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Note moyenne 4.8 /5 (sur 10 notes)

Biographie :

Catherine Andrieu est née en 1978. Ecrivain, poète et peintre. Elle est publiée aux éditions L'Harmattan, aux éditions du Petit Pavé et aux éditions Rafael de Surtis.

Son site : https://www.catherineandrieu.fr/

Sa page Facebook :
https://www.facebook.com/catherine.andrieu/

Source : https://www.catherineandrieu.fr/
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Catherine Andrieu lit un extrait de Très au-delà de l'Irréel ( Editions Rafael de Surtis) . https://www.catherineandrieu.fr http://rafaeldesurtis.fr


Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
lepoetedelannee   02 mars 2019
Poèmes de la Mémoire oraculaire de Catherine Andrieu
Ton indifférence et mon visage d’oiseau



à Vietnam















Je t’ai rencontré et tu étais un pays lointain.



J’ai vu en rêve tes enfants aux yeux bridés. Les miens.



Je contemplais des images de moi dans le mur fissuré qui nous servait de lit.



Le mur était la maison.



La maison était en lames de rasoir je la tenais sur mes deux poignets serrés.







J’ai perdu beaucoup de sang à espérer un tintement d’ange qui n’est jamais venu.



Toi debout sur la serrure, bien à l’abri sur la pointe des pieds tu riais comme un Enfant espiègle.







« Ce n’est pas toi que j’aime, ce n’est pas toi parce que… », Tu chantais.







Je sais pourquoi.







Parce que je suis trop laide et tu aimais mon corps, ce corps que tu baisais de poussière de plumes.



Parce que je suis trop vide et tu aimais mon art, ce corps qui est le tien et que J’avais réinventé dans ma peinture.



Parce que je suis trop bête et tu aimais mes silences, tous ces bavardages inutiles Tus entre nous.







Pourquoi ne m’aimais-tu donc pas ?



Parce que tu ne m’aimais pas.



Parce que ce n’était pas moi.







Mais une autre, tenant la lame contre mes veines. Elle, qui n’existait pas, tu L’aimais.







Plus belle.



Moins vide.



Moins bête.







Moins réelle.







La tristesse me donne un visage d’oiseau.







Alors tout est terminé entre nous.







Parce que tu es trop laid et que je dois réinventer ton corps.



Parce que tu es trop vide et que je passe mon temps à suivre mon étoile au sol Pour m’étourdir, me noyer de lumière.



Parce que tu es trop bête et que chaque jour j’agrandis le mur-silence de notre Maison.



Parce que je t’aime trop.







Je t’aime tellement que je l’aime elle aussi, qui n’existe pas et tient les lames.



Je voudrais te voir lui faire l’amour sur le mur de la maison, entre les lames.







J’imaginerais que c’est moi que tu prends dans la poussière de mer







De merde.







Mon imagination, c’est bien tout ce qui me reste puisque tu as tout pris.







Et ces quelques mots d’adieu.







La maison qui saigne entre les pavés disjoints du mur.







Ta maison, tes enfants, ta vie…







Moi, c'est-à-dire rien.
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lepoetedelannee   21 mai 2020
Parce que j'ai peint mes vitres en noir de Catherine Andrieu
Tu es admirable, toi l’universitaire,



Tu portes haut ta pipe éteinte dans les dîners mondains



Au Consulat d’Espagne où je passe pour ton assistante,



Ce qui ne trompe personne : j’ai le pied cambré de la danseuse étoile.



Ta parole ciselée est un ravissement comme le chant des oiseaux.



Chaque fois que tu parles je jouis. Oui, tu es admirable.



Mais tu n’as pas de cœur.



Je me sens si fragile entre tes mains d’argile



Tu m’as façonnée et chaque jour tu me détruis un peu plus



Au prétexte que je mens. Mais je ne mens jamais, c’est ma tête



Qui est percée et laisse s’engouffrer la pluie, le vent, la vie.



J’ai connu l’idiot et le fou échappé d’un tableau de Van Gogh



La marguerite au bec comme d’autres le clope



Son amour et sa bonté sont infiniment supérieurs



A ton génie.
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lepoetedelannee   02 mars 2019
Poèmes de la Mémoire oraculaire de Catherine Andrieu
Les yeux verts de Monsieur X























Intensité de l’œil qui s’ouvre dans le noir.







Loin, les lumières sur le miroir d’eau. On les imagine tremblant en visages.



Fondues au sang de l’onde, à l’argent des voiles mortuaires aux reflets de lune.



A l’immensité de ton œil vert.







Je vois ton corps en mouvement la nuit, et son tracé d’étoiles.



Nous allons au cinéma écouter notre silence.



Soudain, nous sommes devenus.







Nous sommes.







Nous sommes parce que toi



Tu es ce que tu es



Et le noir est profond.







Zigzag originaire, tu m’étais apparu.



Zébrure de la lumière –toi ?



Comme un décor fissuré.







L’œil est dans la fissure.



Vert.







Tu es celui qui était au bord d’une tombe.



Une femme là, sous tes pieds.



Et moi.







Vivante, vivante, vivante.



Je t’aimais –je crois.







Tu m’as dit ma petite folle, et plein de choses que je n’ai pas comprises.



A cause de la pluie.



Nous avons pleuré ensemble.



Sur nous. Sur elle. Sur nous.







Le deuil était impossible à faire. Etions-nous donc condamnés



A la mélancolie ?







Tu m’as dit ma petite mélancolique, et plein de choses que je n’ai pas comprises.



A cause de la nuit.



Tu me voyais telle que j’étais.



Nue sous ma robe blanche.







L’œil est sous la robe.



Ouvert.







Et nous n’avons pas fait l’amour, pourtant tu étais Monsieur X.



Ça n’était déjà plus la peine. Tout avait été dit.



Que je t’avais aimé à travers elle. Que je t’aimais peut-être encore.







Toute la nuit nous avons dansé sur sa tombe.



Tes yeux verts rivés à l’avenir.
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lepoetedelannee   22 décembre 2010
Poèmes de la Mémoire oraculaire de Catherine Andrieu
Les yeux verts de Monsieur X













Intensité de l’œil qui s’ouvre dans le noir.





Loin, les lumières sur le miroir d’eau. On les imagine tremblant en visages.



Fondues au sang de l’onde, à l’argent des voiles mortuaires aux reflets de lune.



A l’immensité de ton œil vert.





Je vois ton corps en mouvement la nuit, et son tracé d’étoiles.



Nous allons au cinéma écouter notre silence.



Soudain, nous sommes devenus.





Nous sommes.





Nous sommes parce que toi



Tu es ce que tu es



Et le noir est profond.





Zigzag originaire, tu m’étais apparu.



Zébrure de la lumière –toi ?



Comme un décor fissuré.





L’œil est dans la fissure.



Vert.





Tu es celui qui était au bord d’une tombe.



Une femme là, sous tes pieds.



Et moi.





Vivante, vivante, vivante.



Je t’aimais –je crois.





Tu m’as dit ma petite folle, et plein de choses que je n’ai pas comprises.



A cause de la pluie.



Nous avons pleuré ensemble.



Sur nous. Sur elle. Sur nous.





Le deuil était impossible à faire. Etions-nous donc condamnés



A la mélancolie ?





Tu m’as dit ma petite mélancolique, et plein de choses que je n’ai pas comprises.



A cause de la nuit.



Tu me voyais telle que j’étais.



Nue sous ma robe blanche.





L’œil est sous la robe.



Ouvert.





Et nous n’avons pas fait l’amour, pourtant tu étais Monsieur X.



Ça n’était déjà plus la peine. Tout avait été dit.



Que je t’avais aimé à travers elle. Que je t’aimais peut-être encore.





Toute la nuit nous avons dansé sur sa tombe.



Tes yeux verts rivés à l’avenir.





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Catherine Andrieu
lepoetedelannee   02 mars 2019
Catherine Andrieu
Je brûle d’étreindre cette femme qui ne donne à voir de son corps que la surface. Je voudrais éjaculer en elle, par tous ses pores, pour que tremble encore son rire comme une fêlure sur la terre. Un homme le fait à ma place, sa verge est la mienne, la verge de Luc, telle la cime d’un jeune palmier. J’espère que j'aurai encore bien des aurores pour la prendre à travers lui. Je respire cette femme, j’ai l’odeur de son sang quand elle égorge les monstres qu’elle enfante l’hiver sur les plages désertes et qu’elle les enfouit dans le sable, blottie contre son oubli. Je n’ai pas le temps, entendez-moi bien, de dire la pureté de Bulle lors que leurs squelettes minuscules craquent sous ses dents aiguisées aux reflets de la lune. Pas de temps pour la lumière blafarde de ses joues baignées de larmes quand elle mastique et avale tendrement sa progéniture. Bulle est une putain, elle est la vie-même dans l’innocence de son instinct d’injustice. Quand elle est fatiguée, elle rampe plus qu’elle ne marche, et elle se fait foutre par tous ses orifices jusqu’à la perte définitive de toute conscience. Cette femme est une chienne que quiconque prend dans la rue, sur les trottoirs, une saleté de chienne qui me tient lieu de Dieu. Luc l’aime jusqu’à la déraison, cette folie est ce qui le caractérise en propre et fait que je voudrais être lui.







Je suis metteur en scène.
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lepoetedelannee   02 mars 2019
Seuls les oiseaux sont libres de Catherine Andrieu
Il était une fois cet homme qui m'avait quittée.



Et moi qui croyais un bébé dans le ventre mais pas.



Toi le seul bébé trouvé là toi l'ange et pas de faiseuse d'ange non pas.



Qui pour trouver là qui à part ce garagiste qui faisait l'herbe plus verte dans mon ventre. T'arracher à tamaman maman au revoir.



Quand tu me téter pourquoi pas de lait (lieu commun).



Et les vaches qui rigolent. Pauvre Margot.



On dirait que tu guérirais grâce à mon lait.







***







Jaune sur vert les couleurs du parc sauf quand neiger voix qui s'éternise.



En pierre ce petit escalier qui jusqu'au lac descendre.



Moi ta laisse-cordon-ombilical que j'enroulais autour de mon cou. Trois fois trois.



Il y avait toi qui plongeais pour attraper les canards. Plus gros que toi deux fois.



Mathématiques du bonheur toi moi quand tu pas malade.



Et nos empreintes là-bas qui ruissellent d’étoile.







***



T'avoir recueilli il y avait ce garagiste à Charleville-Mézières.



Le temps d'une expo.



Tu avais un mois et demi et pour moi.



L'ivresse, de ce mois et demi, venait, que pèserait ma vie à jamais.



Il y avait cet ami qui nous loger et dans la cuisine t'enfermer. Vite t'y remettre au petit matin!



En catimini et la nuit de ronrons.



Dans la main tu tenais.



Apprendre la joie.
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lepoetedelannee   02 mars 2019
Hawking ; Etoile sans origine de Catherine Andrieu
Soma sema, toi dans ta coquille de noix tu respires, s’il est vrai que l’Univers de ton Corps est statique et immuable, le corps tombeau du génie des étoiles.







Il est quelque chose qui respire en toi, plus large que ton esprit encore, comme si quelque chose comme Dieu pouvait exister à l’origine, s’il y avait une origine et s’il y avait un Dieu.







La lumière des étoiles effleure ta peau dans ton éternel hiver.







Mais il n’est pas de ciels uniformément lumineux, même dans la nuit de la Mémoire, aussi tu l’imagines libre, Elle, ton âme-femme. (…) Tu ne reçois la lumière que depuis un certain temps : celui de la naissance de l’Univers…







Si l’Univers est apparu un jour, qu’y avait-il avant, et où vont les galaxies qui s’éloignent ?







Et tu accomplis ton Big Bang des corps plastifiés ciselés d’intelligence artificielle, ces poupées chinoises aux gros seins qui te permettent de parler pourtant, corps glorieux d’enfermement mystique dont tu as si peur. Timbre technologique de ta voix…







Tu dors dans ton tombeau de cristal…







Tes yeux clos l’emportent…







Leur regard d’hypnose m’ensorcelle…







Et mes pensées s’épuisent à ta falaise…







Y ébrèchent mille mains de sang…







C’est comme ça qu’Elle te parle.
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lepoetedelannee   02 mars 2019
J'avais bien dit Van Gogh de Catherine Andrieu
La lune est glauque dans la nuit rousse qui ondule comme chevelure sous la pluie. Je suis dans la Grande Barque. Je suis dans la forêt. Je suis en éclats de renards griffus, vibrations vertes, toi sur leur dos pour filer comme comète, toujours plus vite. Les griffures sous la peau, je suis Van Gogh, à l’envers de mon état d’usage quand on se sert de moi en guise de lame de rasoir. Tu coupes et coupes encore mes cheveux d’argent et ma corne frontale dans un pastiche d’Œdipe. Mais les cheveux repoussent et tu me vénères en tant que sorcière pulsionnelle qui a mis ta vie à sac, les deux heures de correspondance par jour, la défécation et le reste.





Je suis dans la forêt auréolée d’or scintillant car à présent je ne me nourris plus que de lumière et de toi. Tu dois me retrouver, moi, minotaure labyrinthique et écorné, mais tu l’aimes, elle.





Qui suis-je, moi qui follement Le chat sauvage, deux dans un même miroir intransitif ? Ton pénis, objet transitionnel sans sujet, aboli t’abolir et sucer mon pouce encore. Je suis ton arc-en-ciel arc-bouté sur mon renard mort-né. Et refaire le chemin à l’envers… Jusqu’à la mer.
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lepoetedelannee   09 avril 2019
Des nouvelles du Minotaure ? de Catherine Andrieu
Bien que Nicolas et l’imperméable rouge aient vraiment existé, ce texte participe de ma légende personnelle. Je suis, depuis l’enfance, une mystificatrice. Je m’origine, en tant que mon propre personnage, dans la Maison-Bateau à Collioure, parce qu’il y a là un point de vue qui nourrit mon imaginaire. La dernière fois que j’ai vu Nicolas, c’était en 2004 à Paris. Je n’ai appris sa mort que récemment, et les circonstances de celle-ci me demeurent opaques. Je n’ai presque menti sur rien. J’ai menti sur presque tout. La Maison-Bateau a bien existé, elle aussi, théâtre de mes amours folles avec ce petit oiseau dont la mort marquerait ma vie comme l’ensemble de ma création. Collioure, c’est l’oiseau mort dans la Maison-Bateau, et mon enfance libre à jamais dans ce paysage de mer et d’infini... J’ai aimé Nicolas, passionnément, et l’ai transporté parmi les Esprits de la forêt, lieu de transe et de Vérité, où la pluie lave ce qui tient du masque et du personnage, afin qu’il devienne Lumière pure.
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lepoetedelannee   09 avril 2019
Des nouvelles du Minotaure ? de Catherine Andrieu
Catherine Andrieu mérite la parution de ce présent beau livre – Des Nouvelles du Minotaure ? – hommage profond à sa poésie, à la poésie actuelle. Si la part dévolue à l’émotion au sein de son imaginaire (très psychanalytique) garantit le caractère très « actuel » de cet ouvrage, c'est surtout à l'évocation très risquée du sens que de cette poésie à plus haut sens, s'origine, affirmant à la valeur de l'émotion une profondeur abyssale. Ainsi l'âme est-elle ici une puissance en développement, en création forte, qui se veut motrice d'une élévation sans limite depuis l'abîme intime. On y verra à chaque ligne en quoi la vraie poésie ne peut jamais apparaître comme la mise en œuvre d’un système prévisible, mais plutôt comme venu de cet arrachement passionnel nécessaire. Sous peine de manquer à cette noblesse fondamentale, qui doit absolument caractériser son écriture, Catherine Andrieu dessine une poésie qui va s'employer à tourner le regard de son lecteur vers un avenir inexploré et parfaitement inconnu.



Extrait de la postface de Paul Sanda
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