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Note moyenne 3.53 /5 (sur 55 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saumur , le 06/11/1980
Biographie :

Anthony Bussonnais est un romancier.

À 17 ans, il quitte le circuit de l'éducation nationale puis entre dans la vie active. Il travaille dans une coopérative agricole en tant que chef de conditionnement.

En 2015, il se lance dans l’écriture de son premier roman, "Un mal pour un mal", un thriller, qu’il auto-publie l’année suivante. Le chaleureux accueil reçu par le public et les retours très encourageants des lecteurs le conforte dans son envie de poursuivre.

En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque là inexploités, intitulé "Un peu de moi".

En octobre 2018, Anthony publie son second roman, "Chasse 160618" un nouveau thriller au suspense haletant.

En septembre 2019, "Chasse 160618" remporte le prix Les talents de demain, décerné par Kobo by Fnac en partenariat avec les éditions Préludes et Babelio.

Son livre est alors réédité (Préludes Noir) sous le titre "Un samedi soir entre amis".

site officiel : https://www.anthonybussonnais.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/A.Bussonnais/
Twitter : https://twitter.com/Anthony_Bxxxxxx
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Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu'ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l'heure. François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C'est le moment idéal pour décompresser et se relâcher. Quand arrive le week-end, tout est possible… même le pire. "Un samedi soir entre amis" d'Anthony Bussonnais, en librairie le 5 février 2020 et déjà disponible en ebook.

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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
galyalain   02 août 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Une fois, le bichon d’un des habitants du hameau où vit Alfred était parvenu, par on ne sait quel moyen, à se faufiler chez lui et à fouler le gazon qui entourait sa maison. Alfred avait retrouvé le petit chien blanc maculé de sang, la tête pratiquement arraché du corps, le cou en bouillie. Obama lui avait réglé son compte.
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galyalain   02 août 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Se réjouissant que sa mère accepte sa relation avec un petit-fils d’immigrés, de ceux qu’elle qualifie, ou dont elle consent à ce que François les qualifie de « bicots », de « bougnoules », voire d’ « islamistes ». Faisant l’amalgame entre islam et islamisme. Mettant tous les musulmans dans le même panier. Les accusant de tout et n’importe quoi : profiter du système, de la CAF, du RSA ; être des voleurs, être antirépublicains ; imposer leur religion, islamiser la France ; ne pas être de vrais Français…
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galyalain   02 août 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
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Ogrimoire   25 février 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Son doberman, en revanche, couché dans l’herbe fraîchement tondue, a remarqué le visiteur. Le chien lève la tête, fixe David deux secondes avant de se ruer sur lui. Élancé, musclé, d’un noir luisant contrastant avec les touches de feu : il est magnifique. David s’accroupit pour qu’il se jette dans ses bras, et manque de peu de se faire renverser. Ils s’adorent. Le jeune homme a contribué à son éducation, à son dressage.
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aurore34490   30 avril 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Le fait est que, par ici, dans la France profonde, le racisme est ordinaire. Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu' »il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu' »ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué : » Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien ». Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’Islam ni du contenu du Coran.
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collectifpolar   24 novembre 2019
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
François, fin prêt, fait tourner son trousseau dans sa main gauche, jusqu’à saisir la clé qu’il lui faut pour ouvrir l’arrière de sa voiture. Il se tient à présent devant les portes. Après avoir réglé l’inclinaison de sa frontale, de sa main droite il sort sa matraque télescopique de son étui et, d’un vif coup de poignet, la déplie. François approche la clé de la serrure. Avec son avant-bras, il essuie son nez qui goutte. Il enfonce la clé, lève sa matraque en l’air, prêt à l’abattre si cela s’avère nécessaire. Il n’a pas peur, mais il préfère se méfier. Il tourne la clé : ça remue à l’intérieur. François pose la main sur la poignée de la porte, appuie, et ouvre rapidement tout en faisant un pas en arrière pour prévenir un éventuel bondissement. Rien de tel ne se produit.
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Sabenea   29 avril 2020
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Cédric, il lui a dit qu’on était pas racistes, que c’est juste qu’on ne veut pas de bougnoules chez nous.
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mimo26   03 octobre 2019
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Des souvenirs. De ceux qui remontent à la perte d’un être cher. D’abord cette image de Mehdi, tout petit, ses cheveux noirs frisés, sa dent de devant en moins, assis sur son tricycle aux roues bleues. Puis sa joie, un peu plus tard, quand il avait rapporté sa première coupe gagnée au foot. Sa première fois en Algérie – il avait seize ans. Il se sentait étranger en arrivant sur la terre natale de ses grands-parents, mais en repartant il n’avait qu’une hâte, y revenir. Enfin, il y a quatre ans, au chevet d’Ahmed, à l’hôpital de Saumur. Alors qu’Ahmed se pensait condamné, que plus personne n’avait d’espoir. Mis à part Mehdi. Ahmed le revoit, sa main entre celles de son père. Les larmes sur son visage fermé. Il l’avait sommé de se battre. Lui rappelant cette phrase qu’Ahmed avait pour maxime sans se souvenir d’où elle lui venait : celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. « Bats-toi ! Pour maman, pour Naïma, pour Aïda, pour moi. Bats-toi ! Pour Amine (son petit-fils, l’enfant de Naïma) et tes autres petits-enfants à venir. Pour toi, pour tout le bonheur que tu as encore à vivre ! » Les larmes coulaient sur ses joues creuses. Ahmed était fier de son fils, particulièrement à cet instant. Et Mehdi avait raison : il devait se battre.

Ne pas abandonner. Ne pas laisser la maladie l’emporter.

Près du cimetière, la voiture toujours à l’arrêt, Ahmed pleure à chaudes

larmes. Ces mots que Mehdi avait prononcés résonnent encore dans sa tête. Et ils trouvent un écho aujourd’hui. Ne pas renoncer. Continuer à chercher. Il doit retrouver son fils !
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collectifpolar   24 novembre 2019
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Sylvie filme l’arc de cercle formé par le groupe d’individus, tout en s’arrêtant quelques secondes sur chaque personne. Allant jusqu’à zoomer pour capter l’expression de leur visage. La caméra tourne depuis qu’elle est descendue de voiture. À présent, il est temps pour chacun de revêtir sa cagoule. Heureusement, ça, Hélène ne l’a pas oublié.
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mimo26   03 octobre 2019
Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais
Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu’« il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu’« ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux qui osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué :

« Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien. » Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’islam ni du contenu du Coran.
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