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Note moyenne 3.26 /5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paimpol , le 19/10/1851
Mort(e) à : Bandol , le 02/10/1934
Biographie :

Armand Dayot est un critique d'art et historien d'art français.

Licencié en droit à la faculté de Toulouse (1873), il est successivement chef de cabinet du préfet d'Oran (1879-1881), chef de cabinet du ministre des Beaux-Arts du cabinet Gambetta, inspecteur adjoint puis inspecteur général des Beaux-Arts (dès 1889), et, à ce titre, chargé de mission pour diffuser l'art français dans le monde.

Membre du Conseil supérieur des Beaux-Arts, il fonde "L'Art et les Artistes", revue mensuelle d'art ancien et moderne, en 1905.

En 1912, il dirige la section française des artistes représentés lors de la Sécession de Munich. En 1918, il est chargé, conjointement avec Léonce Bénédite et Arsène Alexandre, de l'évacuation des œuvres d'art appartenant aux collections de l’État.

En 1925, il quitte son poste au sein de l'administration avec le titre d'inspecteur général honoraire des Beaux-Arts et des Musées. Il termine sa carrière, nommé commandeur de la Légion d'honneur en 1926, sous la protection de Paul Léon.

Il se retire de la direction de "L'Art et les Artistes" au profit de sa fille, Madeleine, en 1930.

Il est Chevalier de la Légion d'honneur, parrainé par Ernest Renan (1891) et officier de la Légion d'honneur, parrainé par Henry Roujon (1903).
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Source : INHA
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Jacopo   11 juin 2019
Grands et Petits Maîtres Hollandais de Armand Dayot
Si l'Ecole hollandaise du XVIIe siècle a pu, en effet, entrer librement dans « sa phase de grandeur » et prendre mie place unique dans les écoles de peinture les plus réputées, grâce à la sincérité originale de sa vision et à sa forte technique faite à la fois de vigoureux accents et de nuances d'une délicatesse infinie, c'est que l'époque d'origine, avec sa noblesse hiératique, et celle de transition, malgré son pédantisme conventionnel emprunté à la décadence italienne, avaient initié l'artiste hollandais à la beauté de l'art et l'avaient soumis aux règles les plus sévères du dessin.
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Jacopo   05 juillet 2019
Salon de 1884 de Armand Dayot
Grand merci, monsieur le peintre. Je me rendrai dès demain matin à votre invitation, bien que l'inestimable bonheur m'était réservé de pouvoir dans quelques jours examiner vos chefs-d'oeuvre au Salon. Mais d'ici là on pourrait encore me faire un cruel reproche de ne pas connaître votre atelier , où vous avez, paraît-il, accumulé tous les trésors décoratifs de l'extrême Orient. J'irai monsieur le peintre ; mais si vous voulez bien me le permettre , je vais tout d'abord me reposer un peu , après avoir relu une superbe pièce de vers manuscrite d'un de mes amis , qui cherche vainement un éditeur, car il est pauvre.
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Jacopo   13 juillet 2019
L'art et les artistes, tome 11 de Armand Dayot
ALBERT BESNARD - DÉCORATEUR

QUELQUES peintres affectent de dire, en regardant les décorations de M. Albert Besnard : « C'est de la peinture de philosophe ». Pour eux, le métier seul existe, et les seuls grands peintres sont ceux qui savent modeler. « Faire tourner une pomme, qu'est auprès de cela le plafond de la Sixtine ou le Parnasse? » Aux yeux de M. Albert Besnard, la peinture n'est pas qu'un passe-temps inutile et prétentieux, « le plus vain des métiers » ; elle est, comme la musique, la littérature, la sculpture, un moyen d'expression ; elle exprime, avec les moyens particuliers à sa technique, des sensations et des idées contemporaines. M. Albert Besnard, préparé à toutes les hardiesses et à toutes les simplifications de l'oeuvre décorative par des études minutieuses et solides, par l'assouplissement que donne la pratique des métiers voisins de la peinture, tels que la gravure et le pastel, par l'étude passionnée des maîtres italiens de Florence, de Rome et de Venise, et dégagé enfin de leur imitation par des voyages en d'autres pays, par un séjour à Londres, par la vision de climats et d'écoles différents, bref, sachant tout ce qu'on peut apprendre, pouvait aborder résolument tous les sujets et, sans exprimer le dilettantisme suranné des archéologues et des brocanteurs, être de son temps, de son pays, tout en restant fidèle à une tradition technique commune à tous les temps et a tous les pays.
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Jacopo   05 mars 2019
L'Art et les Artistes, Art Anciens, Art Modernes, Art Décoratif n° 70 (octobre 1926) de Armand Dayot
« Mon divertissement, dit-il volontiers c'est le dessin ». Il se délasse à évoquer la mimique d'un corps en traits rapides; c'est pour lui un amusement, qui le repose du rude labeur du modelage. D'une manière générale, les dessins de peintres ou de sculpteurs ont la valeur de documents précieux et vivants; les tendances intimes de l'artiste s'y révèlent à nu ; une oeuvre largement élaborée est d'un sentiment moins immédiat, quelque soit l'instinct de vérité qui anime son auteur.
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Jacopo   13 juillet 2019
L'art et les artistes, tome 16 : Octobre 1912 à Mars 1913 de Armand Dayot
ALBERT DURER, CUBISTE

On n'invente jamais rien. Nos bons rapins de Montparnasse ou de Montmartre, qui étonnent si grandement certains mécènes fortement teintés de snobisme en leur faisant des mandolines qui ressemblent à des jeux de cartes, et des femmes en bleu qui ont de vagues apparences de bateaux-lavoirs, sont des retardataires. Il y a quatre siècles que l'on fait du cubisme, et que l'on sait ce qu'en vaut l'aune. Seulement, autrefois,- on se servait du cubisme ; on ne l'offrait pas tout cru à l'amateur, au public bénévole ; on était cubiste dans l'atelier, chez soi, pour s'instruire; et lorsque l'on produisait une oeuvre véritable, on devenait « rondiste ». si j'ose dire, rondiste comme les seins, comme le corps, comme les arbres, les plantes, comme tout ce qui vit enfin, puisqu'il n'y a que dans les traités de géométrie et dans les toiles de nos modernes fumistes, que les harengs saurs sont en losange, et les femmes en forme de hareng saur.
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Jacopo   13 juillet 2019
L'art et les artistes, tome 15 : Avril à Septembre 1912 de Armand Dayot
PAUL GUIGOU

ON me permettra, en venant parler de Paul Guigou, de débuter par des souvenirs personnels. Guigou est mort en 1871, il y a 41 ans. De ceux qui l'ont connu, bien peu doivent vivre aujourd'hui. Il me semble que ce que je puis dire de lui, comme témoin, sera d'un certain intérêt.

Comment fus-je amené à entrer en rapports avec lui ? Sans doute après avoir vu quelques-uns de ses tableaux. Mais où et dans quelles circonstances?

Je me rappelle toutefois que ce qui m'attira surtout vers lui, était son souci de peindre en plein air, procédé qu'adoptaient alors les plus osés des jeunes paysagistes et qu'il pratiquait lui-même systématiquement.
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Jacopo   23 août 2020
L'Oeuvre de J.-B.-S. Chardin et de J.-H. Fragonard de Armand Dayot
Quelles surprenantes images ! écrivent les Concourt, parlant de ces admirables pastels... Ce travail violent et emporté, les écrasés, les modelages, les tapotages, les balafrures, les empâtements du crayon, ces touches semées franches et rudes, ces audaces qui commandent ces tons immariables et jettent sur les papiers des couleurs toutes crues, ces dessous pareils à ceux que le scalpel trouve dans les peaux, tout cela s'harmonise à quelques pas, s'assemble et se fond, s'éclaire, et c'est de la chair qu'on a sous les yeux, de la chair vivante qui a ses plis, ses luisants, sa porosité, sa fleur d épiderme...
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Jacopo   13 juillet 2019
L'art et les artistes, tome 15 : Avril à Septembre 1912 de Armand Dayot
PAUL GUIGOU

Il expose pour ses débuts deux toiles, en 1859, à Marseille, à la Société des artistes des Bouches-du- Rhône. Il envoie, pour la première fois, à Paris au Salon, en 1863 et continue ensuite à s'y produire. Il vient alors à Paris. Il n'y fait guère qu'un séjour intermittent, retournant fréquemment se retremper resté négligé de ses compatriotes les Marseillais et il n'avait pas suffisamment attiré l'attention à Paris, pour qu'enlevé prématurément, il pût exciter l'intérêt. Guigou et son oeuvre disparaissent donc. Il n'en n'est plus question. On ignore l'homme et les tableaux restent ensevelis.
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Jacopo   23 août 2020
L'Oeuvre de J.-B.-S. Chardin et de J.-H. Fragonard de Armand Dayot
Quant à Boucher, il serait peut-être un peu téméraire de vouloir présenter son oeuvre au public, sans disposer d'une immense salle d'exposition, encore impossible à découvrir aujourd'hui, et où l'opulente fantaisie du peintre de la grâce et de la volupté « pourrait se développer » en toute liberté, représentée non seulement par les quelques portraits charmants dus à son facile pinceau, mais encore par ses fraîches bergeries, aux horizons bleus et aux personnages enrubanés, par ses panneaux décoratifs, et par les plus beaux spécimens des tapisseries nées de sa fertile et folle imagination.
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Jacopo   23 août 2020
L'Oeuvre de J.-B.-S. Chardin et de J.-H. Fragonard de Armand Dayot
Au XVIIIe siècle les jeunes artistes organisaient en plein air, le jour de l'octave de la Fête-Dieu, une exposition de leurs meilleures toiles, exposition qui durait quelques heures à peine. Ce fut à l'une de ces exhibitions, souvent très intéressantes et qui avaient lieu place Dauphine avant le défilé de la procession, que Chardin, à peine âgé de 26 ans (1726), exposa pour la première fois. Sa toile de début représentait un bas-relief en bronze. Elle fut très remarquée, et J.-B. Vanloo en fit l'acquisition, offrant même une somme supérieure à celle que demandait le jeune artiste.
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