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Note moyenne 4.03 /5 (sur 18 notes)

Né(e) à : Paris , le 12/11/1840
Mort(e) à : Meudon , le 17/11/1917
Biographie :

Auguste Rodin nait le 12 novembre 1840 au 3, rue de l'Arbalète à Paris dans une famille modeste d'origine rurale. Son père Jean-Baptiste était d'origine normande, sa mère Marie Cheffer d'origine lorraine. Du premier mariage de son père avec Gabrielle Cateneau, il eut une demi-sœur, Clothilde, qui semble être écartée de la famille après le deuxième mariage de Jean-Baptiste. Auguste eut une sœur aînée, Maria.

Pour plus de renseignements sur Auguste Rodin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Rodin

Source : Wikipédia
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L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/geraldine-jeffroy-un-ete-a-l-islette-51619.html Géraldine Jeffroy est professeur de français. Elle fait partager son goût pour la littérature à des élèves de collège et à des étudiants. Elle-même lectrice assidue, elle a d?abord travaillé dans l?édition avant de rejoindre l?enseignement. Quant à l?écriture, il lui a fallu du temps avant d?oser affronter ses maîtres, tel Balzac, originaire de Touraine, comme elle. La Touraine, il en est question dans ce joli roman publié chez Arléa, « Un été à l?Islette ». L?Islette, c?est un château sur les bords de l?Indre, un petit joyau architectural à deux pas de son grand frère d?Azay le Rideau. C?est dans cette belle demeure qu?à l?été 1892 séjournèrent Auguste Rodin et Camille Claudel. Ou plus exactement, c?est là qu?Auguste Rodin vint déposer Camille Claudel avant de retourner batifoler à Paris et d?exacerber la jalousie de sa maîtresse. Mais que venait cacher ici Camille Claudel dans ce château au milieu de nulle part ? De ce fait authentique, la romancière a imaginé une jolie intrigue, à la fois poétique et bouleversante. C?est à travers les yeux d?Eugénie, la préceptrice de la fille de la châtelaine, que nous vivons nous aussi cet été 1892, aux côtés de Camille Claudel. Celle-ci, entre prostration, moment d?exaltation, crise de jalousie et douce rêverie travaille à l?une de ces ?uvres majeures, « La valse », tout en demandant à l?enfant du château, Marguerite, de poser pour elle pour sculpter « La petite châtelaine ». Se languissant du retour du maître Rodin, Camille Claudel s?épanche de façon épistolaire auprès de son ami musicien Claude Debussy dans une correspondance où la créativité et l?angoisse des deux artistes se font jour. Outre ces grands noms de l?art à qui Géraldine Jeffroy redonne vie, c?est aussi une jolie peinture du monde campagnard de la fin du XIXème siècle qui nous est proposée, une évocation de la vie quotidienne dans un château bourgeois, le regard d?une jeune femme mal dans sa peau, Eugénie, qui cherche à construire sa vie, et celui d?une enfant, Marguerite, qui ne perd rien de ce qui se dit dans les grandes pièces et les couloirs de sa maison. L?intrigue est bien amenée, l?univers feutrée des années 1890 savamment restitué et l?écriture poétique et fougueuse à la fois. Quant au personnage de Camille Claudel autour de qui tourne le récit, il est à la fois irritant et attachant et on pressent déjà la fin tragique de la jeune femme. Voilà un beau roman et un talent à suivre assurément. « Un été à l?Islette » de Géraldine Jeffroy, aux éditions Arléa.

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Auguste Rodin
Gwen21   29 mars 2013
Auguste Rodin
Est laid dans l'art ce qui est faux, ce qui est artificiel, ce qui cherche à être joli ou beau au lieu d'être expressif, ce qui est mièvre et précieux, ce qui sourit sans motif, ce qui se manière sans raison, ce qui se cambre [...] sans cause, tout ce qui est sans âme et sans vérité, tout ce qui n'est que parade de beauté ou de grâce, tout ce qui ment.
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Auguste Rodin
Nowowak   25 août 2020
Auguste Rodin
L'art est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
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Auguste Rodin
Ziliz   11 juillet 2018
Auguste Rodin
Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé ; il le continue.



• Artips, article 'Des pieds à toute épreuve', 11/07/2018
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Auguste Rodin
THEWINDFIRE   28 janvier 2019
Auguste Rodin
L'art, c'est le plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
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ElGatoMalo   18 février 2016
L'Art de Auguste Rodin
Un autre jour, étant auprès de Rodin dans son grand atelier de Meudon, je regardais un moulage de cette statuette, si magnifique de laideur, qu’il fit en prenant pour texte la poésie de Villon sur la Belle Heaulmière.

La courtisane qui jadis fut radieuse de jeunesse et de grâce, est maintenant repoussante de décrépitude. Autant elle était orgueilleuse de son charme, autant elle a honte de sa hideur.



Ha ! vieillesse félonne et fière,

Pourquoi m’as si tôt abattue ?

Qui me tient que je ne me fière (frappe)

Et qu’à ce coup je ne me tue !



Le statuaire a suivi pas à pas le poète.

Sa vieille ribaude plus ratatinée qu’une momie se lamente sur sa déchéance physique.

Courbée en deux, à croppetons, elle promène son regard désespéré sur ses seins, lamentables poches vides, sur son ventre affreusement plissé, sur ses bras et ses jambes plus noueux que des ceps de vigne :



Quand je pense, las ! au bon temps,

Quelle fus, quelle devenue,

Quand me regarde toute nue

Et je me vois si très changée,

Pauvre, sèche, maigre, menue,

Je suis presque tout enragée !

Qu’est devenu ce front poli.

Ces cheveux blonds…

. . . . . . . . . . . . .

Ces gentes épaules menues,

Petits têtins, hanches charnues,

levées, propres, faictisses (faites à souhait)

À tenir d’amoureuses lices ;

. . . . . . . . . . . . .

C’est d’humaine beauté l’issue !

Les bras courts et les mains contraictes, (contractées)

Les épaules toutes bossues,

Mamelles, quoi ! toutes retraites (desséchées)

Telles les hanches que les tettes !

… Quant aux cuisses,

Cuisses ne sont plus, mais cuissettes

Grivelées comme saucisses !



Le sculpteur n’est point resté au-dessous du poète. Au contraire, son œuvre dans l’effroi qu’elle inspire est peut-être plus expressive encore que les vers si truculents de maître Villon. La peau tombe en nappes flasques sur le squelette apparent : les cerceaux de la carcasse s’accusent sous le parchemin qui la recouvre : et tout cela branle, flageole, se racornit, se recroqueville.

Et de ce spectacle à la fois grotesque et navrant, se dégage une grande tristesse.
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ElGatoMalo   17 février 2016
L'Art de Auguste Rodin
Ayant pendant quelques moments contemplé en silence le merveilleux modèle d’horreur que j’avais sous les yeux :



— Maître, dis-je à mon hôte, nul n’admire plus que moi cette étonnante figure ; mais j’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous faire connaître l’effet quelle produit au Musée du Luxembourg sur beaucoup de visiteurs et surtout de visiteuses…



— Vous m’obligerez de me l’apprendre.



— Hé bien ! en général le public se détourne en s’écriant : Fi ! que c’est laid.



Et j’ai souvent remarqué des femmes qui se couvraient les yeux de leurs mains pour se soustraire à cette vision.



Rodin se mit à rire de bon cœur.



— Il faut croire, dit-il, que mon œuvre est éloquente pour provoquer des impressions si vives ; et sans doute ces personnes redoutent les vérités philosophiques trop rudes.



Mais ce qui m’importe uniquement, c’est l’opinion des gens de goût et j’ai été ravi de recueillir leurs suffrages au sujet de ma vieille Heaulmière. Je suis comme cette cantatrice romaine qui répondait aux huées populaires : Equitibus cano ! Je ne chante que pour les chevaliers ! c’est-à-dire pour les connaisseurs.



Le vulgaire s’imagine volontiers que ce qu’il juge laid dans la réalité n’est pas matière artistique. Il voudrait nous interdire de représenter ce qui lui déplaît et l’offense dans la Nature.



C’est une profonde erreur de sa part.



Ce qu’on nomme communément laideur dans la Nature peut dans l’art devenir d’une grande beauté.



Dans l’ordre des choses réelles, on appelle laid ce qui est difforme, ce qui est malsain, ce qui suggère l’idée de la maladie, de la débilité et de la souffrance, ce qui est contraire à la régularité, signe et condition de la santé et de la force ; un bossu est laid, un bancal est laid, la misère en haillons est laide.



Laides encore l’âme et la conduite de l’homme immoral, de l’homme vicieux et criminel, de l’homme anormal qui nuit à la société ; laide, l’âme du parricide, du traître, de l’ambitieux sans scrupules.



Et il est légitime que des êtres et des objets dont on ne peut attendre que du mal soient désignés par une épithète odieuse.



Mais qu’un grand artiste ou un grand écrivain s’empare de l’une ou de l’autre de ces laideurs, instantanément il la transfigure… d’un coup de baguette magique il en fait de la beauté : c’est de l’alchimie, de la féerie !



Que Velasquez peigne Sébastian, le nain de Philippe IV, il lui prête un regard si émouvant que nous y lisons tout de suite le douloureux secret de cet infirme forcé, pour assurer son existence, d’aliéner sa dignité humaine, de devenir un jouet, une marotte vivante… Et plus est poignant le martyre de la conscience logée dans ce corps monstrueux, plus l’œuvre de l’artiste est belle.



Que François Millet représente un pauvre rustre qui souffle un moment en s’appuyant sur le manche de sa houe, un misérable cassé par la fatigue, cuit par le soleil, aussi abruti qu’une bête de somme rouée de coups, il n’a qu’à accuser dans l’expression de ce damné la résignation au supplice ordonné par le Destin, pour que cette créature de cauchemar devienne un magnifique symbole de l’Humanité tout entière.



Que Baudelaire décrive une charogne immonde, visqueuse et rongée de vers, et qu’il imagine sous cet épouvantable aspect sa maîtresse adorée, rien n’égale en splendeur cette terrible opposition de la Beauté qu’on voudrait éternelle et de l’atroce désagrégation qui l’attend :





Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

À cette horrible infection,

Étoile de mes yeux, Soleil de ma Nature,

Ô mon ange et ma passion !



Oui, telle vous serez, ô la reine des Grâces

Après les derniers sacrements,

Quand vous irez sous l’herbe et les floraisons grasses

Pourrir parmi les ossements…



Alors, ô ma Beauté, dites à la vermine

Qui vous mangera de baisers

Que j’ai gardé la forme et l’essence divine

De mes amours décomposés !



Et de même lorsque Shakespeare peint Iago ou Richard III, lorsque Racine peint Néron et Narcisse, la laideur morale interprétée par des esprits si clairs et si pénétrants devient un merveilleux thème de Beauté.
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brigetoun   24 janvier 2012
Artiste de Auguste Rodin
C’est qu’en effet aucune inspiration subite ne saurait remplacer le long travail indispensable pour donner aux yeux la connaissance des formes et des proportions et pour rendre la main docile à tous les ordres du sentiment.

Et quand je dis que le métier doit se faire oublier, mon idée n’est point du tout que l’artiste puisse se passer de science.
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brigetoun   24 janvier 2012
Artiste de Auguste Rodin
Est laid dans l’Art ce qui est faux, ce qui est artificiel, ce qui cherche à être joli ou beau au lieu d’être expressif ce qui est mièvre et précieux, ce qui sourit sans motif, ce qui se manière sans raison, ce qui se cambre et se carre sans cause, tout ce qui est sans âme et sans vérité, tout ce qui n’est que parade de beauté ou de grâce, tout ce qui ment.
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brigetoun   24 janvier 2012
Artiste de Auguste Rodin
Peinture, sculpture, littérature, musique, sont plus proches les unes des autres qu’on ne le croit généralement. Elles expriment toutes les sentiments de l’âme humaine en face de la nature. Il n’y a que les moyens d’expression qui varient.
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brigetoun   24 janvier 2012
Artiste de Auguste Rodin
En somme, les plus purs chefs-d’œuvre sont ceux où l’on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
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