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Note moyenne 4.32 /5 (sur 22 notes)

Nationalité : Brésil
Né(e) à : Minas Gerais , le 31/10/1902
Mort(e) à : Rio de Janeiro , le 17/08/1987
Biographie :

Carlos Drummond de Andrade (1902-1987) est considéré comme l'un des principaux poètes de la littérature brésilienne, par l'influence et la portée de son œuvre. Il est né à Itabira (Minas Gerais), le 31 octobre 1902 (ville dont le souvenir imprégnera une partie de son œuvre). Diplômé en pharmacie, il est resté fonctionnaire la majeure partie de sa vie, bien qu'il ait commencé à écrire très jeune et ce jusqu'à sa mort. Il est décédé le 17 août 1987 à Rio de Janeiro, douze jours après la mort de sa fille unique, l'écrivain Maria Julieta Drummond de Andrade. À part la poésie, il a également écrit des contes et des chroniques.

Source : Wikipedia
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
Carlos Drummond de Andrade
Piatka   26 novembre 2018
Carlos Drummond de Andrade
RECOMMENCER



Peu importe où tu t’es arrêté…

dans quel moment de ta vie tu t’es fatigué…

ce qui importe c’est qu’il est toujours possible et nécessaire de « Recommencer ».

Recommencer, c’est se donner une nouvelle chance à soi-même…

c’est renouveler les espoirs dans la vie et le plus important…

c’est croire en toi à nouveau…

Tu as beaucoup souffert jusqu’à présent ? Ce fut un apprentissage.

Tu as beaucoup pleuré ? Ce fut un nettoyage de l’âme.

Tu en as voulu aux gens ? Ce fut pour leur pardonner un jour.

Il y a tellement de personnes qui attendent seulement ton sourire pour s’approcher de toi.

Recommencer…

Aujourd’hui est un bon jour pour affronter de nouveaux défis.

Où veux-tu arriver ?

Aller bien haut…rêver bien haut…

Souhaite le meilleur du meilleur…

car en pensant de cette façon, nous attirons vers nous ce que nous désirons…

Si nous pensons à des petites choses, nous aurons des petites choses…

Mais si nous désirons très fort le meilleur et principalement si nous luttons pour le meilleur, celui-ci viendra s’installer dans notre vie.


« Parce que je suis de la taille de ce que je vois et non de la taille de ma taille »
+ Lire la suite
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Fabinou7   25 octobre 2020
Mort dans l'avion et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
« Consolation sur la plage :



 allons ne pleure pas…

L’enfance est perdue

La jeunesse est perdue

Mais la vie n’est pas perdue.



Le premier amour est passé

Le deuxième est passé

Le troisième est passé

Mais le cœur persiste.



Tu as perdu ton meilleur ami

Tu n’as tenté aucun voyage

Tu ne possède ni maison, ni bateau, ni terre,

Mais tu as un chien.



Certains mots durs,

Prononcés doucement, t’ont blessé.

Jamais, ils n’ont jamais cicatrisé.

Oui mais, et l’humour ?

L’injustice ne se résout.

A l’ombre de ce monde fourvoyé

Tu as murmuré une protestation timide.

Mais d’autres suivront.



Tout bien compté, tu devrais

Te jeter une fois pour toutes dans les flots.

Tu es nu sur le sable, dans le vent…

Dors mon petit. 



**

Tudo somado, devias

Precipitar-te, de vez, nas aguas.

Estas nu na areia, no vento…

Dorme, meu filho.”
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GeraldineB   02 décembre 2021
La machine du monde : Et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
Pénètre sourdement dans le royaume des mots.

Là se trouvent les poèmes en attente d'être écrits.

Ils sont figés, mais il n'y a pas de désespoir,

il y a calme et fraîcheur sur leur surface intacte.

Les voici seuls et muets, à l'état de dictionnaire.

Vis avec tes poèmes, avant de les écrire.

Reste patient, s'ils sont obscurs.

Calme, s'ils te provoquent.

Attends que chacun se réalise et se consume

avec son pouvoir de parler

et son pouvoir de taire.

Ne force pas le poème à se déprendre des limbes.

Ne ramasse pas par terre le poème qui s'est égaré.

N'adule pas le poème. Accepte-le

tout comme il acceptera sa forme définitive et concentrée dans l'espace.

Approche et contemple les mots.

Chacun d'eux a mille faces secrètes sous sa face neutre

et te demande, sans égard pour la réponse,

pauvre ou terrible, que tu lui feras:

as-tu apporté la clé?



(Extrait du poème "Recherche de la poésie")
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GeraldineB   26 novembre 2021
La machine du monde : Et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA PEUR



Provisoirement nous ne chanterons pas l'amour,

qui s'est réfugié plus bas que les souterrains.

Nous chanterons la peur, qui rend stériles les embrassades, nous ne chanterons pas la haine car elle n'existe pas, seule existe la peur, notre mère et compagne, la grand-peur des sertões, des mers, des déserts, la peur des soldats, la peur des mères, la peur des églises, nous chanterons la peur des dictateurs, la peur des démocrates, nous chanterons la peur de la mort et la peur d'après la mort, et puis nous mourrons de peur et sur nos tombes pousseront des fleurs jaunes et craintives.
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Fabinou7   28 février 2020
Mort dans l'avion et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
"Je ne devrais pas te le dire

mais cette lune

mais ce cognac

nous bouleversent en diable."
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Fabinou7   24 mars 2020
Mort dans l'avion et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
"Certains mots durs,

prononcés doucement, t'ont blessés.

Jamais, ils n'ont jamais cicatrisé.

Oui mais, et l'humour ?"
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Carlos Drummond de Andrade
coco4649   09 mai 2020
Carlos Drummond de Andrade
Grand monde





Non, mon cœur n’est pas plus grand que le monde.

Il est bien plus petit.

En lui pas même ne tiennent mes douleurs.

C’est pourquoi j’aime tant à me raconter.

C’est pourquoi je me déshabille,

c’est pourquoi je me crie,

c’est pourquoi je fréquente les journaux, je m’expose crûment dans les librairies

j’ai besoin de tous.



[…]



Jadis j’ai entendu les anges,

les sonates, les poèmes, les confessions pathétiques.

Jamais je n’ai entendu voix humaine.

En vérité je suis fort pauvre.



Jadis j’ai voyagé

en des pays imaginaires, faciles à habiter,

des îles sans problèmes, épuisantes pourtant et conviant au suicide.

Mes amis sont partis pour les îles.

Les îles perdent l’homme.

Quelques uns pourtant en ont réchappé et

ont rapporté la nouvelle

que le monde, le grand monde grandit de jour en jour,

entre le feu et l’amour.



Alors mon cœur aussi peut grandir.

Entre l’amour et le feu,

entre la vie et le feu,

mon cœur grandit de dix mètres et explose.

– Ô vie future ! nous te créerons.

+ Lire la suite
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Carlos Drummond de Andrade
blanchenoir   26 mars 2016
Carlos Drummond de Andrade
Au milieu du chemin

Au milieu du chemin j'avais une pierre

j'avais une pierre au milieu du chemin

j'avais une pierre

au milieu du chemin j'avais une pierre.

Jamais je n'oublierai cet événement

dans la vie de mes rétines tant fatiguées.

Jamais je n'oublierai qu'au milieu du chemin

j'avais une pierre

j'avais une pierre au milieu du chemin

au milieu du chemin j'avais une pierre.
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Carlos Drummond de Andrade
Creisifiction   03 juin 2022
Carlos Drummond de Andrade
RÉSIDU

(extrait)



De tout il est resté un peu.

De ma peur. De ton aversion.

Des cris bègues. De la rose

est resté un peu.



Il est resté un peu de lumière

capturée dans le chapeau.

Dans les yeux du malfrat

un peu de tendresse est restée

(très peu).



Peu est resté de cette poussière

dont ton soulier blanc

s’était couvert. Il est resté peu

d’habits, peu de voiles déchirés

peu, peu, très peu.



Mais de tout il reste un peu.

Du pont bombardé,

de deux brins d’herbe,

du paquet

-vide- de cigarettes, est resté un peu.



Car de tout il reste un peu.

Il reste un peu de ton menton

dans le menton de ta fille.

De ton silence âpre,

il est resté un peu, un peu

sur les murs courroucés,

dans les feuilles, muettes, qui grimpent.



Il est resté un peu de tout

sur la soucoupe en porcelaine,

dragon pourfendu, fleur blanche,

un peu de ride est resté

sur votre front,

portrait.



(...)





RESÍDUO

(fragmento)



De tudo ficou um pouco

Do meu medo. Do teu asco.

Dos gritos gagos. Da rosa

ficou um pouco.



Ficou um pouco de luz

captada no chapéu.

Nos olhos do rufião

de ternura ficou um pouco

(muito pouco).



Pouco ficou deste pó

de que teu branco sapato

se cobriu. Ficaram poucas

roupas, poucos véus rotos

pouco, pouco, muito pouco.



Mas de tudo fica um pouco.

Da ponte bombardeada,

de duas folhas de grama,

do maço

-vazio-de cigarros, ficou um pouco.



Pois de tudo fica um pouco.

Fica um pouco de teu queixo

no queixo de tua filha.

De teu áspero silêncio

um pouco ficou, um pouco

nos muros zangados,

nas folhas, mudas, que sobem.



Ficou um pouco de tudo

no pires de porcelana,

dragão partido, flor branca,

ficou um pouco

de ruga na vossa testa,

retrato.



(...)





Traduction: Eduardo Reis ( Creisifiction )
+ Lire la suite
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Pasoa   23 décembre 2021
La machine du monde : Et autres poèmes de Carlos Drummond de Andrade
[...]



Et les paroles seront serves

d'étrange majesté. Tout est étrange.

Médite, par exemple,

les herbes,



tant que tu es encore petit et que ton instinct, souple, joyeusement s'aventure

jusqu'au cœur des choses. Pourquoi est venue, que peut,

combien dure



cette discrète forme verte, parmi les formes ?

Et imagine être pensé

par l'herbe que tu penses. Imagine un lien, une affection

sourde, un passé



articulant les bêtes à leurs visions, le monde à ses problèmes ;

imagine le roi avec ses angoisses, le pauvre avec ses diadèmes,



imagine un ordre nouveau : tout désordre nouveau qu'il sera, ne sera-t-il pas beau ?

Imagine tout : le peuple, avec sa musique ; avec sa donzelle,

le petit oiseau ;



l'amoureux, avec son miroir magique ; l'amoureuse, avec son mystère ;

la maison, avec sa chaleur propre ; la séparation, avec son visage austère ;



le physicien, le voyageur, le rémouleur, l'Italien diseur de

bonne aventure, et son manège ; le poète, toujours un peu compliqué ; le parfum natif des choses et son arpège ;



l'enfant qui est ton frère, et la spontanéité de sa science

aux yeux liquides et bleus, faite de malicieuse innocence,



qui parcourt en ce moment des énigmes extraordinaires ;

pour ta part, la recherche

te sollicitera un jour, message bouleversant dans la brise.



Il faut créer de nouveau, Luís Maurice. Réinventer yorubas et latins,

et les plus sévères inscriptions, et autant d'enseignements et

les modèles les plus fins,



par cette façon la vie nous grandit et nous devons l'affronter

avec des moyens puissants.

Mais qu'elle soit humble, ta vaillance.



[...]



(extrait de "À Luis Maurice, l'infant") - pp 165-167
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