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4.18/5 (sur 4313 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 30/11/1976
Biographie :

Benoît Philippon est un écrivain, réalisateur et scénariste français, auteur de roman noir.

Il grandit en Côte d'Ivoire, aux Antilles, puis entre la France et le Canada. Diplômé en Lettres Modernes à la Sorbonne Nouvelle, il devient scénariste en 2000.

En 2002, un premier scénario est porté à l’écran : "Sueurs", un film d’action produit par Samuel Hadida avec Jean-Hugues Anglade. Benoît développe ensuite plusieurs scripts pour le cinéma, de la comédie au thriller. Il s’immerge également dans l’univers de l’animation. Il participe à l’écriture de plusieurs séries ("Pat et Stan", "Chaplin&Co", "7 nains et moi").

En 2009, Benoît passe à la réalisation en cinéma avec "Lullaby". Le film est coproduit par Orange Studio, Forecast et Christine Vachon ("Loin du Paradis", "Carol"). Tourné en anglais avec un casting international dont Forest Whitaker, Rupert Friend, Clémence Poesy, et la participation de Charlie Winston, "Lullaby" est sélectionné dans divers festivals internationaux (Pusan, Taipei, Camerimage) et sort dans plusieurs pays étrangers.

"Mune : Le Gardien de la Lune" (2015), un film d'animation 3D, est son second long-métrage. Il a écrit le scénario original et l’a coréalisé avec Alexandre Heboyan. Le film a gagné le prix du meilleur film aux festivals de Tokyo, Toronto et Erevan et est, en 2015, le 7ème plus gros succès français à l’étranger.

En 2015, Benoît coréalise le court-métrage "Nephtali", en collaboration avec Glen Keane, pour la 3ème scène de l’Opéra de Paris.

En 2016, il écrit son premier roman, "Cabossé", édité chez Gallimard, collection Série Noire, qui obtient le Prix Transfuge du meilleur espoir polar 2016 et le Prix du Goéland Masqué 2017 du meilleur premier polar.

En 2017, il développe, avec le dessinateur Malec, "Super Mimi", une série jeunesse en bande-dessinée, éditée par Jungle Éditions, sortie en Février 2018.

"Mamie Luger" (2018), son second roman, sort aux éditions les Arènes, dans la collection EquinoX, suivi de "Joueuse" (2020).

Twitter : https://twitter.com/philippon_b?lang=fr


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Source : http://toutlecine.challenges.fr
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Extrait du livre audio « Mamie Luger » de Benoît Philippon lu par Fabienne Loriaux. Parution numérique le 25 janvier 2023. https://www.audiolib.fr/livre/mamie-luger-9791035411961/

Podcasts (1)


Citations et extraits (541) Voir plus Ajouter une citation
- Mais Nana, c'est des garçons. C’est eux les plus forts.
- Détrompe-toi, ma chérie. C’est ce qu'ils veulent nous faire croire. Mais il faut surtout pas te laisser berner.
- Mais Nana, les garçons, ils sont grands et costauds.
- C’est vrai, ma chérie. Mais ils sont aussi très cons. Donc quand tu seras plus grande, tu comprendras que tu ne dois pas te laisser dominer, et pour ça il te faudra utiliser ta tête.
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Elle arbore un visage radieux d’une patience ancestrale, celle des vieux qui passent leur journée sur un banc à contempler la vie battre à cent à l’heure autour d’eux, alors qu’eux savent tout ce que cette précipitation a de vain.
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– Donc quand vous avez tiré sur de Gore, vous saviez qu’il ne s’agissait pas de Gitans ?
– P’t’être bien que oui.
– Vous pouvez expliquer votre geste ?
– J’l’ai jamais aimé, lui.
– Ça ne justifie pas de lui tirer dessus.
– Qui m’empêche ?
– La loi, Berthe. La loi, dit l’inspecteur flegmatique.
– Dis donc, tu commences à m’casser les pieds, avec ta loi ! explose la grand-mère. On n’est donc plus libre de rien, dans c’pays ? J’croyais qu’y avait écrit « Liberté, Égalité, Fraternité » sous not’ drapeau. J’vois pas d’liberté, là, j’vois des menottes, l’égalité, vous m’faites bien rigoler, en tant qu’femme depuis un siècle, j’ai bien vu qu’on nous roulait dans la farine, et la fraternité, viens pas m’chatouiller avec ça. J’ai pas gardé un Luger dans ma commode par hasard !
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... Lucien a choisi un argument ... percutant : il lui a collé une tarte. Moyen ancestral de remettre la femme à sa place sans trop avoir à se justifier de son manque d’intelligence. L’homme s’en était toujours tiré ainsi, alors pourquoi changer ?
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Charlotte pousse un cri de terreur. Tofu, qui se frottait tranquillement contre son mollet humide, en perd toute sa dignité féline et détale en feulant dans la cuisine, surprenant Günther, qui s'interrompt dans son élan. Le chat dérape entre les jambes de l'assaillant, ses pattes patinent sur les débris de porcelaine, la douleur des coupures le fait bondir. L'animal en totale perte de contrôle atterrit sur la gazinière, percute la casserole sur le feu. Le récipient s'envole en double salto, projetant le liquide brûlant sur le crâne rasé de Günther qui, aveuglé par le thé bouillant, prend le relais du chat hystérique, court en tous sens dans l'espace restreint, moulinant des bras autour de lui à la recherche d'une aide ou d'un cou à tordre. Dans la confusion, il renverse la jarre de farine rangée au-dessus de la cuisinière. Matériau propice à la confection du clafoutis s'il en est, mais également extrêmement inflammable, tout comme le bomber en vinyle synthétique que porte le bouledogue au goût vestimentaire discutable, la farine s'enflamme et propage son embrasement jusqu'aux manches puis au dos de l'assaillant en déroute. La torche humaine hurle comme une truie en partance pour l'abattoir. "Ca apprendra au carnivore la compassion pour la souffrance animale", se dirait la végétarienne si elle était encore en état de penser. Günther part en quête de l'évier, tête baissée, urgence d'une douche sous le robinet, tâtonne pour trouver le mitigeur et appuie au hasard sur tout ce qui lui tombe sous la main sur le plan de travail, dont le bouton "start" du mixeur. Sa tresse ridicule qui pendait par là se retrouve happée entre les pâles du broyeur. Son jappement part dans les aigus, le bouledogue n'a pas le luxe de regretter sa fascination pour Steven Seagal et ses dérives capillaires qu'il tente de se raccrocher à ce qui s'offre à lui dans sa chute : un torchon pendu à un crochet vissé dans l'étagère à condiments. L'homme pesant un bon cent vingt kilos, l'étagère en agglo fixée à un placo de piètre qualité cède sous son poids. Le déversement de la bouteille d'huile de friture déclenche le feu d'artifice pour le bouquet final. Le mafieux cramoisi titube, telle une merguez trop grillée qui s'échapperait d'un barbecue qui aurait mal tourné. Il s'écroule contre le micro-ondes, s'accroche dans un ultime réflexe à la prise raccordée à hauteur d'homme -- l'électricien avait pourtant prévenu Charlotte que l'installation n'était pas aux normes--, fait fondre le câble dans sa main enflammée et s'achève tout seul d'une décharge de deux cent vingt volts, provoquant une fontaine d'étincelles du plus bel effet au moment de clore ce son et lumière d'un gore frisant le burlesque.
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- T'aimes bien les ricains, , hein, Roy ? (...)
- Ouais. J'avoue. Plaisir coupable.
- Pourquoi coupable ?
- On est en France. Ça fait mauvais effet d'aimer les Ricains. Sont venus dézinguer du Boche sur nos belles plages normandes vu qu'on a pas été foutus de le faire nous-mêmes, y nous ont collé du Coca en intraveineuse et fait bouffer du cinéma pop-corn alors que nous, « les Français », on coule des bronzes en lisant du Voltaire, alors on se sent supérieurs. Voltaire, j'sais pas, j'ai pas lu. Paraît qu'c'est un mec brillant. Perso, un coup d'oeil en coin de Brando, j'trouve ça plus tripant et j'ai pas envie de m'excuser. Ça déplait aux bouffeurs de camembert ? Ben, qu'ils restent dans leur village de Gaulois à s'enculer entre cousins. Moi, quand j'écoute Sam Cooke dans mon Chesterfield en buvant mon whisky, j'me sens dans un vieux film en noir et blanc et ça m'plaît. J'suis loin du snobisme parisien puant. D'toute façon, j'habite à Belleville. Ça sent plus la pho que le bœuf bourguignon alors venez pas me parler du drapeau français et laissez-moi prendre mon pied sur ma musique ricaine et si j'ai envie de m'appeler Roy, ça m'regarde, j'vous fais pas chier parce que vous vous coltinez des noms de merde comme Marcel ou Robert sur votre carte du FN...
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Le malheur des autres est un réconfort incontestable. Et inavouable.
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Son mari voulait la garder à la maison ? En 1952, asservir une femme n’avait rien d’un crime. On appelait ça une femme au foyer.
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S’il y a un adversaire contre lequel on ne peut pas lutter, c’est la vieillesse… On peut lutter contre la guerre, contre la maladie, contre l’ennemi… Pas contre la vieillesse… Quand c’est fini, c’est fini…
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Quelques départementales plus au sud, dans un village perdu où l'unique panneau de circulation indique "Toutes directions" tant on est ici nulle part et qu'on ne peut se rendre qu'ailleurs, subsiste un irréductible commerce, un PMU qui sent la désillusion et le tabac froid.
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