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Note moyenne 4.08 /5 (sur 36 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tolouse
Biographie :

Bertrand Touzet est est aujourd’hui masseur-kinésithérapeute et père de trois enfants. Ses romans sont inspirés par son quotidien et son expérience professionnelle.

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Bibliographie de Bertrand Touzet   (2)Voir plus

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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation

– Tu as fait le grand écart en peu de temps. Passer d'un boulot de responsable de communication dans une boîte de luxe à la boulangerie, ça m’a surpris mais j'ai pensé pourquoi pas, elle en est capable.

– J'ai eu une révélation. Un matin je me suis dit : « Qu'est-ce que je fais là ? Mon travail est débile, ça n’a rien à voir avec moi. Et si je faisais autre chose? » J'ai planté une graine dans mon esprit et petit à petit l’idée du changement a grandi en moi.

– Le changement, OK, mais la boulangerie?

– Un midi, je faisais la queue devant une boulangerie pour acheter mon déjeuner. Tout le monde autour de moi était en pause mais téléphonait, répondait à ses mails et faisait la gueule. Et moi aussi. En arrivant à la caisse, j'ai levé les yeux de mon écran et j’ai vu cette femme, devant le four, en train de sortir des baguettes brûlantes. Elle était rouge, les cheveux en bataille, de la farine sur les pommettes mais elle avait l’air heureuse, elle savait ce qu’elle faisait et pourquoi elle le faisait.

« Je lui ai demandé si c'était dur, elle m’a répondu : “Oui, mais c’est possible !” J’ai pris mon sandwich, ma part de flan et je suis sortie de la boulangerie. En remontant la file de costumes et de tailleurs gris, je repensais à cette boulangère, à l’odeur de pain cuit, de petit épeautre torréfié. J'ai repensé au bonheur que c'était de fabriquer du pain.

– Eh oui, je me souviens de ta grand-mère qui le confectionnait avec nous pour le goûter. Elle faisait cuire des petits pains dans lesquels nous mettions des barres de chocolat qui fondaient dans la mie encore chaude. Trop bon. p. 123

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Elle pense au roman de Romain Gary, La Promesse de l’aube, en particulier à cette phrase au sujet des mères, qui devraient toujours avoir quelqu’un d’autre à aimer que leur enfant.

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Les maisons de retraite, ce sont des petits pas, des petites siestes, des petits goûters, des petites sorties, une petite vie qui se rabougrit jusqu’à disparaître…

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(Les premières pages du livre)

Anna

Gilles est là. Il me salue depuis son tracteur, me fait signe d’avancer, me dit qu’il arrive.

Il est l’un de ceux qui m’ont aidée à accomplir mon changement de vie.

Tout semble possible dans l’existence, à condition de s’en donner la chance. Quelquefois, il faut des coups de pouce du destin, la rencontre des bonnes personnes.

La boulangerie de Labastide avait fermé un an auparavant, une faillite de finances, d’envie, avait eu raison des propriétaires. Aucun volontaire pour reprendre, trop difficile, le bail trop cher. Un village de quatre cent soixante âmes, proche d’une grande ville, pas assez rentable.

Mon coup de pouce, je le dois à l’association dont Gilles fait partie, Labastide ensemble. Une association locale ayant pour objectif le développement et le maintien du patrimoine du village. Ils avaient remis en état l’ancien four à bois qui jouxtait l’église pour réunir les habitants lors des fêtes locales, pour cuire la saucisse, les magrets, pour des activités fabrication du pain avec l’école, mais ils trouvaient dommage de ne pas s’en servir plus souvent.

Je souhaitais m’investir dans la vie de la commune et quand on a posé la question « Est-ce que quelqu’un connaît une personne capable de faire fonctionner le four à pain?», j'ai levé la main.

« Oui, moi, je peux apprendre. »

Certains ont souri, Gilles a fait un pas vers moi.

« Eh bien, pendant que tu apprendras, nous ferons le reste. C’est-à-dire rénover le local pour que tout soit fonctionnel quand tu seras prête. »

Gilles savait que je travaillais dans une boulangerie de la ville voisine, que j’étais habituée à me lever tôt, à faire les fournées, mais ce qu’il s’apprêtait à me confier était complètement différent. Le maniement du four à bois, la maîtrise des températures, de farines anciennes. De nouveaux savoirs à acquérir et à maîtriser.

Gilles est agriculteur bio, il produit des céréales – petit épeautre, sarrasin, blé, sorgho. Il a investi, il y a peu, dans un moulin pour produire sa propre farine, pour « valoriser sa production », comme il dit.

Ce matin je vais chercher mes sacs pour le fournil. Le plus souvent, il vient me livrer mais une fois par mois „j’aime bien venir voir les champs, les céréales qui y poussent, le moulin.

La première fois qu’il m’a fait visiter le moulin, j’ai été surprise. J’imaginais une bête énorme avec des mécanismes gros comme ma cuisse. Le moulin de Gilles tient dans une pièce de vingt-cinq mètres carrés. Tout est automatisé, de la vis sans fin qui alimente en céréales, jusqu’à la mise en sachet du produit fini. Le son est mis de côté dans d’autres sacs pour un copain à lui qui élève des porcs noirs dans le piémont pyrénéen.

Pendant six mois, j’ai appris la montée en température du four, le travail du pain avec les farines de Gilles, à passer de la préparation de baguettes blanches de deux cent cinquante grammes à des boules d’un kilo avec des farines de différentes céréales. Gilles m’avait mise en rapport avec un des boulangers qu’il livre. « Il est habitué à mes farines, il t’apprendra à les travailler. Le pain est vivant, la pâte pousse une première fois dans le pétrin, une deuxième fois dans la panière et une troisième fois dans le four. »

Les villageois avaient fait un travail extraordinaire pour réhabiliter l’endroit et « désenrhumer » le four. Un boulanger que connaissait Gilles lui avait fourni un pétrin, des ustensiles dont il ne se servait plus, d’autres m'avaient donné des bassines, trop profondes pour être pratiques mais qui me dépanneraient, des tables de bistrot, des planches, des tréteaux.

Un agriculteur du village avait fourni le bois nécessaire pour tenir les six premiers mois et Gilles n'avait cessé de m’assurer que, pour la farine, nous nous arrangerions les premiers temps.

Un matin de mai, je me suis lancée toute seule face au four. Je me souviens de la première bûche, de la première flamme. Ça fait un an et demi, j'ai l'impression que c'était hier.

Gilles descend du tracteur vient m’embrasser.

– Alors, c’est bon, cette année?

– Ça devrait, mais tu sais, tant que ce n’est pas rentré dans les silos, je préfère ne rien dire. Un orage avant la moisson et c’est foutu.

– Je viens chercher du petit épeautre.

– Tu aurais dû m'appeler, je te l’aurais livré dans la semaine.

– Ça me faisait plaisir de venir à la ferme. Voir les meules tourner, sentir la farine.

– Des meules du Sidobre, madame !

– Je sais, les meilleures.

– J’'obtiens une finesse incomparable, et puis ça fait plaisir de travailler avec des pierres qui viennent de la région.

Gilles boite un peu, une sciatique le handicape depuis le début de l’année, mais impossible de s’arrêter. Dans une exploitation il y a toujours à faire, la main-d'œuvre est rare et Gilles difficile à vivre professionnellement. L’exigence de ceux qui sont habitués à travailler seuls.

Il est tôt, la brume qui enveloppe les champs au bord du fleuve est encore présente. En attendant qu’il gare son tracteur sous le hangar, je marche à travers la prairie devant le corps de ferme. L’herbe est humide, les gouttes d’eau donnent un aspect presque blanc à certains endroits, comme si un givre inattendu les avait recouverts.

Le soleil d’est affleure sur les coteaux et je plisse les veux pour observer le passage de deux sangliers sur les berges de la Garonne.

– Les salauds ! Ils me retournent tout en ce moment.

– C’est beau comme spectacle.

– Si tu le dis... Je ne cautionne pas les chasseurs mais on est obligé de réguler un peu, autrement je ne récolte plus rien.

– Si tu le dis.

Gilles sourit.

– Tu as le temps de prendre un café ?

– Oui, comme toi, commencer tôt me permet de faire une pause.

La porte d’entrée frotte sur le sol. Elle est comme une sonnette pour avertir d’une visite. Il dit à chaque fois qu’il devrait la raboter, mais c’est comme tout ce qu’on laisse en suspens dans les maisons trop grandes, à faire « plus tard », espérant un temps après lequel on court toujours.

La table du salon est jonchée de papiers administratifs. Un verre, une assiette avec des croûtes de fromage, une tasse de café.

– Tu fais des heures sup ?

– Je dois calculer la TVA avant la visite des comptables du centre d'économie rurale.

– C'est toujours aussi cosy chez toi... Ça manque d’une présence féminine.

– Tu veux te dévouer ?

– Je te l’ai déjà dit, tu es trop vieux pour moi et en plus tu n’es pas mon genre.

– Et c’est quoi, votre genre, mademoiselle ? Car je n’en vois pas trop tourner par chez vous, de votre genre.

– Je n'ai pas le temps et puis je n’en ai pas forcément envie.

– Anna, tous les hommes ne sont pas des mufles comme moi, laisse-leur une petite chance de t’approcher.

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Je n'envisageais pas la maternité, ni même la présence d’un homme près de moi, et là je me retrouve à prendre un rendez-vous pour congeler mes ovocytes. Mon horloge biologique vient de se casser la figure, mes seins et mon utérus qui étaient les cadets de mes soucis viennent de devenir ma principale source de préoccupation. J'ai l'impression d’être un tableau de Picasso, déstructurée.

En quittant le cabinet d’oncologie, je salue le petit papi dans la salle d’attente et j’appelle mon frère pour vider mon sac de larmes, de frustrations, de doutes et de peurs. Il m’écoute, ne dit rien, absorbe. Je marche à travers l'hôpital, à travers la ville jusqu’à la place du Commerce, je raccroche, je ne sais même pas s’il a réussi à sortir une parole. p. 40

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liste des choses qui font battre le cœur
avoir les cheveux humides en sortant de la douche l'été
le parfum des acacias
le bruit de la pluie sur les carreaux
le silence d'un sommet à la montagne |
le café du matin
la voix pure de Joan Baez
les champs de lavande balayés par le vent
la mer n'importe quand
regarder un couple de personnes âgées se tenant la main... p. 57
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Les maisons retiennent l'odeur des souvenirs longtemps après le départ de ceux qui l'ont habitée, mélange de bois, de feu de cheminée, de lessive, des placards de cuisine, celle encore des épices et ded cubes à potage.

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Des origamis, il a appris à en faire des dizaines : des fleurs, des animaux, des formes, des assemblages complexes. Élise lui avait offert un livre sur cet art et il s’était plus ou moins frotté à tous les modèles. Mais l’origami dont il était le plus fier était celui qu’il avait spécialement créé pour elle. Une fleur, leur fleur, une petite violette. Assemblage simple de trois feuilles violettes groupées en cercle et d’une feuille verte pour la tige.

Cet origami, il ne l’a jamais oublié car il le confectionne chaque jour en allant rendre visite à Élise sur sa tombe.

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Face à la vitre, son bol de café à la main, Noël regarde la neige.

Des traces d’oiseaux, de cervidés, mais pas d’empreintes d’homme, pas de tranchées occasionnées par les pneus d’une voiture. Il se demande s’il est sorti hier. Il ne sait même pas le jour qu’il est. Noël se rend compte que les jours lointains sont plus faciles à amadouer que ceux de la veille ou de l’avant-veille. Le médecin appelle ça le début d’une dégénérescence sénile. Il trouve que ce mot est bien compliqué pour dire qu’il perd la tête lentement.

Il se retourne vers le poste de radio, l’allume. 28 novembre.

Il remarque alors qu’il n’a pas enlevé la fine feuille de l’almanach, comme si la journée d’hier n’avait pas existé, comme s’il était passé directement du 26 au 28 novembre.

Il met son bol dans l’évier, le rince en passant juste sa main dedans et le range sur l’égouttoir en faïence blanche.

Il s’approche de l’almanach, retire les deux feuilles, du 26 et du 27 novembre, pour laisser apparaître la date du 28. Il s’assied face à la table en chêne, s’applique sur le premier pli d’une petite feuille, hésite un peu puis se lance. Faire trois pliages pour les ailes et le cou, ramener le bord inférieur pour définir le corps, et l’oiseau en papier prend forme. Il le regarde, dessine un rond noir pour l’œil, le pose sur la table puis saisit une autre feuille.

Si Noël ne se rappelle pas ce qu’il a fait la veille, il se souvient que sa femme adorait les origamis et en particulier le premier qu’il lui avait confectionné : un papillon avec une feuille bleue achetée pour l’occasion. Après s’être longtemps exercé en cachette sur du papier brouillon, il s’était, un jour, assis à cette même table et, sans un mot, avait commencé son origami. Élise était en train de repasser le linge. Il avait le geste sûr de celui qui s’est exercé avec application. Cinq minutes plus tard, un papillon était dans sa paume, prêt à s’envoler jusqu’à elle. Élise avait souri, réalisant les efforts qu’il avait dû faire. Elle lui avait demandé ensuite de dessiner un poisson. Tout penaud devant sa feuille, il avait pris un crayon et avait esquissé rapidement les contours d’un poisson rouge. Ils s’étaient mis à rire dans cette cuisine où, aujourd’hui, ne résonne plus que le tic-tac de la comtoise.

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INCIPIT

— Ne bougez pas, madame Campos, je vais finir par vous faire mal !

L’aiguille pénètre la peau fine de la vieille dame. Toujours la même difficulté à trouver les veines sur ces corps décharnés, comme si la vie se cachait… Aurore a vu tellement de personnes s’étioler jour après jour et partir en lambeaux de vie.

Côtoyer la mort sans jamais s’y habituer, savoir qu’elle est là, qu’elle rythme ses jours, dans l’odeur qu’elle sème, dans le regard d’un patient qui a perdu son étincelle, la tenir en respect, comme on le ferait d’un chien de garde dont on sait qu’il peut mordre.

La maladie, la sénilité, la souffrance et les sourires, les gestes de soutien, les gratitudes. Ce qui constitue l’humanité de son quotidien, Aurore en a fait son métier. Aurore est infirmière, elle assure les toilettes, les changes, le nettoyage des draps souillés par des corps qui s’abandonnent ; elle sent la fragilité des gens qu’elle touche (elle se dit qu’elle est peut-être la seule à les toucher vraiment, au sens physique du terme). Réalité nue, âpreté de l’existence, sacerdoce qu’elle s’impose pour fuir une vie qu’elle ne maîtrise plus.

Aurore place les tubes de prélèvement dans la mallette qui partira au laboratoire d’analyses, retire l’aiguille, applique le coton imbibé de désinfectant, le maintient pour éviter que cela ne saigne trop. Mme Campos est sous anticoagulants. La moindre coupure, dure à endiguer, montre toutefois qu’une vie, même fragile, palpite encore en elle. Aurore sourit – toujours sourire, montrer de la douceur dans ces gestes mécaniques, de la légèreté.

Elle se retourne, jette l’aiguille et la compresse souillée dans le sac jaune des déchets médicaux, retire ses gants en latex. Elle replace une mèche de cheveux derrière son oreille droite et commence à écrire les transmissions informant les autres soignants des soins effectués et de l’état de santé des patients.

Les rituels de la toilette laissent place maintenant à la pensée active.

En remplissant le cahier, elle observe la silhouette frêle dans le lit, note qu’une prise de sang a été effectuée pour contrôler les marqueurs tumoraux. Aurore sait que les résultats ne seront pas bons, le taux monte au fur et à mesure que Mme Campos s’éteint. Le cancer du sein gagne du terrain, essaime, mais du fait de l’âge de la patiente l’évolution est lente. Il faut bien que le vieillissement des cellules ait un avantage.

Pas de selles ce matin, un peu somnolente à part pendant la prise de sang. Saturation bonne et tension un peu basse.

Aurore se lève, met son manteau, s’approche du visage évanescent, passe sa main sur les cheveux chenus de la vieille dame. Elle lui sourit, la prévient qu’elle reviendra ce soir vérifier que tout va bien. Monologue des soignants afin de meubler le silence. Elle allume la télévision, change de chaîne, hésite sur le programme et finalement s’arrête sur un reportage sur le Costa Rica. Continuer à occuper le vide, ou créer une sollicitation, comme disent les soignants. Peu importe, pense Aurore, il faut juste tenter de stimuler le peu de flamme des malades, même par des programmes sans intérêt.

Elle remonte les barrières du lit médicalisé, non par peur que Mme Campos descende toute seule, mais par habitude.

Elle rapproche la table à roulettes, pose la télécommande et un verre d’eau. Dans un grincement, la porte d’entrée s’ouvre.

— Bonjour, madame Campos, quel froid ! L’hiver est là, depuis le temps qu’on l’attend…

— Coucou, Fabienne ! Tu vas bien ? Pas trop dur avec la neige ?

— Non, ça roule bien, le chasse-neige est passé de bonne heure. Comment ça va aujourd’hui ?

— Plutôt fatiguée… tu sais si elle a bien dormi ? demande Aurore. La fille de nuit n’a pas laissé de trans…

— Oui, la nuit s’est bien passée. J’arrive de chez Georges… C’est coton, aujourd’hui.

— Ah, bon on fera avec. Il est agressif ?

— Un peu. Tu as le temps pour un café ? propose Fabienne.

— Non, j’y vais, ma grande, il faut que je monte à Cazaux et la route risque d’être difficile avec le verglas.

— Bise, bon courage, on se voit demain ?

— Ça marche, passe une bonne journée. A ce soir, madame Campos.

La porte frotte sur le granit de la première marche, lustrée par le passage des années. Aurore soulève le loquet et donne un coup sec pour la refermer. Elle se souvient de ce « petit truc pour la fermer du premier coup » que lui avait enseigné M. Campos, à l’époque où elle venait lui mettre ses bas de contention. Il était encore alerte, travaillait son jardin.

C’était il y a trois ans, hier, une éternité.

Aurore se retourne, observe la façade grise au crépi typique de cette vallée. Les volets en bois peint de l’étage sont tous fermés, elle les a toujours vus ainsi. Elle prend le temps d’ajuster son bonnet, se demande si la personne qui les a fermés en dernier savait qu’ils demeureraient clos aussi longtemps.

Sur les quinze fenêtres que possède la maison, seules deux sont régulièrement ouvertes. Celles de la chambre et de la cuisine du rez-de-chaussée, uniques pièces à être chauffées par la même occasion.

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