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Note moyenne 3.7 /5 (sur 5 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lille , 1848
Mort(e) à : LILLE , 1911
Biographie :

Né le 1er juillet 1848 à Dunkerque (Nord), d'un père maître-plafonnier et d'une mère secrétaire, Auguste Angellier fut scolarisé à Boulogne-sur-Mer après le décès précoce de son père. Son attachement à cette ville ne se démentit jamais.
Jeune homme, il prépare le concours de l'École normale supérieure au Lycée Louis-le-Grand de Paris en 1866. Entre l'écrit et l'oral du concours, il est expulsé du lycée par le censeur qui le considère, à tort selon certains, comme le chef d'un mouvement de révolte concernant la mauvaise qualité de la nourriture à la cantine. Cet épisode catastrophique de sa vie scolaire le pousse à partir, par manque de moyens financiers, pour l'Angleterre où on lui offre un emploi d'enseignant dans un petit pensionnat.
Engagé volontaire au cours de la guerre de 1870, il se retrouve à Lyon puis à Bordeaux. Une infection respiratoire grave le fait rentrer à Paris, pendant la Commune, et, la guerre terminée, il est nommé répétiteur en 1871 au Lycée Louis-Descartes (il avait été enfin autorisé à rentrer dans le giron de l’Instruction publique). Il décroche sa licence peu après.
Reçu au "certificat d’aptitude à l’enseignement de l’anglais", deux ans plus tard, il professe en tant que "Maître-répétiteur" pendant trois ans, période exigée à l’époque avant de pouvoir s’inscrire à l’agrégation. Il obtient ce concours à 28 ans, et enseigne aussitôt au Lycée Charlemagne, jusqu’à son départ en Angleterre en 1878.
Angellier cultive de nombreuses amitiés littéraires, et développe sa sensibilité de poète (sa notoriété lui viendra davantage de son travail universitaire que de son œuvre poétique). Jusqu’à cette période, il hésite entre le journalisme et l’enseignement, mais le congé qui vient de lui être accordé lui permet de s’intéresser au projet de réforme des études de langues vivantes en France (à travers l’étude du fonctionnement des universités anglaises). C’est avec plaisir qu’il s’éloigne un moment de la lourdeur administrative qui lui pèse tant dans sa fonction d’enseignant.
En 1881, un poste de maître de conférences, à Douai, lui ouvre une brillante carrière de professeur d’anglais (la faculté des Lettres de Douai va être transférée à Lille en 1887). Douze années plus tard, il soutient ses deux thèses, chacune consacrée à un poète : la "majeure" à l’Écossais Robert Burns, et la thèse complémentaire à John Keats, thèse rédigée en latin ! Le titre de cette dernière : "De Johannis Keatsii, vita et Carminibus" ; son auteur : Augustus Angellier,
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Auguste Angellier
Piatka   07 novembre 2017
Auguste Angellier
LES CARESSES DES YEUX



Les caresses des yeux sont les plus adorables ;

Elles apportent l'âme aux limites de l'être,

Et livrent des secrets autrement ineffables,

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.



Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;

Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;

Rien n'exprime que lui les choses immortelles

Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.



Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire

Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,

Elles gardent encor leur limpide tendresse ;



Faites pour consoler, enivrer et séduire,

Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !

Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?
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sabine59   02 juillet 2018
A l'amie perdue. de Auguste Angellier
Les caresses des yeux sont les plus adorables;

Elles apportent l'âme aux limites de l'être,

Et livrent des secrets autrement ineffables,

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître .
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coco4649   28 février 2019
Le Chemin Des Saisons de Auguste Angellier
Promesses de mars





Quand Mars sème ses giboulées

Dont la grêle folle étincelle,

Quand, de ses blanches aiguillées,

Le givre brode de dentelle

Les noires branches des allées,



Dans les herbes renouvelées

Déjà prêtes pour l'asphodèle,

D'exquises senteurs exhalées

Annoncent le retour fidèle

Des douces brises exilées :



Et des collines aux vallées,

Le petit rouge-gorge appelle,

Secouant ses ailes mouillées,

Les jours où le bois entremêle,

Pour cacher les nids, ses feuillées.



Mais aux âmes inconsolées

Qu'importe que Juin amoncelle

Sur les vieux murs les giroflées,

Et que dans les airs bleus ruisselle

Un flot de chansons roucoulées ?



Mes espérances sont allées

Dans la froide tombe avec celle

Qui dort au champ des mausolées ;

Le Printemps est mort avec elle ;

Toutes saisons sont désolées.
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Auguste Angellier
Anncy   12 décembre 2013
Auguste Angellier
Les caresses des yeux sont les plus adorables;

Elles apportent l’âme aux limites de l’être,

Et livrant des secrets autrement ineffables

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d’elles.

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coco4649   03 mars 2019
A l'amie perdue. de Auguste Angellier
Les calmes regrets.





Dans quels calmes regrets ton esprit résigné

Erre-t-il, y portant une tristesse auguste ;

Ou, frémissant de haine envers le sort injuste,

De quels âpres regrets ressort-il indigné ?



De quels secrets efforts, sans cesse triomphants

Et sans cesse repris, nourris-tu ton supplice ?

Et dans quels longs baisers aux fronts de tes enfants

Crois-tu pouvoir trouver le prix du sacrifice ?



Ah ! peut-être au moment où ta lèvre les touche,

Exécrable penser dont mon cœur s'effarouche

Plus que de tes sanglots les plus désespérés,



Peut-être le baiser s'arrête sur ta bouche,

Et trouve une amertume à ces fronts adorés,

À ces fronts innocents qui nous ont séparés !
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Danieljean   20 janvier 2018
A l'amie perdue. de Auguste Angellier
Les caresses des yeux sont les plus adorables
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coco4649   02 mars 2019
Le Chemin Des Saisons de Auguste Angellier
La cigogne

À Paul Vérola.





Quand la blanche cigogne, à travers le ciel bleu,

Frappant à larges coups d'air de sa puissante aile,

Le col tendu, ses pieds roses pendant sous elle,

Vole vers les climats d'or, d'azur et de feu,



Emportée à son rêve, et buvant dans l'éther

L'ivresse des éclairs, elle perçoit à peine

Le long déroulement de l'incessante plaine,

Des fleuves, des forêts, des vallons, de la mer ;



Les champs et les coteaux, sortant de l'horizon,

Disparaissent soudain dans une fuite infime ;

Et les grandes cités, comme au fond d'un abîme,

N'existent qu'un instant et s'éloignent d'un bond ;



Un jour lui fait franchir les bornes d'un pays ;

Dans les vents quelle fend ou bien qu'elle devance,

Infatigablement son fort désir la lance

Vers les cieux aux soleils toujours épanouis.



Mais soudain son regard prodigieux a vu,

Dans la fente d'un roc, sous un pied de fougère,

Ramper le glissement furtif d'une vipère ;

Son inflexible vol d'un coup s'est abattu.



Quand sa chute s'arrête et remonte en essor,

Elle emporte, dans l'air frissonnant, le reptile,

Et, dans son bec couleur d'aurore, le mutile,

Tandis qu'en noirs replis il se noue et se tord.



Alors, songeant toujours aux éclatants soleils,

Aux longues stations au bord des eaux sacrées,

Ou sur les minarets aux coupoles dorées

Où le soir lumineux ruisselle en flots vermeils,



Joyeuse, elle reprend, à la calme hauteur

D'où les terres sans fin redeviennent lointaines,

Son vol splendide, dont l'ourlet noir de ses pennes

Isole dans l'azur l'éclatante blancheur.
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coco4649   25 mars 2015
A l'amie perdue. de Auguste Angellier
Les caresses des yeux.

VIII

2





[…]

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d’elles ;

Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;

Rien n’exprime que lui les choses immortelles

Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.



Lorsque l’âge a vieilli la bouche et le sourire

Dont le pli lentement s’est comblé de tristesse,

Elles gardent encor leur limpide tendresse ;



Faites pour consoler, enivrer et séduire.

Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !

Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?



p.10

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coco4649   03 mars 2019
Le Chemin Des Saisons de Auguste Angellier
La tristesse du vent.

À Gaston Stiegler.





Que veux-tu répondre au vent qui soupire,

Au vent qui te dit le chagrin des choses,

Le trépas des lis, des lilas, des roses,

Et des clairs essaims gelés dans la cire ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?



Il dit qu'il est triste et las de conduire

Le gémissement de tout ce qui souffre,

De frôler toujours ce qui tombe au gouffre,

De passer partout où la vie expire ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?



Lui répondras-tu qu'un cœur peut suffire.

Un seul cœur humain chantant dans la joie,

Pour le consoler de sa longue voie

Sur les champs sans fin que l'hiver déchire ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?



Où trouveras-tu ce cœur qui désire

Rester ce qu'il est en sa calme fête,

Le cœur qui n'ait point de douleur secrète,

Pour laquelle il n'est ni baume, ni myrrhe ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?



Sera-ce ton cœur, et faut-il te dire

Que le vent prendrait sur tes lèvres closes

Un chagrin plus grand que celui des choses,

Et dans ton regard, un plus haut martyre ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?



Alors réponds-lui, de ton cher sourire,

Qu'il ne frôle pas les âmes humaines,

S'il ne veut porter de plus lourdes peines

Que celles qu'il cueille en son vaste empire ;

Que veux-tu répondre au vent qui soupire ?
+ Lire la suite
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coco4649   02 mars 2019
Le Chemin Des Saisons de Auguste Angellier
In pejus ruit





À Lucien Marcheix.



Je porte des douleurs plus vieilles que moi-même,

Mon cœur est encombré de chagrins hérités,

Et je sens quelquefois mon front devenir blême

De remords que je sais n'avoir pas mérités ;



L'angoisse, les regrets, les tares, les faiblesses

De ceux d'où nous sortons roulent à travers nous,

Pour passer, augmentés de nos propres détresses,

Par le cœur des enfants bercés sur nos genoux ;



Un fleuve plus chargé de hontes et d alarmes

Descend en emportant dans ses érosions

Des opprobres nouveaux et de nouvelles larmes,

Et grossit à travers les générations ;



Jusqu'à ce qu'entraînant toujours plus de misère,

Il charrie, en ses flots sans cesse plus malsains,

Un poison si puissant de mal héréditaire,

Qu'il tue, en y passant, les derniers cœurs humains ;



Et qu'épuisant enfin dans des êtres étranges

Son onde d'amertume en un dernier effort,

Il aille déposer ses limons et ses fanges

Dans l'estuaire immense et morne de la Mort.
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