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Note moyenne 4.13 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : Inde
Né(e) à : Ghoshpara-Muratipur, Bengale-Occidental , le 12/09/1894
Mort(e) à : Ghatshila , le 01/11/1950
Biographie :

Romancier et nouvelliste bengali, Bibhouti Bhoushan Banerji (Bibhutibhushan Bandopadhyay) est né à Murapitur, dans le Bengale-Occidental.

Il passa son enfance dans un village du delta du Gange avant de faire des études supérieures à Calcutta.

Tantôt enseignant en milieu rural, tantôt exploitant forestier, il partagera sa vie entre Calcutta et sa région et l’État voisin du Bihar.

Enfin, il publie en 1921 sa première nouvelle, Upekshita, dans Probashi, un des principaux magazines littéraires du Bengale de l'époque. Toutefois, il ne retiendra l'attention des critiques qu'à partir de 1928, avec la publication de son premier roman, "La Complainte du sentier" (Pather Panchali). Avec La Complainte du sentier Bibhutibhushan accède immédiatement au rang des grands noms de la littérature bengalie.

Elle a été adaptée au cinéma en 1955 par Satyajit Ray, ainsi que la suite L'Invaincu (Aparajito), dans la trilogie d'Apu.

Le film Pather Panchali, le premier du réalisateur bengali, est la révélation du Festival de Cannes 1956, cette œuvre possède la puissance documentaire du néoréalisme italien.
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Source : www.lescinqcontinents.com
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Pather Panchali, film


Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Christlbouquine   26 avril 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
Le don que fait la nature à ceux qui l’aiment n’est pas de peu de valeur, mais elle ne fait ce don qu’à celui qui l’a servie longtemps. C’est une maîtresse au tempérament jaloux ! Si l’on veut la nature il faut vivre uniquement en son sein ; un simple coup d’œil ailleurs, et telle une jeune fille blessée, elle ne se découvrira plus. Mais immerge-toi en elle, oubliant toute autre chose, et avec générosité elle déversera sur toi joie, beauté et une paix merveilleuse - jusqu’à en perdre la raison.
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Christlbouquine   26 avril 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
Plus les jours passaient, plus je tombais sous le charme et la fascination de la forêt. Je serais incapable de décrire cette solitude, ou la forêt de tamaris sauvages rougie par le soleil couchant. J’avais de plus en plus l’impression que je ne pourrais plus retourner au tumulte de Calcutta en laissant derrière moi cette liberté, cette indépendance, le parfum frais de la terre brûlée de soleil et cette immense forêt qui s’étendait jusqu’à l’horizon.
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psycheinhell   09 décembre 2012
La complainte du sentier de Bibhouti Bhoushan Banerji
Lorsqu'il marchait il se sentait inondé de joie. Il ne pouvait faire comprendre à personne comme il aimait cette odeur de terre fraîchement brûlée, ces hautes herbes pleines d'ombre, cette plaine pétrie de soleil, ce sentier, ces arbres, ces oiseaux, ces fourrés, ces bouquets ondulants de fleurs et de fruits, ces pois à gratter, ces liserons sauvages et ces clitorias bleues. Il n'avait nulle envie de rester à la maison. Comme ce serait amusant si son papa lui disait : "Enfant, va donc te promener sur les routes." Alors il marcherait, ne ferait que marcher sur le chemin de campagne en gardant les yeux fixés sur les bois au loin emplis du roucoulement des tourterelles, sous les buissons ombragés où pendaient des fruits sauvages. Parfois il entendrait le bruissement des branches de bambous, le soleil de l'après-midi répandrait l'or et la pourpre et des oiseaux multicolores chanteraient.
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ledevorateur   04 avril 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
Au début, quand j'arrivai de Calcutta, la terrible solitude et cette vie presque sauvage m'étaient intolérables ; par la suite, elles me semblèrent préférables à toute autre. La nature rude et barbare m'a initié au mantra de la liberté et de l'indépendance ; serais-je à nouveau capable de me laisser enfermer comme un oiseau sur son perchoir, dans la cage de la ville ? Je chevauchais librement, rapide comme le vent, sous le ciel éclairé par la lune à travers les forêts de sal et de flamboyants et les rochers de cet espace désert. Je n'aurais voulu échanger cette joie contre aucune richesse de ce monde.
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Atasi   11 mars 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
Il y a des chemins en ce monde que peu de gens empruntent, des chemins où le flot de vies étonnantes se croisent et écoulent dans le lit caillouteux de rivières inconnues. Ces chemins, je les ai parcourus, et aujourd'hui encore, je ne peux oublier cette rencontre.

Mais ces souvenirs ne sont pas joyeux, ils sont douloureux. C'est de mes mains que cette nature sauvage et libre a été détruite, et je sais que les divinités de la forêt ne me le pardonneront jamais. On dit que le poids du péché est plus léger si le pécheur le confesse.

Tel est l'objet du récit.
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Atasi   15 mars 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
J'étais venu ici pour installer des fermiers. J'étais venu détruire ce paysage et ces forêts, et voilà que j'étais tombé amoureux de cette merveilleuse nature sylvestre. Je m'efforçais d'en reculer le jour. Quand je sortais seul, à cheval, les après-midi ombragés ou les nuits brillantes de clair de lune, je regardais tout autour de moi et je me disais : Est-ce moi qui vais détruire de mes propres mains cette beauté ? Cette vaste plaine boisée, parsemée de rochers, perdue en elle-même , indifférente aux autres ... La belle enchanteresse avait ravi mon cœur.
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ERSKINE   21 mars 2015
La complainte du sentier de Bibhouti Bhoushan Banerji
Du matin au soir et jusque tard dans la nuit, la maison solitaire en bordure du bosquet de bambous résonnait des gazouillis joyeux et des rires dénués de sens de cet enfant de dix mois.

La mère l'élevait avec amour. D'âge en âge les hommes chantent la gloire de la mère. Mais ce que l'enfant donne à la sienne, est-ce moins? Bien sûr, il arrive pauvre sur cette terre, mais qui peut payer son sourire charmeur, la légèreté de l'enfance, son visage plein, ses bavardages sans suite?
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Lounima   17 mai 2012
La complainte du sentier de Bibhouti Bhoushan Banerji
"Un jour, à cette heure-là, Apou s'était enfermé secrètement dans la pièce en l'absence de son père et avait ouvert subitement le coffre de livres. Avec une extrême avidité il s'était mis à feuilleter un livre après l'autre pour regarder les images et voir dans quel ouvrage il trouverait une belle histoire. Sur la page de garde de l'un il lut un titre Le Résumé de toutes les Connaissances. Il n'avait pas la moindre idée de ce que cela voulait dire ni de quoi il pouvait être question. Quand il ouvrit le livre, une quantité d'insectes, mangeurs de papier, s'envolèrent sans bruit des pages. Apou approcha le livre de son nez et le sentit. Quelle odeur de vieux ! Il adorait cette senteur des feuilles épaisses et couleur de terre qui lui rappelait son père.

La reliure de ce vieux livre était abîmé en bien des endroits. C'était ces anciens volumes-là qu'il préférait. Aussi, il le cacha sous son oreiller, rangea les autres dans la malle qu'il referma. Un jour, il tomba en lisant ce livre sur cette chose extraordinaire. Si on l'entendait dire on en serait stupéfait mais c'était écrit en toute lettre dans le livre ! Il le lisait de ses yeux." (Gallimard - p.154)
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ERSKINE   21 mars 2015
La complainte du sentier de Bibhouti Bhoushan Banerji
On ne lui trouvait plus cette liberté d'autrefois, cette indépendance. Le jeune vagabond Harihar n'existait plus. Petit à petit les années passées dans l'Ouest lui apparaissaient lointaine; la vue du soleil couchant sur les montagnes au loin, assis sur le large mur du fort de Chounar, la nuit passée à la belle étoile dans le bois de cassiers en route vers Kedar, la cueillette des mandarines acides dans le jardin de la tombe de Shah Kosem Suleiman, le fleuve céleste, l'Alaknanda, aux eaux glacées, brillantes, transparentes comme de l'argent fondu, la marche au bord du fleuve au ghat de Dashashvamedh, de tout cela il se souvenait à peine comme d'un vieux rêve.
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cameriste   27 juin 2020
De la forêt de Bibhouti Bhoushan Banerji
La forêt vous possédera. Petit à petit, vous ne supporterez plus l'agitation ni la foule.
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