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Note moyenne 3.36 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lacanau , 1944
Biographie :

auteur, compositeur, écrivain

Patron d'un bar-salon de coiffure, musicien, dramaturge, romancier, poète, chroniqueur de presse, adjoint à la culture de sa commune où il a créé un salon du livre, Bernard Duporge est résolument tourné vers les arts

. Dès son premier roman Les Pins de la discorde paru en 2001, il insuffle à son écriture sa passion pour l'histoire, de la grande à la petite, celle qui fait le quotidien des gens. Il a reçu le prix Saint-Estèphe 2011 pour Le Tambour de Lacanau (Souny, 2005).


Source : decitre
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
AuroraeLibri   12 avril 2019
Les silences de la sorcière de Bernard Duporge
La vieille connaissait les herbes, les plantes, les arbustes qui habillaient les collines. Au pays, on la disait sorcière. Il faut dire que son allure n'était pas engageante. toujours habillée de noir, elle marmonnait tout le temps et levait son bâton au ciel, comme une menace, lorsqu'elle voyait quelqu'un s'approcher trop près de son maigre troupeau. certains racontaient qu'elle parlait au diable et qu'elle lui avait sûrement vendu son âme. Grâce à cela, racontaient d'autres, elle savait tout des gens. On ajoutait encore qu'elle lisait l'avenir. du coup, tous la fuyaient.



Chapitre II
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rkhettaoui   19 juillet 2018
Maria de la lande de Bernard Duporge
La solitude n’avait pas que du bon, elle isolait de tout, parfois de soi-même. Il ne promenait que son troupeau dans l’espace de la lande, rien d’autre. Enfin, c’est ce que tous croyaient. Pour beaucoup, un berger n’était qu’un ignorant. Un sauvage sale et miséreux qui ne couchait que dans le foin ou dans la paille. Comment prendre au sérieux ces hommes, debout sur leurs échasses, se calant le dos à un grand bâton en regardant brouter leurs moutons tout en tricotant leur laine noire, cette laine que leur refusaient les marchands et qu’ils gardaient pour eux afin de se faire d’épaisses chaussettes ?
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AuroraeLibri   12 avril 2019
Les silences de la sorcière de Bernard Duporge
Les limites de la pâture étaient simples : à gauche, la rivière, à droite, sur les hauteurs, les trois pans d'une vieille chapelle écroulée, au milieu de cinq maisons en ruine. Elle avait eu son heure de gloire, il y a longtemps, mais depuis que l'on avait trouvé le curé assassiné sur son autel, sûrement par un maraudeur en quête de pain, aucun religieux n'avait voulu venir le remplacer. La crainte que le malheur ne revienne. les quelques vieux habitants du petit village étaient allés à la messe à l'église d'en bas, et la chapelle de Galdra était tombée en ruine. Petit à petit le village s'était vidé et les maisons s'étaient écroulées. Seuls des pans de murs racontaient un peu l'histoire, derniers témoins d'un passé proche, mais tellement solitaire qu'il paraissait n'avoir jamais existé.



Chapitre II
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Bernard Duporge
MyriamBachon   11 avril 2020
Bernard Duporge
Riche. L'expression ne lui plaisait pas. La richesse ne l'avait jamais attiré. Les quelques riches de la commune avaient cet air supérieur et condescendant qu'il n'aurait jamais. Et puis, c'était quoi la richesse,montre aux autres qu'on était supérieur? Supérieur de quoi?
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AuroraeLibri   21 avril 2019
Les silences de la sorcière de Bernard Duporge
Les hommes sont comme ça. Des menteurs. Chez eux, la part d'ombre est grande.



Chapitre III
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rkhettaoui   20 juillet 2018
Les pins de la discorde de Bernard Duporge
Sa force était sa gentillesse et sa bonne humeur. Toujours le sourire. Toujours un mot avec celui qu’il rencontrait. Il voulait faire plaisir à tout le monde, ce qui le mettait dans des situations parfois difficiles. Le dimanche, par exemple, pour ne se fâcher avec personne, il faisait avec René la tournée des huit cafés du bourg avant de déjeuner. Malgré cela, l’après-midi, dans un des cafés où la patronne faisait danser les jeunes à l’aide d’un tourne-disque, il « n’esquintait pas » trop les pasos dobles ou les tangos. Les filles l’adoraient, mais lui ne les prenait jamais au sérieux ; pourtant, Michèle était amoureuse.
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AuroraeLibri   21 avril 2019
Les silences de la sorcière de Bernard Duporge
Il avait fallu une simple rencontre, une simple question, pour que tout un pan de sa vie remonte à la surface, alors qu'elle croyait l'avoir enfoui au fond de sa mémoire. Dans un lointain passé. Du temps où elle était belle. désirable. c'est vrai qu'elle n'avait pas toujours été comme aujourd'hui. En ce temps-là, elle n'était pas cette chose noire et poussiéreuse, sans âge, qui poussait ses quelques chèvres sur les chemins desséchés.



Chapitre III
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rkhettaoui   20 juillet 2018
Les pins de la discorde de Bernard Duporge
Pierrot n’avalait plus. Ne parlait plus. Il s’attendait à ce qu’un jour cette histoire se sache, mais il espérait que ce soit le plus tard possible. Ils vivaient avec leur secret. Un secret si doux : je t’aime, tu m’aimes. C’était neuf, mais si beau. Alors voilà que parce que quelqu’un les avait vus sortir d’un chemin, les gens jasaient. De là à dire que Francine était une fille facile, il n’y avait qu’un pas.
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AuroraeLibri   12 avril 2019
Les silences de la sorcière de Bernard Duporge
Petit à petit le village s'était vidé et les maisons s'étaient écroulées. Seuls des pans de murs racontaient un peu l'histoire, derniers témoins d'un passé proche, mais tellement solitaire qu'il paraissait n'avoir jamais existé. La végétation avait envahi les lieux, mais curieusement, rien n'avait poussé à la place de l'autel. Il restait comme un capitaine qui quitte le navire en dernier, s'assurant que tous, autour de lui, étaient partis, et semblait attendre un ultime sacrifice. A l'anniversaire de la mort du curé, la nuit, les vieux prétendaient entendre une cloche sonner. Lugubre. Pour que l'on n'oublie pas qu'ici, autrefois, on disait la messe, affirmaient-ils. certains, même, étaient persuadés que l'esprit du curé rôdait encore par ici, à la recherche de son assassin. Une vieille disait avoir vu une forme noire, comme une soutane, un soir de pleine lune, tandis qu'une chouette s'échappait en hululant. La plupart évitaient les lieux, ou se signaient en passant.



Chapitre II
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Bernard Duporge
MyriamBachon   11 avril 2020
Bernard Duporge
La faiblesse n'engendrait que la faiblesse? La gentillesse n'engendrait que la moquerie? Lui vinrent en tête les paroles de son grand père, lorsqu'il affirmait/ "trop bon, trop con". C'est ce qu'il reprochait à Marcel, son gendre, qui lui rétorquait que la méchanceté n'avait jamais rien résolu....
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