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Note moyenne 4.25 /5 (sur 4 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nantes , 1963
Biographie :

Catherine Bernard a été journaliste de 1984 à 2004, notamment pour l'hebdomadaire L'Usine nouvelle, et les quotidiens La Tribune et Libération dont elle été la correspondante à Montpellier pour le Languedoc-Roussillon de 1999 à 2004.

En 2004, elle a suivi une formation au CFPPA (Centre de formation et de promotion agricole) pour préparer un BPA (Brevet professionnel agricole) de viticulture-œnologie.

Elle tient un blog sur Rue 89.

Elle vit près de Montpellier.

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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   13 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
Ecrire ce que je n'avais ni su ni pu écrire était une manière de régler une dette, d'achever l'inachevé; écrire comment ça s'écrit ou ne s'écrit pas un moyen de sonder la manière dont nos vies se construisent autant que nous les construisons, dans le miroir des autres tendu.



J'écris ces lignes quinze ans plus tard, du plus profond des Cévennes, devant le spectacle des causses , immuable à l'échelle humaine (...)

Les Cévennes sont une terre de résistance et d'expérience. (p. 126)
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fanfanouche24   09 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
Bled est peut-être le mot qui contient le mieux toutes les années de mon enfance et de mon adolescence pour désigner le peu et le tout. La société des adultes avait alors décrété que dans les bleds il n'y avait pas d'avenir. Puisqu'il en était ainsi, je serais journaliste, (...) je comprendrais l'inexplicable, je regarderais ce qu'on ne veut pas voir, je traverserais le miroir des clichés, je témoignerais, je transmettrais. (p. 33)
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fanfanouche24   13 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
C'est là, comme la goutte d'eau de trop dans un vase qui se remplit chaque jour, que le journalisme m'a quittée, ou plus exactement, quelque chose de ce métier embrassé à vingt ans la fleur au bout du fusil m'a quittée dans l'enceinte des murs de la justice des hommes où l'on est aussi et peut-être même surtout son propre juge.... (...) il ne m'a plus été possible de tenir la posture de l'objectivité, doxa du journalisme moderne. Finalement qu'est-ce que l'objectivité, si ce n'est regarder le spectacle du monde et en rendre compte du haut d'un arbre, la conséquence étant d'écraser celui qui lit au lieu de l'amener à penser ? (p. 58)
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ChezLo   16 mars 2020
Dans les vignes : Chroniques d'une reconversion de Catherine Bernard (II)
L’acidité est mon pays gustatif. Avant de faire du vin je ne savais pas la reconnaître tant elle fait partie de moi. De là où je viens, les terres sont acides, les fruits sont toujours un peu acides – même les mûres quand elles sont mûres –, l’air est iodé. Le muscadet et le gros-plant sont les premiers vins que j’ai bus, le muscadet avec le brochet au beurre blanc et les civelles, le gros-plant avec les huîtres du Croisic. Ce sont des vins, et de tous les jours, et du dimanche. Ils rincent la bouche, se mettent juste ce qu’il faut en retrait quand on mange quelque chose qui leur va bien, comme la main gauche accompagne le chant de la main droite au piano. Ils ont le goût de la mer entrant dans l’estuaire, ne craignent ni les échalotes vinaigrées du beurre blanc ni le filet de citron sur les huîtres dans les salles à manger nappées de blanc, ou sur les tables des restaurants des bords de Loire. Ils se boivent au comptoir, le matin de la solitude, le dimanche au coude à coude, dans un brouhaha de voix graves et de souffles qui recouvrent les vitres des bistrots d’une pellicule de buée, car souvent dehors il pleut. Dans mon village, il y a eu, jusqu’à mes dix ans, à peu près, 22 cafés pour 2800 habitants où l’on buvait des petits blancs, du muscadet et du gros-plant. C’est simple, à peu près une maison sur deux faisait café (on dit chez nous café plutôt que bar ou bistrot, comme on dit crayon de bois pour crayon tout court, je ne sais pas pourquoi). Au moment des vendanges, on trouvait dans les rues de Nantes, à côté de dames vendant dans des caisses en polystyrène des sardines de la Turballe ou de Saint-Gilles, du bourru conditionné dans des bouteilles en plastique. Lui aussi était acide. Maintenant, je sais que l’acidité est mon pilote.
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fanfanouche24   13 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
On n'essaie pas de se figurer ce que signifie réellement être privé du savoir et de la connaissance. On mesure plus rarement encore la perte que cela représente pour une société de ne pas savoir les transmettre à ses enfants. (p. 83)
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fanfanouche24   13 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
Comme les contes, les faits d'hiver commencent par la banalité de la vie pour mieux nous enseigner que la vie est tout sauf banale. La vie est tout à la fois sourde et explosive, rampante et torrentielle, puissante et ténue, inattendue et prévisible, abyssale et vertigineuse, sombre et lumineuse, limpide et trouble. Elle échappe à nos tentatives de rationalisation, de cloisonnement, de contenance. La vie nous est donnée. Elle ne s'explique pas. Les faits divers ne sont pas divers du tout. Ce sont des entrelacs de lignes de vie qui finissent par n'en faire qu'une et nous ramènent à notre humanité. (p. 61)
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fanfanouche24   10 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
Les anges sont un sentiment, celui de l'éternité et de sa perte. (...)

Les flics et les journalistes fréquentent plutôt le Styx que les ailes des anges. J'étais physiquement sur les bancs du tribunal mais inconsciemment déjà partie pour ne plus rien savoir de la laideur. On ne peut pas vivre au contact de la laideur sans que le regard que l'on pose sur la vie n'en soit altéré (...) (p. 70)
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fanfanouche24   10 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
On ne sait pas se départir d'une fascination pour l'indicible, l'inaudible, l'inexcusable, l'insoutenable, ni de la concomitante nécessité de la partager, car on sait au plus profond de nous que ces actes sont des messages qui s'adressent à nos failles secrètes. (p. 73)
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fanfanouche24   13 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
Dans l'édition de 1997 du petit Robert, le sens figuré de bled a évolué. Il n'est plus péjoratif, seulement familier, et pour l'illustrer, "un petit bled sympa" s'est substitué à "on s'ennuie dans ce bled". L'époque autorise un retour à ce que l'on a perdu. (p. 107)
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fanfanouche24   10 avril 2018
Une place sur terre de Catherine Bernard (II)
La solitude est souvent la compagne de l'émancipation et fait des femmes des Amazones qui du haut de leur destrier regardent les hommes restés sur le bord de la route. Peut-être l'imaginaire collectif n'était-il pas prêt à cette réalité. (p. 45)
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