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Note moyenne 3.23 /5 (sur 66 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris
Mort(e) à : Paris , le 14 novembre 200
Biographie :

Bertrand Poirot-Delpech laisse à travers son oeuvre toute la tendresse, l'humanité et l'ironie dont il faisait preuve. Amoureux de la littérature et de la langue française, BPD, comme le surnommaient ses amis, était un des piliers du journal Le Monde. Fils de médecins universitaires, il entre en 1951 dans la rédaction du célèbre journal où il couvre les grands procès, dont celui de Klaus Barbie. Entre deux critiques théâtrales, il rédige des chroniques littéraires dès 1972. Mais il en faut plus pour cet inconditionnel de la plume qui écrit sous le pseudonyme de Bertrand Mézières. C'est en 1958 avec « Grand dadais » qu'il se fait connaître en tant que romancier. Suivent d'autres succès comme « La Folle de Lituanie » en 1970, récompensé par le prix du Roman de l'Académie française, « L' Eté 36 », « J' écris paludes 'et son dernier « Je n'ai pas pleuré »en 2002. Pamphlétaire, il écrit un ouvrage incendiaire sur Valéry Giscard d'Estaing intitulé «Tout fout le camp » signé malicieusement Hasard d'Estaing. Titillant les institutions, il est aussi l'auteur des « Grands de ce monde » ou encore de « L' Amour de l'humanité »pour se moquer gentiment de bénévoles tiers-mondistes et tiers-mondains... Sémillant jusqu'à un âge avancé, académicien assidu et militant contre la bêtise des récents programmes télévisuels, Poirot-Delpech décède en 2006, laissant à ses amis le souvenir d'un ami à l'esprit éternellement juvénile.
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Source : evene.fr
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Bertrand Poirot-Delpech
genou   05 août 2015
Bertrand Poirot-Delpech
Chaque petit français naît avec la certitude héritée de trois siècles que la terre entière lui envie ses artistes et ses penseurs, presque autant que ses bassines à frites.



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manU17   14 avril 2019
Bonjour Sagan de Bertrand Poirot-Delpech
Tout commence en mars 1954, avec la parution de Bonjour Tristesse. Comme souvent en histoire, l'événement, à chaud, échappe. En ce temps-là, les livres ne sont pas emballés, comme maintenant, dans des images pour boîtes de fruits confits. La couverture de Julliard est rayée vert et noir, les couleurs d'Alceste. Elle n'a pas la notoriété des liserés rouges de Gallimard. Quant au titre, les malins d'aujourd'hui qui se font fort de fabriquer des succès sous vide le déconseilleraient à coup sûr : la tristesse, pas vendeur, ça, coco !
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lecassin   07 mai 2019
Le golfe de Gascogne de Bertrand Poirot-Delpech
Le vrai courage, c'est de voyager au bout de soi-même !
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lecassin   05 mai 2019
Le golfe de Gascogne de Bertrand Poirot-Delpech
La compassion est la fierté des faibles !
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manU17   11 mai 2019
Bonjour Sagan de Bertrand Poirot-Delpech
En 1957, l'accidentée extrémisée s'était demandé ce que ça lui ferait de disparaître. Elle n'avait pas peur. Elle était seulement vexée que la mer continue sans elle à lécher le sable, de son bouillonnement tranquille. L'agacement de devoir quitter la salle de cinéma avant la fin du film...
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ladesiderienne   13 novembre 2012
L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech
Alain préparait l’École navale avec Bernard Saint-Aubert, derrière les murailles du collège Sainte -Geneviève, à Versailles. Des dizaines de jésuites chauffaient à blanc la résolution des élèves de servir ensemble Dieu et le drapeau. Réveils avant le jour, toilette à l'eau froide, travail forcené, discipline de noviciat : tout était fait pour former de purs esprits, des caractères entiers, des êtres poncés, rodés à tous les sacrifices, prêts à grossir joyeusement les listes dorées des monuments "aux élèves morts pour la France". Quoi de plus beau, que de donner sa vie pour son pays !
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gill   23 avril 2012
L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech
Le monde n'en a rien su, mais une centaine de témoins ont vu, un matin de l'été 36, ce signe des temps : le droit de propriété et le Dieu de l'Occident bafoués par des campeurs, sur un air de tango !

Cela se passait le 20 juillet, à la Landriais, près de Dinard. La procession annuelle du saint sacrement descendait la pelouse des Saint-Aubert, dont le parc domine la Rance. Le cortège abordait le pré Noiraude, du nom d'une vache primée aux comices, quand le curé doyen perdit l'équilibre. L'ostensoir qu'il serrait contre sa chape dorée tangua dans le soleil et glissa à terre. Un "Oh !" de stupeur interrompit le cantique "Catholiques et français, toujours". Souliers vernis et sabots cessèrent de racler le gravier, ratissé de frais. On se regarda dans l'attente d'un geste qui dénouât l'angoisse de tous...

(extrait du chapitre I)
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nelly76   14 novembre 2016
L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech
Raymond n'y comprenait rien, sauf que les mots《 grèves》et 《brigades》, à cause de Gabin, d'emblée, il était pour.

L'important, c'était qu son tri soit au rendez-vous.L'engin n'avait pas bougé, le nez collé au bec de gaz . Raymond se découvrit de l'affection pour ce compagnon fidèle, et une brusque fatigue.L'horloge de l'opéra marquait deux heures.Il avait la flemme de pédaler jusqu'à Montparnasse. Personne ne guettait son retour à la boutique de jouets.S' il dormait là? Il serait sur place le lendemain pour reprendre le travail. Il ouvrit le tri se lova à l'intérieur. Avant de rabattre le couvercle, il observa les quatre coins de la place déserte, sous une pluie fine . décidément, les《grèves》, les 《 brigades》, c'était ce qu'il avait vu de plus chouette, dans la vie; de plus maousse. Ce qu'il ferait plus tard?

-Je serai.... racaille marxiste, prononça - t-il tout bas.

En retombant et en plongeant le coffre dans une nuit pas si terrible, avec ses odeurs d'encre et de fourrage le couvercle fit un bruit gai de grelot.
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ladesiderienne   14 novembre 2012
L'été 36 de Bertrand Poirot-Delpech
Le bonheur se raconte mal. Victoire et Alexis étaient heureux. Heureux à s'ennuyer l'un de l'autre si plus d'un mètre les séparait, à pousser des cris de Sioux ; "à manger mes gants", disait Alexis. Les tracas des autres, les grincements de la planète, ne les atteignaient plus. S'occuper de l'histoire est affaire d'ambitieux ou d'esseulés. A quoi bon épier des événements sur lesquels on ne peut rien ? la passion délivre des curiosités inutiles. Les choses prennent leur vraie place, les minutes pèsent leur juste poids. Le bonheur ne se raconte pas ; de l'intérieur, encore moins. La pudeur s'en mêle, la peur de trahir.
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gill   23 avril 2012
Finie la comédie de Bertrand Poirot-Delpech
Chaque petit français naît avec la certitude héritée de trois siècles que la terre entière lui envie ses artistes et ses penseurs, presque autant que ses bassines à frites.
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