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Note moyenne 3.67 /5 (sur 193 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Boisset, Cantal , le 13/04/1942
Biographie :

Antonin Malroux est un écrivain français.

Il suit un apprentissage de tailleur d’habits, puis s’oriente vers le commerce. Responsable commercial dès l’âge de vingt-six ans, il passera sa vie dans le secteur du textile en tant que directeur de magasin cadre. Parallèlement, il commence à écrire des romans.

Retraité, il consacre son temps à sa famille et à la littérature.

En 1994, il est à l'origine de l'idée de créer un bois, une forêt… dont chaque arbre porterait le nom d’un écrivain, d’un artiste, ce qui entraînera René Varennes à la création de la Forêt des Mille Poètes à Vesdun, Cher.

Son ouvrage, "Les Chemins de la communale" (2007), a obtenu le prix littéraire du Salon du livre 2008 et "La Grange au foin" (2010) - le Prix Arverne 2011.

Antonin Malroux est aujourd’hui membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.

Le 24 mars 2016, en présence des hautes instances de l'Éducation nationale, il procède au baptême républicain de l'école communale de son village natal de Boisset, devenue "École Antonin-Malroux".
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Source : www.salondulivre.net
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A l'occasion du salon Lire à Limoges 2019, Antonin Malroux nous présente son nouveau roman "Le c?ur de mon père" Interview de Georges-Patrick Gleize


Citations et extraits (124) Voir plus Ajouter une citation
NathalC   10 février 2019
La dernière estive de Antonin Malroux
On naît, on vit, on s'aime ou on ne s'aime pas et puis on meurt, tandis que tourne la terre, dans cette lumière bleue qu'on appelle le ciel.
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Chrichrilecture   21 septembre 2020
Un fils pour mes terres de Antonin Malroux
Elle avait déjà acheté quelques meubles et une pendule. Oui, ça tient compagnie une pendule, ça ne s'arrête jamais, c'est de la vie et en même temps une compagnie sûre et fidèle. Une pendule d'occasion, certes, mais le marchand lui en avait garanti le bon fonctionnement. On l'arrêterait donc le jour de sa mort, comme le veut la coutume.
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meknes56   14 août 2019
Le jardin de Louise de Antonin Malroux
M. Bourdette, qui la côtoyait chaque jour, se mit à la couver, puis à la dévorer des yeux, sans se préoccuper de sa femme et ses enfants. Mme Bourdette ne lui donnait plus au lit ce qu’autrefois elle lui accordait de bonne grâce. Elle avait d’ailleurs pris de l’embonpoint et se négligeait, uniquement préoccupée de ses enfants. Mais elle avait remarqué les attitudes de son mari. Le doute s’installa si fort en elle qu’un matin, l’observant plus que d’habitude, elle le vit se diriger vers l’appentis où Louise préparait une grosse lessive. Elle entendit alors son homme qui, comme un fou, forçait Louise à lui céder. La jeune femme se débattait, criait, mais en vain. Mme Bourdette courut chez elle, se saisit du fusil et revint, rapide comme l’éclair. Elle poussa la porte violemment et dirigea son arme vers l’homme qu’elle ne reconnaissait plus.

– Salaud ! hurla-t-elle. Comment oses-tu t’en prendre à Louise ?

Bourdette se retourna d’un bond et vit le bout du canon à quelques centimètres de lui.

– Ne tire pas, ne tire pas je t’en prie, elle m’a provoqué et moi…

– Je t’ai entendu, salaud ! Je t’ai vu la jeter au sol ! Tu vas me payer ça, oh, tu vas me le payer cher ! Tu as voulu profiter de ta position, tu sais qu’elle a eu du malheur, tu pensais que personne ne te verrait, hein ? Ici ! Chez moi !

Paralysée, Louise ne pouvait articuler un mot. Elle rabaissait ses cotillons et, tremblante de peur, se rencogna dans la paille qu’avait éparpillée Lauressergues. Lui, remontant son pantalon, balbutiait des mots inaudibles. Il n’était pas beau à voir, l’homme. Soudain, Angèle Bourdette tourna le fusil, le saisit par le canon et, folle de rage, l’abattit sur la tête de son mari.

Louise hurla, certaine que son tour allait venir, mais il n’en fut rien. Angèle l’aida à se relever, et, sans se préoccuper du sort de son mari, la consola tendrement.

– Ne craignez rien, Louise, tout ceci restera entre nous. Les hommes se comportent parfois comme des bêtes !

Louise, encore chancelante, tentait de se ressaisir :

– Oh ! mon Dieu ! Je ne pourrai plus rester chez vous après ce qui vient d’arriver, on a frôlé un malheur !

– Le fusil n’était pas chargé, ma fille, il ne l’est jamais à la maison, pensez bien…

– Merci d’avoir été là, merci. Sans vous…

– Nous parlerons de tout ça plus tard, venez prendre quelque chose pour vous calmer. Celui-là s’en remettra, il a la tête dure… et quand il sera rétabli nous mettrons les choses au point. Pour une fois que je le prends sur le fait, nous avons des comptes à régler.

Robert Bourdette n’en était pas à son coup d’essai, tous le savaient, mais il s’en était toujours bien sorti. Jusqu’à ce jour.

– Je ne pourrai plus rester chez vous, non, je ne pourrai plus, répétait Louise.

– Que voulez-vous faire ma fille ? Chercher encore ailleurs, et avec le petit Jean qui se plaît bien chez nous avec mes enfants ?

– Je ne sais plus, je suis marquée par le mauvais sort.

– Je suis arrivée à temps, il n’y a pas eu de mal pour vous. Vous comprenez ?

Louise se tut, trop bouleversée pour décider quoi que ce soit.

Les jours suivants, l’incident donna tant d’autorité à Angèle qu’elle en profita pour prendre des initiatives étonnantes, qui allaient sauver Louise.

Angèle, autrefois, avait été une bonne ouvrière en couture. Elle avait exercé le métier de culottière- giletière. Son mariage et la venue de ses enfants l’avaient empêchée de continuer mais, parfois, elle le regrettait.

Que se passa-t-il dans sa tête ? Toujours est-il qu’elle discuta avec Louise et l’envoya vers les enfants comme s’il ne s’était rien passé. Elle avait sa petite idée.

Quand son mari apparut sur le seuil, tenant à deux mains sa tête rougie de sang, elle le cloua du regard.

– Tu as de la chance que je ne t’aie pas tué, mais la prochaine fois, il n’y aura pas de sursis. Je te le jure.

Il se dirigea en vacillant vers la souillarde et versa de l’eau dans une cuvette. Elle n’esquissa pas un geste pour le soigner.

– Je vais garder Louise. Nous nous entendons bien et je vais l’aider. Elle en a besoin.

Il se tourna vers elle, la regarda un instant, puis baissa les yeux.

– Comme tu voudras.

– Elle n’a aucun métier, pour elle les temps seront durs. Surtout si elle rencontre des gens comme toi. Je lui ai proposé de lui apprendre la couture.

– Pourquoi tu fais ça ?

– Parce que j’ai honte de toi. De ce que tu lui as fait subir. Si elle part de chez nous, blessée comme elle est, où ira-t-elle ? Que dira-t-on d’elle, et toi, qu’oseras-tu dire d’elle ? Quand elle saura travailler, je la laisserai partir, mais pas avant. Voilà ce que j’ai décidé, que ça te convienne ou pas !

C’était le deuxième coup qu’il prenait sur la tête en une journée.

Il n’avait rien à dire, et il ne dit rien.
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myriampele   15 octobre 2013
La Noisetière de Antonin Malroux
- Allez vous promener, les hommes, on n'a pas besoin de vous dans nos casseroles! proposa Amandine une fois le café pris.

- Ne nous attendez pas de sitôt, dirent-ils en s'éloignant en direction des terres.
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VACHARDTUAPIED   11 avril 2013
La Cascade des loups de Antonin Malroux
L’enfant arriva enfi n, les mains sales de terre,

comme à son habitude.

– Il y a une lettre pour toi, je vais l’ouvrir, Denis.

Une feuille pliée en quatre protégeant la

photographie d’Emma. Au dos de celle-ci :

Pour Denis, mon amour ! et pas un mot de plus.

– Tiens, c’est ta maman, mais va te laver les mains

d’abord.
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joedi   05 mars 2011
Un fils pour mes terres de Antonin Malroux
Celle que l'on avait appelée la vieille révélait un glorieux passé. Membre important de la Résistance dans l'est de la France, elle avait cependant été rasée en place publique dans la précipitation et l'euphorie de la Libération, avant que l'on puisse reconnaître l'erreur et sa véritable participation dans la lutte. Elle avait été réhabilitée, reçue et félicitée par le Général, mais la journaliste qu'elle était devenue ne pouvait oublier l'humiliation et, peu de temps après, elle s'était réfugiée ici, dans une incroyable solitude, loin d'un monde qui l'avait blessée à mort et pour qui elle avait risqué sa vie tant de fois.
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meknes56   19 août 2019
Marie des Adrets de Antonin Malroux
Marie pensait à ce qu’elle venait d’apprendre sur Albert. Il était capable de se vanter de quelque chose qui n’avait pas eu lieu mais dont personne ne pouvait prouver que ce n’était pas vrai. Germain, par sincère amitié, ne lui avait pas précisément rapporté ce qu’il avait entendu, mais un doute s’était insinué dans la tête de son amie Marie.

– Qu’est-ce qu’Albert raconte ?

– Il se vante toujours, il drague les filles et dit ce qu’il veut à leur sujet. Un jour, il se fera remettre à sa place !

– Que dit-il sur moi ?

– Sur toi comme sur d’autres… Il raconte qu’il vous aura toutes un jour.

– Ne t’arrive-t-il pas de rêver de rencontrer une princesse, Germain ? lui lança-t-elle à brûle-pourpoint.

Germain fut si surpris que ses joues s’empourprèrent, si peu habitué qu’il était à ce genre de questions.

Marie ajouta :

– Je ne voulais pas t’embarrasser… Mais il serait normal que tu y aies déjà pensé.

Les filles ont de ces idées parfois, si imprévisibles…
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joedi   05 mars 2011
Un fils pour mes terres de Antonin Malroux
Il n'y a que deux sortes de gens sur la terre : ceux qui gagnent et ceux qui perdent. Alors choisissez votre camp !
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joedi   05 mars 2011
Un fils pour mes terres de Antonin Malroux
Le paysage qui défilait, Lazare ne le voyait pas. Ses pensées ne s'accrochaient à rien, lissées par la fatigue et le chagrin. Au bout du voyage, il y avait la caserne. Cette difficile solitude de ceux qui ne peuvent s'isoler.
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BVIALLET   08 septembre 2012
La dernière estive de Antonin Malroux
Un jour je fus nouvelle dans ce village, comme vous ; la différence c'est que j'avais mon homme qui me protégeait. Hélas, il m'a quittée et m'a laissée toute vieille, toute seule et sans enfants. Il repose dans le petit cimetière... Je ne sors plus de ma maison, sauf pour m'occuper de mon jardin, mon potager est mon seul ami, et depuis on m'appelle la Vieille, toute vêtue de noir que je suis. Mais lorsque j'ouvre ma fenêtre, chacun peut voir mon fusil, et chacun sait qu'il est chargé. Un soir j'ai dû m'en servir contre des rôdeurs nocturnes, et depuis... la Vieille... on ne la dérange plus !
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