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3.59/5 (sur 17 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 14/03/1961
Biographie :

Bernard Marc est un médecin et historien des sciences dont les travaux ont principalement porté sur le Service de santé en 1914-1918. Médecin des hôpitaux, il est expert auprès de la cour d’appel et a animé la médecine légale au centre hospitalier de Compiègne. Il dirige le service médico-judiciaire du Centre hospitalier de Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne (en 2013). Médecin-conseiller auprès de la Fondation pour l'enfance


Il est l’auteur de Profession : médecin légiste, le quotidien d’un médecin des violences, publié en 2009 aux éditions Demos, et coauteur de plusieurs ouvrages historiques sur les combattants de la Grande Guerre.

Source : Decitre
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Avant de profiter de ce beau dimanche ensoleillé, 2 contes de Gersende à voir confortablement Les livres sont disponibles sur filigranes.be : "Screute cherche Scroute" de S. Meralli & Pizar, Albin Michel : https://www.filigranes.be/screute-cherche-scroute? "Ohé, Jimmy !" d'Anna Walker, Kaleidoscope : https://www.filigranes.be/ohe-jimmy-? Lisez, vivez, rêvez, profitez. Protegez-vous, Protegez-nous ! Marc et l'equipe Filigranes

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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
- "Je ne te comprends pas, mais de quel bord es-tu donc ?
- Faut-il absolument d'être d'un bord ?" Répondis-je, vexé.
Ce fut notre premier désaccord. J'étais frappé par cette évidence : le monde était peuplé de gens fiers d'appartenir à un clan, à un "bord", chacun étant persuadé de se trouver du "bon" côté. L'univers me semblait une marée d'esprits mesquins macérant dans une boue de rancune, de cupidité et de faux-semblants.
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La nature est vivante, elle n'est ni cruelle, ni douce, ni juste, ni inique. Ce sont là des mots et des idées humaines... La nature ne connaît pas plus la générosité que la haine. Elle va son chemin, soucieuse seulement de produire du vivant.
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( Paris, juste avant la première guerre mondiale )

La morgue était un lieu de promenade pour les Parisiens, le dimanche. Les cadavres étaient exposés quelques jours au public au cas où quelqu'un identifiât un corps. La conservation des morts étaient assurée par un ruissellement continu d'eau froide, mais rien n'était prévu pour empêcher l'odeur de se répandre autour du bâtiment.
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En regardant ce spectacle, je me demandais par quel miracle ces hommes étaient encore en vie. Quel hasard les avait fait traverser l'enfer, sinon indemnes du moins encore vivants ? Avaient-ils cru davantage que les autres à une victoire ? Avaient-ils eu plus de chance ? Étaient-ils plus vaillants ? Quelle main invisible traçait la route d'un obus égaré, épargnant les uns, tuant un homme endormi au fond de sa cagna ? Quel sort s'acharnait sur de jeunes soldats qui n'avaient pas vingt ans ? La vie n'est-elle qu'un jeu de roulette russe ? Le bruit de la guerre est passé sur nous, un bruit infernal. J'ai découvert, jour après jour, ce que la guerre des machines faisait aux hommes. Quand les survivants revenaient du champ de bataille, ils avançaient comme des bêtes chancelantes, n'osant croire qu'ils étaient encore en vie. Nous accompagnions les blessés dans la souffrance, fermions les yeux,récupérions les plaques d'immatriculation pour compléter la longue litanie des registres et informer les familles. Plusieurs fois, j'ai cru devenir fou devant mon impuissance à soulager les douleurs. Les machines ont déchiqueté, broyé, brûlé, dilacéré, mutilé. Et la mort nous narguait. Elle était la plus forte, tout le temps, s'engouffrant dans les boyaux, soufflant son haleine fétide sur les champs de bataille, défaisant le lendemain ce que nous avions fait la veille. La mort vient quand elle le décide, s'installe, prend qui elle veut. Nous traversions des moments d'abattement total, au cours desquels nous pension s avoir franchi la frontière de l'horreur. Mais le lendemain était pire encore.
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As-tu vu, dans le journal, ces nouveaux mastodontes blindés qui avancent sur des chenilles, défonçant les barbelés, passant sur les tranchées ? On dit aussi que les Américains ne vont pas tarder à se mouiller, qu'ils ont des intérêts dans la guerre. Je ne veux pas croire que ce que nous subissons se résume à une affaire de banquiers et de marchands d'armes.
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L'abbé usait volontiers de clins d'oeil et d'allusions ironiques pour me parler. " Je vis au milieu de mécréants, mais ça ne me gêne pas. Je préfère un bon laïc à un piètre chrétien" disait-il. Le compliment m'était adressé.
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- Pourquoi choisir l'obstétrique, Louis ?
...
- L'obstétrique, pour un homme, c'est une manière de donner la vie !
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Chacune de leurs joies me procure du bonheur, chacune de leur souffrance devient un peu la mienne. Je me croyais devenu insensible, indifférent, voilà que je m'attache à nouveau. Cette idée me rassure. Sommes-nous programmés pour reconstruire sans arrêt ?
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Elle m'adressa un regard tendre. " Un jour, il faudra que nous parlions, toi et moi." Je pris conscience que l'amour est fait d'éléments subtils ne pouvant être réunis en un seul être. En cet instant -, j'aurais aimé que Clotilde et Marie se fondent en une même femme.
- "À quoi penses-tu ? Me demanda-t-elle.
- À un pari impossible", répondis-je.
Elle s'éclipsa dans un bruissement de tissu, me laissant seul au milieu de cette assistance vouée à la célébration de la maternité. Il m'arriva de la croiser à plusieurs reprises par la suite, dans un hôpital, un dispensaire. Nous gardions nos distances comme si nous craignions d'avoir encore de jolies choses à partager.
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La médecine reste un art qui s’appuie sur des instruments scientifiques. Mais la médecine doit traiter le patient, l’être humain. La médecine légale doit être une science, dont la seule part d’art est la rédaction du rapport médico-légal et la synthèse des résultats objectifs, scientifiques des examens qu’il réalise. La médecine légale doit apporter la vérité et encore plus la remettre en cause, l’expérimenter pour la valider.
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