elle sortait.
Qu’il était beau ce petit ! Mon petit-fils, vous ne pouvez pas vous le figurer. Un ange, tout brun et doré comme le pain. Un amour de petit garçon ! Le Vincente qui ne valait rien nous avait donné le plus bel enfant du monde. (...)
Chaque jour Blanche et moi nous nous régalions à le prendre et à le caresser. Mais sa mère tout de même, rien, pas un regard, pas un baiser, pas un sourire. C’était comme si ce n’était pas le sien. Pire : comme s’il n’existait pas !

Chapitre 18
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Quand Anaïs eut sept ans, le jour même, Justine est morte. Comme ça, sans rien dire, sans déranger. Elle est morte dans son lit, en dormant. La mort des braves gens, la mort la plus belle, celle qui console ceux qui restent, si c’est possible toutefois.
La peine que j’en ai eu, vous ne pouvez pas vous la figurer. Justine c’était toute ma famille. Mon père, ma mère, elle avait tout remplacé. Il n’y avait qu’elle qui écoutait mes peines. Avec elle seule je pouvais parfois parler de Marius. Elle était bonne et dévouée comme personne au monde. Toujours à dire les paroles qui aident et à taire les mauvaises. Elle se moquait, riait mais l’instant d’après, elle donnait sa chemise si vous la lui demandiez. Souvent, le dimanche, elle venait, appuyée sur sa canne à cause de sa mauvaise hanche, me rendre visite au hameau. Nous parlions des heures entières, elle caressait mes enfants, leur faisait des grimaces, leur donnait un bonbon… Le soir, elle repartait avec un panier plein de broussin, d’amandes et de bon pain car elle était pauvre et ne pouvait plus travailler. Elle aurait bien voulu mais plus personne ne voulait d’elle.

Chapitre 14
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