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4.08/5 (sur 238 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Titulaire d'une maitrise, Caroline Costa Pidello est auteure de romances.
Elle vit en Corse et, comme tous les insulaires, elle n'a de cesse de chercher ce qui se cache derrière l'horizon. Ses voyages inspirent ses récits et l'inverse est également vrai ! Elle note d'ailleurs toutes ses idées dans un petit carnet qui ne la quitte jamais. Un simple mot surpris au détour d'une conversation, un paysage, une chanson ou même un rêve peut l'amener à prendre sa plume pour commencer une nouvelle histoire.

site de l'auteure:
http://www.carolinecosta-auteur.fr/

page Facebook:
https://www.facebook.com/caroline.costapidello

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
J'avais volontairement omis de parler de l'épisode du loup. L'opinion publique était encore très divisée sur le sujet. De plus, après sa rencontre houleuse avec le ministre de l'Agriculture au Salon, je craignais de jeter de l'huile sur le feu. Je ne faisais pas partie de cette race de reporters qui, sous prétexte d'informer les lecteurs, écrivait des brûlots pleins d'accusations, perdant toute objectivité et impartialité.
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Me croyez vous assez stupide pour abattre un loup et risquer que les écologistes et les défenseurs des animaux me tombent dessus? J'ai assez d'ennuis comme ça!
Sa voix était coupante, pleine d'un dédain qui me blessa plus que je n'aurais pu l'admettre.
Rassurez vous, j'ai tiré en l'air pour l'effrayer. Il ne reste plus qu'à déclarer l'incident demain au responsable du parc national. Encore de la paperasse pour pas grand chose
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Ce genre de papier ne fait que conforter les gens dans ce qu'ils veulent bien s'imaginer. Une sorte de rêve utopique au milieu des pâquerettes. On en a même fait des émissions de téléréalité! Pourtant, c'est un travail difficile pour lequel il faut avoir une véritable vocation. Mais surtout c'est une aventure qui se prépare. Aimer la nature et les animaux ne suffit pas.
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J’ai perdu ma grand-mère. Je l’adorais. Elle était le point d’ancrage de la famille. Vous savez, comme ces phares qui guident les navires dans la nuit et auprès desquels on revient toujours.
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Parti de Rome, le bus arrivait à présent à proximité de Florence,
berceau de la Renaissance italienne et cité des puissants Médicis.
L’après‑ midi touchait à sa fin et le soleil déclinait lentement,
baignant d’une douce lumière sépia les paysages enchanteurs
de la Toscane qui défilaient sous les yeux charmés de Fanny.
Tous ces villages aux toits rouges, nichés au cœur de vallées aux
courbes presque féminines, ces rangées de vignes, sur les coteaux,
succédant aux haies de cyprès, l’émerveillaient…
Cependant, ces merveilles semblaient totalement échapper à ses
collègues d’Air Provence, petite compagnie aérienne qui assurait
la liaison entre Nice et Rome. Ils avaient rencontré leurs homo‑
logues italiens le temps d’un week‑ end. À présent, ils étaient sur
le chemin du retour direction la frontière française.
Baptiste, l’un des stewards, vint s’asseoir sur l’accoudoir, à
côté d’elle.
– J’ai toujours aimé l’Italie, dit‑ il avec un sourire enjôleur,
recoiffant machinalement ses cheveux blonds. Je trouve ce pays
tellement romantique. Pas toi ?
Fanny tourna la tête et darda sur lui un regard hautain, espérant
le décourager de poursuivre.
– Oh oui ! C’est terriblement romantique ! s’exclama Julie,
s’immisçant dans la conversation.
Baptiste l’ignora et se leva pour rejoindre les autres stewards,
au fond du bus. Julie profita de son départ pour prendre sa place
sur l’accoudoir. C’était une blonde sculpturale au visage harmonieux, qui aurait pu être mannequin si elle n’avait pas mesuré
un mètre soixante. Et ses chaussures aux talons vertigineux n’y changeaient rien.

– Tu es dure avec lui, Fanny ! Il est dingue de toi et toi, tu le
rejettes comme une vieille chaussette.
– Je n’apprécie pas du tout ce type d’homme.
– Tu es vraiment difficile ! Toutes les filles d’Air Provence
paieraient cher pour un compliment de lui !
– Pas moi.
– Je comprends mieux pourquoi tu es toujours célibataire à
vingt‑ huit ans !
Le visage de Fanny se crispa imperceptiblement.
– Tu connais le dicton  : « Mieux vaut être seule que mal
accompagnée », dit‑ elle d’une voix qu’elle espérait enjouée.
– Mal accompagnée avec Baptiste ? Il paraît qu’au lit, c’est
un super coup.
– Julie ! Je ne veux pas savoir si tes informations sont fondées
ou non. Ni comment tu les as obtenues !
– Il s’agit juste de rumeurs. Tu es peut‑ être la fille la plus belle
et la plus intelligente que je connaisse, tu as besoin d’amour.
Comme nous toutes.
– S’il n’y a que ça… J’adopterai un chien.
– Pas la peine : Baptiste bave déjà rien qu’en regardant ton
ombre !
Fanny éclata de rire. Un rire cristallin et mélodieux.
– N’insiste pas, Julie. Je ne veux pas d’un homme comme
lui dans ma vie.
La discussion était close. Elle s’adossa contre son siège et laissa
son regard errer par la fenêtre. Le minibus s’était arrêté au feu, et une élégante voiture rouge s’arrêta juste à son niveau, attirant
l’attention de Fanny. C’était un coupé sport au châssis très bas.
Sa ligne originale avait quelque chose de rétro. Plaquant son front
contre la vitre, elle détailla le petit bolide. La peinture vermeille
accrochait les derniers feux du soleil. La capote baissée et les
lignes sportives de la carrosserie invitaient aux longues balades
cheveux au vent.
Soudain, le conducteur tourna la tête vers elle. Avec ses
mâchoires carrées et son nez droit, il avait la beauté intemporelle
de ces statues en marbre qu’elle avait vues dans les musées, à
Rome. Ses yeux étaient dissimulés derrière des lunettes de soleil.
Une monture indémodable de style aviateur. Derrière ses verres miroir, il semblait la dévisager. Ses lèvres fines et sensuelles
s’étirèrent en un sourire éblouissant et elle eut l’impression d’être
traversée par une décharge électrique. Son cœur s’affola. Elle
se trouva incapable de détourner le regard. Elle ne pouvait ni
expliquer ni contrôler l’attirance subite qu’elle éprouvait pour
ce parfait inconnu.
– Eh, les filles ! cria Julie. Venez voir ce que nous avons sous nos fenêtres !
Elle désigna le conducteur de la voiture de sport. Toutes se ras‑
semblèrent devant les vitres et ce fut un concert d’exclamations :
– Waouh ! Comme il est beau !
– Trop craquant !
Alertés par cette effervescence, les hommes ne furent pas en
reste.
– Eh, les mecs ! Venez voir…
– Une Alfa Romeo 8C Spider !
– Ça, c’est de la bagnole ! Quatre cent cinquante chevaux sous
le capot et six rapports avec commande au volant…
Les commentaires fusaient, sans que le chauffeur du bolide ne
se départe de son séduisant sourire.
– Vous êtes ridicules ! les interrompit Baptiste. À croire que
vous n’avez jamais vu un de ces frimeurs d’Italiens.
– Jamais un qui soit aussi beau, rétorqua Julie, en roulant des
yeux extatiques.
– Ni dans une voiture aussi…
– Aussi chère ? suggéra un bagagiste.
– Ce n’est qu’un m’as‑ tu‑ vu, cracha Baptiste.
– Il me faudrait tout de même dix ans de salaire pour m’acheter
une bagnole pareille, rétorqua l’un des stewards.
– Reprenez vos places, dit encore Baptiste, qui ne cachait plus
sa mauvaise humeur. Vous allez faire chavirer le bus.
Toute à sa contemplation, Fanny n’avait pas pris part à
l’échange. Les cris et les rires de ses collègues ne l’atteignaient
pas. Le monde extérieur lui était soudain devenu indifférent, son attention entièrement focalisée sur le conducteur de l’Alfa Spider. Elle était persuadée que, derrière ses lunettes, il n’avait
d’yeux que pour elle. Une sensation étrange la saisit au creux de l’estomac. Un sentiment inconnu et si puissant qu’il l’effraya.
Le feu passa enfin au vert. Le bel Italien lui adressa alors un dernier sourire ravageur et démarra dans un vrombissement de moteur. Fanny tendit le cou, espérant ne pas le perdre de vue.
Mais le bus, beaucoup trop lent, fut rapidement dépassé.
– Ça, c’est de la voiture, soupira un bagagiste.
– Ça, c’est du mec, répondit en écho une hôtesse.
L’équipe partit dans un grand éclat de rire et cette singulière
rencontre alimenta leurs conversations jusqu’au soir. Fanny,
quant à elle, ne desserra pas les dents durant le reste du trajet.
Ni l’humour de Julie, ni les efforts de séduction de Baptiste ne
la déridèrent. Elle était toujours sous le charme de cet inconnu.

Ce ne fut qu’une fois chez elle, à Nice, dans son petit appar‑
tement donnant sur la promenade des Anglais, que Fanny réalisa
combien son attitude était dénuée de sens. Comment pouvait‑ elle
être à ce point troublée par un homme qu’elle avait simplement
entrevu ? Pourtant, l’image de son visage nimbé par la lumière du
soleil couchant persistait dans son esprit, et chaque fois qu’elle en
évoquait le souvenir, un long frisson s’emparait d’elle. Son corps
réagissait de façon incontrôlée et incontrôlable. Qui était‑ il ? Un
jeune prétentieux paradant avec sa décapotable, comme l’avait
suggéré Baptiste ? Elle ne le saurait probablement jamais. Et
puis, à bien y réfléchir, elle n’était même pas certaine que leurs
regards s’étaient réellement croisés. Elle s’était laissé emporter
par son imagination, et il ne resterait de lui qu’une vision furtive.
Un fantasme.

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Amaury lui avait souvent répété qu'il y avait toujours un cadavre caché dans un placard. Il suffisait juste d'en trouver la clé.
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Il ne manquait plus que le chien propulse à toute vitesse ses cinquante kilos au milieu du petit groupe ! On aurait eu droit à un véritable strike, comme au bowling.
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- Oui, papa, j'irai chercher l'avion de Dirk.
Il serra les dents. Cette quête n'était pas la sienne. Il ne se sentait pas concerné. Cette histoire était pour lui une légende familiale, qu'on se racontait de père en fils. Pitt venait de se conformer à ce qu'on escomptait de lui. A l'armée, on lui avait appris à obéir aux ordres, à servir des intérêts supérieurs aux siens.
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– Cesse de t’inquiéter pour moi, maman.
– Avec toi, Katya, j’ai toutes les raisons de me faire du souci,
au contraire !
– Je te répète que tu peux me faire confiance !
– Ma chérie, j’aimerais que tu ne me dises pas ça uniquement
pour me faire plaisir, soupira sa mère au téléphone.
– Tu exagères ! Arrête de t’en faire, c’est ridicule.
– Ton père et moi pensons que…
– J’ai vingt-­trois ans et je sais parfaitement me débrouiller.
– Tu sais bien qu’à mes yeux, tu seras toujours mon bébé.
– Au revoir, maman.
Katya raccrocha sèchement, interrompant sa mère sans façon.
Non, elle n’était pas un bébé ! La preuve ? On l’avait toujours
traitée comme une adulte. Ou plutôt comme une princesse. Une
reine. Bon, d’accord… Elle avait peut-­être tendance à considérer
la terre entière comme un vaste terrain de jeux et son entourage
destiné à satisfaire le moindre de ses caprices. Mais il n’y avait
pas de mal à aimer s’amuser !
Elle considéra son reflet dans le grand miroir à la bordure
moulurée et dorée, et ce qu’elle y vit la fit sourire. Sa silhouette
de mannequin. Sa peau hâlée grâce aux parties de tennis ou de
golf qu’elle disputait régulièrement. Son visage aux traits fins. Ses
longs cheveux blonds qu’elle ne confiait qu’au meilleur coiffeur
de Paris. L’image même de la sophistication, songea-­t‑elle, si elle
ajoutait au tableau ses vêtements à la dernière mode, créations
de jeunes stylistes, et ses ongles toujours impeccablement vernis.
Elle balaya sa chambre d’un regard satisfait. Des lourds rideaux
en passant par l’épais tapis, de sa commode couverte de produits

de beauté jusqu’à l’écran plat accroché au mur, tout n’était qu’ob‑et de prix ou marque de luxe. Son cocon, son univers qu’elle
avait depuis longtemps interdit à ses parents
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Sans que je puisse me contrôler, mon corps s’avance. Mes mouvements sont inconscients, comme mus par un réflexe vital. L’inconnu ne me quitte pas des yeux. Alors qu’autour de nous, on chante et on rit. Nous sommes connectés par un lien invisible. Rien ne pourrait nous séparer ou détourner notre attention. Ni le bruit, ni la multitude autour de nous.
À présent, quelques centimètres nous séparent. Je pourrais le toucher en levant simplement la main. La tentation de le faire me tiraille. Pour ne pas céder, je ferme les yeux. Son souffle chaud effleure ma joue. Ma respiration se bloque dans ma gorge. Je sens son énergie irradier autour de lui. Elle est si puissante qu’elle me gagne tout entière.
Quand j’ouvre les paupières, il est penché au-dessus de moi. Je le devine dans l’expectative. Ses yeux me fixent intensément, comme s’il attendait une réponse. Je me perds dans ses prunelles claires. J’ai l’impression que l’immensité de l’univers s’ouvre devant moi. Un tourbillon d’émotions m’emporte. J’ignore jusqu’où il va me mener. Dévorée par une sorte d’impatience, par une urgence que je n’explique pas, je lui prends la main et, ensemble, nous fendons la foule.
Les gens s’écartent. Ils s’amusent et boivent. Leur joie fait plaisir à voir. Néanmoins, ce que je ressens à présent est bien plus fort. Les mots ne suffisent pas. L’ivresse du moment me grise. J’ai choisi de saisir l’instant. Hors de question de laisser des pensées logiques et rationnelles m’entraver.
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