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3.56/5 (sur 77 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1981
Biographie :

Benoît Blary est auteur de BD et illustrateur. Il a étudié à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles.

Il a démarré par des illustrations pour des jeux de rôle, et autres storyboards pour des courts-métrages.

Familier des ambiances fantastiques, il réalise aussi de superbes illustrations pour des émissions historiques.

Il rejoint l'atelier 510 TTC de Jean-David Morvan, comptant bien y trouver le scénario qui lui permettra de se faire connaître.

Tant de talent n'échappe pas à Hervé Loiselet, qui lui propose de dessiner 20 ans de Guerre, récit historique alternant époques et décors, depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à l'Algérie, en passant par l'Indochine.

Site internet :
http://dailyblary.blogspot.fr/

Source : http://www.lelombard.com
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Voyager et découvrir le monde, c’est admirer sa beauté, c’est vivre de peu, se détourner de l’inutile et de la consommation, mais c’est aussi se confronter à l’injustice, à l’inégalité criante et à la misère.
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Nous attendîmes Claude dix jours coincés là. Je profitai de ces instants pour herboriser des acacias procurent une ombre salvatrice dans la plaine désertique du Sahara et du Sahel. Leurs branches portent de petites feuilles composées protégées des herbivores par de grosses épines disproportionnées. Pourtant, les dromadaires les broutent sans répit, de telle sorte que l’acacia libère de l’éthylène, un gaz qui signale aux arbres voisins la présence de prédateurs. Ils modifient alors la composition de leurs feuilles en secrétant des tanins qui les rendent amères et impropres à la consommation des herbivores.
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Avec Kakine, on comprend la fragilité des savoirs oraux. Dans toute l’Afrique et les Amériques où prédomine une culture orale, les savoirs ancestraux disparaissent. Depuis trente ans, nous lançons l’alerte : il faut les transcrire avant qu’ils ne meurent. C’est une des missions de l’ethnopharmacologie et de la Société Française d’Ethnopharmacologie. Et c’est la raison pour laquelle depuis un demi-siècle maintenant, j’arpente inlassablement la planète herborisant et rencontrant les guérisseurs traditionnels de près de 60 pays à ce jour. Mais il n’est pas question de nous approprier ces savoirs qui appartiennent aux ethnies qui les ont découverts. Ils ne sauraient être exploités par de grands laboratoires pharmaceutiques qui se rendraient coupables de bio-piraterie. La convention de l’ONU sur la biodiversité (sommet de Rio en 1992, puis à Nagoya en 2010) a prévu que la mise sur le marché de médicaments issus de ces traditions doit permettre un retour de revenus financiers sous forme de royalties vers les gouvernements et les peuples dont ils proviennent.
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Nommer les plantes, telle fut ma première difficulté. Les Yéménites, comme tous les peuples du monde, ont nommé dans leur propre langue, les plantes utiles, magiques ou rituelles. La graine noire (Habba sûdâ), par exemple, connue dans tout le pays, est ce que nous appelons la nigelle. Son nom scientifique est Nigella sativa. Ce nom latin provient du système international de nomination et de classification inventé au XVIIIe siècle et, depuis, peu à peu accepté et reconnu par tous. Le prophète Mohammed disait : Elle soigne toutes les maladies, sauf la mort. Une étude pakistanaise non publiée a montré son intérêt face au Covid. Après les travaux des botanistes de la famille des Jussieu, c’est finalement le Suédois Linné qui élabora une classification basée sur les organes sexuels des plantes. Mais ce qui révolutionna définitivement le monde des naturalistes, ce fut la proposition de Linné de nommer toutes les plantes et tous les animaux par deux noms seulement. Un nom de genre : Nigella damascena, non comestible. Et un nom d’espèce : Nigella Sativa, cultivée et médicinale. Le genre regroupe des plantes qui ont des ressemblances et affinités communes. L’espèce est une particularité du genre, les espèces étant interfécondes. Les genres sont regroupés en famille et les familles en ordre. Ce système binaire avec dénomination latine, extrêmement simple et efficace, fut accepté même par les Chinois. Une identification botanique rigoureuse est la pierre angulaire de tout l’édifice de recherche bâti autour de la plante médicinale. Une plante mal identifiée peut entraîner toutes sortes de catastrophes.
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Ma formation auprès de Jean-Marie Pelt pendant quatre décennies m’a ouvert les yeux sur le fonctionnement des écosystèmes associant l’homme dans la nature et l’impérieuse nécessité de conjuguer en harmonie les contraintes environnementales, sociales et économiques. Lanceur d’alerte de son temps, il n’avait pourtant pas imaginé la rapidité avec laquelle ces bouleversements écologiques frapperaient. Malgré l’urgence, il est encore temps de réagir sans perdre une minute. L’homme se soigne avec des plantes depuis des millénaires, mais la médecine en seulement quatre-vingts ans a renié ses sources. C’est en 1944 que les Américains ont apporté les premiers antibiotiques et à partir des années cinquante on a utilisé les molécules de synthèse. Avant cela, la médecine s’exerçait avec les plantes. Or, la puissante médecine moléculaire génère des effets secondaires et la demande d’alternatives est forte pour les éviter. La thérapeutique est en fait une palette dans laquelle on peut puiser au besoin les plantes, les huiles essentielles ou les médicaments de synthèse. L’intérêt pour l’ethnopharmacologie est international et les grandes conventions comme Rio ou Nagoya ont validé la protection des savoirs traditionnels, pour éviter la bio-piraterie, et parce que ce savoir est perçu comme un patrimoine important pour l’avenir. Il faut bien entendu préserver la biodiversité à un moment où l’on fait face à la sixième extinction des espèces et conserver la diversité des savoirs accumulés sur ces plantes, qu’ils soient médicinaux, agricoles ou alimentaires. – Jacques Fleurentin, septembre 2022.
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Un fond d’herbes médicinales est commun à tout le bassin méditerranéen. On ne peut comprendre que si l’on fait un petit détour par l’histoire. Au Ve siècle avant J.-C., Hippocrate est le fondateur de la médecine moderne grâce à sa théorie des humeurs. Il décrit 230 plantes médicinales qui jouent sur ces humeurs. Son œuvre est augmentée par Dioscoride, puis par Gallien. Ce sont les grands médecins arabes et perses, après la chute de l’Empire romain, qui vont transmettre ce savoir grec en l’enrichissant, alors que la méditerranée est sous domination arabe, avec Le Continent, rédigé par Rhazès, et surtout Le Canon d’Avicenne (Xie siècle) qui réunit pas moins de 57 traités de médecine et fait la synthèse des savoirs grecs, persans, indiens et arabes. Le plus grand botaniste arabe qui herborisa tout autour de la Méditerranée à la fin du XIIe siècle, Ibn al-Baitar, décrivit dans le traité des simples 1.500 drogues d’origine végétale, animale et minérale. Et en Europe, justement ? Notre jardin médicinal des plantes du cloître des Récollets renoue avec sa vocation initiale : la culture des plantes dont se servaient les moines pour soigner les malades. Au IXe siècle, Charlemagne recommande dans le capitulaire de Villis, la culture de 88 plantes médicinales dans les monastères, abbayes et jardins de l’empire, pour favoriser leur utilisation en thérapeutique. Le cloître des Récollets, datant du XIVe siècle, souscrit à cette recommandation et abrite un jardin des simples, c’est-à-dire un jardin de plantes médicinales.
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Plante qui guérit, mais aussi plante qui tue. La drogue est l’illustration saisissante et ambigüe de l’éternelle dialectique du remède et du poison, du rêve et de la réalité, de l’action et de la contemplation, de la libération et de l’oppression. Car, de sa prison, l’homme regarde vers le ciel.
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Notre médecine à base de chimie ne peut pas répondre à tout. Aujourd’hui des patients en échec thérapeutique viennent à la pharmacie parfois même sur conseil de leur médecin. Et il y a tous ceux qui sont fatigués de la chimie, des antibiotiques puissants mais qui brusquent les corps. Dans certains cas, les plantes sont plus efficaces qu’un traitement chimique avec effet secondaire.
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1973, Sahara. Le désert, enfin ! La décision était prise d’une traversée nord-sud, d’Alger à Agadès, puis retour par le redoutable désert du Ténéré. Trois massifs montagneux étaient au programme : le Hoggar, l’Aïr, et le tassil n’Ajjer. Et d’immenses étendues de sable et de regs. Il fallait prévoir une autonomie de carburant de 1.000km et d’eau pour 7 jours. Nous avions peu de moyens financiers et nos véhicules habituels, des Peugeot 404, ne pouvaient réaliser ce périple. Dans la recherche de partenaires financiers, nous avions déposé un dossier pour l’obtention du tout nouveau 4*4 Toyota Land Cruiser que les Japonais venaient de mettre sur le marché pour concurrencer l’indétrônable Land Rover. Nous devions réaliser un reportage en images pour faire découvrir les capacités du véhicule en conditions extrêmes. Nous nous étions rapprochés de Maurice Freund, patron fondateur du Point Mulhouse, pionnier des voyagistes, qui a initié les découvertes et aventures dans des régions inaccessibles. […] Depuis un an, nous préparions ce voyage avec une excitation débordante : le planning des tâches, le matériel photo et ciné pour les reportages, les jerricans à essence, les bidons plastiques pour l’eau, un treuil, deux roues de secours, des échelles de sable, des outils, des pièces de rechange, des médicaments, deux tentes et du matériel de camping, des cartes, de la documentation. La route nous mène à travers des paysages méditerranéens, s’élève vers les montagnes de l’Atlas, l’Aurès, puis redescend vers le Sud. La végétation se raréfie, lentement le paysage change. Le désert de pierre de Tademaït nous stupéfait. Aux quatre points cardinaux, le même paysage, la même aridité, le même silence, la même chaleur, une enclume. Seule trace de la civilisation, ce ruban de bitume qui file à l’infini. Enfin, quelques traces d’une végétation herbacée discrète et rabougrie, puis, soudain, des arbres au tronc jaune torturé qui jaillissent au détour d’un oued : des Calatropis procera, avec leurs rameaux feuilles au bout desquels s’épanouissent des grappes de petites fleurs bleues. Leurs grandes feuilles vertes et leurs tiges sont parcourues par des petites vaisseaux libérant un latex blanc irritant protégeant la plante de la pâture. Ce latex est utilisé comme poison de flèche pour son action cardiotoxique et ses effets irritants en facilitent la diffusion dans le corps de la victime. Au Yémen, le latex est employé en médecine vétérinaire pour traiter les galles et les affections dermatologiques des dromadaires. Les Touaregs en font un usage similaire au Sahara où le Calotropis est parfois le seul arbuste présent dans les immensités désertiques.
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Jean-Marie Pelt et mon professeur adoré de botanique, Jean-Claude Hayon, avaient organisé plusieurs missions scientifiques en Afghanistan. Ils avaient étudié les plantes halophiles adaptées à la salinité de certains déserts afghans, enseigné à la faculté de pharmacie de Kaboul et recensé les plantes médicinales conseillées par les guérisseurs locaux.
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