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Note moyenne 4.17 /5 (sur 109 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Hambourg , le 18/01/1914
Mort(e) à : Celle , le 03/06/1979
Biographie :

Arno Otto Schmidt, est un écrivain allemand qui, dans une approche impertinente et rigoureuse de l’écriture, a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du XXe siècle.





Source : wikipédia
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Bibliographie de Arno Schmidt   (15)Voir plus

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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Yalimapo   11 janvier 2022
Scènes de la vie d'un faune de Arno Schmidt
Heilitler Vousdésirez? (d'accord pour être citoyen et pour la cohésion du pays; ta main droite doit ignorer.

Et donc, je l'élevai mollement esquissant le salut allemand, tout en serrant le poing de la gauche, la main libre : de la sorte, je scinderai ma vie en deux : une moitié paume ouverte, loyaliste envers l'État. Et la gauche serrant le poing).

Je me réserve toute action contre l'État! : c'est la condition nécessaire à ma sécurité d'être humain! En effet, l'État peut me contraindre par la force à faire tout ce qui semblera bon à ses dirigeants responsables-irresponsable

moi, par contre, je n'ai pas le pouvoir, au besoin par la force, de contraindre l'État à la raison ou à la justice ou au respect de ses devoirs.
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deuxquatredeux   04 mars 2017
Brand's Haide de Arno Schmidt
Poète : si le peuple t’applaudit, interroge-toi : qu’ai-je mal fait ?! S’il t’applaudit aussi pour ton second livre : jamais tu ne seras un grand.
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Arno Schmidt
darkdays   06 juillet 2021
Arno Schmidt
En tout cas, l'axe du fauteuil pivotant du Sous-Préfet n'est pas celui de la terre.
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Charybde2   30 mars 2015
Miroirs noirs de Arno Schmidt
Le coin de lune fut enfoncé dans un nuage, qui s’écartela lentement ; une lumière ténue, margarinienne, tomba sur la photo de sous-officier à côté de la porte : le remerciement de la mère patrie : en ce bon vieux temps après la Première Guerre mondiale, cela signifiait : un orgue de Barbarie, et un écriteau au cou . (Mais par deux fois les Allemands réclamèrent de nouveau à grands cris des « Garde à vous ! » et des « Qu’il est beau d’être soldat ! » : they asked for it, and they got it !)
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Charybde2   22 février 2015
Léviathan de Arno Schmidt
12e jour

Vent de nord et ses bourrasques de sable (on dirait un menu). Dans la tourmente, ombres furtives. – J’ai ordonné une marge d’erreur de près de 4 stades : n’ayant pas vu le soleil pour la plus grande partie de la journée, j’étais obligé de deviner où était le Sud. Eh oui ! Nous fonçons au jugé ; tout à la gloire d’Ératosthène. – Je souhaite de tous mes vœux que l’humanité trouve au plus vite les moyens de s’anéantir ; certes, il est à craindre que cela mette pas mal de temps, mais ils y parviendront, j’en suis sûr. Ils devraient apprendre à voler dans les airs : ils pourraient ainsi lancer des brandons sur les villes en toute sûreté (belle image : une nef au gros ventre d’airain avec une poignée d’hommes en armure qui jettent en ricanant des bûches brûlantes, tandis que d’en bas hurle un tir nourri de flèches vers les monstres caparaçonnés. Des jarres d’acier aussi qui déversent de l’huile enflammée. Et du poison. Dans les fontaines. La nuit.) Oh, ils finiront par trouver (avec tout ce qui me vient à l’esprit !) Car ils pervertissent tout. L’écriture : elle était destinée à conserver pour l’éternité des poèmes, des sagesses et des souvenirs – mais, eux, ils vous tartinent des myriades de romans de pacotille et des appels à la haine. Les métaux ? En un tournemain, ils vous ont fait des épées et des pointes de flèches. – Le feu ? L’instant d’après les villes flambent. Et sur l’agora se presse la foule des joueurs de passe-passe, des spadassins, des écorcheurs, des entremetteurs, des charlatans et des putains. Et dans le meilleur des cas, ce sont des imbéciles, des freluquets ou des vociférateurs sans cervelle. Et tout ce beau monde est suffisant, joue la respectabilité, fait des courbettes, se rengorge, fait des moulinets avec les bras, roule les yeux, caquette, croasse. (Ils ne manquent pas d’expressions : >Il a vécu< traduisez par : c’en est un qui a fait son plein de crapuleries. – >Il s’est forgé un caractère< : s’est enfin débarrassé de tout idéal. – >Il a de l’aisance< : arrogant et mûr pour la potence.) Voilà pour les petits ; quant aux > grands < : les hommes d’État, les politiciens, les orateurs ; les princes, les généraux, les officiers, étranglez-les sur-le-champ, avant qu’ils aient eu le temps ou l’occasion de conquérir le titre de > grand < aux dépens de l’humanité. – Seuls méritent ce titre : les artistes et les savants ! Et sinon personne ! Le plus modeste d’entre eux, s’il est honnête, est mille fois plus grand que le grand Xerxès. – Si les dieux m’accordaient 3 vœux, mon premier serait qu’ils débarrassent immédiatement la terre de l’humanité. Et des animaux (eux aussi sont trop méchants déjà). Et surtout des plantes (sauf les insectivores). – Le vent souffle plus fort. (« Enthymésis ou C.J.V.H. »)

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Charybde2   07 octobre 2014
Scènes de la vie d'un faune de Arno Schmidt
À Bergen-Belsen : (comme SS, il avait été affecté au personnel du camp, ce gros porc). "Ah, là-bas, ils travaillent tous, faut voir ça !", sourire hargneux maison de maître : "Les Juifs." Une pause. Il rapprocha la fiche de ses yeux bleu-bouffi ; mais fallait que ça sorte : "Et s’ils mouftent – au poteau" – ?!!? – : "Au gibet spécial."

Rien ! Je ne sais rien ! J’me mêle de rien ! (Mais il y a une chose que je sais : Tous les politiques, tous les généraux, tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, commandent, donnent les ordres, sont des pourris ! Sans exception ! Tous ! Je me rappelle encore très bien les grands pogroms ; j’oublierai pas la fois où les types de la SA, chez le Dr fränkel, ont fracassé à coups de hache sa machine à écrire et les cris aigus de son piano quand ils le lui ont balancé par la fenêtre, le poussant au suicide ! : Mais viendra le jour, messieurs les salopards. Et malheur à celui qui "vous donne une nouvelle chance" !)
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nathalie_MarketMarcel   14 août 2012
Vaches en demi-deuil de Arno Schmidt
Alors que "L’Aubergiste" apparaissait dans l’encadrement de sa porte (comme seul on peut apparaître dans une porte qui vous appartient) : la remplissant d’une manière offensante ; sur la tête massive la casquette ; à la main un trousseau de clés (surdimensionnées) ; propriétaire foncier considérabilissime.
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nathalie_MarketMarcel   07 juin 2013
Scènes de la vie d'un faune de Arno Schmidt
(Je n’aime pas les régions montagneuses : pas plus le dialecte pâteux de leurs habitants que leur terrain plein de boursouflures, leur tectonique baroque. Pour moi, un paysage doit être plat, étal, sur des kilomètres, la lande, la forêt, les prairies, la brume, le silence.)
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valaflebu   06 décembre 2011
Scènes de la vie d'un faune de Arno Schmidt
La fenêtre à guillotine se rebella en claquant dans son cadre ; le soleil vidait son pus au-dessus de la forêt ; un garçon de ferme bleu labourait la terre gluante. Une herse faisait la harpe (un non-sens absolu, acoustiquement parlant !) : « Êtes-vous bien conscient, Herr Peters, que tout ça peut finir par nous apporter la guerre ? » Mais il n’avait pas connu la Grande Guerre et grattait l’occiput de sa tête dure, l’air buté : « Le Führer ne veut pas la guerre ! »
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Charybde2   07 octobre 2014
Scènes de la vie d'un faune de Arno Schmidt
Ma vie ? ! ; n’est pas un continuum ! (pas seulement qu’elle se présente en segments blancs et noirs, fragmentés par l’alternance jour, nuit ! Car même de jour, chez moi, c’est pas le même qui va à la gare ; qui fait ses heures de bureau ; qui bouquine ; arpente la lande ; copule ; bavarde ; écrit ; polypenseur ; tiroirs qui dégringolent éparpillant leur contenu ; qui court ; fume ; défèque ; écoutelaradio ; qui dit "monsieur le Sous-préfet" : that’s me !) : un plein plateau de snapshots brillants.

Pas un continuum, pas un continuum ! : tel est le cours de ma vie, tel celui des souvenirs (de la façon qu’un spasmophile peut voir un orage la nuit) :

Flash : une maison nue de cité ouvrière grince des dents dans la broussaille d’un vert toxique : la nuit.

Flash : des faces blanches qui zyeutent, des langues dentellent au fuseau, des doigts font leurs dents : la nuit.

Flash : membres d’arbres dressés ; gamins poussant leur cerceau ; des femmes coquinent ; des filles taquinent à corsage ouvert : la nuit.

Flash : pauvre de moi : la nuit !!

Mais moi, dire que ma vie m’apparaisse comme le fleuve majestueux d’une chaîne de production, ça non, je peux pas dire ! (et les raisons).
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