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Note moyenne 3.7 /5 (sur 369 notes)

Nationalité : Suède
Né(e) à : Stockholm , le 22/01/1849
Mort(e) à : Stockholm , le 14/05/1912
Biographie :

Johan August Strindberg est un écrivain, dramaturge, poète, essayiste, peintre et photographe suédois.

Fils d’un commissionnaire maritime, le jeune August Strindberg passe pour un esprit révolté et romantique. Refusant de se plier à la discipline universitaire et attiré par les grands hommes de lettres, il décide de se consacrer à l’écriture et s’illustre comme l'un des pères du théâtre moderne.

Ses débuts d’auteur s’avèrent particulièrement délicats (1872, "Maître Olof") et ses premiers écrits - dans le style naturaliste - traitent généralement du rôle traditionnel attribué aux sexes par la société (qu'il estimait injuste). La célébrité arrive avec son roman "La Chambre rouge" (1879) : une description du milieu artistique, littéraire et journalistique de son époque.

Évoluant dans les milieux socialistes et anarchistes, August Strindberg est admiré du prolétariat, est apprécié dans les pays communistes (Cuba, Union soviétique…) et marie sa fille Karin à l’un des leaders bolcheviques Vladimir Mikhaylovich Smirnov.

A la fin des années 1880, August Strindberg renie les convictions socialistes et se lie d’amitié avec Friedrich Nietzsche avec qui il correspond. Suite à un problème financier, il se brouille avec ce dernier et se tourne vers le mysticisme.

Il subit ensuite une période de trouble intérieur et de crises qui s'achève en 1897 par l'écriture d'un livre en français, "Inferno". Après sa période naturaliste dont l'œuvre phare est "Mademoiselle Julie" (1888), August Strindberg trouve son inspiration dans le symbolisme et passe pour l’un des pionniers de l'expressionnisme européen. Deux des pièces de cette époque remportent un vif succès : "La Danse de mort" (1900-1901) et "La Sonate des spectres" (1907).

Dans les années 1890, il aborde également la photographie. Son objectif est alors d’imiter la nature. Baptisées «célestographies», ces clichés sont obtenus sans objectif, ni chambre noire et lui permette d’atteindre ce qu’il surnomme «l'art naturel». En 1894, il expose, sur le rebord d'une fenêtre, des plaques photographiques au ciel étoilé.

Ses relations avec les femmes sont orageuses (il a été marié à trois reprises sans succès) et ses propos et ses actes ont souvent été vus comme misogynes.

Il fonde en 1907 à Stockholm le Théâtre-Intime, dans lequel il fait surtout jouer ses pièces les plus tardives ("La Sonate des spectres", "Le Pélican") par une jeune troupe emmenée par le metteur en scène August Falk.
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Source : livres.fluctuat.net
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August Strindberg : Inferno (2005 - France Culture / Samedi noir). Photographie : DR/Coll. particulière, Autoportrait de Strindberg à Gersau, 1893-1894. Diffusion en deux parties sur France Culture les 24 et 31 décembre 2005. (Il manque environ cinq minutes à la deuxième partie.) Adaptation : Juliette Heymann. Musique originale : Dominique Massa. Bruitage : Jean-François Bernard-Sugy. Réalisation : Christine Bernard-Sugy. « C'est l'une des plus belles œuvres de Strindberg, peut-être même son œuvre majeure, en dehors de ses grandes pièces. C'est un portrait extraordinairement puissant et convaincant de l'intérieur d'un esprit perturbé, qui mérite d'être mis sur un pied d'égalité avec des oeuvres comme les autoportraits de Van Gogh, les poèmes d'Hölderlin et les romans de Dostoïevski. » Michael Meyer (in “A. Strindberg”) « Le récit ou le « roman » “Inferno” a été écrit par Strindberg en français, entre le 3 mai et le 25 juin 1897, à Lund, au sud de la Suède. (Après “Le plaidoyer d'un fou” en 1887, c'est le second texte écrit en français par l'auteur dramatique suédois, dix ans plus tard.) Dans une lettre de cette même année, il en donne les raisons : « La clarté du style, vois-tu, c'est cela, la langue française ! Je l'utilise comme Swedenborg et les autres maniaient le latin : comme la langue universelle. » Dans ce livre où réalité et fiction s'entremêlent trompeusement, Strindberg raconte de façon dramatisée (en partie sous forme de souvenirs, en partie comme des extraits de son journal intime, ou présentés comme tels) la série de crises psychiques qu'il traversa à partir de l'été 1894, après son retour à Paris, et jusqu'à l'automne 1896. Cette période mouvementée, au cours de laquelle il semble avoir approché de près la folie, déboucha sur une réorientation radicale de sa vie et de son œuvre et eut un effet particulièrement fécond sur sa force créatrice. Dans ce récit, il s'agit pour Strindberg, selon ses propres paroles, de « faire profession devant le peuple tout entier » de la façon dont l'écrivain comprend qu'une main le guide consciemment à travers les souffrances qu'il subit : la souffrance n'est compréhensible que si elle a un sens et suppose une culpabilité, la sienne propre ou celle qu'il a héritée de ses aïeux. Le thème d'“Inferno” rappelle que notre vie terrestre et mortelle est le temps du châtiment et de l'expiation. » Juliette Heymann. 1ère partie : 0:00 2ème partie : 49:33 Avec : Jean-Michel Dupuis (August Strindberg) et Yves Pignot, Françoise Henry-Cumer, Christian Zanetti, Danielle Rezzi, Julien Mouroux, Gaël Zaks, Thomas Fitterer, Cédric Simon, Julien Turgis Source : France Culture

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Citations et extraits (141) Voir plus Ajouter une citation
August Strindberg
Pavlik   10 janvier 2015
August Strindberg
En tentant l'impossible, on peut atteindre le plus haut niveau du possible.
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August Strindberg
Bookycooky   09 décembre 2017
August Strindberg
“Une monstruosité telle qu’un professeur de mathématiques féminin est fâcheuse, inutile et désagréable “

Propos tenu par le célèbre dramaturge suédois pour Sophie Kovalevskaïa , mathématicienne russe qui ne pouvant enseigner dans la Russie macho, un mathématicien suédois Gösta Mittag -Leffler, lui offre une chaire de professeur de mathématiques à l’université de Stockolm , en 1884.
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Fabinou7   17 novembre 2019
La Danse de mort de August Strindberg
« Voici comment j’ai compris l’art de la vie : éliminer… autrement dit : effacer et continuer. Je me suis, de bonne heure, fait un sac où je mettais les humiliations. Et quand il était plein, je le jetais à la mer. »
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Nastasia-B   03 août 2015
Le Pélican de August Strindberg
GERDA : Les gens vous disent méchant si l'on dit ce qui est vrai… Tu es tellement méchante, me disait-on toujours lorsque je déclarais qu'une chose mauvaise était mauvaise… Et puis, j'ai appris à me taire… Alors, j'ai été appréciée pour mes bonnes manières ; puis j'ai appris à dire ce que je ne pensais pas, et alors, je me suis trouvée prête à entrer dans la vie.



Acte II.
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Nastasia-B   10 novembre 2014
La Sonate des Spectres de August Strindberg
LE VIEUX : Non, je préfère le silence, dans le silence on entend les pensées et on voit le passé, le silence ne peut pas cacher... ce que cachent les paroles.



Acte II.
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Nastasia-B   10 novembre 2014
La Sonate des Spectres de August Strindberg
L'ÉTUDIANT : Et l'honneur et la fidélité, où sont-ils ? Dans les contes de fées et les pièces de théâtre pour enfants. Où y a-t-il une chose qui tienne ce qu'elle promet ? Uniquement dans mon imagination !



Acte III.
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Nastasia-B   17 novembre 2014
La Sonate des Spectres de August Strindberg
L'ÉTUDIANT : Nous sommes mari et femme...

LA JEUNE FILLE : Pas encore.

L'ÉTUDIANT : Que faut-il encore pour que nous le devenions ?

LA JEUNE FILLE : L'attente, les épreuves, la patience !



Acte III.
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Nastasia-B   14 août 2015
Le Pélican de August Strindberg
LA MÈRE : Connais-tu MON enfance, à moi ? Soupçonnes-tu le mauvais foyer que j'ai eu, tout le mal que j'ai appris là ? […] Ne m'accuse pas, donc, et je n'accuserai pas mes parents, qui pourraient accuser les leurs, et ainsi de suite ! D'ailleurs, c'est comme cela dans toutes les familles, bien que cela ne se manifeste pas aux gens du dehors.



Acte III.
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Nastasia-B   05 août 2015
Le Pélican de August Strindberg
LA MÈRE : Je ne comprends pas un mot de ce que tu dis… Le monde entier sait comme je me suis sacrifiée pour mes enfants, comme je me suis occupée de ma maison, comme j'ai rempli mes devoirs… Tu es la seule à m'accuser.



Acte I.
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Nastasia-B   06 août 2015
Le Pélican de August Strindberg
LE FILS : Un homme indépendant ne peut pas avoir d'amis puisque l'amitié consiste à se lier d'une admiration réciproque.



Acte I.
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