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Critiques de Aude Gros de Beler (11)
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Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre
  23 novembre 2019
Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre de Aude Gros de Beler
Cléopâtre est davantage un personnage appartenant à la légende qu’un personnage appartenant à l’Histoire. Et malgré le rouleau compresseur de la propagande écrite par les vainqueurs repris par un millénaire d’histoire nationale officielle, la Légende Noire n’a jamais su effacer la Légende Dorée : dans la mémoire des siècles et l’imaginaire collectif, la dernière reine d’Égypte reste non seulement une femme forte dans un monde d’hommes machistes et sexistes, mais aussi une héroïne tragique et non une « vilaine sorcière orientale » voulant la perte du « peuple élu pour diriger le monde occidental ».



Avec le récit de la vie de Cléopâtre se télescopent le game of thrones égyptien avec Ptolémée XIII, Théodote, Pothin, Achillas, Arsinoé et Ptolémée XIV, et le games of thrones romain avec César Pompée, Cassius et Brutus, Marc-Antoine, Lépide et Octave. Cela fait beaucoup de monde, et pour tout caser en 48 pages le récit progresse par ellipse et fait apparaître et disparaître la plupart d’entre eux assez rapidement… Donc on suit :

- la rencontre de la divine Cléopâtre et du divin Jules

- la Bataille d’Alexandrie

- les Ides de Mars

- le rencontre à Tarse d’Isis-Aphrodite et de Marc-Antoine Dionysos

- la campagne contre les Parthes et la réorganisation de l’Orient

- la Bataille d’Actium, qui initie la chute des amants maudits



Les graphismes d’Andrea Meloni sont agréables, comme sont agréables sont ses réflexions et ses commentaires sur la difficultés de dessiner l’Alexandrie antique que finalement on connaît fort peu. Par contre sinon scénario c’est un peu la guerre de tranchée entre l’historienne Aude Gros de Beler qui se vautre peu ou prou dans tous les clichés de la propagande augustéenne et le journaliste Victor Battaggion qui essaye d’apporter un peu de neutralité et d’impartialité à l’ensemble. La comparaison est rude en appendices entre le travail de la première qui se résume à une redite d’une rare platitude digne d’un manager paraphrasant son propre powerpoint, et le travail du deuxième qui s’interroge sur la réalité et la vérité quand les sources historiques ont toutes été écrits par employés du pouvoir romain. Les sources ne sont pas d’accord sur sa naissance, les sources ne sont pas d’accord sur sa mort, et les récits de la Bataille d’Actium sont imprécis, contradictoires et tous écrits par des sicaires littéraires du vainqueur (comment prendre pour argent comptant des documents qui avancent des pertes supérieures aux effectifs engagés ?). La retraite stratégique du camp oriental pour cause de mauvaises conditions et d’incertitudes quant au résultat final est présentée comme une victoire écrasante du camp occidental alors que les combats semblaient en fait très serrés (genre la grande victoire française de Valmy, qui était en faite une retraite stratégique de l’armée autrichienne qui en avait marre de tirer au hasard dans le brouillard). Docteur Octave a toujours été meilleur commandant de légions de langues de putes que commandant de légions de soldats, donc c’est sur le terrain politique qu’il emporte sa victoire en obtenant une impressionnante série de trahisons éhontées présentée comme le ralliement naturel des vrais patriotes. Comment croire à tout le reste, à commencer par les piques sur l’ivrognerie et l’incompétence de Marc- Antoine et par les piques sur les débauches et les maléfices de Cléopâtre qui aurait voulu à tout prix la perte du peuple romain et de sa destinée manifeste : Mister Auguste en révèle plus ses perversions à lui que sur celles de ces ennemis en prenant son cas personnel pour une généralité universelle...



Le portrait que dresse Plutarque de Cléopâtre, qui était certes moraliste et non historien mais qui écrivait pour lui et non pour flatter tel ou tel souverain romain en place se réclamant du petit père des peuples Auguste, est bien loin de celui de la « vilaine sorcière orientale » dressé par Dion Cassius, Flavius Josèphe, Suétone, Appien, Lucain et autres lécheurs de culs romains… Il décrit une souveraine moderne, intelligente et efficace, bien meilleure dirigeante que ses aînés, et une mère soucieuse de l’éducation de l’avenir de ses enfants, autrement plus aimante que les parents démissionnaires des classes dirigeantes qui confiaient leur progéniture à leurs esclaves.

Après l’assassinat de la démocratie par la ploutocratie, la confédération de despotes éclairés dirigée par Cléopâtre et les enfants de César et de Marc-Antoine aurait-elle été moins bonne pour les peuples du bassin méditerranéen que l’Empire d’Auguste avec son « retour à l’ordre », « ses valeurs morales », « sa régénération nationale » et autres conneries suprématistes ? Parce qu’on ne va pas se mentir Auguste comme tous les vainqueurs a réécrit l’Histoire en son honneur, mais comme Staline ou Steve Jobs c’était juste un tyran tellement paranoïaque qu’il était du genre à faire exécuter celui qui avait eu l’audace de mettre en œuvre une bonne idée qu’il n’avait pas eu lui-même (je pense à ce philanthrope assassiné par le pouvoir en place juste parce qu’il avait mis en place sur ses propres deniers un service de pompiers).
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Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre
  19 mars 2020
Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre de Aude Gros de Beler
Vaste sujet...S'attaquer à un mythe tel que Cléopâtre n'est pas une sinécure, d'une part par «les références historiques» sont nombreuses mais pas toujours précises, par exemple sa date de naissance, d'autre part l'histoire de Cléopâtre a été écrite par les Romains «les vainqueurs» (l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs) donc partiale.



Toujours est-il que cet album est admirablement dessiné. Le scénario quant à lui est quelque peu confus car trop dense pour un seul album, on peut s'y noyer. Au final un album inégal, avec ce petit cahier en fin d'album qui permet tout de même de s'y retrouver.







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L'Antiquité retrouvée
  22 décembre 2015
L'Antiquité retrouvée de Aude Gros de Beler
Enfin rééditée en fin d'année 2015, "L'Antiquité retrouvée" est un ouvrage magique !



L'ouvrage réalisé par Jean-Claude Golvin et ses collaborateurs nous proposent de revisiter l'Histoire en traversant 70 sites antiques du Proche-Orient, d'Egypte, de Turquie, De Grèce, d'Afrique, d'Italie, d'Espagne et du Portugal, d'Allemagne et de Gaule…



Je n'ai pas peur des mots : un Yann Arthus-Bertrand avec son appareil photo et son hélico n'aurait fait mieux car ici on ne sait plus où se situe la limite entre l'archéologue et l'artiste ! Chaque site antique est l'occasion d'un sublime aquarelle qui reconstitue tel ou tel lieu en synthétisant les travaux sur son sujet, et d'un texte de présentation nous racontant les origines, les caractéristiques, les spécificités et la fin de tel ou tel haut lieu de l'Antiquité aujourd'hui déserté ou plusieurs pieds sous terre au d'une agglomération moderne…



C'est un vrai plaisir que de succomber à la rêverie en traversant Persépolis, Babylone, Palmyre, Jérusalem, et Alexandrie, mais aussi Antioche, Ephèse, Athènes et Delphes, ou Cyrène, Leptis Magna, Carthage et Volubilis, Ségeste et Paestum, Ampurias et Tarraco, Trèves et Cologne, Lutèce et Lugdunum… sans parler de Rome qui occupe à elle seule 10 pages…



Un must-have qui trouvera naturellement sa place dans toutes les bibliothèques de tous les amoureux de l'Antiquité dont je suis heureux de faire partie.
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Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre
  02 janvier 2020
Ils ont fait l'Histoire, tome 31 : Cléopâtre de Aude Gros de Beler
Après César, c’est à une autre figure historique contemporaine que s’intéresse la collection Ils ont fait l’histoire : Cléopâtre.



L’album est riche, dynamique et ne s’embarrasse pas de temps mort, nous approchons ici en peu la psychologie du sujet principal, mais surtout nous allons suivre trois chapitres principaux : ses aventures (historiques et personnelle) avec César, puis avec Marc-Antoine et enfin le dénouement… Chaque planche est ici bien choisie et suit un fil rouge qui ne nous laisse pas le temps de souffler !



Le propos, malgré sa densité, est aisé à suivre et personne ne sera vraiment déboussolé. La qualité et la précision sont également au rendez-vous pour ce qui concerne les dessins. Il a bien entendu quelques séquences de batailles, qui sont réussies, mais ici se sont surtout les scènes d’intérieur et les visages qui retiennent tout l’attention. Tout cela est, en un mot, beau !



Le cahier scientifique ne fait que prolonger et paraphraser le texte principal en justifiant tel ou tel point précis. Son objectif est ailleurs : préciser les sources qui ont été suivies et ce qu’elles impliquent en terme de choix. C’est ainsi que le lecteur apprendra qu’initialement les auteurs avaient d’autres idées qu’ils n’ont pu mettre en œuvre sans prendre de risques. Cette sincérité est rare et bienvenue, mais si elle tout aussi frustrante pour les auteurs que pour les lecteurs.



Cléopâtre est donc une réussite, un très bon album. Loin des superproductions cinématographiques (ou plus récemment sous forme de série), voici à moindre coût, un très bon outil de vulgarisation, désormais accessible à toutes et à tous.
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Meryptah et le mystère de la tombe de Toutank..
  03 juin 2015
Meryptah et le mystère de la tombe de Toutankhamon de Aude Gros de Beler
Une sorte d'enquête en Egypte ancienne.

Moi qui lisait des livres de Christian Jack quand j'étais ado, cela m'a donné envie.

J'ai trouvé compliqué dès le début au niveau du vocabulaire et des noms des personnages...

On y parle de malédiction et de mort sur un enfant...

UN enfant enfermé dans la pyramide d'un roi doit trouver une manière de sortir..

Je n'ai pas croché au contraire de mon entourage qui a beaucoup aimé ce livre...
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Mastabas de l'Ancienne Egypte
  11 novembre 2015
Mastabas de l'Ancienne Egypte de Aude Gros de Beler
Par son format, cet ouvrage n'est pas aussi grand et lourd que les livres d'art habituels, ce qui le rend plus maniable et plus agréable à feuilleter. A la différence de tout ce qui s'édite sur l'art de l'ancienne Egypte, ici une seule période est évoquée, celle de l'Ancien Empire et de son art funéraire si particulier, centré autour des pyramides et des mastabas des nobles. Le style pictural et graphique est aussi très différent de celui des époques suivantes, qui ne cesseront de s'y référer tout en l'adaptant. Ce style et cette période de l'art si particuliers, si originaux et si élégants sont commentés par Philippe Frandrin, auteur de plusieurs ouvrages sur Saqqarah et sur l'Ancien Empire.
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Mythologie égyptienne
  01 septembre 2011
Mythologie égyptienne de Aude Gros de Beler
En tant que passionnée de mythologie, et en particulier, de mythologie égyptienne, je ne pouvais que tomber amoureuse de ce superbe ouvrage.

Richement illustré, que ce soit par des photographies d'objets sacrés et ou fresques ornant les pyramides mais aussi par des dessins représentant certaines déités, ce livre est d'une prodigieuse beauté.

Présenté sous forme de dictionnaire, ce livre initie le lecteur en lui nommant et en lui décrivant les différentes divinités qui composaient le panthéon égyptien mais aussi en lui rappelant quel rôle et à quelle places ils se trouvaient dans ce dernier.



Livre très facile d'accès pour les initiés ou non que je ne peux que vous recommander vivement. A découvrir !
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Les pharaons
  06 juillet 2011
Les pharaons de Aude Gros de Beler
Étant passionnée par l'Égypte ancienne et par la mythologie depuis ma plus tendre enfance, je ne pouvais que m'extasier devant ce superbe ouvrage, Ce dernier, tout en étant succinct ( je veux dire par là qu'il ne cherche pas à embrouiller le lecteur en s'attardant sur les détails) et simple, nous retrace les grandes lignes à la fois géographique, historiques, mythologiques et sociétales de la vie en Ancienne Égypte. Finement écrit et très facile d'accès, cet ouvrage comprend également de nombreuses photographies (que ce soit de l'environnement, des pyramides, des fresques ou encoure des sculptures) qui émerveilleront vos yeux comme elles ont émerveillé les miens. Pour finir, et ce, afin de mieux vous repérer dans l'histoire, ce livre comporte enfin une brève chronologie qui vous permettra soit de raviver vos souvenirs soit de pouvoir vous situer dans le temps.



Enfin, pour conclure, je dirais que cette lecture (lecture largement illustrée) a été pour moi un enchantement et je ne peux que vous conseiller de venir y jeter un coup d’œil.
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Meryptah et le mystère de la tombe de Toutank..
  02 janvier 2016
Meryptah et le mystère de la tombe de Toutankhamon de Aude Gros de Beler
Lu avec mon fils de 8 ans dans le cadre d'un devoir...aventures d'un groupe d'enfants pendant l'antiquité .Ils sont aux prises avec un groupe de pilleurs de tombes...Un bon roman pour commencer à lire....
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Secrets d'ivoire : L'art des Léga d'Afrique c..
  20 novembre 2013
Secrets d'ivoire : L'art des Léga d'Afrique centrale de Aude Gros de Beler
L’Afrique centrale n’aura jamais fini de surprendre par la qualité des œuvres d’art que ses peuples produisent. Blotti le long de la forêt tropicale du sud-est de l’Afrique centrale, le peuple Lega livre aujourd’hui ses « secrets d’ivoire » aux non initiés, grâce à un kindi – mais voudra-t-il qu’on le qualifie ainsi – le collectionneur Jay T. Last, qui a réuni l’ensemble des objets que le musée du Quai Branly expose aujourd’hui.



Au cœur du peuple Lega, s’articule la société Bwami, une caste à laquelle on accède par des rites initiatiques et au sein de laquelle on évolue, jusqu’à la mort, selon ses capacités, au gré de quatre grades pour les femmes et de cinq pour les hommes. Cette société a le goût des objets, n’ont pas qu’elle soit matérialiste – les objets, en Afrique, ne valent que par ce qu’ils portent de symbolique – mais parce qu’ils sont le visage public du bwami.



Certains de ces objets, comme le couvre-chef, le tabouret que l’on transmet à son héritier, sont compréhensibles de tous : ils imposent le rang social. D’autres portent un message que seuls les initiés peuvent interpréter. Pourtant, il ne s’agit pas là d’une société secrète, mais plutôt d’une société d’esthètes, de philosophes, dont la vie alterne entre la vertu et la non-vertu. Les objets renvoient tous, d’ailleurs, à des proverbes Lega que la tradition orale transmet à travers les générations.



Si les objets ont un sens codé, générique, comme la tortue qui avance lentement et prudemment signifiera la sagesse, les bwami sont appelés à forger du sens à partir d’objets trouvés : les ancêtres y ont laissé un message. La difficulté réside à trouver ce sens, non pas dans un objet seul, mais dans une combinaison de divers objets, qui peuvent renvoyer à un ou à plusieurs proverbes.



Le cinquième grade, celui de kindi, est le plus éclairé : il peut posséder des objets anthropomorphes réservés, telles des statues multi-têtes signifiant l’omniscience, ou des statues levant le bras, le désignant comme chef ou juge. Le lutumbo iwa kindi est le grade suprême : on contemple alors des objets raffinés, porteurs de sens subtils, que l’on ne verbalise pas. Le « secret d’ivoire » le mieux gardé, c’est que les bwami, sont à la fois de grands créateurs d’art, mais aussi de parfaits critiques…



(Parue dans Blake n°61)
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La mythologie égyptienne
  03 décembre 2017
La mythologie égyptienne de Aude Gros de Beler
Cet ouvrage présente les grands dieux du panthéon égyptien dans un ordre alphabétique d'Amon à Thouéris. Pour chaque dieu, une fiche d'identité (nom en hiéroglyphe, fonctions, lieu de culte principal et représentation) introduit une description plus précise des mythes, célébrations, iconographies ou encore domaines d'intervention. le tout est accompagné de nombreuses illustrations.





Ce "dictionnaire" des dieux et déesses égyptiens est une excellente entrée en matière à la mythologie complexe de cette civilisation, notamment grâce à un texte facilement accessible à tous. On y découvre ainsi en détail les plus connus (Osiris, Anubis, Isis, Horus, Amon...) mais aussi certains moins connus du grand public (Haroéris, Min, Ouadjet, Selkis, Taténen...).
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