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Note moyenne 3.92 /5 (sur 18 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 5/02/1939
Biographie :

Bruno Castan est né le 5 février 1939 à Paris. Après des études d'art dramatique, de mime et d'acrobatie aux cours Charles Dullin et Pierre Valde ainsi qu'à l'École Jacques Lecoq, il commence en 1962 une carrière de comédien professionnel dans la décentralisation. Il joue notamment à la Comédie de Bourges, à la Maison de la Culture de Bourges, à la Comédie de Saint-Etienne, à la Comédie de l'Ouest à Rennes et à la Maison de la Culture du Havre. À partir de 1965, parallèlement à son travail d'acteur, il réalise ses premières mises en scène : Le Chant de l’amour et de la mort du cornette Christoph Rilke de Rainer Maria Rilke, Malva de Maxime Gorki, En passant par la Lorraine de Philippe Adrien, Le Défunt de René de Obaldia... À partir de 1971, il se consacre à la mise en scène, au sein de la Maison de la Culture du Havre, y monte notamment La Planète bleue et Juliette et le Dragon de Jean-Claude Giraudon. De 1974 à 1985, il dirige l’Unité enfance-jeunesse de la MC 93 (Aulnay-sous-Bois) à la création de laquelle il a participé. Il y monte de nombreux spectacles pour le jeune public, dont Amandine de Michel Tournier, et, après plusieurs travaux d’adaptation, y écrit sa première pièce Cabeza de Vaca. Appelé en 1986 comme metteur en scène par le Théâtre du Pélican à Clermont-Ferrand, il en assure la direction artistique jusqu’en 2000. Il y monte entre autres La Nuit carnivore de Karin Serres, ainsi que nombre de ses propres textes : La Fille aux oiseaux, Belle des eaux, L’Enfant sauvage, Les Loups, Neige écarlate, Coup de bleu, L’Oubliure, Urubu... Depuis 2001, il cesse ses activités au Théâtre du Pélican, pour se consacrer à son travail d’auteur.
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Source : http://www.aneth.net/
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Citations et extraits (8) Ajouter une citation
Domi73   26 avril 2017
Neige écarlate de Bruno Castan
SITCOM 1

CHAGRIN D’AMOUR



[Jingle-générique]



SCÈNE 1.

CARLOTTE, NEJ, PUIS THOMAS.



CARLOTTE.– Tu pleures, Nej ?

NEJ.– Non, je pleure pas…

CARLOTTE.– Ma pauvre Nej !

NEJ.– Non, je t’assure…

CARLOTTE.– C’est à cause de…

NEJ.– Mais non…

CARLOTTE.– C’est parce qu’il est…

NEJ.– Oui…

CARLOTTE.– Ma pauvre Nej ! Je te comprends… Oh, comme je te comprends ! C’est tellement dur quand ils…

Elles pleurent dans les bras l’une de l’autre.

NEJ.– Heureusement que tu es là, Carlotte, c’est

plus facile de pleurer à deux. [Rires off]

CARLOTTE.– Oui, ça soulage…

NEJ.– Ça soulage, oui… À l’heure qu’il est, il est au-dessus de la Manche.

CARLOTTE.– Quelle manche ?

NEJ.– Non, pas ta manche, ni la mienne. [Rires off]

La Manche… La mer… La mer Manche !

CARLOTTE.– L’avion !

NEJ.– Oui, l’avion.

CARLOTTE.– Pour la Californie…

NEJ.– Pour la Californie.

CARLOTTE.– (intellectuellement ébranlée) Je me demande pourquoi la Manche… Tu es sûre que ça n’est pas plutôt l’Atlantique ?

NEJ.– Qu’est-ce que ça change ? J’ai toujours été nulle en géographie. [Rires off]

CARLOTTE.– Enfin, l’important, c’est qu’il est là-haut!

NEJ.– Là-bas !

CARLOTTE.– Oui, là-bas… Écoute, Nej, je suis ton amie.

NEJ.– Oui… C’est bon d’avoir des vraies amies comme toi, Carlotte.

Entrée de Thomas.

THOMAS.– Salut Nej et Carlotte ! Vous comptez rester cloîtrées dans votre chambre jusqu’à l’entrée du Prince Charmant… ou bien si vous viendriez

à la cafète siroter un petit chocolat de derrière les fagots avec un jeune homme pas mal fait de sa personne ? [Rires off]

NEJ.– Non, pas un chocolat !… (elle sanglote)

THOMAS.– Ben qu’est-ce que j’ai dit ?

CARLOTTE.– C’est pas le moment de plaisanter, Thomas.

NEJ.– ... Pas un chocolat!

THOMAS.– Qu’est-ce qui se passe ? Elle a une crise de foie ? [Rires off]

CARLOTTE.– C’est malin !… Pourquoi pas, Nej ?

NEJ.– La toute toute, la toute dernière fois, on a bu un chocolat, lui et moi !…
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Domi73   26 avril 2017
Coup de bleu de Bruno Castan
La scène représentera alternativement deux univers : l’espace du conte, l’espace des voyages de Monsieur Barbe-Bleue.

On tentera de faire en sorte que Le grand K et Monsieur Barbe-Bleue soient toujours en scène.



CONTE 1

EXÉCUTION 1



ELLE.– Pardon, pardon, pardon…

BARBE-BLEUE.– Trop tard, Madame, il faut mourir.

Il sort son long couteau… Frère entre. Le grand K fait en sorte que Frère ne puisse sauver sa sœur… Monsieur Barbe-Bleue égorge Elle…

SŒUR ANNE.– Aaaaaaaah…

Frère sort, désespéré… Le grand K fait reprendre le tout.



EXÉCUTION 2



BARBE-BLEUE.– Il y a du sang sur cette clef. D’où vient ?

ELLE.– Vraiment ?

BARBE-BLEUE.– Vraiment. D’où vient ?

ELLE.– Oui… D’où vient ?

BARBE-BLEUE.– D’où vient, ma pauvre amie, de que cette clef a servi, de que vous avez menti, de que ce sang vous trahit.

ELLE.– Pardon !

BARBE-BLEUE.– Il y a du sang sur cette clef. Point d’autre issue : il faut mourir, Madame, et tout à l’heure.

ELLE.– Tout à l’heure ?

BARBE-BLEUE.– Ici et maintenant.

ELLE.– Pardon, pardon, pardon…

BARBE-BLEUE.– Trop tard, Madame, il faut mourir.

Il sort son long couteau… Frère entre. Le grand K fait en sorte que Frère ne puisse sauver sa sœur… Monsieur Barbe-Bleue égorge Elle…

SŒUR ANNE.– Aaaaaaaah…

Frère sort, désespéré… Le grand K fait reprendre le tout.



EXÉCUTION 3



Monsieur Barbe-Bleue revient de voyage…

ELLE.– Déjà ! Oh non !

BARBE-BLEUE.– Hé oui : c’est moi, ma douce amie… C’est enfin vous !

ELLE.– Enfin, oui… Oui, enfin moi… Enfin vous !

BARBE-BLEUE.– Bonheur, bonheur!

ELLE.– Bonheur!

BARBE-BLEUE.– Le chemin m’a semblé si long, sans vous…

ELLE.– Oui, le chemin… À moi aussi… Ces affaires qui vous… Oui… Sont-elles heureusement réglées ?

BARBE-BLEUE.– Ces affaires ? Oh oui, sans doute, ces affaires…

ELLE.– Ah, bonheur!

BARBE-BLEUE.– Oui, bonheur! Ma tendre amie…

ELLE.– Ne dites rien, venez, mon doux ami !
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Domi73   26 avril 2017
La fille aux oiseaux de Bruno Castan
1. CHŒUR DES OISEAUX



LES OISEAUX.– (chantent)

Le père est un bien brave homme

La mère une bien brave femme

Ma Chérie une bien brave enfant

Tous trois sont bien braves vraiment.



Et puis il y a la gouvernante

Qu’est bien gentille qu’est bien patiente

Qui s’charge de tout pour le moment

Tout l’monde est bien brave vraiment.



Mais assez de salades

Le père est bien marri

La fille renchérit

La mère est bien malade.



Mère a pâli

Elle si jolie

Le mal au lit

La met la lie.



Elle a beau mâ-

cher des médicaments

la maladie

grandit.



Au lit la maladie la lie!



Aïe aïe aïe mère a mal

Mais raval’ sa sali

v’aïe malheur aïe fatal

Mère a mal aïe au lit.



Dès que la vit père

En tel état piteux

le mal de mère

Si! l’a mis au pis.



Père au pis et pas

Gêné qu’au logis

Mère veuille pas

Aller au lit ti



qu’et de mettre au pas

Mère se propose

D’un tubercule ose

Le remède ingrat.



Tranche nappe au lit

Ténébreuses rondelles

et là mère languide

ça la mit.



Mère qui veut pas tâ-

te son lit maigre et

Nue mère ôte l’em-

plâtre sans regret.



Père pipa pas

D’où sans effet mère

Émue le dupa

Petit jeu sommaire.



À mi-mots mère d’amour l’émut!

Aïe aïe aïe mère a mal

Mère a mal aïe au lit

Aïe on dit que son malheur

va de mal en pis.



Noir.
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Linelo   16 juin 2013
Belle des eaux de Bruno Castan
Une jolie réécriture théâtrale du conte de la Belle et la Bête, transposée dans un univers aquatique. Belle et sa famille vivent de la pêche et vivent dans une contrée faites de lagunes inquiétantes, peuplées d'anguilles. La Bête elle-même, même si jamais décrite, serait à imaginer, selon l'analyse en fin d'oeuvre, en être mi-serpent, mi-poisson, mi-humaine. On ne peut pourtant s'empêcher de penser au magnifique film de Jean Cocteau en imaginant certains passages.
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Domi73   26 avril 2017
Belle des eaux de Bruno Castan
1. LA STATUE…



Une mer d’huile, lisse, brillante…

Au loin,une forme presque hum aine en émerge,

rocher,statue usée parles vagues ? Elle ressemble

à une femme marchant ou courant sur l’eau, bras

en avant…

Un petit canot s’éloigne vers le large, à force de

rames. À son bord, de dos, une jeune fille au

chapeau de paille, assise sur le banc de poupe ;un

pêcheur tient les avirons, il va poser ses casiers, ou

les relever…



LA JEUNE FILLE.– Là !… On dirait une femme !

LE PÊCHEUR.– (sans cesser de ramer) C’est la roche

Bernardine.

LA JEUNE FILLE.– Quel drôle de nom !

LE PÊCHEUR.– On l’a toujours appelée comme ça…

LA JEUNE FILLE.– On dirait une statue… Pourquoi ici,

en pleine mer ?

LE PÊCHEUR.– Allez savoir !… Autrefois, c’était encore

la terre, ici… Bien plus loin, là-bas, vers le large, il y avait un port *… Les navires venus des Indes y déchargeaient… perles, soieries, épices… bois précieux, essences de plantes inconnues… émeraudes, corail, ivoire… fèves de cacao…



* Une musique monte insensiblement sur le récit du pêcheur rythmé par le mouvement des avirons. Elle est jouée sur un virginal par une jeune fille que l'on découvrira en 2.



Noir.
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Domi73   26 avril 2017
Belle des eaux de Bruno Castan
2. FORTUNE DE MER



Vers 1668, sur le port, l’hôtel d’un armateur. Dans la grande salle, une jeune fille, Belle, joue du virginal. C ’est la fin du jour, le soleil va se coucher sur la mer, les mouettes tournent au-dessus de l’eau en criaillant.

Entre une femme entre deux âges, Mariette, une tasse à la main.



MARIETTE.– Un cacao ? Un cacao pour ma caille ? Un

petit cacao pour se faire patienter les intérieurs ?

BELLE.– Merci, Mariette.

Elle signifie non de la tête et continue de jouer.

MARIETTE.– Non ?… Pas perdre un bon petit cacao !

Elle boit le cacao,reste un instant indécise, la tasse vide à la main.

Je vais mettre la table, ça va le faire venir!

Elle va et vient, entre et sort, prépare le couvert.

Belle joue.

Souper la nuit tombée, dans une maison honnête !… (elle regarde parla fenêtre) Dix minutes à peine et j’allume les chandelles, quelle pitié !

BELLE.– Nous ne sommes que lui et moi ce soir, il peut bien prendre son temps.
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Martin1972   18 octobre 2014
Belle des eaux de Bruno Castan
- Je vous rends triste, la Belle, moi qui vous veux si heureuse! C'est parce que je suis une Bête!

- C'est parce que je suis prisonnière ... comme vous, la Bête?
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ebardin   09 mars 2016
La fille aux oiseaux de Bruno Castan
Corbeau 1- "Qui l'eût cru,

Que dans sa couardise un sort quinteux lui fit quitter si tôt sa courte vie?...

Comble des quolibets, quoi qu'elle en eût,

Quitter ceux qui, quoi! furent tout son comptant,

Écarteler des cœurs qui, quand coulait son temps,

Lui étaient tout acquis!

Qui peut créer plus cruel quiproquo? Pourquoi?" (p. 13)
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