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Note moyenne 3.45 /5 (sur 166 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Gand , le 07/08/1976
Biographie :

Caroline de Mulder, née à Gand en 1976, est un écrivain belge de langue française. Elle réside à la fois à Paris et à Namur où elle est chargée de plusieurs cours de littérature aux Facultés Notre- Dame de la Paix.

Élevée en Néerlandais par ses parents, elle alterne ensuite des études en français et en néerlandais, primaires à Mouscron, secondaire à Courtrai, philologie romane à Namur, puis à Gand et enfin à Paris.

L'auteur qui aime dire avoir deux langues maternelles, a donc appris à écrire en néerlandais et à lire en français.

En 2010 , son premier roman "Ego Tango" (consacré au milieu du tango parisien, milieu qu'elle a elle même fréquenté assidûment), lui vaut d'être sélectionnée avec 4 autres écrivains pour la finale du prix Rossel. Elle est la cadette de la sélection et remporte le prix.

Elle publie en 2012 un premier essai : "Libido sciendi : Le Savant, le Désir, la Femme", aux éditions du Seuil. La même année, elle publie également un second roman ("Nous les bêtes traquées", aux éditions Champ Vallon) lors de la rentrée littéraire.

Chez Actes Sud, elle punlie, en 2014, "Bye Bye Elvis" et, en 2017, "Calcaires".

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Caroline de Mulder publie "Manger Bambi", aux éditions Gallimard. Dans cette oeuvre littéraire, l'héroïne est une adolescente de 15 ans, surnommée Bambi, meneuse d'un gang de filles pratiquant le sugardating. Cette activité, pratiquée par des jeunes femmes, consiste à séduire des hommes d'âges mur via des sites web. En échange, elles sont entretenues financièrement par ces derniers. Dans "Manger Bambi", le vice est poussé à l'extrême puisque la protagoniste pratique son activité avec violence et sang-froid, afin d'extorquer un maximum d'argent. Jusqu'au jour où les rôles s'inversent... Dans ce cinquième roman, à la fois sombre et beau, Caroline de Mulder aborde un sujet tabou : la violence féminine.  Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
saigneurdeguerre   20 novembre 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
Il comprend. Il est en face d'une affabulatrice. Comprend que ce n'est même pas la peine. Ces filles-là gagnent toujours. Si elle dépose plainte, c'est fichu pour lui. Tout le monde gobera, en rajoutera, en redemandera, enjolivera au besoin, même la Fichard se fera un plaisir. Toute tentative de se défendre ne pourra qu'aggraver son cas. Et quoi qu'il arrive, ce sera le licenciement pour faute grave ou, au mieux, la retraite anticipée.
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saigneurdeguerre   19 novembre 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
"Tes ongles, c'est pas bien de les ronger comme ça, ta maman ne te donne pas à manger ?" L'esthéticienne plaisantait, mais la petite ne riait pas :

"Manger, maman s'en fout. Du moment qu'elle a à boire."
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saigneurdeguerre   20 novembre 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
- T'as tout pigé, et tous ils veulent dépenser ce qu'ils ont jamais eu avec quelqu'un qu'ils auront jamais. Les meufs, on leur paie un resto, on les zingue et on les lourde. Les mecs leur font des petits cadeaux, de la merde, du toc, elles voudraient plus mais elles prennent quand même. Et eux ils profitent et se barrent, silence radio derrière, même pas besoin d'avouer qu'ils ont mytho.
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le_Bison   27 mars 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
Avant de rentrer dans la maison, elle tâte son gun calé dans sa poche intérieure, ouvre la porte, s'engage. Se fige, attentive aux bruits. Rien, que l'habituel bruit blanc de la télé. Ce soir encore, Nounours n'est pas là. Pas dans le salon, ni à dormir ni à attendre. Maman non plus. A l'étage ? En apnée et les pieds en pointe, Bambi monte. Ces connes de marche couinent quoi qu'on fasse. Quand Nounours dormait là-haut, il ronflait et grondait, menaçait jusque dans son sommeil, un volcan de gras en ébullition. Le ronflement qu'elle distingue est celui de maman, beaucoup plus léger, un peu grinçant. Et il n'y a personne avec elle, c'est sûr. Dans la chambre, une odeur aigre, vinasse tournée, haleine malade. Elle s'approche du lit et du petit tas de femme qui, dans sa position tordue, peine à respirer. Bambi la bouge doucement, replie ses jambes, la dispose en chien de fusil. Maman est légère, comme Bambi, mais quand elle dort, ses os maigres semblent coulés dans le plombe et Bambi galère, tant le sommeil la rend rticente. Elle la couvre. Redresse la bouteille renversée à côté du lit. Va chercher un verre d'eau dans la salle de bains et le pose sur la table de nuit, avec deux aspirines à côté.
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Bazart   02 octobre 2014
Bye Bye Elvis de Caroline de Mulder
Délesté de douze kilos et tout de blanc vêtu, l’Aigle américain grand ouvert sur sa cape, Elvis multiplie les tableaux vivants, Elvis Messie à bras ouverts et les paumes tendues vers vous, Elvis genou à terre, les doigts écartés et l’index pourfendeur, Elvis aux ailes déployées prêt à s’envoler pour d ‘autres cieux, meilleurs. Malgré le régime, la ligne du menton est molle. Dans la salle, ambiance religieuse, ce n’est plus un homme, c’est un monument, ce n’est plus une idole, c’est une relique.
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daniel_dz   21 novembre 2021
Ego tango de Caroline de Mulder
Plus que jamais, je filais un mauvais coton, cette fois avec un homme que j'avais trouvé différent, mais qui n'était que triste.
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le_Bison   02 avril 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
Gueule consumée, peau mal rasée comme barbouillée de cendres, des joues qui pendent. Il sent l’alcool. Paumé dans un endroit pas pour lui, il a vraiment tout du pauvre type. Des fringues façon classique, mais classique cheap. Sans son haleine avinée qui couvre tout, il sentirait l’usure, le râpé, le fond de tiroir et la friperie. Il a l’âge des porcs en crise. Bambi trouve que c’est une pitié, ce vicieux précaire qui, dans un monde idéal, aurait des thunes pour raquer des restos stylés à de jolies loutes trop jeunes comme elle. D’avance, elle sait qu’il n’y aura pas de resto, tout au plus paiera-t-il sa coupe, et ce n’est même pas sûr.
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le_Bison   29 mars 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
- Raconte-moi, alors, ton beau-père.

- Il m'a bousillée ce con.

Leïla se marre :

- Grosse, tu dis toujours ça, que tout le monde te bousille, la tassepé d'hier, le dirlo, le Libanais, les keumés à ta mère.

- Toi tu me bousilles pas, maman non plus. A part ça, la life me bousille, ouais, la vie est une pute et on n'a même pas les thunes pour l'acheter.

L'argument est imparable, Leïla hoche la tête.
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croquignol   25 avril 2021
Calcaire de Caroline de Mulder
Et donc un jour qu’on venait de vider les conteneurs d’un immeuble et qu’on repartait gentiment, une Porsche Cayenne nous dépasse, elle pile, s’arrête de biais devant le camion-benne et bouche le passage. Un type descend, frais comme un gardon et sapé comme un milord, il a tout son temps, il ouvre son coffre tranquille, il prend deux sacs poubelles pleins à crever, à bout de bras pour pas salir sa belle veste, et sans un mot, il me les tend, à moi qui suis sur mon marchepied. Je descends, pas un mot non plus. Et au lieu de lui prendre ses poubelles, je lui mets un pain. Batman aussitôt essaie de me maîtriser, et là rapplique l’autre con, qui a lâché ses sacs dont un s’est répandu. Bref, ça dégénère. Après ça, je me suis fait virer, alors même que j’étais en légitime défense d’amour-propre. Soi-disant que ça arrive tout le temps, des mecs des beaux quartiers qui veulent pas attendre le passage et nous, on a qu’à prendre et la fermer, mais moi j’ai le cœur sur la langue "op de tong", et je leur dis merde.
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le_Bison   01 avril 2021
Manger Bambi de Caroline de Mulder
Elle ne titube pas longtemps, brièvement la tête dans le ciel et les yeux dans le vide, fait demi-tour. Reprend les escalators. La gauche, côté bar. Se dirige vers le fond, les toilettes, qu'elle connait déjà, des toilettes d'établissements de luxe, marbre, grandes glaces, tout impeccable, émail virginal, on pique-niquerait sur le couvercle. Dans le miroir, elle en remet une couche, se redessine les yeux, la bouche, et pour Bambi le bien est l'ennemi du mieux. Elle est maintenant tellement maquillée qu'elle n'a plus d'âge, mais quelque chose de son beau visage traverse encore ce masque. Elle reprend cet air nonchalant et poseur qui la vieillit. Quand elle s'installe au bar, seule, on croirait une fille de l'Est en chasse. Elle commande une coupe de champagne rosé, et elle prend encore deux ans de plus dans la gueule, vu aussi sa grâce et son naturel, comme si elle avait fait ça toute sa vie.
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