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Note moyenne 4.13 /5 (sur 97 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1955
Mort(e) à : Angers , le 03/03/2019
Biographie :

Antoine Emaz vit à Angers, où il enseigne en collège.

Il est l'auteur d'une œuvre poétique importante et d'études littéraires sur André du Bouchet, Eugène Guillevic et Pierre Reverdy.

Depuis 1990 il a principalement publié : En deçà (Fourbis, 1990) ; C'est (Deyrolle, 1992); Poème, trois jours, l'été (éd. PAP, 1992), Peu importe (Le Dé bleu, 1993) ; Entre (Deyrolle, 1995) ; Fond d'oeil (Théodore Balmoral, 1995) ; Sable (Tarabuste, 1997) ; Boue (Deyrolle, 1997) ; Soirs (Tarabuste, 1999), Je ne (Éditions en Forêt / Verlag im Wald. 2001), Ras (Tarabuste, 2001), Cambouis (Seuil, collection Déplacement, 2009).

Source : /remue.net
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Citations et extraits (152) Voir plus Ajouter une citation
Antoine Emaz
Piatka   23 novembre 2013
Antoine Emaz
Écrire consiste d'abord à rejoindre l'énergie illisible des mots. C'est tout ce que l'on peut demander à un poète.

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Antoine Emaz
Piatka   16 octobre 2013
Antoine Emaz
Le poète est une espèce de plaque sensible qui travaille avec ce qui l'attaque et l'atteint.
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Partemps   24 septembre 2020
Caisse claire : Poèmes 1990-1997 de Antoine Emaz
C’était un temps de grisaille indéfinie – rien ne s’achevait vraiment. Cela se perpétuait seulement, de façon assez creuse. On aurait pu se contenter de cette durée pâle mais qui avait l’avantage de se maintenir, de se poursuivre à travers des journées remplies de détails à régler. Mais cela sonnait fêlé : quelque chose poussait comme à l’intérieur de cette coque et on ne voyait pas bien quoi. On se demandait si cela aurait la force de faire éclater tout ce qui s’était peu à peu incrusté, épaississant, renforçant la coquille, au fur et à mesure. En même temps que cette attente comme d’une renaissance, il y avait la crainte de bouleverser, la peur que quelque chose ne s’épuise dans le bouleversement et qu’on se retrouve défait, sans rien. On ne pouvait guère mesurer le danger, mais il pesait, et parfois faisait presque regretter le malaise sans issue mais plus supportable, semblait-il.
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Partemps   24 septembre 2020
Caisse claire : Poèmes 1990-1997 de Antoine Emaz
à l’intérieur

une masse sombre

spongieuse



elle tient le secret



on tourne autour de cela

et les mots lancés

sont immédiatement absorbés

par la masse

sans provoquer de lumière
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Partemps   24 septembre 2020
Caisse claire : Poèmes 1990-1997 de Antoine Emaz
pris dehors

dans ce qui n’a pas de nom

serré de près dedans

par ce qui n’a pas de nom



celui qui parle

forme créée par les deux pleins qui serrent
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coco4649   15 août 2016
Peau de Antoine Emaz
Il n'y a pas de bout de la nuit

seulement une maison vide

et silencieuse de tous ses murs



on est dedans



pas en prison



mais dedans



et la nuit comme aveugle

tourne en rond



les mots piochent piquent

des étoiles

on dira ça comme ça



des lumières fermées



tension



ce silence qui vient de biais si l'on n'agit pas c'est lui qui va emporter la mise la main les mots dans l'ardoise et plus rien



pas facile d'aller contre l'aigu du silence dans la maison vide il siffle comme chez lui il sape il pèse ensuite habitué qu'il est du lieu



une lame de nuit



tension sans l'avoir vue venir — vite glisser — tension — nerfs cordes mais quelle musique grommellement de mots pour rien ce bruit de chien grondant comme pour intimider le silence dessous qui passe



continuer à parler — rester dans le blanc de la lampe plutôt que la nuit qui tait la maison tait tout



un bruit d'eau presque rassure dans la gouttière



on tient à peu



[...]

+ Lire la suite
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coco4649   14 août 2016
Soirs de Antoine Emaz
accorder la langue

sur peu de choses



là ce soir

seul

avec

le jour en vrac



tout est passé





restent l'herbe

quelques feuilles tordues sèches

le froid clair encore le mur



entre l'herbe et le mur

la lumière glace

à chaque fois renvoie

une paroi de froid



à la fin le crépi

craque gris

dans le soleil qui baisse



voilà



peu de choses

dans un temps bref où passent

beaucoup de morts trop

vite



la vie dure



poser le peu comme simple

autant que possible

l'œil ras

dans l'herbe courte



les mots

on ne sait pas trop



ils tracent comme des bouclettes

des mèches de sens sans

tête



même hors vent ils frisent

quand sur la table

une bouteille tient nette

sa forme



pour bien faire il faudrait

des mots cendriers lourds

des pavés de verre clair quand

dehors brûle...

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Antoine Emaz
coco4649   25 octobre 2016
Antoine Emaz
Jaune puis gris





il y a peu d’espace devant



le ciel bleu calme par-dessus rétrécit

doucement à mesure que le mur boucle

bloque un peu plus de tête

et de réel



lentement attaquer le mortier

devenir lierre forcer faire

passer entre le temps en blocs

un peu de bleu

dans la bouche on peut



extraire l’air du mur

ou s’écraser

le choix est simple



il reste à faire

dans l’asphyxie qui vient

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coco4649   21 juin 2019
Plaie de Antoine Emaz
PLAIE, XV





Extrait 2



se débrouiller

de soi

par soi



autant commencer

tout de suite



réapprendre le simple

le naturel



c’est bizarre



toucher une peau

regarder dans les yeux

sans peur



on revient

à la rame

d’un pays seul



p.120
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Antoine Emaz
coco4649   09 février 2020
Antoine Emaz
13/06/1996





Moments sans mort d'un ciel parce que le bleu a comme déjà

ingéré, digéré, outrepassé.

Limpidité d'un ciel : grâce : tout un vocabulaire qui vient,

momentanément.



Carnets 13 mai 1996 au 8 août 1996

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