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3.03/5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 16/08/1859
Mort(e) à : Brain-sur-Allonnes , le 01/10/1937
Biographie :

Arsène Alexandre (Arsène Urbain Pierre) est un critique et écrivain d'art, collectionneur et fonctionnaire des Beaux-Arts ( Inspecteur Général des Musées français).

Il collabore à l'Événement, au Paris et à l'Éclair et participe en 1894 à la fondation du journal satirique Le Rire dont il devient le directeur artistique. Il est ensuite critique d'art au Figaro. C'est lui et Félix Fénéon qui employèrent les premiers le terme de « néo-impressionnisme » en 1886. C'est lui aussi qui utilisa le premier le terme d'« école de Rouen » en 19022. Il est également l'auteur de nombreuses articles critiques pour Le Théâtre notamment « Le Théâtre au Salon » en juin 1898 et aussi de quelques critiques dramatiques.
Habitué du Grenier des Goncourt, il est proche des grands artistes et écrivains de l'époque comme Rodin, Antonio de La Gandara, Carrière, Raffaëlli, Edmond Rostand, Émile Zola ou encore Alphonse Daudet.
Lors de la Première Guerre mondiale, il est Inspecteur Général des Musées sous la supervision du sous-secrétaire d’État des Beaux-Arts Albert Dalimier, poste pour lequel il est chargé de veiller au rapatriement d’œuvres d'art de musées de province et constater les dégâts subis par les biens culturels.

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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
90. — BALZAC.
Nous l'avons dit, ceci n'est point un livre de discussion, mais de bonne foi et d'explication simple. Aussi nous nous abstiendrons de revenir sur les polémiques retentissantes qui s'engagèrent au sujet de cette oeuvre à deux reprises, dont une avant même qu'elle fût exposée. Pendant que s'élaborait cette statue, M. Roger Marx, admis à la voir dans l'atelier de l'artiste, la décrivait ainsi :
Balzac est figuré debout, drapé dans le froc de dominicain qui fut le suaire jamais quitté de ce penseur opiniâtrement rivé à la tâche, selon la manière des moines du vieil âge. Et comme l'ample vêtement séculaire n'accuse aucune date, la pensée va généralisant et la seule idée suggérée par le costume est celle de la réclusion laborieuse, celle du travail repris à chaque aube, sans trêve ni merci.
Cependant, il ne faut point insister outre mesure. A une technique toute-puissante et admirablement sûre, Rodin joint les soucis d'intellectualité les plus rares, et dans ses statues iconiques — qu'il s'agisse de Bastien Lepage ou de Claude Lorrain — le vêtement, relégué au rang de cadre ou d'accompagnement, ne remplit point d'autre rôle que dans la plupart des portraits de Frans Hais et de Rembrandt. Point du tout photographique, indiqué largement au moyen d'abréviations voulues, jamais il ne nuit à la signification du geste, jamais il ne distrait l'attention du visage, où est la vie et la pensée. Ici l'attitude est pleine de calme et de souveraine quiétude ; les bras sont croisés sur la poitrine, sans laisser rien voir de ces mains de prélat dont Balzac tirait vanité, et pour cela même, immédiatement l'œil se porte sur le masque et en veut pénétrer l'énigme.
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Argenteuil marquait une phase capitale dans la première période de sa vie. Il cessait d'être nomade, ne s'étant guère fixé un moment qu'en campement à Fontainebleau en compagnie de Renoir et de Sisley. Combien de fois Renoir m'a-t-il conté ce moment d'anxieuse insouciance de trois jeunes peintres inconnus, dénués de ressources et résolus à n'en pas acquérir par les formules qui avaient alors le succès. Sisley représentait la gaîté à toute épreuve, lui devenu plus tard si sombre ! Renoir ingénieux, spirituel, sensible, moqueur, recourant à l'occasion, pour le gagne-pain commun, à l'exécution au compte d'un marchand spécialiste, de faux Théodore Rousseau qu'il réussissait suffisamment. Monet, lui, personnifiait la volonté, la volonté concentrée et inflexible. Lorsqu'il fut enfin fixé à Argenteuil, chez lui, la vie put présenter encore des heures difficiles, mais la nature se découvrait à lui plus vaste, on pourrait dire plus respirable.
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Le tableau (Portrait des amies) fut exposé au Salon de 1881. Il remporta une mention. L'on n'imagine plus aujourd'hui ce que représentait de succès un pareil titre à une époque où la lutte pour les médailles était acharnée, ni ce que cette lutte comportait d'intrigues, de trafics d'influences, de marchandages et faisait naître de haines. Il fallait qu'une œuvre signée d'un nom ignoré s'imposât par des qualités indiscutables, Il serait superflu de dire ici que la pauvre Breslau, si laborieuse et si digne, demeurée en dehors de ces tristes mêlées et n'ayant ni relations, ni protections d'aucune sorte, fut la première surprise de cette mention qui pour cette fois méritait si bien la sacramentelle épithète d'honorable.
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Gauguin voulait demeurer maître de la tonalité dans laquelle il avait senti sa symphonie, pourvu que cette tonalité fût suggérée par l'accord entre sa pensée et sa nature. Mais cela acquis il pouvait, grâce aux équivalents adoptés, faire de sa couleur la vie même de son dessin. De là sa parole si expressive : " La ligne c'est la couleur." Et la peinture ainsi comprise devenait une transposition aussi légitime que féconde.
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Pissarro a toujours été un peintre amoureux de la nature vivante. Les grands bonheurs de sa vie d'artiste, contre vents et marées, contre misère et critiques, ont été de peindre de la terre et des arbres, et les êtres qui s'y meuvent, qui respirent sous le grand ciel sans le voir autrement que comme une sorte de baromètre, courbés qu'ils sont, d'esprit et de corps vers les Iabours, les sarclages et les fenaisons.
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Enfin l'Angleterre voit naître très tard chez elle une école formée rapidement d'apports étrangers, non moins rapidement assimilés, et sans interruption, avec des tendances très diverses, elle produit les plus curieux artistes. A l'heure actuelle, elle est encore une des rares nations qui aient une école dans le vrai sens du mot, et toute appréciation à part.
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Il s'en faut que Chardin, au sortir de l'atelier de Cazes soit un artiste, ait conscience de ce qu'il veut et peut faire. Il cherche à s'employer comme il peut, comme une sorte de manœuvre plein de bonne volonté et d'une heureuse ignorance. Un jour il est chez Noël-Nicolas Coypel comme aide, et l'artiste le juge digne de peindre un fusil dans un portrait de chasseur, quitte à le retoucher. Un autre jour le voilà embauché par Van Loo pour des travaux de restauration à Fontainebleau. Pendant tout ce temps le bon garçon travaille assidûment, ingénument; aucune leçon n'est pour lui perdue, pas plus l'intérêt qu'il peut y avoir à bien peindre un simple accessoire, tel que le fameux fusil, à le bien disposer en bonne lumière, que les enseignements de tel ou tel maître qu'il va suivre à l'Académie, tout en pensant aux moyens de gagner sa vie.
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LE VIEIL ARBRE.
Un faune, rugueux et noueux comme un vieil arbre étend ses bras comme des branches, et lève en avant sa jambe velue au sabot fourchu de bouc, semblable à une racine arrachée de terre. Son front, autour duquel des cornes s'enroulent en fortes volutes, est orné de pampres. Son torse est tout cabossé de muscles, tout raviné comme une écosse moussue. Une dryade, petit animal capricieux et simiesque à lignes de femme, a grimpé le long de ce vieil arbre, et, s'accrochant à lui des genoux et des coudes, lutine follement sa rude chevelure. Lui, que ce jeu exaspère et amuse, raidit ses bras plus nerveusement et paraît prêt à les refermer sur l'impudente et imprudente sauvagesse.
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La fée Colibri, la plus gaie de toutes, montrait sur son costume les multiples couleurs changeantes du plumage des oiseaux de Paradis, délicatement mélangées. Elle ne portait d'autre talisman qu'une petite aigrette qui faisait tout ce qu'elle voulait.
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Raffaclli, en passant par Rome, n'avait pas absolument compris le génie du Saiizio. Mais voici qu'un jour, peignant à Sorrente un petit faquin , beau comme l'antique dont son type avait été jadis un des modèles, l'enthousiasme gagne l'artiste.
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