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Note moyenne 3.39 /5 (sur 111 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 01/04/1952
Mort(e) à : Villebon-sur-Yvette (Essonne) , le 06/08/2020
Biographie :

Bernard Stiegler est philosophe de formation.

Docteur de l'École des hautes études en sciences sociales, il est actuellement directeur du département du développement culturel au Centre Georges-Pompidou, où il dirige également l'Institut de recherche et d'innovation (IRI), créé à son initiative en avril 2006. Préalablement, il a été directeur de recherche au Collège international de philosophie, professeur et directeur de l'unité de recherche qu'il a fondée en 1993 « Connaissances, organisations et systèmes techniques » à l'Université de technologie de Compiègne (UTC), directeur général adjoint de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) puis directeur de l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) jusqu'en fin 2005.
Bernard Stiegler a révélé en 2003, dans Passer à l'acte, qu'il a passé cinq années en prison à Saint-Michel de Toulouse, puis au centre de détention de Muret, entre 1978 et 1983, pour des attaques à main armée.
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Source : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb123809990
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Bernard Stiegler
dancingbrave   09 mai 2016
Bernard Stiegler
Les gens croient qu'en étant informés, ils savent quelque chose. Or pas du tout !

Un savoir n'est pas seulement une information, mais la transformation de celui qui sait par ce qu'il apprend (aux autres)



Interview in Telerama 27/04/2016
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volubilae   05 février 2017
La technique et le temps, tome 3 : Le temps du cinema et la question du mal-être de Bernard Stiegler
Durant la décennie 1960 ... aux rites religieux, aux fêtes laïques, aux jours de culte et de rassemblement familial, viennent se surimposer les "rendez-vous" des émissions de radios de télévision et les tranches horaires élaborées par les responsables de ce que l'on commence à appeler les grilles de programmes {...} le principal "rendez-vous", le journal télévisé! {...} évènements planétaires strictement télévisuels {...}un processus d'adoption de masse ... les millions de consciences qui peuvent s'enlacer simultanément au même flux d'un objet temporel peuvent être soumises aux mêmes effets de croyances et d'adoption
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Tom_Otium   16 novembre 2016
L'emploi est mort, vive le travail ! de Bernard Stiegler
Aujourd'hui, l'emploi (…) ne produit que standardisation, répétition machinale et stupide, démotivation, et ne se fait désirer que sous la menace permanente d'un chômage toujours plus brutal et angoissant.
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Bernard Stiegler
blanchenoir   11 février 2020
Bernard Stiegler
J’étais tiré, hissé par mes aînés. Un des amis de mon grand frère, alors en classe prépa de philo, très brillant, nous a fait découvrir à mes frères et moi la poésie de Rimbaud, Baudelaire, la littérature, et aussi la philosophie. Nous lisions des poèmes, en musique, nous composions sur de l'Apollinaire, nous développions une culture comme ça, une culture surréaliste. A cette époque j’ai commencé à consommer de l’alcool. Mais c’était une pratique littéraire. L’alcool donnait du relief à nos vies. Nous passions nos soirées à écouter du jazz, lire des textes, et picoler.
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Bernard Stiegler
dancingbrave   09 mai 2016
Bernard Stiegler
Nous avons besoin de nous "individuer" car nous ne sommes, à la naissance, qu'une promesse. Et nous avons besoin de tenir nos promesses en existant devant les autres.

La reconnaissance des autres nous donne le sentiment d'exister.

interview in télérama 27/04/2016
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hubertguillaud   29 avril 2008
Economie de l'hypermatériel et psychopouvoir de Bernard Stiegler
Ni la mémoire sociale ni la mémoire individuelle ne sont simplement dans les cerveaux des gens : elles sont dans les artefacts, et dans les relations que les corps et les esprits nouent entre ces artefacts, et à travers ceux-ci, entre eux-mêmes. (...) Les hypomnémata sont les objets engendrés par l'hypomnesis, c'est-à-dire par l'artificialisation et l'extériorisation technique de la mémoire...

(...) C'est ainsi que pour Platon, l'anamnésis (la connaissance vraie née d'un processus de ressouvenir) n'est pas du tout l'hypomnésis : il faut non seulement les distinguer, mais les opposer radicalement. Il condamne en conséquence le livre - avec ce paradoxe qu'il écrit des livres. Or, la question du rapport entre anamnésis et hypomnésis est plus actuelle que jamais : nous vivons à l'époque d'une extension extraordinaire des mnémotechnologies hypomnésiques dans tous les domaines et dans tous les aspects de la vie, aussi bien à travers le téléphone portable, les réseaux numériques, le GPS qu'avec les systèmes d'aide à la décision, les médias en général, les puces RFID et la bionique. Nous vivons une véritable révolution hypomnésique, et une très grande partie des tensions qui traversent en ce moment même le monde est induite par cette révolution.
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deuxquatredeux   24 février 2017
Dans la disruption de Bernard Stiegler
Quatorze plus tard - en passant par 2008 et en attendant les élections de 2017 en France -, cette époque apparaît pour ce qu'elle est : l'époque de l'absence d'époque.
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volubilae   05 février 2017
La technique et le temps, tome 3 : Le temps du cinema et la question du mal-être de Bernard Stiegler
.Tandis que naissait à peine la télévision, Horkheimer et Adorno voyaient déjà dans le cinéma hollywoodien associé à la radio et aux magasines l'imminence d'un sinistre de l’esprit, produit d'un dispositif d'aliénation où "les autos, les bombes et les films assurent la cohésion du système", barbarie esthétique "subordinant de la même façon tous les secteurs de la production intellectuelle, à cette fin unique : marquer les sens des hommes de leur sortie de l'usine, le soir, jusqu'à leur arrivée à l'horloge de pointage, le lendemain matin"
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deuxquatredeux   16 août 2015
Digital studies de Bernard Stiegler
Leroi-Gourhan met alors en regard l'ouverture de l'éventail cortical et l'évolution des outils lithiques - et il montre qu'au cours de ces deux millions d'années, l'évolution technique s'émancipe de la pression de sélection biologique, et s'engage en quelque sorte dans une pression de sélection technologique.
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lanard   15 octobre 2018
Passer à l'acte de Bernard Stiegler
Au bout de quelques mois d'incarcération, j'avais écrit, au-dessus de ma tablette où je travaillais et mangeais, ces vers de Mallarmé:



Ma faim qui d'aucun fruits ici ne se régale

Trouve en leur docte manque une saveur égale.



Au fil des jours, je découvrais qu'il n'y a pas de milieu intérieur, mais seulement, demeurant ici, dans ma cellule, et sous leur forme mnésique, en quelque sorte en creux, les restes, les défauts, les artifices en quoi consiste le monde, et par quoi il trouve sa consistance. Je ne vivais plus dans une monde, mais dans l'absence d'un monde, et qui s'y présentait non seulement par défaut, mais comme ce qui fait toujours défaut, et comme un défaut qu'il faut - plutôt que comme manque.

Et à l'inverse, faute de ces restes faisant défaut, il n'y eût plus rien eu: je n'étais que tramé par ces restes.

Car, finalement, le milieu extérieur étant suspendu et interrompu, faisant défaut, il n'y avait en réalité pas de milieu intérieur, mais sa réduction à un milieu extérieur lui-même totalement réduit au minimum de ce qu'il en restait dans ma mémoire, constituant mon interminable remémoration à travers le tissu de mes souvenirs, que Husserl nomme les rétentions secondaires, et qui allaient devenir pour moi le matériau non pas simplement d'une remémoration désespérée, mais bien d'une anamnèse, d'un travail de réminiscence, au sens proprement philosophique du mot. (pp. 39-40)
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