AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.75 /5 (sur 149 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) : 1979
Biographie :

Catherine Leroux est née en 1979 non loin de Montréal, où elle vit aujourd’hui avec un chat et quelques humains. Elle a été caissière, téléphoniste, barmaid, commis de bibliothèque. Elle a enseigné, fait la grève, vendu du chocolat, étudié la philosophie et nourri des moutons puis elle est devenue journaliste avant, de publier La marche en forêt. Finaliste au Prix des libraires du Québec, ce roman d’une grande humanité a charmé le public et la critique. Le mur mitoyen est son second roman, il a remporté le Prix France-Québec.

Source : Editions Alto
Ajouter des informations
Bibliographie de Catherine Leroux   (11)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Le Salon dans tes oreilles - S1E18 - Ce que les morts ont à nous dire (partie 2/2) Que sait-on réellement d'une personne? Dans leurs plus récents romans, les autrices Louise Dupré et Rose-Aimée Automne T. Morin abordent les traces et les secrets laissés par un être cher après sa mort. Avec: Catherine Leroux, autrice Marc Séguin, autrice Claudia Larochelle, animatrice Livres: Marc Séguin, Jenny Sauro, Leméac éditeur https://www.salondulivredemontreal.com/livres/jenny-sauro Catherine Leroux, L'avenir, éditions Alto https://www.salondulivredemontreal.com/livres/l-avenir Marc Séguin. Les repentirs, éditions BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE https://www.salondulivredemontreal.com/livres/les-repentirs Le Salon dans tes oreilles est un balado issu des entrevues, tables rondes, et cabarets enregistrés dans le cadre du Salon du livre de Montréal 2020. Écoutez des auteurs, autrices et personnalités parler de livre, de lecture et d'écriture et échanger autour des cinq thématiques suivantes: le Féminisme, la Pluralité des voix, 2020, et après?, Récit et inspiration et Famille et enfance. Bonne écoute! Abonnez-vous: https://feeds.buzzsprout.com/1678609.rss

+ Lire la suite

Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
adtraviata   12 février 2016
Le mur mitoyen de Catherine Leroux
« Madeleine n’ajoute rien. Elle ne trouve pas les mots pour dire que la vie n’est pas ainsi faite, pour expliquer à son fils encore si jeune que le monde n’est pas une immense balance où les mauvaises actions se répondent, où les fautes sont systématiquement punies. Le monde est un endroit injuste où les bons deviennent mauvais de n’être jamais récompensés, où les véritables méchants ne sont que rarement châtiés et où la plupart des hommes zigzaguent entre les deux extrêmes, ni saints ni démons, louvoyant entre les peines et les bonheurs, les doigts croisés, touchant du bois. Chaque être divisé en deux, chacun avec sa faille autour de laquelle s’agitent le bien et le mal. » (p. 210)
Commenter  J’apprécie          70
Pixie_dust   27 janvier 2021
La marche en forêt de Catherine Leroux
Il est dans la forêt, non pas pour chasser ni pour bûcher. Il est dans la forêt comme un insecte, comme une souche, comme le filigrane d'une toile d'araignée, réfugié parmi les choses qui, sans être invisibles, ne sont jamais vues.
Commenter  J’apprécie          50
LittleMary226   16 février 2015
La marche en forêt de Catherine Leroux
Amélie pense aux milliers de brins d’herbe tronqués ; elle a envie de dessiner des éclats de vitre, de la glace brisée, des vestiges de choses qui explosent et continuent néanmoins d’exister.
Commenter  J’apprécie          50
BMR   20 mars 2014
La marche en forêt de Catherine Leroux
[…] C’est une boîte à chaussures où l’on garde les lettres. Invariablement, cette boîte côtoie des objets complètement incongrus. Parfois, ce sont des vêtements démodés, parfois du papier d’emballage de Noël, des jouets que l’on garde pour d’éventuels petits-enfants durant des années. La plupart du temps, on ne revisite pas cette correspondance discontinue, ces calligraphies familières et floues, ces bonnes nouvelles et ces vœux datés. Si on s’y risque, c’est soit pour constater l’insignifiance des souvenirs archivés par rapport à ceux qui vivent en nous, soit pour s’étonner de moments, d’années, de périodes entières tombées dans l’oubli comme des arbres abattus dans notre mémoire, amis partis à la dérive, expressions disparues de notre parler, paroles dissoutes sur notre langue…
Commenter  J’apprécie          30
Pixie_dust   06 août 2020
Madame Victoria de Catherine Leroux
Je crois qu'on ne savait pas très bien pourquoi on souhaitait mourir. À cet âge-là, on veut aimer, tuer, jouir et souffrir plus qu'à n'importe quel moment de la vie sans savoir pourquoi. On réagit à un désir en répondant à un autre; on tente d'apaiser sa soif en mettant le feu et de réparer une blessure en y mettant le doigt. Je crois qu'on voulait mourir d'amour, ce qui était à la fois très sot et étonnamment lucide pour des adolescents. Comment aurions-nous pu savoir qu'en laissant courir notre passion quelques années encore, elle se serait désagrégée pour faire place à cette déception monotone qui unit les vieux couples? Nous ignorions ce qui nous attendait et pourtant nous voulions y échapper.
Commenter  J’apprécie          30
oree   08 novembre 2020
Le mur mitoyen de Catherine Leroux
Marie inspira profondément avec l'impression qu'un arbre essayait de pousser à l'intérieur de sa poitrine. Elle se dirigea vers le centre de la pièce. C'était ici, sous ce toit en pente, qu'Ariel et elle avaient vu le jour à quelques minutes d'intervalles. Elle se mit à pleurer. Ici , ils avaient pris leur première respiration, poussé ensemble leurs premiers cris. On les avait lavés, emmaillotés et sans doute couchés l'un contre l'autre quelques heures avant qu'on emporte Marie, tirant ainsi sur une corde invisible, un élastique qui n'attendait que le bon moment pour se tendre et projeter les jumeaux l'un vers l'autre dans un mouvement aussi inévitable que l'orbite des planètes.
Commenter  J’apprécie          30
BMR   20 mars 2014
La marche en forêt de Catherine Leroux
[…] C’est un manteau d’hiver rouge qui a d’abord appartenu à un garçon si dodu que le vêtement est devenu trop étroit avant d’être trop court. Quelques années plus tard, sa sœur cadette l’a porté avec un tel enthousiasme que, lorsque venait avril, il fallait se battre pour qu’elle consente à le remiser dans la malle pleine de boules à mites. Quand elle a été trop grande, le manteau a été passé à un cousin qui ne pensait qu’à une chose : creuser des tunnels dans la neige. La couleur du tissu permettait heureusement de le repérer dans son dédale de souterrains. La fille d’une belle-sœur particulièrement nerveuse hérita ensuite du vêtement. Le cœur de sa mère s’arrêtait chaque fois qu’elle posait les yeux sur le petit corps rouge sang gisant immobile dans la neige, alors que l’enfant cherchait simplement à calculer combien de temps il faut pour être enterrée durant une tempête. Le manteau fut rapidement refilé à une cousine germaine, qui à son tour le passa à son frère, puis à sa demi-sœur. Des générations d’enfants, et des décennies d’hivers n’ont pas eu raison du manteau. Il ne s’use pas, sa couleur reste toujours aussi vive. Les poches sont pleines d’une mousse floconneuse comme si l’hiver y avait élu domicile en permanence. L’étoffe crisse au moindre mouvement. Et si on y touche, même en plein été, on est surpris. Le tissu est glacé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
djihane   01 mars 2015
Le Guide des âmes perdues de Catherine Leroux
Les gens qui s’aiment sont tous des jumeaux, à l’origine. Les parties d’un être qui aurait été séparé en deux. Platon le décrivait comme un corps à quatre jambes et quatre bras que Zeus aurait tranché en deux par crainte de son pouvoir. Les moitiés sont condamnées à se chercher pour se retrouver
Commenter  J’apprécie          20
xst   24 mars 2021
L'avenir de Catherine Leroux
Qu'est-ce qui disparaît lorsque meurt un ami? (...) Une des choses qu'on perd, pense Salomon,c'est celui qu'on était avec cette personne, les parties de nous qu'elle faisait exister. Dans le cas d'un ami aussi ancien, on est aussi dépouillé du souvenir de ce qu'on a été.
Commenter  J’apprécie          20
niniM   30 juillet 2016
Le mur mitoyen de Catherine Leroux
Ce n'est que le vent, ou bien les grandes marées qui se font sentir. Certaines vagues lui rappellent le geste des lutteurs sumos avant un combat, lorsqu'ils lèvent très haut leurs énormes jambes pour frapper le sol, pour secouer le terrain et chasser les mauvais esprits.
Commenter  J’apprécie          20

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur