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Note moyenne 3.51 /5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Creusot , le 06/1951
Mort(e) à : Paris , le 19/08/2012
Biographie :

Catherine Lépront est écrivain, auteur de romans, récits, nouvelles, d'une biographie de Clara Schumann, d'un essai sur Caspar David Friedrich, d'une pièce radiophonique et de scénarios.

Elle a également travaillé pour le théâtre (dramaturgies, traductions, adaptations) et collaboré à des journaux et revues (Avant-Scène Opéra, NRF, Nouvelle Revue de Psychanalyse, etc.).

Elle a obtenu le Prix Goncourt de la nouvelle pour Trois gardiennes (Gallimard 1992) et le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la publication de Namokel (Seuil, 1997). Lectrice aux éditions Gallimard pour la littérature française, elle collabore également à la collection Du Monde Entier.

Son œuvre comporte des romans (Une rumeur, Namokel,Le café Zimmermann, Ces lèvres qui remuent, Esther Mésopotamie), récits (L’Affaire du museum, Des gens du monde) nouvelles et essais (Entre le silence et l'œuvre et Les ombres permanentes), chez Gallimard, puis au Seuil en 1997.

Elle publie à la rentrée littéraire 2008 Disparition d’un chien (éd. du Seuil), qu’elle décrit comme un « faux polar ».
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Source : www.inventaire-invention.com
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René de Ceccatty - Disparition d'un chien de Catherine Lepront


Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipette   11 février 2012
L'anglaise de Catherine Lépront
« Nous regrettions de ne l’avoir pas vue de face, de ne pouvoir associer aucun visage à la sirène à laquelle Émile avait cédé, aucun visage sur lequel nous aurions pu lire, comme si cela avait été possible, que cela devait arriver, ou du moins avoir l’explication du charme délétère auquel il avait succombé, car nous y aurions nous-mêmes succombé, hommes, femmes, un charme irrésistible... »
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claraetlesmots   19 mars 2012
Esther Mésopotamie de Catherine Lépront
Je ne veux pas recommencer à me traîner comme une chienne blessée d'un lieu à l'autre comme je l'ai fait, et prétendre au retour, le sourire aux lèvres que j'étais en Norvège, pour m'occuper de mon ami de jeunesse affecté maintenant d'une lancinante douleur à un bras et dont les résultats d'examens n'avaient pas entièrement satisfaits son cancérologue, Il va tout à fait bien maintenant, merci, on peut tourner la page. Je suis lasse de toute cette escroquerie.

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sweetie9   12 décembre 2015
Des gens du monde de Catherine Lépront
La premiére fois,j'avais vu venir,chancelant,un pauvre diable que j'avais aussitôt surnommé Fil d'Acier,tant sa chair était rare,et qui avait prétendu,l'haleine chaudement alcoolisée,que je pouvais entrer avec ma voiture et en descendre sans courir le moindre risque.C'est des braves bêtes.Hein,les chiens? Z'êtes gentils,les chiens?
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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
la raideur de ses drapés a fait échouer Ingres une première fois au prix de Rome. c'est avec eux, sans doute, qu'on mesure le mieux ses progrès de dessinateur - les meilleures études effectuées dans l'atelier de David, jusqu'en 1804, sont encore sommaires. très vite pour l'accessoire aussi il atteint la perfection. pierre noir et blanc sur papier bleu, une contre épreuve du voile de la vierge pour le Vœu de Louis XII est un miracle d'apesanteur, c'est comme si le tissu avait traversé le papier qu'un souffle le soulevait, si léger, abstrait.
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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
Mais à lui seul également, il illustrerait l'indécision d'Ingres, ou plus exactement ce qui le motive: les innombrables virtualités qu'offre la surface de la toile à occuper, et la hantise que chaque inscription d'une figure nouvelle dans l'ensemble menace l'idéal de l'harmonie de la composition prônée par Alberti, et désespérément recherchée par Ingres, après qu'arrivée à Rome dans sa jeunesse Raphaël lui eut été, disait il, révélé, chez qui il admirait le lien qui unit entre elles les figures d'un groupe, rattache les groupes entre eux
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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
qu'attend on d'un écrivain qui parle d'art? Depuis Diderot et ses Salons, l'exercice ne cesse de fasciner les plus grandes plumes au point de constituer, au sein même de la littérature, un genre à part, distinct de la fiction, de la poésie ou encore de l'essai. Que ne peuvent donc dire, malgré, parfois, de très grandes qualités, les textes écrits par les historiens ou les critiques d'art. Quel est cet espace mystérieux qu'arrivent à explorer et surtout à dire les auteurs et eux seuls?



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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
tous les visages du martyre de saint Symphorien ont un visage singulier et une expression particulière, de même que les apôtres, les docteurs, les femmes au bain turc. Il peut s'agit d'un visage modèle, mais le plus souvent, pour toutes ses œuvres, comme un romancier élabore un personnage à partir de traits empruntés ici et là, à des œuvres préexistantes et copiées ou à des modèles vivants et d'autres remémorés, d'autres enfin imaginés, Ingres les compose lui même.



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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
dans ses déformations ponctuelles et, surtout, en raison de la suprématie ainsi implicitement affirmée non seulement de la forme sur a couleur, mais surtout de l'esthétique sur l'anatomie, des impératifs de l'art sur la loi de la nature, du style sur l'imitation, qui bouleverse la hiérarchie classique de la peinture, sa ligne a déjà été contesté, moquée, violemment parfois, Ingres n'est pas sans savoir qu'elle le sera toujours.



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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
combien de donnés? perdus? Jetés? dispersés? Dans la collection de Montauban, il reste plus de cinq cent dessins pour l'âge d'or. Quatre cent cinquante pour le martyre de saint Symphorien. cent pour Homère défié pourtant reprise de l'Apothéose. vingt pour la seule odyssée. de face, de profil? de trois quart? Quel mouvement donner au bras? la main doit elle soutenir le menton? ne pas le soutenir? Quelle posture pour les jambes



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MonCharivariLitteraire   17 juillet 2018
Ingres, Ombres permanentes : Belles feuilles du musée Ingres de Montauban de Catherine Lépront
Ingres mérite ces regards lui aussi et son art appelle le verbe. Charles Baudelaire et Théophile Gautier ont cédé les premiers à ses sirènes devant la grande odalisque, l'auteur des fleurs du mal s'étonnant de "ce nombril qui s'égare vers les côtes ou de ce sein qui se pointe trop vers l'aisselle" le second chantant "l'élégance abandonnée dans ces longs membres qui filent comme des tiges de fleurs au courant de l'eau".



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