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Note moyenne 3.49 /5 (sur 86 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Co-fondatrice des éditions Arléa, chercheuse de nouveaux talents, Catherine Guillebaud s'est elle même illustrée dans une écriture épurée et pudique en publiant trois romans aux éditions du Seuil. Les souliers lilas est dédié à sa grand-mère maternelle, Marie Alphonsine Samuel née en 1908 dans le village de Foncouverte en Savoie. Très tôt confrontée aux rudesses de la vie montagnarde, sa force de caractère l'a conduite à refuser un avenir tracé pour s'accomplir socialement. Ce portrait émouvant tisse un lien ténu entre deux générations.

Source : http://www.savoie-biblio.com
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Catherine Guillebaud - éditions Arléa .
Catherine Guillebaud des éditions Arléa vous présente : "L'Indifférent" de Laure Protat. Parution le 28 août 2014. "Portrait d'Après Blessure" d'Hélène Gestern. Parution le 4 septembre 2014. "Marquise au portrait" de Barbara Lecompte. Parution le 4 septembre 2014. Rentrée littéraire 2014. Notes de Musique : Podington Bear/Driving/Buzzer. Free Music Archive.

Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
1967fleurs   19 juin 2016
Exercice d'abandon de Catherine Guillebaud
Si leur histoire devait commencer par la fin de quelque chose. Et si les fugitifs leurs avaient laissé non pas du vide, mais le champ libre. Il frémit à cette idée, trouva même ignoble de penser une telle chose mais l'idée était là, et il n'y pouvait rien.
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valeriejosslam   12 février 2012
Dernière caresse de Catherine Guillebaud
Autant le dire: je suis contre la chasse. Je déteste l'idée de courir derrière un animal. Courir, oui ! mais la truffe au vent, le corps telle une flèche, pour la beauté du geste, la liberté entrevue.
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valeriejosslam   12 février 2012
Dernière caresse de Catherine Guillebaud
C'est bientôt la fin. Je le sais, je le sens. C'est bizarre cette impression d'être tout à coup averti, comme prévenu secrètement, que le temps a fait son temps.
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valeriejosslam   12 février 2012
Dernière caresse de Catherine Guillebaud
Je termine ma vie sans encombre majeur. Pas de pourrissement intérieur, pas de plaie ouverte, pas de désordre physiologique. Non, l'aspect général peut faire illusion. C'est de sécheresse et de rouille que je meurs. C'est plus discret, mais ça fait mal.
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Pixie-Flore   14 octobre 2012
Les souliers lilas de Catherine Guillebaud
Je fus jalouse de ces larmes, qui ne me venaient pas. J'aurais voulu pleurer comme elle, montrer à tous mon chagrin. Mais je ne pleurais pas. J'étais triste, bien sûr, mais sèche. Ce fut terrible.
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1967fleurs   19 juin 2016
Exercice d'abandon de Catherine Guillebaud
Sans le savoir il m'a sauvé la vie. Ne dit-on pas que lorsqu'un malheur vous frappe, il faut tenir la première nuit, vous arracher à ce jour maudit.
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Marpesse   29 décembre 2014
Dernière caresse de Catherine Guillebaud
J’ai une théorie sur les préférences qui régissent notre affectif. Je crois, je suis même sûr, que nous avons tous une personne, La personne à laquelle nous appartenons aveuglément. Nous acceptons tout d’elle. Par exemple, pour moi, Elle seule peut récupérer, dans ma gueule, un os que je suis en train de ronger. C’est comme ça. J’ai choisi une fois pour toutes de me donner à Elle.
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Pixie-Flore   12 octobre 2012
Les souliers lilas de Catherine Guillebaud
Et tout à coup, déchirant ce silence empli de sanglots, j'ai entendu la voix de ma mère petite fille, une voix d'enfant qui t'appelait, Maman, Maman, ma Maman. A qui s'adressait-elle alors ? Quel souvenir enfoui remontait à la surface ? La douceur d'une main qui apaise un chagrin en l'effaçant d'un petit front chiffonné, une chanson fredonnée pour elle seule, le mouvement soyeux et gai d'une jupe qui bat un mollet parfait ? Celle que ma mère cherchait encore une fois ce jour-là n'appartenait qu'à elle, mais une chose est sûre: cette voix que je ne connaissais pas et qui pourtant sortait de sa bouche, je ne l'oublierai jamais. Elle s'est fichée dans mon oreille pour toujours. J'ai vu alors ma mère, à cinq ans, appeler sa mère, désespérément, et à ce moment précis j'ai su ce qui m'attendait, ce qui nous attend tous. C'est toi, qui, involontairement, m'a appris cela. Ce que perdre sa mère veut dire.
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Pixie-Flore   12 octobre 2012
Les souliers lilas de Catherine Guillebaud
Enfant de la montagne tu étais, enfant de la montagne tu restais. Et même si la tête oublie, toute ramollie par le confort et l'aisance d'une existence qui fut la tienne, le corps se souvient. Et c'est ton coeur de montagnarde qui battait encore, sans relâche, dans cette chambre presque anonyme où tu as fini ta vie.
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1967fleurs   19 juin 2016
Exercice d'abandon de Catherine Guillebaud
Un adulte consentant est parti avec un autre adulte consentant .... (....)



Pourquoi pas ? Elle continuait, butée sur l'idée qu'elle n'accepterait jamais l'évidence simple mais insupportable d'un choix concerté.
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