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Note moyenne 3.28 /5 (sur 18 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Puget-Théniers , le 8/02/1805
Mort(e) à : Paris , le 1/01/1881
Biographie :

Louis Auguste Blanqui dit l’Enfermé, né le 8 février 1805 à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) et décédé le 1er janvier 1881 à Paris, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 91), était un révolutionnaire républicain socialiste français, souvent associé à tort aux socialistes utopiques. Il s’est battu pour des idées neuves à son époque notamment pour le suffrage universel (Un homme, une voix), pour l'égalité homme/femme, la suppression du travail des enfants etc. Il doit son surnom l’Enfermé au fait qu'il passa la plus grande partie de son existence (près de 37 années !…) en prison. Il est à l'origine du blanquisme. Louis Auguste Blanqui, communiste, a un frère, Adolphe Blanqui, théoricien et économiste libéral, favorable au libre-échange et au désengagement de l'État de l'économie.

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Auguste Blanqui
steka   21 mars 2019
Auguste Blanqui
Oui, Messieurs, c'est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l'ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu'il se défend quand il est attaqué.
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Auguste Blanqui
Hardiviller   10 octobre 2017
Auguste Blanqui


1834 : QUI FAIT LA SOUPE DOIT LA MANGER

La richesse naît de l'intelligence et du travail , l'âme et la vie de l'humanité . Mais ces deux forces ne peuvent agir qu'à l'aide d'un élément passif , le sol , Qu'elles mettent en oeuvre par leurs efforts combinés . Il semble donc que cet Instrument indispensable devrait appartenir à tous les hommes . Il n'en est rien . Des individus se sont emparés par ruse ou par violence de la terre commune et s'en déclarant les possesseurs , ils ont établi par des lois qu'elle serait leur propriété .
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steka   13 février 2013
Instructions pour une prise d'armes - l'éternité par les astres hypothèse astronomique - autres textes. de Auguste Blanqui
Dans les luttes civiles, les soldats sauf de rares exceptions, ne marchent qu'avec répugnance, par contrainte et par eau-de-vie. Ils voudraient bien être ailleurs et regardent plus volontiers derrière que devant eux. Mais une main de fer les retient esclaves et victimes d'une discipline impitoyable ; sans affection pour le pouvoir, ils n'obéissent qu'à la crainte et sont incapables de la moindre initiative. Un détachement coupé est un détachement perdu. Les chefs ne l'ignorent pas, s'inquiètent avant tout de maintenir les communications entre tous leurs corps. Cette nécessité annule une partie de leur effectif.
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Albucius   28 août 2013
L'éternité par les astres de Auguste Blanqui
Quant à la matière chaotique, elle n’aurait pas dû reparaître au XIXe siècle.

Il n’a jamais existé, il n’existera jamais l’ombre d’un chaos nulle part. L’organisation

de l’univers est de toute éternité. Elle n’a jamais varié d’un cheveu, ni

fait relâche d’une seconde. Il n’y a point de chaos, même sur ces champs de

bataille où des milliards d’étoiles se heurtent et s’embrasent durant une série

de siècles, pour refaire des vivants avec les morts. La loi de l’attraction préside

à ces refontes foudroyantes, avec autant de rigueur qu’aux plus paisibles

évolutions de la lune.

Ces cataclysmes sont rares dans tous les cantons de l’univers, car les

naissances ne sauraient excéder les décès dans l’état civil de l’infini, et ses

habitants jouissent d’une très belle longévité. L’étendue, libre sur leur route,

est plus que suffisante pour leur existence, et l’heure de la mort arrive longtemps

avant la fin de la traversée.. L’infini n’est pauvre ni de temps ni

d’espace. Il en distribue à ses peuples une juste et large proportion. Nous

ignorons le temps accordé, mais on peut se former quelque idée de l’espace

par la distance des étoiles, nos voisines.

L’intervalle minimum qui nous en sépare est de dix mille milliards de

lieues, un abîme. N’est-ce point là une voie magnifique, et assez spacieuse

pour y cheminer en toute sécurité ? Notre soleil a ses flancs assurés. Sa sphère

d’activité doit toucher sans doute celle des attractions les plus proches. Il n’y a

point de champs neutres pour la gravitation. Ici, les données nous manquent.

Nous connaissons notre entourage. Il serait intéressant de déterminer ceux de

ces foyers lumineux dont les sphères d’attraction sont limitrophes de la nôtre,

et de les ranger autour d’elle, comme on enferme un boulet entre d’autres

boulets. Notre domaine dans l’univers se trouverait ainsi cadastré. La chose

est impossible, sinon elle serait déjà faite. Malheureusement on ne va pas

mesurer de parallaxes à bord de Jupiter ou de Saturne.

Notre soleil marche, c’est incontestable d’après son mouvement de rotation.

Il circule de conserve avec des milliers, et peut-être des millions d’étoiles

qui nous enveloppent et sont de notre armée. Il voyage depuis les siècles, et

nous ignorons son itinéraire passé, présent et futur. La période historique de

l’humanité date déjà de six mille ans. On observait en Égypte dès ces temps

reculés. Sauf un déplacement des constellations zodiacales, dû à la précession

des équinoxes, aucun changement n’a été constaté dans l’aspect du ciel. En six

mille ans, notre système aurait pu faire du chemin dans une direction

quelconque.

Six mille ans, c’est pour un marcheur médiocre comme notre globe, le cinquième

de la route jusqu’à Sirius. Pas un indice, rien. Le rapprochement vers

la constellation d’Hercule reste une hypothèse. Nous sommes figés sur place,

les étoiles aussi. Et cependant, nous sommes en route avec elles vers le même but. Elles sont nos contemporaines, nos compagnes de voyage, et de là vient peut-être leur apparente immobilité : nous avançons ensemble. Le chemin sera long, le temps aussi, jusqu’à l’heure des vieillesses, puis des morts, et enfin des résurrections. Mais ce temps et ce chemin devant l’infini, c’est un tout

petit point, et pas un millième de seconde. Entre l’étoile et l’éphémère l’éternité

ne distingue pas. Que sont ces milliards de soleils se succédant à travers

les siècles et l’espace ? Une pluie d’étincelles. Cette pluie féconde l’univers.

C’est pourquoi le renouvellement des mondes par le choc et la volatilisation

des étoiles trépassées, s’accomplit à toute minute dans les champs de

l’infini. Innombrables et rares à la fois sont ces conflagrations gigantesques,

selon que l’on considère l’univers ou une seule de ses régions. Quel autre

moyeu pourrait y suppléer pour le maintien de la vie générale ? Les

nébuleuses-comètes sont des fantômes, les nébulosités stellaires, colligées on

ne sait comment, sont des chimères. Il n’y a rien dans l’étendue que les astres,

petits et gros, enfants, adultes ou morts, et toute leur existence est à jour.

Enfants, ce sont les nébuleuses volatilisées ; adultes, ce sont les étoiles et leurs

planètes ; mortes, ce sont leurs cadavres ténébreux.

La chaleur, la lumière, le mouvement, sont des forces de la matière, et non

la matière elle-même L’attraction qui précipite dans une course incessante tant

de milliards de globes, n’y pourrait ajouter un atome, mais elle est la grande

force fécondatrice, la force inépuisable que nulle prodigalité n’entame, puisqu’elle

est la propriété commune et permanente des corps C’est elle qui met

en branle toute la mécanique céleste, et lance les mondes dans leurs pérégrinations

sans fin. Elle est assez riche pour fournir à la revivification des astres

le mouvement que le choc transforme en chaleur.

Ces rencontres de cadavres sidéraux qui se heurtent jusqu’à résurrection,

sembleraient volontiers un trouble de l’ordre. – Un trouble ! Mais

qu’adviendrait-il si les vieux soleils morts, avec leurs chapelets de planètes

défuntes, continuaient indéfiniment leur procession funèbre, allongée chaque

nuit par de nouvelles funérailles ? Toutes ces sources de lumière et de vie qui

brillent au firmament s’éteindraient l’une après l’autre, comme les lampions

d’une illumination. La nuit éternelle se ferait sur l’univers.
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steka   06 février 2019
Instructions pour une prise d'armes de Auguste Blanqui
Dans les luttes civiles, les soldats sauf de rares exceptions, ne marchent qu'avec répugnance, par contrainte et par eau-de-vie. Ils voudraient bien être ailleurs et regardent plus volontiers derrière que devant eux. Mais une main de fer les retient esclaves et victimes d'une discipline impitoyable ; sans affection pour le pouvoir, ils n'obéissent qu'à la crainte et sont incapables de la moindre initiative. Un détachement coupé est un détachement perdu. Les chefs ne l'ignorent pas, s'inquiètent avant tout de maintenir les communications entre tous leurs corps. Cette nécessité annule une partie de leur effectif.

Dans les rangs populaires, rien de semblable. Là on se bat pour une idée. Là on ne trouve que des volontaires, et leur mobile est l'enthousiasme, non la peur. Supérieurs à l'adversaire par le dévouement, ils le sont bien plus encore par l'intelligence. Ils l'emportent sur lui dans l'ordre moral et même physique, par la conviction, la vigueur, la fertilité des ressources, la vivacité de corps et d'esprit, ils ont la tête et le cœur. Nulle troupe au monde n'égale ces hommes d'élite.

Que leur manque-t-il donc pour vaincre ? Il leur manque l'unité et l'ensemble qui fécondent, en les faisant concourir au même but, toutes ces qualités que l'isolement frappe d'impuissance. Il leur manque l'organisation. Sans elle, aucune chance. L'organisation, c'est la victoire; l'éparpillement, c'est la mort.
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steka   13 février 2013
Instructions pour une prise d'armes - l'éternité par les astres hypothèse astronomique - autres textes. de Auguste Blanqui
Sur le concept d'histoire

Or la conception d'un progrès de l'espèce humaine au cours de l'histoire est inséparable de la conception de sa progression à travers un temps homogène et vide. C'est dans la critique de cette progression que doit trouver son fondement une critique de la conception du progrès en général.
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Albucius   28 août 2013
L'éternité par les astres de Auguste Blanqui
Et puis, jusqu’ici, le passé pour nous représentait la barbarie, et l’avenir

signifiait progrès, science, bonheur, illusion ! Ce passé a vu sur tous nos

globes-sosies les plus brillantes civilisations disparaître, sans laisser une trace,

et elles disparaîtront encore sans en laisser davantage. L’avenir reverra sur des

milliards de terres les ignorances, les sottises, les cruautés de nos vieux âges !

A l’heure présente, la vie entière de notre planète, depuis la naissance

jusqu’à la mort, se détaille, jour par jour, sur des myriades d’astres-frères,

avec tous ses crimes et ses malheurs. Ce que nous appelons le progrès est

claquemuré sur chaque terre, et s’évanouit avec elle. Toujours et partout, dans

le camp terrestre, le même drame, le même décor, sur la même scène étroite,

une humanité bruyante, infatuée de sa grandeur, se croyant l’univers et vivant

dans sa prison comme dans une immensité, pour sombrer bientôt avec le globe

qui a porté dans le plus profond dédain, le fardeau de son orgueil. Même

monotonie, même immobilisme dans les astres étrangers. L’univers se répète

sans fin et piaffe sur place. L’éternité joue imperturbablement dans l’infini les

mêmes représentations.
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Danieljean   10 novembre 2015
Oeuvres de Louis Auguste Blanqui de Auguste Blanqui
Le catholicisme est le tombeau de l'intelligence, de la pensée, du cerveau ; le protestantisme, le tombeau de la conscience, du sentiment, du coeur."
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Danieljean   10 novembre 2015
Oeuvres de Louis Auguste Blanqui de Auguste Blanqui
L'idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l'ignorance, de l'abrutissement, par conséquent de l'esclavage et de la misère.
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Danieljean   10 novembre 2015
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