AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.37 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 09/11/1962
Biographie :

Bruno Tertrais est un politologue français, né en 1962.
Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, titulaire d'une maîtrise en droit public et d'un doctorat en science politique, et habilité à diriger des recherches.

Bruno Tertrais est maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Il est également membre de l'International Institute for Strategic Studies (IISS), membre des Global Agenda Councils du World Economic Forum (WEF), et membre du comité de rédaction des revues Survival et The Washington Quarterly.
Entre 1990 et 1993, il a été directeur de la Commission des affaires civiles à Assemblée de l'OTAN. De 1993 à 2001, il a été chargé de mission auprès du directeur des Affaires stratégiques du Ministère de la Défense et visiting fellow à la Rand Corporation (1995-1996).
Bruno Tertrais a été délégué au secrétariat international du Parti socialiste et est membre du Conseil d'orientation de la Fondation Terra Nova.
En 2007-2008, il était membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la Commission du Livre blanc sur la politique
En 2010, il a reçu le Prix Vauban pour l'ensemble de son œuvre.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Que contient donc la mallette nucléaire, cette petite valise noire que porte l?aide de camp qui accompagne partout le président de la République ? Comment, à chaque passation du pouvoir présidentiel, s?effectue le rituel le plus secret de la Ve République, la transmission des codes d?engagement de l?arme nucléaire ? Riche de nombreuses révélations historiques surprenantes, fourmillant de détails techniques inédits, ce livre nous fait pénétrer au c?ur du pouvoir, là où la responsabilité du feu nucléaire façonne la politique française, à l?intérieur comme à l?extérieur. Depuis 1958, chacun des présidents qui se sont succédé a entretenu une relation intime à la « Bombe ». Passionné, converti, dubitatif, réformateur ou apaisé, mais jamais indifférent, le président français est « Jupiter à l?Élysée ». Est-il légitime pour la France de continuer à disposer de cette arme ? Que nous apporte-t-elle ? Ne s?agit-il pas d?un luxe à l?heure des restrictions budgétaires ? Aucune de ces questions ne doit demeurer taboue à l?heure où la France s?apprête à entamer un nouveau cycle de renouvellement de ses moyens nucléaires. Les deux spécialistes réunis ici ont puisé aux meilleures sources ? archives nouvelles, entretiens personnels avec les acteurs et les témoins ? pour livrer le panorama le plus complet de la dissuasion française et permettre ainsi aux citoyens de se forger un avis informé sur un sujet qui engage l?avenir de la nation. Jean Guisnel est journaliste. Bruno Tertrais est politologue, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

+ Lire la suite

Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Groucho   09 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
.../...

A la demande du gouvernement allemand de Helmut Schmidt, l'Otan décide en décembre 1979, six mois après la signature des accords Salt II, de déployer en Europe des "euromissiles" Peshing II ( 1 800 kilomètres de portée) et Gryphon (2 500 kilomètres de portée) dans un délai de quatre ans, sauf à ce que l'URSS retire ses SS-20 capables d'atteindre l'Europe.

[...]

A Paris, François Mitterrand estime en septembre 1981 que le déploiement de missiles par l'Otan permet de contrer le déséquilibre stratégique qui menace l'Europe, en faveur de l'URSS.
Commenter  J’apprécie          80
Jeanmarc30   23 décembre 2018
La guerre de Bruno Tertrais
Le terme de guerre est couramment employé à titre de métaphore pour évoquer un combat intense, animé par une forte volonté politique. On parle volontiers de « guerre contre la drogue », ou de « guerre contre le terrorisme », alors que l’emploi de la force militaire ne recouvre, dans ces domaines, qu’une partie des moyens employés. Mais au sens strict du terme, la guerre peut être définie comme un conflit armé à grande échelle opposant au moins deux groupes humains : tribus, villes, communautés, mouvements politiques, États, empires, alliances, voire organisations internationales.
Commenter  J’apprécie          60
Elilawenn   03 novembre 2014
L'apocalypse n'est pas pour demain : Pour en finir avec le catastrophisme de Bruno Tertrais
Un auteur a calculé que l’emploi de l’expression « en danger » dans les journaux britanniques avait été multiplié par neuf au cours des seules années 1990. Paradoxalement, cette épidémie de peurs intervient alors que jamais dans l’Histoire nous n’avons été aussi bien nourris, soignés, éduqués et protégés. Mais le paradoxe n’est qu’apparent. [
Commenter  J’apprécie          50
raynald66   02 août 2017
La guerre de Bruno Tertrais
La guerre la plus longue :

la guerre de cent ans (1337 à 1453) qui opposa

la France à l'Angleterre.



la guerre la plus courte :

la guerre entre l'Angleterre et Zanzibar (27 aout 1896)

qui a duré 38 minutes



Commenter  J’apprécie          50
Groucho   09 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
Dès le 11 juin 1981, François Mitterrand visite le PC de Taverny et fait procéder sans préavis à une mise en alerte des forces. L'année suivante, il ordonne que trois sous-marins soient désormais à la mer en permanence. Il dirigera plusieurs exercices depuis le PC Jupiter de l’Élysée et se fait filmer devant le système permettant de donner l'ordre d'engagement.

[...]

Il est enfin le président qui aura ordonné le plus grand nombre d'essais nucléaires.
Commenter  J’apprécie          30
Groucho   09 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
La fin de vie de Georges Pompidou se déroule dans un contexte stratégique tendu.

[...]

Alors qu'il sait venir sa fin, qui surviendra le 2 avril 1974, il décide ainsi de lancer la construction d'un sixième SNLE. A sa mise en service, la France disposera en permanence d'au moins deux sous-marins à la mer, augmentant ainsi d'une manière considérable sa capacité de frappe. Sauf que la construction d'un navire de guerre ne s'improvise pas. La décision politique prise en Conseil de défense doit être suivie d'un processus administratif bien précis, passant obligatoirement par le véritable acte de naissance du nouveau bâtiment, la "dépêche de mise en chantier." Elle seule permet de lancer les commandes nécessaires à la construction.

Or lorsque survient le décès du président, ce document n'a pas été signé.

[...]

Parmi les trois principaux candidats en lice, ils n'ignorent pas que les chances de Jacques Chaban-Delmas, gaulliste de l'eau la plus pure et chaud partisan de l'arme nucléaire, sont limitées. Quant aux autres prétendants à la magistrature suprême, ils les inquiètent franchement : le très atlantiste Valéry Giscard d'Estaing ne passe pas pour un thuriféraire de la Bombe. Et le candidat de gauche le mieux placé, François Mitterrand, en est un adversaire déclaré...

Fines mouches, les partisans de ce sixième "bateau noir," le chef d'état-major de la marine Marc de Joybert en tête, vont alors se tourner vers un homme providentiel, dont le rôle, certes modeste, est systématiquement oublié dans l'histoire de l'arme nucléaire atomique française : le président de la république par intérim Alain Poher. Président du Sénat, il entre à l’Élysée pour la période qui s'étend de la mort du président Pompidou à l'élection de son successeur, Valéry Giscard d'Estaing, le 19 mai 1974. Et c'est lui qui signe la dépêche de mise en chantier du futur SNLE.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Groucho   09 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
Pompidou n'est pas connu pour sa sympathie pour Israël. Tout en maintenant l'embargo sur les ventes d'armes imposé par de Gaulle, il décide de vendre des avions de combat à la Libye.

[...]

Pourtant il aurait manifesté une sympathie peu connue pour l’État hébreu lors de la guerre du Kippour d'octobre 1973.

[...]

Le Redoutable avait, à ce moment, été envoyé en Méditerranée.

[...]

Logique du point de vue stratégique, car, pour atteindre atteindre Moscou, il fallait alors se rapprocher par le nord ou par le sud.

[...]

L'amiral Louzeau nous affirme que, "lors de sa première rencontre avec Léonid Brejnev" (donc en octobre 1970), le président français aurait fait savoir à son interlocuteur : "Nous aussi, nous avons des sous-marins ! " L'hypothèse d'un signal à l'attention de l'Union soviétique n'est donc pas absurde, à condition que Pompidou ait fait connaître la manœuvre à Moscou. Pour l'appuyer, citons un témoignage peu connu du général Alain de Boissieu qui affirme qu'assistant alors à un exercice le président avait pris à part les quatre chefs d'état-major et leur avait demandé : "Messieurs, allons-nous laissez détruire Israël ? Que pouvons-nous faire pour dissuader les Russes ? " Sur proposition du chef d'état-major des armées, le général François Maurin, il aurait alors mis en alerte le corps de bataille aéroterrestre et l'aurait fait savoir à Moscou...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Groucho   08 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
.../...

Français et Israéliens s'étaient accordés dans le plus grand secret, pour engager formellement une coopération nucléaire entre les deux pays.

[...]

Pourquoi cette prolifération délibérée, unique dans l'histoire par son ampleur ? Pour trois raisons. D'abord par sympathie pour l’État israélien.

[...]

Deuxième raison, tout aussi importante : l'intérêt commun, qui a poussé les deux pays à s'entendre pour Suez face à Nasser. Il faut enfin y ajouter une troisième raison - la moins bien connue. Selon un témoin, la France avait besoin de "combler des trous" dans les calculs afférents à la fabrication de la Bombe, et les scientifiques israéliens disposaient, à l'époque de capacités supérieures à celles de leurs homologues français.
Commenter  J’apprécie          10
Groucho   08 juin 2016
Le Président et la bombe de Bruno Tertrais
Lorsque la IVe République se meurt, au printemps 1958, elle laisse pour toute succession un goût de cendres aux Français : les institutions sont exsangues [...] le pays a perdu toute confiance dans ses dirigeants et se trouve tout prêt à confier son destin au général de Gaulle.

Mais s'il est un héritage que ce dernier reçoit en parfait état, c'est bien l'arme nucléaire à venir. Devenu président du Conseil en novembre 1957, Félix Gaillard, qui avait lancé les efforts gouvernementaux de la IVe République en faveur de la Bombe, signe le 11 avril 1958, trois jours avant sa démission, la décision organisant les mesures qui permettront de réaliser le premier tir à partir du premier trimestre 1960.
Commenter  J’apprécie          10
Jeanmarc30   23 décembre 2018
La guerre de Bruno Tertrais
Le nombre de guerres diminue depuis la fin de la guerre froide. Ce phénomène doit être « déconstruit », car il recouvre plusieurs réalités qui se déroulent sur des échelles de temps différentes et dont les causes ne sont pas toutes identiques. Il reflète essentiellement la décroissance rapide du nombre de conflits internes, qui constituent l’essentiel de la conflictualité moderne. Car – et c’est l’autre tendance notable – la guerre interétatique est de plus en plus rare. Il y a de moins en moins de « guerres générales » depuis le XVIIIe siècle, et de moins en moins de guerres interétatiques depuis les années 1970 (.)
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Lire avec Gérard Philipe

En 1946, Gérard Philipe incarne le prince Mychkine face à Edwige Feuillère dans L’Idiot de Georges Lampin Il est une adaptation du roman éponyme de:

Alexandre Pouchkine
Léon Tolstoï
Fiodor Dostoïevski

14 questions
29 lecteurs ont répondu
Thèmes : gérard philipe , adapté au cinéma , adaptation , littérature , cinema , théâtre , acteur , acteur français , cinéma français , engagement , communismeCréer un quiz sur cet auteur