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3.93/5 (sur 213 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : Mexico , le 20/12/1995
Biographie :

Après une enfance marquée par la mort de son père et des mois d’exil forcé en Allemagne, elle passe beaucoup de temps chez ses grands-parents. Elle commence à travailler comme caissière dans l'entreprise familiale, à 16 ans.

Plus tard, elle fait ses études de cinéma à l'Université autonome de Puebla (Benemérita Universidad Autónoma de Puebla).

Elle reçoit le prestigieux prix Mauricio Achar 2015 pour son premier roman, "Gabacho" (Campeón gabacho, 2015), qui donne la parole à un immigré clandestin venu tenter sa chance aux États-Unis.

Twitter : https://twitter.com/auraxilonen?lang=fr

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Aura Xilonen - Gabacho


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Le ciel est limpide, comme si la courbure de la Terre était une immense cornée et qu’on avait balayé toutes les poussières d’un gigantesque battement de cils.
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J'en chiais sang et eau, parce que lire, bordel, ça fait mal aux yeux au début, mais petit à petit l'âme se fait contaminer. Le soir j'embarquais de petits livres encore chastes sur ma mezzanine et le matin, je les redescendais dépucelés. (...)
C'est que le Boss, il aimait ses livres, à chaque fois qu'il vendait un bouquin, il avait l'impression de vendre son âme. (p. 19)
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Madame je l’ai jamais entendu dire le moindre mot en spanglish. Soit elle parle en espagnol, soit elle parle en anglais, jamais un mixte. Elle lâche pas de gros mots non plus, pas comme le Boss avec ses mots introuvables dans l’assomme-crétin, ce fameux dictionnaire que je me suis farci de A à Z parce que je comprenais rien à ce que je lisais. Le Boss et ses mots scandaleux qui en disent plus long que les belles paroles, aussi décentes que bariolées, ces petites salopes édulcorées, pleines de chichi, de rhétorique archaïque, désuète, vieillotte, snob. Moi je préfère les pétasses un peu plus culottées, les phrases qui veulent tout dire et vous lâchent pas le sens du bout des dents. Je sais pas pourquoi, mais Madame a toujours été bienséante.
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Des blancs, des noirs, des jaunes, des roses, des imberbes, des grands, des petits. Ils sont là, à promener leurs toutous sur le chemin en ramassant leurs cochoncetés dans des sacs plastiques. Ou bien greffés à leurs iPods en train de faire leur footing du matin ou du soir, les oreilles menottées à des écouteurs qui servent de rempart à leur solitude; la musique, pour moi, c'est comme un bouclier, ça permet de naviguer sans que jamais on vienne t'emmerder. Y en a pléthore des gens comme ça, dans le parc.
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"Serre les dents et que Dieu ait pitié de ton âme, you know!"
J'acquiesce, parce qu'il y a rien d'autre à faire de toute façon dans ce monde de merde à part accepter, dire oui à tout, jusqu'à ce que le non arrive comme une envie de chier.
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"Cervelle de poisson rouge, mets-toi à lire ne serait-ce que ces saloperies de quatrièmes de couverture pour savoir de quoi ça parle, être capable de vendre un putain de bouquin et pas rester toute ta vie un abruti fini".
C'est donc le flingue sur la tempe que je me suis shooté avec une bonne dose de conneries écrites au dos des livres. J'en chiais sang et eau, parce que lire, bordel, ça fait mal aux yeux au début, mais petit à petit l'âme se fait contaminer. Le soir, j'embarquais des petits livres encore chastes sur ma mezzanine et le matin, je les redescendais dépucelés.
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Je marche lentement, très lentement, comme si mes pas battaient la mesure de toutes les horloges du monde et que je voulais tout retenir. J'ai besoin de temps, de ce temps qui m'échappe et qui en plus m'est compté, je le sens. Le temps qu'on me rafistole, ce sera trop tard, je me serai noyé dans le tourbillon de mes angoisses, asphyxié tout au fond, seul, mourant d'un amour hors de ma portée.
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Quand je suis venu à bout de mes idées de classement, je me suis mis à trier les romans en fonction de la tronche de leurs auteurs sur la photo : ceux qui avaient l'air de crevards, clochardesques, moches à souhait, je les plaçais tout devant, histoire que ce soient eux qu'on voie en premier quand on rentrait par hasard dans la librairie. Les autres, les écrivains jolis-coeurs qui portaient la cravate et prenaient une pose d'intello prétentieux sur leur photo, avec un look aussi propret que leurs mots bien comme il faut, je les plaçais tout en bas, dans l'enfer des livres, histoire que même leur mère, elle puisse pas mettre la main dessus : ils étaient trop imbus d'eux-mêmes, ces trous de balle."
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Elle me regarde dans les yeux, droit dans les yeux comme une météore, une supernova qui me ferait prendre feu en touchant la fibre nue de mon âme.
J'ai l'estomac noué.
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Faut pas grand-chose pour survivre. Pour vivre par contre, je sais pas.
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