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3.73/5 (sur 175 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Pennsylvanie , le 09/09/1951
Biographie :

Bob Shacochis est né en 1951 en Pennsylvanie.

Écrivain, journaliste, correspondant de guerre, il a couvert l'invasion d'Haïti en 1994.

Il a obtenu le National Book Award en 1985 pour son premier livre, le recueil de nouvelles "Au bonheur des Îles".

Après "Sur les eaux du volcan" publié chez Gallimard en 1996, il a publié "La femme qui avait perdu son âme".

Récipiendaire du Prix de Rome de l'American Academy, il enseigne dans plusieurs programmes d'écriture.

Il vit entre le Nouveau-Mexique et la Floride.

Source : Wikipedia
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Bob Shacochis - La femme qui avait perdu son âme .
Bob Shacochis vous présente son ouvrage "La femme qui avait perdu son âme" aux éditions Gallmeister. Traduit de l'américain par François Happe. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/shacochis-bob-femme-qui-avait-perdu-son-ame-9782351781036.html Notes de Musique : Cello Duet No. 1 by Chief Boima. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
De toutes les horreurs insupportables qu'il avait affrontées de son plein gré, la morgue de Port-au-Prince était, à certains égards, la plus abominable, celle qui avait provoqué en lui la sensation de vertige existentiel la plus déstabilisante, et il n'avait aucune envie de voir ses chaussures souillées par le suintement répugnant qui formait des rigoles sur le sol en béton du bâtiment, ni de contempler, glacé de désespoir, cette pièce de la taille d'un wagon de marchandises où les corps boursouflés de bébés et d'enfants étaient entassés comme du bois de chauffage, attendant que les services de travaux publics veuillent bien prêter un camion benne pour être acheminés jusqu'aux marécages de Tintayen.
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Il fait une chaleur d'étuve et la radio hurle à plein volume. Des trucs des années 1950: shoop shoop dee doo, waa-oo, my baby left me. Il fut un temps où je connaissais les paroles et je les chantais en même temps d'une voix rafraîchie par une bonne rasade de vin. Le blues et le bop jouent avec mon coeur et le font rebondir entre eux deux comme un ballon de basket. Voilà une ballade sentimentale. Un amour perdu, et tous les regrets qui vont avec. Un joueur de saxo fait jaillir de la boite les notes aiguës de son sirop.
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Marija, avant de dire oui, reprit solennellement l'archevêque, il y a une complication dont vous devez être mise au courant : ce bateau a été affrété par des sionistes, les réfugiés qu'ils viennent chercher sont des juifs. Est-ce que vous êtes coupable d'antisémitisme ? demanda l'archevêque à la mère du garçon.
Non, répondit-elle, que les juifs vivent en paix, mais ils vont nous faire passer par-dessus bord, et qui pourrait leur en vouloir, mon Père. En Bosnie, mon mari avait reçu l'ordre de tous les envoyer dans les camps.
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Elle possédait ce don qu'ont les adolescents du montage improvisé, qui consiste à opérer des coupes dans une histoire, ou lui apporter quelques petites modifications pour la rendre plus présentable aux oreilles des parents, à omettre des détails gênants, minimiser des relations, transformer les couleurs primaires d'un comportement discutable en pastels irréprochables.
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S'il était vrai que les morts continuaient à vivre, ou se perpétuaient, dans les vivants, alors il fallait accepter une autre vérité encore plus essentielle. Les morts avaient de l'importance, les morts n'étaient pas indifférents, tant que la vie avait de l'importance et tant que les vivants n'étaient pas indifférents. Le cœur, apprend-on, quel que soit le moment auquel on l'apprend, que ce soit tôt dans la vie ou plus tard, est une crypte pour les morts, une nécropole privée. Il n'y en a pas d'autre, en fait. Où sont-ils ? Ici, ou alors nulle part. C'était cela que le cœur avait en commun avec l'histoire. Retenir, préserver, se souvenir - un présent éternel.
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Année après année, l'histoire était toujours la même, une nation de familles, qui meurent les unes pour les autres, d'une façon ou d'une autre, leur sang coulant dans tous les paysages obscurs de la planète. Qui ne décident pas du destin, mais le servent, et qui ont droit aux honneurs solennels dans les cimetières, aux étoiles sur le mur, aux drapeaux sur les tombes, aux gerbes qui rappellent le sacrifice.
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(…) quel que soit, pour une personne ordinaire, le degré d'improbabilité d'une telle symétrie humaine mythique, les gens qui sont faits pour être ensemble finissent par se trouver, ennemis ou amants, à travers l'espace, le temps et l'océan de l'éternité.
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Mais je peux te dire une chose, le monde se remplit de douleur quand tu trouves impossible de pardonner à ton père et que tes pires soupçons sur la vie sont ainsi confirmés.
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Mais arrivés à la Drave, les soldats de l'Etat indépendant de Croatie furent désarmés par les Britanniques hostiles et idéologiquement indécis, entassés dans des trains bondés et renvoyés directement en Yougoslavie, entre les mains des communistes, puis massacrés tandis qu'ils sortaient des wagons de marchandises, comme les quatre-vingt mille juifs qu'ils avaient eux-mêmes consciencieusement expédiés vers la Pologne au cours de la guerre.
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Les Américains n'étaient pas bâtis pour prendre de telles choses au sérieux, jusqu'à ce qu'on leur mette le nez dans les atrocités qu'ils commettaient parfois quand ils étaient pris de la passion dévorante de refaire le monde. (p. 70)
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