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Note moyenne 4.12 /5 (sur 52 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1970
Biographie :

Benoît Collombat est un journaliste français.

Après des études supérieures de lettres et d'histoire à la Sorbonne, il est diplômé de l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille. Il travaille à la rédaction de France Inter depuis 1994 en qualité de grand reporter.

En 2003, il réalise pour France Inter une contre-enquête sur la mort de l'ancien ministre Robert Boulin, intitulée "Affaire Boulin, un homme à abattre", prélude au livre du même nom qui sortira en 2007, quatre ans plus tard. Il apporte, à nouveau, des éléments inédits -témoignages et documents- sur l'affaire Boulin en octobre 2009.

En 2007, Benoît Collombat enquête sur la disparition en Polynésie française du journaliste d’investigation Jean-Pascal Couraud, dit JPK.
En 2008, il enquête sur les rumeurs d'assassinat du premier ministre Pierre Bérégovoy. Puis sur l'affaire du "cabinet noir" d'Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux entre 1992 et 2004. Et sur l'affaire Ali Mécili[l’affaire Ben Barka, version algérienne.
Il enquête également sur les paradis fiscaux, notamment auprès de Daniel Lebegue (ancien directeur général de la Banque nationale de Paris, puis de la Caisse des dépôts et consignations et président de l'ONG Transparence International France) et des juges Renaud Van Ruymbeke, Bernard Bertossa et Jean De Maillard.

En 2009, après la polémique suscitée par le livre de Pierre Péan "Le monde selon K" mettant notamment en cause l’activité de consultant de Bernard Kouchner au service de potentats de la "Françafrique", il apporte également de nouveaux éléments dans l'enquête sur le naufrage du Joola au Sénégal, en septembre 2002, la plus grande catastrophe maritime civile.
En mars 2009, il réalise un reportage en Afrique "Cameroun: l’empire noir de Vincent Bolloré".
En août 2010, Benoît Collombat publie une nouvelle et retentissante enquête sur Éric de Sérigny, l’un des conseillers d’Eric Woerth nouvel élément de l’affaire Bettencourt. Poursuivant son enquête sur l’affaire Bettencourt, il publie quelques jours après d’autres éléments sur un nouveau volet sur lequel Eric Woerth pourrait avoir à se justifier: l’affaire Wildenstein.

En 2011-2012, Benoît Collombat travaille en collaboration avec David Servenay pour Les Inrocks où ils tiennent un blog "Carnets d'enquêtes".

Il est lauréat de nombreux prix dont le Prix du public Cultura au festival d'Angoulême 2016 pour "Cher pays de notre enfance" (avec Étienne Davodeau).
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   16 janvier 2018
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
- Sous la rotonde, il y avait l'imprimerie. C'est là qu'étaient imprimés les affiches du RPR.

- Le RPR faisait sa communication sur le dos de Peugeot ?

- Bien sûr. Le quartier général électoral du RPR pour les villes du coin, c'était l'usine [automobile] de Poissy. Ils ne se cachaient pas, hein ! La colle et les affiches étaient stockées à l'usine. Beaucoup de gars du RPR bossaient ici. L'usine pesait sur la vie politique... Elle fournissait aussi les voitures du parti gaulliste. Dans leurs convois, il y avait beaucoup de Simca, puis de Peugeot. Elle fournissait même un des chauffeurs de De Gaulle en personne !

- Quoi ?

- Un gars du 'service intérieur'...

- Un 'mouchard', donc ?

- Voilà. Il ne faisait pas grand-chose à l'atelier. Et il s'absentait en cas de besoin. C'était un mec du SAC.*

(p. 133)



* extrait de Wikipedia : Le service d'action civique (SAC) a été, de 1960 à 1981, une association au service du général de Gaulle puis de ses successeurs gaullistes, mais souvent qualifiée de police parallèle, créée à l'origine pour constituer une « garde de fidèles » dévouée au service inconditionnel du général après son retour aux affaires en 1958. [...]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique
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cicou45   02 août 2016
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
"Connaître son passé est en effet indispensable si l'on veut éviter d'âtre condamné à le revivre."



(extrait de la Postface)
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Ziliz   14 janvier 2018
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
[ le journaliste Benoît Collombat à François Colcombet, magistrat et homme politique français ]

- Justement. Evoquons votre déclaration-choc à l'émission 'Les Dossiers de l'écran'. On est le 7 mai 1974, deux jours après le premier tour de l'élection présidentielle. Le 27, Giscard sera élu face à Mitterrand. Et vous dites : 'Nous espérons ne pas avoir à découvrir que le hold-up de Strasbourg n'a pas servi à acheter des hommes politiques.' Vous pouvez nous en dire plus ?

- Il faut savoir qu'à l'époque, il n'existait pas de loi sur le financement des partis politiques. L'argent, ils le prenaient partout. Il n'y avait pas de contrôle. Tous les partis se débrouillaient comme ils pouvaient... Moi, avant l'émission, je savais que [le juge] Renaud instruisait sur le gang des Lyonnais. Il avait compris qu'ils bénéficiaient de complicités à haut niveau. A Lyon, nous connaissions bien les liens entre le SAC* et les truands. Et la somme du hold-up de Strasbourg était tellement importante qu'il fallait bien un... habillage pour la réinvestir.

(p. 41-42)



* Service d'Action Civique, une 'police parallèle'...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique
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Ziliz   22 janvier 2018
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
- On comprend bien que Boulin* gênait... Mais, que pouvaient contenir ses fameux dossiers, qui l'ont sans doute mené à sa perte ?

- Sa longévité ministérielle a fait de lui un fin connaisseur de l'Etat. Il est passé par le secrétariat d'Etat au Budget et par le ministère des Finances.... Ce sont les deux 'tours de contrôle' d'où il a pu voir les turpitudes de sa propre famille politique.

- Tu parles de...

- L'argent noir de la Françafrique, bien sûr. Elf, le Gabon, les mallettes de billets entre Libreville et Paris, les réseaux Foccart au service de Jacques Chirac, pour qui, Boulin, soudain 'premier-ministrable', devient très dangereux.

- D'où cette tentative de déstabilisation politique du RPR, avec cette 'affaire' du terrain de Ramatuelle...

- Voilà... Authentique, résistant, réputé compétent et travailleur, gaulliste 'social', Boulin pouvait rassembler bien au-delà de la droite. Et donc contribuer à la réélection de Giscard en 1981... Une catastrophe pour Chirac ! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Boulin ne se laisse pas faire et menace de sortir ces dossiers.

(p.180)

* Robert Boulin, décédé en 1979 (officiellement suicidé)
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cicou45   01 août 2016
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
_Notre seul salaire, c'était la peine, l'effort et l'idéal.

_Vous ne croyez pas que c'est un peu trop beau ?

_Heureusement qu'il y a des gens qui croient un peu au beau, de temps en temps...
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Didili   01 mai 2016
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
"Il y a deux histoires : l'histoire officielle menteuse qu'on enseigne, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements, une histoire honteuse." Honoré de Balzac cité par Roberto Scarpino dans sa post face.)
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christinebeausson   25 septembre 2022
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
Avoir de grandes idées sans les appliquer, ça ne sert à rien
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Presence   13 novembre 2021
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
J'ai été maire d'une petite commune arrachée au RPR : Combs-la-Ville. Pour eux, c'était donc un lieu de reconquête ! Dans la rue, les rapports été musclés. Je ne tolérais pas qu'ils tentent de tenir la ville : lancer des tracts diffamatoires, être omniprésents, faire n'importe quoi… Bref, j'avais donné une consigne : les socialistes ne reculent pas ! Et, un matin, toutes les chaussées de ma ville portaient une inscription : SAC vaincra. Ça avait été fait dans la nuit. Mais nous aussi, on était sur le terrain, la nuit. Finalement on a repéré une camionnette qui nous semblait étrange. Les gars en avaient découpé le fond et peignaient la chaussée comme ça. On a poussé l'enquête pour voir d'où venait cette camionnette. Il s'agissait d'un véhicule de la Préfecture de Police de paris, conduit par les gars du SAC.
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Erik35   09 juin 2022
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
Étienne DAVODEAU : - «Comme on va pas mal en parler dans ce bouquin, tu peux me rappeler ce que c'était, le SAC ?

Benoît COLLOMBAT : - C'était le "Service Action Civique"... Même s'il n'avait que peu à voir avec le civisme !

- Et c'était quoi exactement, son rôle ?

- C'est bien le problème... Officiellement, le SAC est une simple association créée en 1960 par des fidèles du Général de Gaulle, comme Jacques Foccart, Alexandre Sanguinetti ou Roger Frey, pour "défendre sa pensée et son action"… Deux ans plus tôt, en 1958, ces mêmes fidèles avaient soutenus l'arrivée au pouvoir du Général dans des conditions proche d'un coup d'état. C'était l'opération "Insurrection". Il s'agissait pour les gaullistes de contrer un autre coup d'état, mené au même moment par des militaires partisans de l'Algérie française. Et en 1961, à Alger, un putsch tente à nouveau de renverser le pouvoir. Dans le tumulte de la guerre d'Algérie, le rôle du SAC consiste donc à "verrouiller" le pouvoir gaulliste contre tout débordement potentiel.

- Ok, je comprends mais... concrètement, les militants, ils font quoi sur le terrain ?

- Un véritable travail de service d'ordre ! Ils surveillent les meetings électoraux, protègent les candidats gaullistes, effectuent des opérations "coup de poing" contre les militants communistes...

- Une sorte de police privée...

- Oui. Le SAC fonctionne comme une véritable organisation parallèle au pouvoir... dont il a la bénédiction ! L'ancien patron du SAC, de 1962 à 1969, ex-garde du corps du Général, Paul Comiti, avait une expression assez éclairante : il disait qu'il s'agissait de "s'adresser au Bon Dieu sans passer par les curés".

- Le "Bon Dieu", c'est de Gaulle ?

- Bien sûr. Sauf qu'au nom de "l'idéal gaulliste", le SAC se transforme en organisation mafieuse...

- Une mafia ? Tu n'exagères pas un peu ?

- Non. Je ne te dis pas que c'est la même chose qu'en Italie, mais ça y ressemble par certains aspects : des truands intègrent rapidement le mouvement. Parmi eux, certains ont rendus de "grands services" pendant la guerre d'Algérie. Leur carte du SAC - tricolore ! - les protège. Des gens sont assassinés en toute impunité. Le président Pompidou tente d'épurer le mouvement en 1968, mais ça ne change pas grand-chose. Dans les années 70, le SAC possède des relais puissants au sein de la police, de la justice, du syndicalisme. C'est un véritable "État dans l'État" dirigé de façon souterraine par le "Monsieur Afrique" du gaullisme, Jacques Foccart.
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cuisineetlectures   06 mars 2016
Cher pays de notre enfance de Benoît Collombat
- La 2ème guerre mondiale La guerre froide La guerre d'Algérie... On ne s'en rend plus vraiment compte aujourd'hui, mais le SAC est finalement assez central dans l'histoire de la France récente !

- Exactement ! Il a germé dans le climat de violence "légitime" de la résistance. Pour certains de ses membres, il a ensuite du être perçu comme un moyen de prolonger cette "fraternité d'armes" avant de complètement dériver.

- Tu veux dire que, pour ceux-là, après la libération, revenir à notre vie normale et renoncer à cette violence légitime fut difficile ?

- Voilà, il y a aussi l'anti-communisme de l'après-guerre : le SAC affronte le service d'ordre du parti communiste, qui ne fait pas dans la dentelle non plus. La violence est en quelque sorte légitimée par la peur du "péril rouge". Il règne dans ces milieux-là une vraie crainte d'une invasion soviétique ! Et puis cette violence n'est pas inutile au pouvoir gaulliste, pour faire le sale boulot en Algérie, contre le FLN, puis contre l'OAS. Plus tard, en mai 1968, le SAC s'avère un appui dont il serait idiot de se priver en cas de coup dur !

- C'est vraiment une spécificité française, non ?

- Oui, l'histoire du Sac est indissociable du gaullisme.Elle est dont liée à celle de la quatrième république.
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