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Note moyenne 4.5 /5 (sur 18 notes)

Nationalité : Yougoslavie
Né(e) à : Podgorica, Monténégro , le 04/02/1930
Mort(e) à : Londres , le 02/07/1992
Biographie :

Borislav Pekić est un écrivain serbe.

Il est né dans une famille aisée du Monténégro, alors membre du Royaume de Yougoslavie. De 1930 à 1941, ils vivent à Podgorica, Novi Bečej, Mrkonjić-grad, Knin et Cetinje.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, les autorités italiennes d'occupation du Monténégro expulsent la famille de Cetinje vers la Serbie. Les Pekić se réfugient alors dans la propriété maternelle à Bačvanište, dans la province du Banat. Ils ne s'installent à Belgrade qu'en 1945 et c'est là que Borislav termine sa scolarité, au lycée de garçons, en 1948.

La même année, il est arrêté en tant que secrétaire politique du Conseil général de l'organisation illégale anticommuniste. Condamné à une peine de 15 ans de travaux forcés qu'il commence à purger au Centre pénitentiaire de Sremska Mitrovica puis à celui de Niš, il est finalement gracié et libéré en 1953.

En sortant de prison, il s'inscrit à la Faculté de philosophie de Belgrade où il étudie la psychologie expérimentale. Il arrête ses études, se marie et, de 1958 à 1964, travaille pour le cinéma en tant que dramaturge et scénariste.
Pekiċ est aussi l'auteur de 30 pièces dramatiques pour le théâtre, la radio et la télévision qui sont diffusées sur les chaînes nationales et internationales et jouées au théâtre.

En 1968 l'épouse de Borislav, Ljiljana, se voit proposer un poste dans le service d'architecture de la mairie de Brent, en Angleterre. Les Pekiċ décident alors de quitter la Yougoslavie mais le passeport de Borislav est confisqué par la police.
Ljiljana part donc seule en Angleterre. Pekiċ pourra la rejoindre en 1971, à la suite de la parution d'articles dans la presse allemande dénonçant la situation qui lui est faite et grâce aussi à l'attribution du prix de l'hebdomadaire NIN pour son roman "Le pèlerinage d'Arsenije Njegovan" (1970).

Pekiċ reste 20 ans à Londres où il travaille en tant que commentateur dans la section yougoslave (serbo-croate) de la BBC.

Écrivain aux multiples talents - romancier, nouvelliste, essayiste, dramaturge, publiciste, feuilletoniste, scénariste et auteur de science-fiction - Borislav Pekić a créé un imposant opus littéraire.

Le génie de Pekić-romancier a trouvé sa pleine expression dans son œuvre majeure, le volumineux roman "La Toison d’or" (Zlatno runo, 1978-1986) composé de sept volumes et racontant sur plus de 5 siècles la dynastie d'une famille de négociants aroumains.

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
Borislav Pekic
Caliban   13 janvier 2018
Borislav Pekic
C'est au moment où vous tournez en dérision la perfection que vous atteignez la plus grande des perfections . A vrai dire, vous êtes alors parfaitement imparfait parce qu'imparfaitement parfait .
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nathalie_MarketMarcel   07 juillet 2013
L'homme qui mangeait la mort de Borislav Pekic
Il était, semble-t-il, de taille moyene, ni grand ni petit au point d’attirer sur lui d’attention ; il devait être plutôt maigre que gros, sans doute pas davantage que les gens autour de lui en ces temps de disette. Il était certainement pâle aussi, mais c’était le teint habituel en cette période de terreur, et sans doute taciturne, mais qui se montrait alors volubile, hormis les puissants et les naïfs ?

Ne cherchons pas chez lui de signes particuliers. S’il en avait eu, il aurait été sur la paille de la Conciergerie et non assis derrière un bureau du greffe du Tribunal révolutionnaire.
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mdhennin   17 octobre 2012
La Toison d'or : Premier Registre de Borislav Pekic
Quand l'auteur, qui se veut le chroniqueur du monde des affaires belgradois, ou plutôt de sa branche aroumaine, roumélienne, macédovalaque ou tsintsare - comme la nomment les Serbes -, se mit en quête d'un être à la fois suffisamment perspicace et tenace pour s'infiltrer en douce, en cette veillée de Noël de l'an de grâce 1941, dans leurs âmes fermées à triple tour, les membres de la famille Njegovan s'étaient réunis à Turjak, non loin de Ljubljana, pour fouler de leurs souliers vernis la terre qu'ils avaient arrachée à la lignée ennemie, aux mêmes origines et à l'avenir aussi noir.
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aimeryjoessel   16 avril 2019
L'homme qui mangeait la mort de Borislav Pekic
Il vivait enfermé dans le palais de justice comme dans une morgue, inscrivant des noms morts dans un registre sans vie, et il s'imaginait que tout Paris était aussi mort que lui, que dans ses rues on n'entendait que le grincement des roues des charrettes transportant les condamnés, le roulement des tambours de la garde nationale et le sifflement du couperet.

Mais Paris vivait ! Paris s'amusait ! Paris riait !

Il éprouva de l'amertume et un certain agacement en voyant tous ces gens qui le laissaient, lui, Jean-Louis Popier, se soucier de la guillotine alors qu'eux-mêmes vivaient comme si elle n'existait pas et qu'ils avaient l'éternité devant eux.
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enkidu_   29 mars 2018
L'homme qui mangeait la mort de Borislav Pekic
En ce temps-là, il était à la mode, à Paris, de collectionner des objets ayant trait aux exécutions. La vie s’insurgeait contre la mort et l’échafaud en les présentant comme des amusements anodins. Dans les bureaux du tribunal, parmi les greffiers qui avaient le privilège de pouvoir approcher le bourreau Samson et les autres servants de la guillotine, on s’échangeait des pièces rares. Son voisin, l’archiviste Chaudet, possédait une mèche provenant de la perruque de Louis XVI et, tandis que Popier mâchait lentement son déjeuner, il était justement en train de négocier avec le greffier Vernet l’échange de quelques cheveux du roi contre une bouclette de la fille Corday. Plus tard, on se disputerait les morceaux de la dernière chemise de Danton, le pansement ensanglanté que Robespierre avait porté sur sa mâchoire blessée et autres raretés, parmi lesquelles d’habiles contrefaçons. Un scandale éclaterait quand on découvrirait, rien que dans le greffe, trois balles prétendument tirées sur l’Incorruptible, alors qu’une seule pouvait être authentique.



Popier n’avait jamais pris part à ce commerce, ni parié un seul sou au jeu consistant à deviner combien de personnes seraient tel jour exécutées. Sa réserve, en ces temps où la Raison dévorait jusqu’à soixante vies par jour et où les Parisiens étaient devenus totalement indifférents à la mort, ne peut signifier qu’une chose : que lui y pensait, et qu’il compatissait avec ceux qui mouraient. (pp. 29-30)
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nathalie_MarketMarcel   07 juillet 2013
L'homme qui mangeait la mort de Borislav Pekic
Il est des gens dont la vie n’est qu’un rond dans l’eau.
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