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Note moyenne 4.38 /5 (sur 65 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Morges (Suisse) , le 01/04/1911
Mort(e) à : Marmande (Lot-et-Garonne) , le 09/10/1980
Biographie :

Armel Guerne est un poète et traducteur suisse de langue française.

Il est né de parents français en Suisse. Ses parents reviennent en France alors qu'il a neuf ans. Il poursuit ses études au lycée de Saint-Germain-en-Laye, avant de se voir couper les vivres par son père, il refuse d’étudier le commerce pour succéder à son père, patron d’usine.

Aidé par la famille de son meilleur ami Mounir Hafez, il peut continuer ses études. Il est ensuite professeur en Syrie avant de revenir en France en 1934. À la Sorbonne, il fonde avec Roger Frétigny le Groupe d'études psychologiques.

Guerne publie son premier recueil « Oraux » en 1934.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cesse toute activité littéraire pour se consacrer aux actions de résistance : il s'engage dans un réseau britannique du Special Operations Executive, le réseau Prosper-PHYSICIAN, aux côtés du chef du réseau, Francis Suttill « Prosper », dont il devient le second.

Lors de l'effondrement du réseau fin juin 1943, il est arrêté par la Gestapo, est interné à Fresnes puis près de Compiègne, est envoyé à Buchenwald, mais il réussit en chemin à s'échapper du train et finit par rejoindre Londres.

Après la guerre, il entreprend un travail conséquent de traduction des œuvres de Novalis, Höderlin, Virginia Woolf, Lao Tseu ou Kawabata.

Il se retire dans le Lot et Garonne dans un moulin qu’il a acheté en 1960. Sa santé, fragilisée à cause de la guerre s’aggrave et il meurt de maladie dix ans plus tard.

Poésie salutaire, lucide, elle prône l’espérance par un langage dépouillé.

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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Armel Guerne   (50)Voir plus

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Vidéo de

Armel GUERNE – Qui est Armel Guerne ? (France Culture, 1984) L’émission « Agora », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 10 avril 1984 sur France Culture. Invité : Dominique Gagnard.


Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   06 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
Méditer sur le verbe, secrètement, pour le salut de l’âme et l’honneur de l’esprit, est devenu, avec la fin des temps, d’une nécessité absolue. Quand tout le monde triche, il n’est ni beau, ni grand, ni héroïque d’être honnête : c’est seulement indispensable pour la sauvegarde de l’honnêteté.
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nadejda   09 avril 2015
Les romantiques allemands de Armel Guerne
Karoline von Günderode

Libre voici que je l'étais, des frontières étroites de mon individu ; et cessant d'être une goutte isolée, j'avais été rendue au tout que je possédais à mon tour ; du tout j'avais la pensée, du tout j'avais le sentiment ; dans l'océan j'étais une onde, dans le soleil j'étais rayon, avec les astres la gravitation ; en tout j'avais sentiment de moi-même, et en moi-même je jouissais de tout. p 686
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nadejda   13 janvier 2011
Fragments de Armel Guerne
Société de consommation ? C'est société anthropophage qu'il faudrait dire : une société de consommés. Ils gueulent, mais tous se font manger avec l'espoir, eux aussi, qu'ils mangeront tous les autres.
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frederiqueM   08 octobre 2010
Fragments de Armel Guerne
Si le monde est si loin, à présent, de la poésie qui a toujours été si prés du monde, c’est qu’elle est avant tout une école où l’on apprend comment se taire, et pourquoi.



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nadejda   05 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
Armel Guerne se plait à voir dans l'Orient l'origine même de la civilisation avant qu'elle ne dégénère (...)

En s’étendant vers l’Occident, la civilisation a progressé vers sa déchéance, vers la trahison de sa source, poétique et édénique : car c’est bien en Orient que se trouvait l’Eden perdu, et cet Orient éveille encore en nos mémoires la nostalgie de cette première patrie de l’enfance de l’humanité, la nostalgie de l’enfance elle-même, que nous aspirons à retrouver avec « le délicieux jardin de ces Mésopotamies où l’on sait que jadis, caché dans la fraîcheur de ses ombrages, se situait l’Eden ». Préface de Sylvia Massias
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frederiqueM   08 octobre 2010
Fragments de Armel Guerne
Bientôt nous verrons les hommes (comme ils le font déjà sans le savoir) transporter matériellement avec eux leur petite provision de ténèbres, afin d’y voir briller leurs lumières.



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sonatem   22 avril 2022
Le poids vivant de la parole suivi de Au bout du temps et poèmes Inédits de Armel Guerne
SAINTE SOLITUDE



Virginal horizon tendu

À l’angle des mémoires,

Désert de pureté

Néant noir inconnu :

Je suis l’ombre dit l’ombre

Et mon ombre n’est pas.



Je suis l’errant qui ne sais pas

Dit le vent où il va,

Portant dans l’urne des printemps

Ou sur la croix des hivers

Un chant plus solitaire

Que le gémissement d’un mort.



Je suis qui parle dit la voix

Plus lourdes d’évidences, dévalant les parois

De l’invisible,

Plus lourde d’éminence que la réalité.

Océan, océan, vieux rebelle

Toi qui brasses et la rumeur

Millénaire et l’instant

Tout en précipitant les matins nus

Au labyrinthe de tes profondeurs ;

Vieil océan vengeur

Marins peuplés d’éternités

Et de folles géographies,

Toujours depuis toujours

Halant sous le soleil et dans la nuit

Ton voyage sans bords :

Je suis la mer, dis-tu ;

Et toutes choses à jamais

Sont enchantées

Dans ton silence triomphal.



Mais autour des sommets, la meute des abîmes…



Car voici que le nombre a dit le nombre

Au nombre, et le matin brutal détruit

Les châteaux de la nuit.

Je suis celui qui fut

Voyageur, voyageur

Venu sous le soleil et les mains de la pluie

Celui qui est et qui n’est plus,

Car voici que le don de vie

A passé par les fleurs ;

Je suis le coeur, je suis le nom,

Je suis l’itinérant qui longe l’horizon

Et voici que le ciel se ferme comme un poing.



Consolez-vous de lui, maisons abandonnées !

Ces deuils extasiés n’avaient point de racines,

Et du lent paysage ils n’avaient point l’accueil.

Consolez-vous de moi, rochers subtils

Penchés au creux torride de l’été

Sur les sources taries.

Dans l’immobile extase du silence

Une respiration – mais où ?

Bat comme un pouls.

Retentissantes sont les profondes années

Loin au-dessous.



Prophétique lumière ! émerveillée

des feux qui transitent l’abîme,

Est-ce toi, pâlissante éblouie

Aux jeunes franges du matin ?

Est-ce toi ?

Et ta danse vertigineuse

Est emplie d’anges et de démons

Plus transparents encore et plus légers

Que la transparence inouïe

De ta joyeuse incantation !



Blanches ténèbres radieuses

Épaissies de splendeur,

Blanche ténèbre enfin blessée

Sanglante de lumière et de solennité,

Vois : l’immobile orage de l’attente

N’attends plus

Maintenant sous la neige

Impatiente et furtive

De l’éternité.

Et je ferme mes yeux en toi.



1958



Le poids vivant de la parole, pp. 37-39.
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Armel Guerne
Joualvert   08 mars 2017
Armel Guerne
Tous vous tendent leurs pièges, savants, politiciens, banquiers ; les pièges où eux-mêmes sont pris. Le poète vous tend sa bouée, et s'il le peut, sa main.



(Dans la préface de sa traduction des ''Disciples à Saïs, Hymnes à la nuit, Chants religieux'' de Novalis.)
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nadejda   05 octobre 2015
Le Verbe nu : Méditation pour la fin des temps de Armel Guerne
La vie n’est pas derrière, mais toujours devant, toujours à vivre, comme la poésie qui est élan vers le ciel : « il n’y a que la poésie qui puisse être, comme elle l’est, la fille unique de l’espérance. Tout y est avenir. Tout est toujours devant. […] Le souffle vient de là. On n’a derrière soi plus absolument rien. »



Préface au Verbe nu de Sylvia Massias, citation tirée du texte liminaire à "Rapsodie des fins dernières"
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colimasson   28 janvier 2019
L'âme insurgée de Armel Guerne
On commence à avoir écrit pas mal de bêtises sur Hölderlin. Acharnement de la petitesse sur la grandeur. C’est un bien grand malheur pour les poètes quand ils deviennent la proie des philosophes, puis des commentateurs de philosophes, et après eux de tous les écrivains-canards des basses eaux.
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