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Note moyenne 3.83 /5 (sur 184 notes)

Nationalité : Chili
Né(e) à : Santiago du Chili , le 31/08/1967
Biographie :

Boris Quercia est né à Santiago du Chili en 1967. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur et écrivain, il travaille à la fois pour le cinéma et la télévision.

L’écriture de polars reste son jardin secret. "Les Rues de Santiago", son premier roman, sort en 2014. Suivra, l'année suivante, "Tant de chiens".

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Les 15 et 16 juin 2019 auront lieu la 11ème édition du salon international du livre de poche Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés organisée par la librairie La Griffe Noire et la ville. Le libraire Jean-Edgar Casel vous présente quelques informations de l'édition 2019... La Mort selon Turner de Tim Willocks et Benjamin Legrand aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/128455-nouveautes-polar-la-mort-selon-turner.html Le Chant de l'assassin de R.J. Ellory, Claude Demanuelli aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/1004285-nouveautes-polar-le-chant-de-l-assassin.html Seul le silence de R. J. Ellory aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15087-poche-seul-le-silence---prix-choix-des-libraires-2010.html Ne fais confiance à personne de Paul Cleave et Fabrice Pointeau aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/90266-romans-ne-fais-confiance-a-personne.html Le Jour de ma mort de Jacques Expert aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/1001084-nouveautes-polar-le-jour-de-ma-mort.html Ragdoll de Daniel Cole et Natalie Beunat aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/104626-polar-livres-de-poche-ragdoll.html L'Appât de Daniel Cole et Natalie Beunat aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/1002758-polar-livres-de-poche-l-appat.html Les Rues de Santiago de Boris Quercia aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/1001515-nouveautes-polar-les-rues-de-santiago.html Je sais que tu sais de Gilly Macmillan et Séverine Quelet aux éditions Les Escales 9782365694636 Les Détectives du Yorkshire - Tome 4 : Rendez-vous avec le poison (04) de Julia Chapman, Dominique Haas aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/1001249-nouveautes-polar-les-detectives-du-yorkshire---tome-4-rendez-vous-avec-le-poison---volume-04.html ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com #soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel

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Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
monromannoir   23 août 2016
Tant de chiens de Boris Quercia
En fait, ce qui nous préoccupe vraiment, c'est d'arriver à la fin du mois, en vie d'une part, avec un peu d'argent de côté si possible d'autre part. Car être vivant sans un rond, ce n'est pas être vivant.
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Charybde2   24 novembre 2021
Les rêves qui nous restent de Boris Quercia
Tandis que Buda parle, les écrans de la salle s’animent à nouveau et affichent des scènes de la vie courante, capturées par la vidéosurveillance de la City. Des carrefours, des couloirs du métro… Régulièrement, une des caméras se fixe sur quelque chose puis zoome sur des électroquants qui sont tournés vers la caméra. Buda poursuit en me regardant droit dans les yeux, semblable à ces troquants qui se savent observés :

« Certains croient que les compilateurs introduisent des fragments de codes dans les systèmes de la City, pour tromper les protocoles de contrôle. Mais si ce n’était que ça, ce serait facile à régler. Le problème est ailleurs. Les premiers codes de toutes nos machines ont été écrits il y a plus d’un siècle. Sur ces codes, on en a réécrit d’autres, et ainsi de suite. Des millions de couches de code se sont ainsi superposées, pérennisées, compactées au fil du temps. Nécessitant chaque fois moins d’espace. Il y a une infinité de fractions entre le 1 et le 2. Comme avec les couches géologiques, nous pouvons examiner nos machines et remonter très loin dans l’histoire. Nous le pouvons, mais jamais nous ne trouverons où se cache l’erreur. Car il y a une erreur dissimulée parmi tous ces codes. Personne ne sait si elle est arrivée là par hasard ou si quelqu’un l’a introduite, dans un passé lointain, malgré tous les processus de sécurité. Et on ne le saura jamais. Il n’y a aucun moyen de décompresser le tout pour faire des recherches sans revenir à un passé préélectrique chaotique. »

Alors que Buda termine sa phrase, les écrans de l’immense salle montrent toutes sortes d’aberrations et d’accidents, depuis les événements d’Oslo jusqu’à aujourd’hui. Certains sont connus de tous, mais je vois aussi, répétées en séquences rapides, de toutes petites étrangetés, des erreurs bêtes et anecdotiques. Je pense à mon troquant et à ses anomalies, que j’ai choisi d’ignorer. Buda continue à parler et son ton inchangé devient inquiétant. Je me dis que ce n’est peut-être pas Buda, mais une copie de lui-même. Un de ces électros ultrasophistiqués dont on parle mais que personne n’a jamais vu.
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Ambages   20 décembre 2016
Tant de chiens de Boris Quercia
L'éternité, c'est le temps qui passe entre la fin d'un rapport sexuel et l'arrivée d'un taxi.
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Charybde2   24 novembre 2021
Les rêves qui nous restent de Boris Quercia
Ça pourrait être pire, je pourrais être l’un de ces dissidents. La trappe sous mes pieds est une frontière. On est soit au-dessus, soit en dessous, asphyxié. Je suis sur la première ligne de front et la victoire est encore lointaine. Ce silence peut aussi être un piège. Parfois, les dissidents stockent des masques à gaz dans leurs cachettes. Plus d’un collègue, rouvrant l’une de ces trappes en pensant ne découvrir que des cadavres, s’est pris une lance bricolée dans le ventre. Je n’ai même pas mon aleka pour me défendre. J’ai dû la consigner au ministère en échange des grenades suffocantes.

Ils ne veulent pas le reconnaître, ils le démentent et ça ne figure sur aucun protocole, mais ils savent que les grenades sont la meilleure façon d’en finir rapidement avec les dissidents. Dans ces souterrains, les morts par inhalation de monoxyde de carbone sont monnaie courante, vu que le seul moyen de se chauffer, c’est de brûler les ordures. Si j’étais entré en tirant, ça se serait transformé en procédure policière en bonne et due forme, et personne n’a intérêt à ce que ces persécutions se fassent au grand jour. Mais il faut arrêter la vague d’attentats qui étrangle la City, c’est une nécessité impérieuse. Les dissidents sèment le chaos et s’en prennent aux postes-frontières des portes, qui peinent déjà à freiner les flux migratoires venant de la vieille ville. Pour le ministère, il faut se débarrasser d’eux au plus vite, quelle que soit la manière, un point c’est tout.

Le liquide refroidissant finit de s’accumuler autour de l’encadrement de la trappe, me laissant isolé sur ma petite île métallique.

Quel dommage pour mon électro, il fonctionnait bien, je m’y étais habitué, et je n’ai certainement pas assez de crédits pour me racheter le même modèle. Je vais devoir aller à Electros-Intel pour voir ce qui reste au rayon des occasions. Il ne manquerait plus que je me balade tout seul dans les rues, sans électro à mes côtés. Je ne peux pas tomber aussi bas. Même un classe 5 mérite d’avoir un électro, nous ne sommes pas encore le dernier maillon de la chaîne alimentaire de la City.
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Charybde2   24 novembre 2021
Les rêves qui nous restent de Boris Quercia
Mon électroquant se vide de son sang.

Le liquide de refroidissement forme une grande mare autour de son corps, et de minuscules ruisseaux vaporeux s’écoulent dans les rainures des dalles de béton jusqu’à la plaque de métal sur laquelle je me tiens. C’est comme si cette humeur chaude et visqueuse, qui s’échappe de sa tête fracassée, était autonome et cherchait à s’infiltrer dans le sous-sol pour dégouliner sur les dissidents et se venger.

Tout s’est passé très vite.

Dès que l’électroquant a ouvert la trappe, les dissidents lui ont lancé une bombe magnétique artisanale qui s’est collée à sa tête. Dans ces cas-là, il n’y a plus rien à faire, on l’a tout de suite su. Il n’a même pas cherché à s’en débarrasser. Il m’a regardé et, juste avant l’explosion, il a ouvert la bouche pour me dire quelque chose, je ne sais pas si c’était un adieu ou un avertissement pour que je m’éloigne. Je me suis instinctivement jeté au sol afin de me protéger des éclats de son crâne. À présent, il ne reste plus de lui que des circuits noircis secoués d’étincelles. Quel gâchis. C’est dommage, mais il vaut mieux que ça tombe sur ton électro que sur toi.

Ma réaction a été immédiate : quelques secondes après l’explosion, sans laisser aux dissidents le temps de sortir, j’ai lancé une grenade suffocante dans le sous-sol, j’ai refermé la trappe du pied et je me suis posté dessus. Ça fait quelques minutes que je n’entends plus les cris étouffés et le bruit des ongles contre le métal. C’est le silence complet. Mais je ne bouge pas. Je ressemble à une statue sur un minuscule piédestal, je me sens même héroïque, quelque part. Mais qui érigerait une statue à la gloire d’un misérable classe 5 ?
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Crazynath   25 octobre 2015
Tant de chiens de Boris Quercia
C'est curieux comme l'homme est le seul être de la création à parler tout le temps de lui. Il ne lui suffit pas d'exister, comme n'importe quel animal. Peut-être que ce qui nous rend un peu cinglés, c'est le fait d'essayer de toujours tout expliquer.
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Charybde2   17 novembre 2021
La légende de Santiago de Boris Quercia
Il n’y a presque plus personne au poste, seulement quelques collègues de garde qui racontent des blagues et rient bruyamment autour d’un bureau, en espérant que la nuit sera tranquille. Je sors et je marche lentement, prenant tout mon temps, car je n’ai aucune envie d’arriver à l’appartement. Je me sens mieux dans les rues du centre-ville, qui commencent à se vider.

Des chariots de vendeurs de nourriture apparaissent à tous les coins de rue, ainsi que toute la faune nocturne du centre-ville : une communauté de zombies qui fouillent les ordures ou qui cherchent un coin pour se faire un lit avec des cartons et s’abriter de l’air glacial venant de la Cordillère. Je relève le col de ma veste, j’allume une clope, je mets les mains dans mes poches et j’avance tranquillement vers le fleuve. J’aime marcher comme ça, la clope au bec, en recrachant la fumée par les narines, relié à la cigarette comme si c’était ma bouteille d’oxygène.

Devant moi, à soixante mètres, je vois l’enseigne rouge du Xan Wan. C’est un restaurant chinois à l’intérieur d’une galerie marchande près de la rue Mapocho. Un mauvais chinois. De ceux qui utilisent de la viande de chat, et ce n’est pas une blague. Il y a quelques mois, on a arrêté le propriétaire pour trafic de drogues. J’ai dû moi-même le faire sortir du placard où il s’était caché. Je ne sais pas si le pire pour lui était de se coltiner un flic ou un inspecteur sanitaire. L’endroit ne respectait visiblement aucune norme. Les rats trottinaient sans crainte sur le comptoir, les mouches voltigeaient par centaines. Il est toujours en taule, le Chinois. On a trouvé deux kilos de cocaïne dans sa cuisine. Ses clients étaient les employés du centre-ville. Il leur livrait la marchandise en même temps que les wontons, un véritable service à domicile, il gagnait bien sa vie, le Chinois.
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Ambages   20 décembre 2016
Tant de chiens de Boris Quercia
Je ne sais pas ce qui m'arrive, mais je ne peux pas m'empêcher de fondre en larmes quand je vois combien les gens peuvent s'aimer.
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Ambages   20 décembre 2016
Tant de chiens de Boris Quercia
C'est bizarre comme les gens ont confiance en moi et me racontent leurs histoires, c'est peut-être parce que je ne parle pas beaucoup. Je ne coupe pas la parole, ni de mon collègue abandonné au milieu de la neige, ni de Yesenia otage de son beau-père. L'idée me vient que ces enfants et moi, qui pleurais mon papa en silence, nous sommes devenus les adultes d'aujourd'hui. Tellement de blessures. Quelques-unes qui ont guéri, d'autres qui n'ont jamais cicatrisé. Je jette le mégot dans les toilettes. Il s'en va, comme l'amour. Il s'en va comme ces papas qui sont comme les cigarettes, quelques taffes et après on ne les revoit jamais plus.
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Charybde2   17 novembre 2021
La légende de Santiago de Boris Quercia
Jeremias Coraza Salgado, colombien, vingt-quatre ans. Deux peines pour proxénétisme : il a déjà effectué la première, il purgera la seconde dans une boîte en bois.

Quelqu’un avait tendu en travers de l’escalier un fil de cerf-volant, abrasif et coupant, si fin qu’on ne le voyait pas. Il était entré dans sa chair aussi facilement qu’un couteau chaud dans du beurre. Un piège ? Dirigé contre qui ? Contre quiconque emprunterait ces escaliers. Comme Coraza fonçait, la coupure a été profonde. Une personne arrivant plus lentement, ou ne faisant pas la même taille, n’aurait eu qu’une éraflure. C’est comme si la mort avait attendu Coraza pendant vingt et quelques années qu’il passe juste ici à ce moment-là. Il n’y a que le fil. Rien qui puisse me donner une piste. N’importe qui pourrait l’avoir mis là, la galerie commerciale est un lieu public.

De toute façon, le chef fait évacuer. On prend les coordonnées de chaque personne, une par une. Les femmes n’en finissent pas de sortir des différentes boutiques, ainsi que les coiffeurs, les cuistots, les tatoueurs – ces derniers sont de jeunes Chiliens. La moitié des étrangers n’ont pas de papiers en règle.
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