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Note moyenne 4.43 /5 (sur 59 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Morges (Suisse) , le 01/04/1911
Mort(e) à : Marmande (Lot-et-Garonne) , le 09/10/1980
Biographie :

Armel Guerne est un poète et traducteur suisse de langue française.

Il est né de parents français en Suisse. Ses parents reviennent en France alors qu'il a neuf ans. Il poursuit ses études au lycée de Saint-Germain-en-Laye, avant de se voir couper les vivres par son père, il refuse d’étudier le commerce pour succéder à son père, patron d’usine.

Aidé par la famille de son meilleur ami Mounir Hafez, il peut continuer ses études. Il est ensuite professeur en Syrie avant de revenir en France en 1934. À la Sorbonne, il fonde avec Roger Frétigny le Groupe d'études psychologiques.

Guerne publie son premier recueil « Oraux » en 1934.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cesse toute activité littéraire pour se consacrer aux actions de résistance : il s'engage dans un réseau britannique du Special Operations Executive, le réseau Prosper-PHYSICIAN, aux côtés du chef du réseau, Francis Suttill « Prosper », dont il devient le second.

Lors de l'effondrement du réseau fin juin 1943, il est arrêté par la Gestapo, est interné à Fresnes puis près de Compiègne, est envoyé à Buchenwald, mais il réussit en chemin à s'échapper du train et finit par rejoindre Londres.

Après la guerre, il entreprend un travail conséquent de traduction des œuvres de Novalis, Höderlin, Virginia Woolf, Lao Tseu ou Kawabata.

Il se retire dans le Lot et Garonne dans un moulin qu’il a acheté en 1960. Sa santé, fragilisée à cause de la guerre s’aggrave et il meurt de maladie dix ans plus tard.

Poésie salutaire, lucide, elle prône l’espérance par un langage dépouillé.

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Source : Wikipédia
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Vidéo de

Armel GUERNE – Qui est Armel Guerne ? (France Culture, 1984) L’émission « Agora », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 10 avril 1984 sur France Culture. Invité : Dominique Gagnard.


Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   06 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
Méditer sur le verbe, secrètement, pour le salut de l’âme et l’honneur de l’esprit, est devenu, avec la fin des temps, d’une nécessité absolue. Quand tout le monde triche, il n’est ni beau, ni grand, ni héroïque d’être honnête : c’est seulement indispensable pour la sauvegarde de l’honnêteté.
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nadejda   09 avril 2015
Les romantiques allemands de Armel Guerne
Karoline von Günderode

Libre voici que je l'étais, des frontières étroites de mon individu ; et cessant d'être une goutte isolée, j'avais été rendue au tout que je possédais à mon tour ; du tout j'avais la pensée, du tout j'avais le sentiment ; dans l'océan j'étais une onde, dans le soleil j'étais rayon, avec les astres la gravitation ; en tout j'avais sentiment de moi-même, et en moi-même je jouissais de tout. p 686
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nadejda   13 janvier 2011
Fragments de Armel Guerne
Société de consommation ? C'est société anthropophage qu'il faudrait dire : une société de consommés. Ils gueulent, mais tous se font manger avec l'espoir, eux aussi, qu'ils mangeront tous les autres.
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frederiqueM   08 octobre 2010
Fragments de Armel Guerne
Si le monde est si loin, à présent, de la poésie qui a toujours été si prés du monde, c’est qu’elle est avant tout une école où l’on apprend comment se taire, et pourquoi.



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nadejda   05 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
Armel Guerne se plait à voir dans l'Orient l'origine même de la civilisation avant qu'elle ne dégénère (...)

En s’étendant vers l’Occident, la civilisation a progressé vers sa déchéance, vers la trahison de sa source, poétique et édénique : car c’est bien en Orient que se trouvait l’Eden perdu, et cet Orient éveille encore en nos mémoires la nostalgie de cette première patrie de l’enfance de l’humanité, la nostalgie de l’enfance elle-même, que nous aspirons à retrouver avec « le délicieux jardin de ces Mésopotamies où l’on sait que jadis, caché dans la fraîcheur de ses ombrages, se situait l’Eden ». Préface de Sylvia Massias
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frederiqueM   08 octobre 2010
Fragments de Armel Guerne
Bientôt nous verrons les hommes (comme ils le font déjà sans le savoir) transporter matériellement avec eux leur petite provision de ténèbres, afin d’y voir briller leurs lumières.



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nadejda   05 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
La vie n’est pas derrière, mais toujours devant, toujours à vivre, comme la poésie qui est élan vers le ciel : « il n’y a que la poésie qui puisse être, comme elle l’est, la fille unique de l’espérance. Tout y est avenir. Tout est toujours devant. […] Le souffle vient de là. On n’a derrière soi plus absolument rien. »



Préface au Verbe nu de Sylvia Massias, citation tirée du texte liminaire à "Rapsodie des fins dernières"
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jmb33320   15 décembre 2018
Les romantiques allemands de Armel Guerne
NOVALIS



Le vrai lecteur, il faut qu’il soit l’auteur amplifié. Il est cette suprême instance qui reprend la cause préparée déjà en première instance. Le sentiment, grâce auquel l’auteur a distingué les unes des autres les différentes matières de son écrit, chez le lecteur distingue le gros du fin, ce qui est encore fruste de ce qui est élaboré ; et si le lecteur retravaillait le livre à son idée, un deuxième lecteur le purifierait encore, en sorte que la masse ainsi travaillée viendrait toujours de nouveau prendre forme en des vases d’une efficacité plus fraîche, pour devenir enfin essentiellement partie intégrante, membre propre de l’esprit opérant.



Par une lecture et une relecture impartiale de son propre livre, l’auteur lui-même peut le décanter et le purifier. Chez les autres lecteurs, les inconnus, il se fait d’ordinaire que l’essentiel est égaré du même coup, puisque si rare est le don d’entrer pleinement et à fond dans une idée étrangère, dans l’idée de quelqu’un d’autre. Souvent même en-va-t-il pareillement chez l’auteur lui-même. Ce n’est point la marque d’une plus grande culture et d’une plus grande puissance, que de laisser tomber l’arrêt d’une juste critique sur un livre : la nouveauté d’impression rend toute naturelle une plus grande acuité de l’esprit.



(Page 246)
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colimasson   27 décembre 2018
L'âme insurgée de Armel Guerne
Les autres sont des morts, un nombre seulement, des impersonnes qui sont nées mortes dans leur époque dont elles ne toucheront jamais le vrai moment du doigt ; de mornes effigies qui se figurent – oh ! non pas être : cela se sent – mais avoir, avoir une vie parce qu’un temps les véhicule et les agite, parce qu’elles ont un matricule et connaissent le numéro ; d’impossibles médailles frappées sur une face à l’image de l’homme et sur l’autre de rien, façonnées de ce néant auquel elles appartiennent. La prolifération grouillante du non-être. Un modelage de l’absence certifié copie conforme. Et parce qu’il est vrai que les institutions que les hommes se sont données, jusqu’aux églises qu’ils se veulent à présent, ne font toujours appel qu’au pire de nous-mêmes et jamais au meilleur, on comprend que l’humanité soit démoralisée et ne puisse jamais apprendre ce qu’elle vaut, tout près de quelles plénitudes elle promène son vide, devant quelles félicités immensément impatientes elle accable son cœur d’ombres sordides et d’amertumes imbéciles – incapable dedans de s’inventer, incapable dehors de sentir son péril. Car la violence, évidemment, est le seul exutoire de ce mutisme intérieur.
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Armel Guerne
Joualvert   08 mars 2017
Armel Guerne
Tous vous tendent leurs pièges, savants, politiciens, banquiers ; les pièges où eux-mêmes sont pris. Le poète vous tend sa bouée, et s'il le peut, sa main.



(Dans la préface de sa traduction des ''Disciples à Saïs, Hymnes à la nuit, Chants religieux'' de Novalis.)
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