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Note moyenne 4.5 /5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sidi Bel Abbès, Algérie , 1959
Biographie :

Catherine Malabou est une philosophe française.

Elle est ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Elle débute sa carrière universitaire comme maître de conférences à l'université Paris Ouest - Nanterre, La Défense (1995-2011). Elle est ensuite nommée professeure au Centre for Modern European Philosophy de l'Université de Kingston (Royaume-Uni). Depuis 2017, elle est également professeure en Littérature comparée et European Languages and Studies à l'Université de Californie à Irvine. Elle partage son enseignement entre les deux institutions. Elle enseigne également l'été comme professeure à l'European Graduate School (Saas Fee).

Spécialiste de philosophie contemporaine française et allemande, elle s'est intéressée particulièrement à la pensée de Hegel et de Heidegger. Sa propre réflexion porte sur l'idée d'une « ontologie plastique », dans la perspective ouverte par la déconstruction de Jacques Derrida. Elle dirige une collection de philosophie aux Éditions Léo Scheer. Elle a depuis étendu son champ de recherches à la philosophie moderne aux États-Unis, où elle passe désormais plusieurs mois par an. Elle a travaillé également sur le thème féminisme et politique dans l'un de ses derniers livres, Changer de différence (2009).

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Catherine Malabou - Métamorphoses de l'intelligence, que faire de leur cerveau bleu ?

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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
Catherine Malabou
BigDream   26 septembre 2019
Catherine Malabou
L'être humain est plastique, pas flexible.
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Alzie   16 septembre 2014
Que faire de notre cerveau ? de Catherine Malabou
Nous vivons à l'heure de la libération neuronale et nous ne le savons pas. Une information, en nous, donne du sens au code et nous ne le savons pas. La différence s'amenuise considérablement, entre le cerveau et le psychisme et nous ne le savons pas. "Nous"finissons par coïncider absolument avec "notre cerveau" [...] et nous ne le savons pas. Les hommes font leur propre cerveau mais ils ne savent pas qu'ils le font;
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cicou45   29 juin 2011
Le temps, notions philosophiques de Catherine Malabou
"Le temps n'est pas ce qu'il est. Il est à la fois ce qui a cessé d'être et ce qui n'est pas encore[...]en ce sens, il ne coïncide jamais avec lui-même."
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cicou45   29 juin 2011
Le temps, notions philosophiques de Catherine Malabou
"Le temps est à la fois étant et non-étant. A peine entrevu, il s'évanouit."
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cicou45   29 juin 2011
Le temps, notions philosophiques de Catherine Malabou
"Le temps existe sans exister."
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rkhettaoui   16 novembre 2020
Le plaisir effacé de Catherine Malabou
« Corps, seins, pubis, clitoris, lèvres, vulve, vagin, col utérin, matrice… et ce rien qui déjà les fait jouir dans/de leur écart », écrit-elle. La pluralité des zones ne peut se rassembler, demeure espacée, ce pour quoi elle emporte le plaisir au-delà du couple ouverture-fermeture, passivité-activité.

Mais que n’a-t-on reproché aussi à cet écart ! Valerie Traub considère qu’il est encore pris, enfermé, dans le cadre d’une adéquation stricte entre parties du corps et désir. La psychomorphologie du corps féminin d’Irigaray serait encore dépendante d’une « logique de l’équivalence ». Équivalence entre lèvres et désir féminin. Or la logique de l’équivalence est selon Traub « assurée par le phallus ». C’est le phallus en effet qui, pour Lacan, détient le « pouvoir de nommer » et d’assigner une valeur signifiante à une partie du corps, lui permettant ainsi de devenir l’emblème d’une identité érotique.

Tenter de penser et d’écrire le plaisir féminin, au risque supposé d’une rigidification identitaire, n’était-il pas cependant une étape nécessaire ? Ne le reste-t-il pas ? Il n’est pas sûr non plus qu’Irigaray soit tombée dans le piège d’une symbolisation encore phallique du clitoris, qui lui conférerait une valeur de principe du corps des femmes. Le clitoris, écrit-elle, « résiste à fonder sa fermeté ».
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TroubleBibliomane   24 décembre 2020
Le plaisir effacé de Catherine Malabou
Clitoris : ce petit secret renflé qui demeure, résiste, harcèle la conscience et blesse le talon, est celui d’un organe, le seul, qui ne sert qu’au plaisir – donc « à rien ».
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rkhettaoui   16 novembre 2020
Le plaisir effacé de Catherine Malabou
Dans le féminisme, la femme trouve la conscience féminine collective qui élabore les thèmes de sa libération. La catégorie de répression dans la psychanalyse équivaut au maître-esclave dans le marxisme [et l’hégélianisme] : les deux forment une utopie patriarcale où la femme est vue comme le dernier être humain réprimé et asservi pour soutenir l’effort grandiose du monde masculin qui brise les chaînes de la répression et de l’esclavage18. » Enjeu majeur de l’autoconscience féministe, le clitoris marque désormais l’écart irréductible entre soumission et responsabilité.

Comment éviter toutefois, entre femmes, la reconstitution de la puissance phallique ? La réduction de l’écart ?

Dans son Journal, Lonzi évoque douloureusement les difficultés qu’elle rencontre avec Ester, sa compagne, qui se sent dominée par elle. « Avec Ester, je ne peux que me taire. Elle est en colère contre elle-même et ne le supporte pas. Maintenant, elle ose dire ce qu’elle n’avait jamais encore exprimé, ce qui était encore impensable : que, dans notre relation, je suis l’homme et elle est la femme. C’est ainsi que la dichotomie de la vaginale et de la clitoridienne fait retour, et même le féminisme ne pourra y mettre fin. »
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rkhettaoui   15 novembre 2020
Le plaisir effacé de Catherine Malabou
Comment faire l’amour à une image ? Les nymphes « sont femmes, écrit Boccace, elles leur ressemblent à première vue ». Elles leur ressemblent mais il leur manque quelque chose… Boccace a recours à une nouvelle image. « Il est vrai que toutes sont femmes, mais les nymphes, quant à elles, ne pissent pas . » La Muse-nymphe, étant privée d’âme et de corps réel, est aussi privée de… mais de quoi ? L’anatomie défaillante de l’époque ne permettant pas de distinguer véritablement entre clitoris, lèvres, vagin et urètre, Boccace réduit la vulve à la miction. Les nymphes sont des femmes « qui ne pissent pas  ». Agamben considère que Boccace, en s’exprimant ainsi, fait preuve d’un « réalisme brut ». Réalisme vraiment ? S’il est vrai que les nymphes ne reprennent vie qu’à s’unir sexuellement à un homme, la copulation les animera donc en les faisant uriner ? Réalisme, cette confusion entre pisser et jouir ? C’est bien cela en effet que signifie « les nymphes ne pissent pas » : les nymphes ne jouissent pas. Elles n’ont pas de sexe avant que l’homme ne les approche. Et ce sexe, dans l’imaginaire masculin, est doté d’une anatomie fantaisiste.
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cicou45   29 juin 2011
Le temps, notions philosophiques de Catherine Malabou
"L'avenir est le synonyme de l'autre, ce qui est fondamentalement différent de moi, ce qui peut toujours me surprendre et déranger mes certitudes."
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