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Note moyenne 3.78 /5 (sur 458 notes)

Nationalité : Suède
Né(e) à : Stockholm , le 22/01/1849
Mort(e) à : Stockholm , le 14/05/1912
Biographie :

Johan August Strindberg est un écrivain, dramaturge, poète, essayiste, peintre et photographe suédois.

Fils d’un commissionnaire maritime, le jeune August Strindberg passe pour un esprit révolté et romantique. Refusant de se plier à la discipline universitaire et attiré par les grands hommes de lettres, il décide de se consacrer à l’écriture et s’illustre comme l'un des pères du théâtre moderne.

Ses débuts d’auteur s’avèrent particulièrement délicats (1872, "Maître Olof") et ses premiers écrits - dans le style naturaliste - traitent généralement du rôle traditionnel attribué aux sexes par la société (qu'il estimait injuste). La célébrité arrive avec son roman "La Chambre rouge" (1879) : une description du milieu artistique, littéraire et journalistique de son époque.

Évoluant dans les milieux socialistes et anarchistes, August Strindberg est admiré du prolétariat, est apprécié dans les pays communistes (Cuba, Union soviétique…) et marie sa fille Karin à l’un des leaders bolcheviques Vladimir Mikhaylovich Smirnov.

À la fin des années 1880, August Strindberg renie les convictions socialistes et se lie d’amitié avec Friedrich Nietzsche avec qui il correspond. Suite à un problème financier, il se brouille avec ce dernier et se tourne vers le mysticisme.

Il subit ensuite une période de trouble intérieur et de crises qui s'achève en 1897 par l'écriture d'un livre en français, "Inferno". Après sa période naturaliste dont l'œuvre phare est "Mademoiselle Julie" (1888), August Strindberg trouve son inspiration dans le symbolisme et passe pour l’un des pionniers de l'expressionnisme européen. Deux des pièces de cette époque remportent un vif succès : "La Danse de mort" (1900-1901) et "La Sonate des spectres" (1907).

Dans les années 1890, il aborde également la photographie. Son objectif est alors d’imiter la nature. Baptisées «célestographies», ces clichés sont obtenus sans objectif, ni chambre noire et lui permette d’atteindre ce qu’il surnomme «l'art naturel». En 1894, il expose, sur le rebord d'une fenêtre, des plaques photographiques au ciel étoilé.

Ses relations avec les femmes sont orageuses (il a été marié à trois reprises sans succès) et ses propos et ses actes ont souvent été vus comme misogynes.

Il fonde en 1907 à Stockholm le Théâtre-Intime, dans lequel il fait surtout jouer ses pièces les plus tardives ("La Sonate des spectres", "Le Pélican") par une jeune troupe emmenée par le metteur en scène August Falk.
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Source : livres.fluctuat.net
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« Rares sont les auteurs suédois qui ont joué un rôle dans la littérature mondiale. Swedenborg (1688-1772) fut l'un d'eux […]. Un autre fut le Strindberg (1849-1912) des dernières années […]. » (Kjell Espmark) « La voix de Tomas Tranströmer (1931-2015) est celle d'un homme de notre temps, un homme dont les poèmes nous apprennent qu'il a voyagé […] ; un homme qui est surtout très ordinairement père de deux enfants, qui prend sa voiture pour se rendre à son travail, dort parfois dans des hôtels, et plus souvent encore dans sa propre maison en Suède. […] Rien là qu'un lecteur de cette fin de siècle n'ait pu vivre lui-même. […] […] ses poèmes nous semblent […] un « parti pris des choses ». […] Un monde complexe s'étend sur la page : ainsi la nature suédoise, rugueuse sans être inhospitalière - des fortes profondes, des racines tortueuses, des fjords semblables à des déchirures dans la terre, des pierres partout, la neige surtout. […] Tranströmer ne se voue pas, en le recensant, à la banalité du monde contemporain. […] Trop humble, Tranströmer, c'est-à-dire trop rieur ; il déclarait discrètement éprouver ce litige en évoquant toutes ces « choses qu'on ne peut écrire ni passer sous silence » […] Qu'elle soit métaphore, analogie ou comparaison, l'image redouble la chose, la sort de cette indifférence où le langage que Tranströmer dit « conventionnel » la tient ; la sort de son idiotie en lui donnant un reflet, cette différence dont notre regard nécessairement la doue. Sans doute ce langage « conventionnel » suffit-il à désigner les objets que nous plions à nos usages : leur silence, c'est-à-dire leur façon d'être absents des mots, signale assez notre familiarité avec eux. Mais lorsque soudain nous réalisons leur présence dans son épaisseur et sa différence véritables, alors leur altérité radicale nous apparaît. Ni les noms communs ni nos usages quotidiens n'épuisent ce surplus […]. Ce surplus est l'appel auquel l'image répond […]. Réaliser, c'est prendre conscience et rendre réel ; c'est réponde à la nécessité que deux vérités s'approchent, « l'une de l'intérieur, l'autre de l'extérieur », l'une dicible, l'autre visible, et dialoguent par-delà leur séparation. […] Tel est le sens du face-à-face que crée la poésie. […] le pouvoir infini de création verbale qu'exprime l'image poétique est la métaphore de notre rapport infini au monde. Par lui, nous accédons à la conscience de ce qui nous dépasse. […] » (Renaud Ego) « […] Un an avant ma mort, j'enverrai quatre psaumes à le recherche de Dieu. Mais cela commence ici. Un chant sur ce qui nous est proche. Ce qui nous est proche. Champ de bataille intérieur où nous les Os des Morts nous battons pour parvenir à vivre. (Tomas, Tranströmer, Un artiste dans le nord) » 0:00 - Les pierres 0:45 - Kyrie 1:19 - de la montagne 2:03 - Sombres cartes postales II 2:20 - Haïkus I 2:31 - Haïkus X 2:45 - Générique Référence bibliographique : Tomas Tranströmer, Baltiques, traduit par Jacques Outin, Éditions Gallimard, 2004 Image d'illustration : https://sis.modernamuseet.se/objects/83349/tomas-transtromer Bande sonore originale : So I'm An Islander - Lonely Secrets We Had Lonely Secrets We Had by So I'm An Islander is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike license. Site : https://www.free-stock-music.com/soimanislander-lovely-secrets-we-had.html #TomasTranströmer #Baltiques #PoésieSuédoise

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Citations et extraits (157) Voir plus Ajouter une citation
« Voici comment j’ai compris l’art de la vie : éliminer… autrement dit : effacer et continuer. Je me suis, de bonne heure, fait un sac où je mettais les humiliations. Et quand il était plein, je le jetais à la mer. »
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August Strindberg
En tentant l'impossible, on peut atteindre le plus haut niveau du possible.
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August Strindberg
“Une monstruosité telle qu’un professeur de mathématiques féminin est fâcheuse, inutile et désagréable “
Propos tenu par le célèbre dramaturge suédois pour Sophie Kovalevskaïa , mathématicienne russe qui ne pouvant enseigner dans la Russie macho, un mathématicien suédois Gösta Mittag -Leffler, lui offre une chaire de professeur de mathématiques à l’université de Stockolm , en 1884.
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GERDA : Les gens vous disent méchant si l'on dit ce qui est vrai… Tu es tellement méchante, me disait-on toujours lorsque je déclarais qu'une chose mauvaise était mauvaise… Et puis, j'ai appris à me taire… Alors, j'ai été appréciée pour mes bonnes manières ; puis j'ai appris à dire ce que je ne pensais pas, et alors, je me suis trouvée prête à entrer dans la vie.
Acte II.
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LE VIEUX : Non, je préfère le silence, dans le silence on entend les pensées et on voit le passé, le silence ne peut pas cacher... ce que cachent les paroles.
Acte II.
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L'ÉTUDIANT : Et l'honneur et la fidélité, où sont-ils ? Dans les contes de fées et les pièces de théâtre pour enfants. Où y a-t-il une chose qui tienne ce qu'elle promet ? Uniquement dans mon imagination !
Acte III.
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L'ÉTUDIANT : Nous sommes mari et femme...
LA JEUNE FILLE : Pas encore.
L'ÉTUDIANT : Que faut-il encore pour que nous le devenions ?
LA JEUNE FILLE : L'attente, les épreuves, la patience !
Acte III.
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LA MÈRE : Connais-tu MON enfance, à moi ? Soupçonnes-tu le mauvais foyer que j'ai eu, tout le mal que j'ai appris là ? […] Ne m'accuse pas, donc, et je n'accuserai pas mes parents, qui pourraient accuser les leurs, et ainsi de suite ! D'ailleurs, c'est comme cela dans toutes les familles, bien que cela ne se manifeste pas aux gens du dehors.
Acte III.
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Un enfant me demandait une fois: "Pourquoi les fleurs, si belles, ne chantent-elles pas comme les oiseaux?
- Elles chantent, lui repondis-je, mais nous ne savons pas les entendre."
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LA MÈRE : Je ne comprends pas un mot de ce que tu dis… Le monde entier sait comme je me suis sacrifiée pour mes enfants, comme je me suis occupée de ma maison, comme j'ai rempli mes devoirs… Tu es la seule à m'accuser.
Acte I.
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