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Note moyenne 3.5 /5 (sur 33 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 04/04/19531954
Biographie :

Catherine Enjolet, née à Paris en 1954, est une romancière et essayiste française.

Catherine Enjolet est écrivain, professeur de lettres et universitaire. Elle a enseigné aux États-Unis et à la Sorbonne la communication et la culture générale. Également scénariste et réalisatrice de courts-métrages, elle a été chargée de mission à l'INA (Commission Jack Lang sur les relations de l'audiovisuel et de la littérature en France). En 1990, elle crée l'ONG Parrains par mille, parrainage d'enfants « du bout de la rue », qui apporte un soutien affectif et éducatif aux enfants et adolescents isolés. Elle développe le concept « Les Liens du sens » à travers ses livres, ses conférences et son engagement sur le terrain en France et à l'étranger (Grande-Bretagne, Suisse, Italie, Japon, Maroc, etc.) "Entrepreneur social distinguée", Ambassadrice de la Cause des Enfants, elle lance la notion d'Adoption Affective, écrit un Manifeste dans le Monde signé par cinquante personnalités et publie le "Plaidoyer pour l'Adoption Affective". Son innovation médiatisée est reprise jusqu'au Japon.
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Source : Wikipedia
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

[Catherine Enjolet]
Dialogue entre trois voix (la fille, la mère et la grand-mère) dans le livre "Rousse comme personne" (aux éditions Stock) de Catherine ENJOLET.Cette dernière explique l'histoire de son livre, ce qu'elle pense de la ville et la vie qu'on peut y vivre,

Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
 À moi ! À l'aide ! Dire non. Juste, j'veux pas. J'peux plus. C'est l'odeur du tabac d'abord qui annonce la menace. Ça sent l'haleine et la sueur. L'odeur d'homme qui écoeure. Le souffle court approche. Sans bouger, sans crier, je sens déjà la barbe repoussante qui pique, qui frotte, brûle à feu et à sang. Les mains glissent, se baladent. Lèvres molles et mots baveux dégoûtent. J'étouffe. Les doigts partout mettent la tête, le ciel et la terre à l'envers. Je ne vois plus clair. Personne pour entendre. Rien. Personne pour comprendre.
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nadiouchka   12 mars 2017
Nina de Catherine Enjolet
Le temps n’est qu’illusion.

Trinh Xuan Thuan

P.89
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charlottelit   02 février 2013
Rousse comme personne de Catherine Enjolet
je n'irai pas jusqu'à dire comme Lilicrapota : illisible

mais il est vrai que c'est une déception

histoire assez banale
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Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
 Demain ? Un pied devant l'autre, c'est le grand défi de la famille. L'avenir ? Juste tenir sur le fil de la vie. Ma grand-mère soupire ; si elle n'avait pas connu de revers de fortune ! Si seulement son viveur de mari n'avait pas fait faillite ! L'horizon, ce n'est pas pour tout le monde. Le futur ? Une arnaque. Mieux vaut le conditionnel. Moins arrogant. (...) Ce que je voudrais faire plus tard ? Je n'ose pas le dire. Ma mère affirme qu'il suffit de vouloir quelque chose pour que le contraire arrive. Demain ? Faut pas y croire...Moi, je ne veux rien...Promis ! Pas vivre. Pas mourir. Rien. Merci.
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Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
Ma mère et moi. Ensemble. On joue. On vit. On shoote dans les feuilles mortes. Ma mère et moi, on traverse le square face au bar où je l'ai attendue après son travail. Parfum d'automne et merle chanteur du soir. Je retiens mon souffle. Fragile, ce moment-là. Toutes les deux, seules, elle dit « c'est rare ». Peut-être même alors qu'on rit. Ça et là, dans le silence du square vide, j'entends nos voix. Elle marche à côté de moi et je me tiens droite. Ma main frôle la sienne, j'ai des impressions de bonheur plein la tête. On dirait...Une maman, presque.
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Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
 La prof peut se lamenter. Tempêter. J'ai pris le large. J'ai lâché le livre. J'écris dans ma tête. J'attrape les mots. Je m'en gave. Le « poison » ne m'aura pas. J'ai des réserves de mots à moi. J'écris, vite. Pour tenir. Sur mes papiers. Sur ma table. Sur l'ardoise du ciel comme sur les trottoirs. Sur la buée des vitres. Je grave sur le bois des arbres. Je trace les mots sur le sable du square (…) Toi, là-haut, je sais que tu peux lire. Je lâche les mots comme des ballons jusqu'à toi. Attrape ! C'est pour toi. Mots à la clé. C'est parti. J'avance sur les lignes comme sur un fil. Je plane. Haut, toujours plus haut. Vers toi, Papa.
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nadiouchka   13 mars 2017
Nina de Catherine Enjolet
L’âme russe ? Un pléonasme. Qui l’avait décrite toujours déchirée entre Orient et Occident, au bord du gouffre entre lumière et ténèbres, éclat et obscurité ? L’âme russe, c’est quand le malheur est grandeur. C’est la roulette russe. C’est le joueur de Dostoïevski. Entre noirceur et exaltation. Entre le vil et le grandiose. Des vers de Pouchkine s’inscrivent en lettres géantes sur les murs. L’âme russe ? La vie à la folie et la mort aux trousses.

P.122
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nadiouchka   15 mars 2017
Nina de Catherine Enjolet
Elle s’incline. Spasiba.

Auréolée de lumière, la virtuose ouvre, larges, ses bras.

L’obscurité de la salle s’étoile du crépitement ds flashes, les yeux s’embrument, se noient et multiplient les éclats. L’artiste souffle du creux de sa main, es mots vers là-haut… Tibia lioubliou

La salle éblouie est debout.

- Qui est-ce ?

Nina.

Katiane répète les syllabes qui glissent, douces et intenses, sur ses lèvres comme un je t’aime.

Nina.

P.165
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Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
Je voudrais Annie près de moi pour qu'elle bavarde. Vite. J'ai besoin de sa voix. À côté d'elle, je reprends souffle quand elle raconte, je respire, tout à coup. Je m'étourdis de ses parfums de muguet. Elle a des rêves plein les yeux, ma copine. Des demains. Elle crayonne des projets. Dessine l'avenir. Elle gomme, décide. Je voudrais être belle comme elle se voit, et me regarder comme elle dans une glace.
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Nadael   17 mai 2011
Sous silence de Catherine Enjolet
Elle s'en persuade, Nénette ; atténuer le réel, c'est une bienveillance du ciel. Elle les voit encore trop bien, autour d'elle, les fatigués, les usés, les abîmés, les cassés ; tous ceux qui portent les marques de la cour des Miracles...Le besoin, la gêne, ça rend tout le monde pareil. Ça donne la même couleur aux gens. On se connaît, on se reconnaît. On reste entre soi. On se protège.
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